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Victime de la chasse aux abattoirs clandestins de l’Aïd, une famille de Berre s’indigne : « On nous a traité comme des criminels ! »

4 septembre 2017

Berre l’Etang, vendredi 1er septembre, alors qu’ils s’apprêtaient à fêter l’Aïd, une famille a vu débarquer les gendarmes sur leur terrain agricole visiblement par erreur. En fait, selon les renseignements dont nous disposons les autorités enquêtaient sur un trafic d’agneaux dont l’auteur soupçonné opérait bien, toujours selon nos sources, dans le périmètre d’intervention (à savoir chemin du clos au niveau des terrains agricoles). Bref il y aurait bien eu vente illégale de moutons mais certainement pas chez le retraité, mr H. 76 ans, « qui vit paisiblement à Berre l’étang depuis 54 ans ». Alors pourquoi une telle perquisition ? En fait, les gendarmes, n’ayant pas pris le soin de faire les repérages nécessaires sont intervenus après tâtonnement. « Ils ont sans doute entendus nos bêtes » et se sont rendu compte une fois sur place, qu’ils n’étaient pas à la bonne adresse. Hier soir nous sommes allés à la rencontre de ce retraité choqué partagé entre l’indignation qu’il souhaite manifester et la volonté de retrouvé la tranquillité de retraite qu’il vit de façon paisible en exploitant son terrain agricole en élevant quelques poules et agneaux. Un bonheur jusqu’à cette intervention : « il m’ont traité comme un criminel, ils ont été jusqu’à prendre mes empreintes digitales… ». Ancien combattant, travailleur sans histoire, il nous dit qu’il se sentait chez lui à Berre jusqu’à cette affaire qui l’a visiblement traumatisé. Témoignage vidéo :


 

Au-delà de ce récit vidéo, un membre de la famille nous a précisé les détails du déroulé des évènements selon son récit, la famille H. sacrifiait bien un agneau issu de leur élevage personnel. Et, bien que le sacrifice se déroulât dans de bonnes conditions d’hygiène, sur un terrain agricole et dans un cadre familial et totalement privé, il leur fut reproché à leur père, Mr H. de ne pas avoir déclaré son petit Élevage de cinq têtes aux organismes compétant. Réglementation dont il n’était pas courant, comme il nous l’explique dans la vidéo ci dessus.

Toujours selon le témoin, les gendarmes expliquèrent d’abord gentiment au patriarche de la famille, que, pour les 15 volailles en sa possession, cela ne posait aucun problème du point de vue de la loi,mais que pour les cinq moutons cela constituait une infraction et que les bêtes devaient être saisies. Aussi, pour la bête qui venait d’être abattue et dont le dépeçage n’avait pas commencé, elle devait être gazée par un vétérinaire pour en interdire la consommation. S’ensuivit un interrogatoire qui n’épargna pas les enfants mineurs (la plus petite ayant 7 ans) présents sur les lieux et qui furent embarrassés de questions au même titre que les adultes et obligé de supporter la vue de la pression exercé par la police sur leurs parents et grands-parents. Le grand-père retraité quant à lui fut placé en état d’arrestation sur le site de 9h jusqu’à 14h,moment d’arrivée de la camionnette qui confisqua l’élevage (les 4 moutons restants).

Lorsque j’ai rencontré cette famille qui souhaite dans un premier temps garder l’anonymat, car peu habituée à ces scandales ses membres ne se plaint pas trop de ce qui leur est arrivé, car les fils de Mr H. ont vite compris que leur papa n’était pas vraiment en règle. Au départ même s’ils avaient l’amertume de payer pour des voyous, ils ont accepté bon grès mal grès cette intrusion forcées dans leur terrain agricole privé. Là où la famille fut moins d’accord, c’est lorsque la vétérinaire intervint pour éventrer et gazer la bête entamée afin de la rendre inconsommable sous prétexte de précaution sanitaire, tout en leur annonçant que l’équarrisseur ne viendrait récupérer la bête que lundi soir ; soit quatre jours plus tard.Lorsque l’un des membres de la famille fit remarquer à la vétérinaire « C’est une contradiction flagrante dans le propos, à savoir qu’elle ne pouvait pas prêcher la bienveillance sanitaire d’un côté puis ensuite laisser la famille subir les désagréments d’une carcasse en décomposition durant quatre jours, toujours selon la famille : la vétérinaire n’admit même pas le paradoxe. Dans la vidéo publiée ci-dessus que j’ai dû tourner avec un masque tant l’odeur était intenable, vous pourrez vous rendre compte de la nuée de mouche qui s’est déposée sur la carcasse.
Toujours selon la famille : Un officier bienveillant suggéra tout de même à un membre de la famille de recouvrir la carcasse de chaux pour diminuer le désagrément odorifique. À ce jour, lundi 4 septembre fin de soirée, à l’heure de la publication de l’article, la carcasse est toujours en décomposition dans le jardin attendant
l’enlèvement qui devrait ce jour. Au grand désespoir du grand père qui déjà hier soir était très attristé de ne pouvoir continuer à profiter de son jardin, déclarant même qu’il sentait qu’il n’était plus chez lui dans ce pays à qui il a donné sa vie et 10 enfants tous diplômés et bien éduqués ! D’ores et déjà l’affaire interpelle tout la communauté musulmane de la région.

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L’agneau gazé de produits chimique en décomposition
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Lorsque nous avons filmé l’agneau en pleine décomposition l’odeur était insoutenable, nous vous proposons ce gros plan peu ragoutant pour vous rendre compte que des centaines de mouches s’y sont déposés.
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Un chat, juste au dessus de la cabane qui abrite désormais non plus un agneau sacrifié mais une charogne puante en état de décomposition. Bref l’illustration du danger évoqué par ce chibani : Risque de mort pour les chats du voisinage et de propagation des maladies.

 



 

 

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