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Tourisme social : quand le financement public ne répond plus aux besoins du secteur

12 novembre 2014

Dans le cadre de la Semaine économique de la Méditerranée qui s’est déroulée du 5 au 8 novembre à la Villa Méditerranée, plus de 150 intervenants venant de près de 15 pays ont animé débats et ateliers avec pour fil rouge le tourisme. Ce rendez-vous annuel, passerelle de rencontres entre entrepreneurs, institutionnels et représentants de la société civile, a permis de dresser un tableau du développement touristique et de son économie dans les pays de la Méditerranée et de l’Orient. Vendredi se sont tenus des échanges sur le tourisme à vocation sociale. Un secteur en pleine mutation qui, depuis son avènement, connaît un certain succès dans un contexte économique toujours plus inégalitaire.


 

Au lendemain de l’entre deux-guerres avec l’introduction des congés payés en Europe, la France s’est positionnée, dans l’élan du Front Populaire, comme l’un des pays pionnier du tourisme social. Réduire les inégalités en rendant effectif le droit aux vacances de qualité pour tous, familles, jeunes, handicapés, retraités, personnes aux revenus modestes..., était l’objectif porté par des organismes d’économie sociale ou sans but lucratif (associations, coopératives, comités d’entreprises, mutuelles...). Si « dans les années 60, avec le développement économique des Trente Glorieuses, on pensait qu’avec l’ensemble des formes de tourisme et notamment social, 90% des gens issus des pays développés partiraient en vacances en l’an 2000 » reprend, du sociologue Dumazedier, Emmanuel Duval, responsable local d’Atout France, agence de développement touristique de la France, et animateur de cette conférence. La réalité d’aujourd’hui est tout autre : « on est plutôt à 50 60% ».

Un secteur en mutation

Depuis quelques années, le tourisme social a rencontré de nombreuses difficultés, notamment sectorielles. Les équipements ont vieilli et les règlementations ont évolué, et ont nécessité de ce fait des investissements pour la réhabilitation et la modernisation : « ces équipements d’après-guerre, plutôt bien répandus sur le territoire mais qui datent des années 50-60, ont souffert du manque de réinvestissements et sont moins attractifs » évalue Christophe des Roseaux, expert tourisme de la direction du développement territorial de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Les attentes des clients ont évolué vers une montée de gamme et une individualisation des prestations avec la recherche du meilleur prix : « il y a un désir de consommation touristique qui est différent remarque Christophe des Roseaux. Nous ne sommes plus sur les traditionnels quatre semaines mais sur du court-séjour et des escapades, rendus possibles grâce aux transports qui se sont démocratisés ». Mais le point d’orgue de ces freins au développement et à l’épanouissement du tourisme social reste l’aspect financier : «  on ne fonctionne pas de la même façon quand on a accès à des fonds de secteur public qui n’ont pas d’exigences de rentabilités minimales. Le problème, c’est que ces fonds n’existent plus, il y a pénurie d’argent » constate l’expert de la Caisse des Dépôts. Il y a eu une raréfaction des financements publics qui a favorisé l’emprunt : 67% contre 17% en fonds propres et 16% d’aides. De même, certains acteurs isolés, en partie coupés du marché et peu rompus aux approches marketing, ont fermé ou ont été rachetés par le « privé ». Des lacunes du secteur qui sont « parfois vécues comme une remise en cause du caractère social du secteur » déplore Emmanuel Duval. Pour parer à ces constats, les acteurs de la table-ronde s’accordent à dire qu’il faut accompagner cette mutation culturelle et s’engagent à agir dans ce sens.

Travailler en synergie

Aussi « merveilleux » puisse-t-il être, le secteur du tourisme «  régit en terme financier par une équation infernale » expose Christophe des Roseaux. « Il consomme beaucoup de fonds propres, - la matière première étant l’hébergement - avec une rentabilité faible s’exerçant sur le long terme ». Et d’ajouter : « ce n’est pas des secteurs qui excitent les financiers ». Pour être en capacité aujourd’hui de satisfaire les exigences d’investisseurs, il faut aussi bien savoir porter la casquette d’exploitant que de gestionnaire. Pour soutenir ce patrimoine social, Atout France, la Direction générale des entreprises (DGE), la CDC, la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS) et l’ANCV ont associé leurs forces pour lancer un dispositif d’assistance en ingénierie de projets touristiques. Financé jusqu’à 70%, il permet à de petites associations comme de plus grands groupes désireux de porter des projets de rénovation auprès de financeurs, de bénéficier d’un accompagnement en termes juridique, marketing, financier et immobilier. Parallèlement, un fonds d’investissement, le Tourisme Social Investissement (TSI), permettra à un nombre « significatif » de lits dans le tourisme social d’être maintenu. Il est alimenté par la CDC, l’ANCV et des investisseurs institutionnels dans une logique de financements publics/privés associant fonds propres et crédits bancaires. Chacune des trois parties finance ce fonds à hauteur de 5 millions d’euros par an sur une période de 5 ans.

Également présente à cette conférence, la Région, par la voix de Fabienne Lemaire chargée de mission développement touristique, a confirmé son attachement et son implication pour l’essor d’un tourisme facteur de cohésion sociale. «  Depuis les années 80 et la création de la collectivité, il y a toujours eu un regard très attentif vers le tourisme social et associatif par un soutien marqué ». D’ordre financier, sous forme de subvention : «  on finance l’ensemble des porteurs de cette activité touristique, public et privé, via des subventions qui vont de 150 000 à 200 000 euros par structure et qui sont limitées par l’encadrement des règles européennes » détaille la chargée de mission à la Région. En restant dans un aspect économique, des solutions sont aussi proposées tant en terme de prêt que de garantie d’emprunts. Dans la lignée d’Atout France, la Région propose également un accompagnement technique avec des diagnostics conseils et des prévisionnels d’exploitations : « la difficulté des petits opérateurs, c’est qu’ils n’ont pas l’expertise technique nécessaire pour faire face à des métiers assez complexes » évalue t-elle. Actuellement, cinq à dix structures par an sont accompagnées.

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Les principaux acteurs économiques du tourisme social en PACA : (de g. à d.) : Christophe des Roseaux (CDC), Fabienne Lemaire (Région), Yannick Gallien (UNAT PACA) et Emmanuel Duval (Atout France)

Fruit d’un séminaire rassemblant les acteurs du tourisme à vocation social, une plateforme d’aide, notamment autour des dossiers de constructions et de réhabilitation de sites, devrait voir le jour d’ici quelques semaines. L’idée des acteurs – Région, Union nationale des associations de tourisme UNAT, CDC - est d’avoir un interlocuteur privilégié, et ce notamment pour des petites structures qui se perdent dans les différents canaux et qui ont besoin d’un accompagnement tout azimut. « On aimerait une instance consultative pour accélérer l’instruction de ces opérations de modernisation. Pouvoir aussi se mettre autour de la table trois quatre fois par an, en fonction des porteurs de projets que l’on reçoit, pour que l’on puisse échanger plus facilement avec ces structures mais également des représentants du monde financier » ajoute Fabienne Lemaire.

Comme toutes réalisations de business plan, le travail n’est ici pas moins lourd et conséquent en investissement personnel. Dans ce contexte, c’est la maxime « Goutte à goutte on emplit la cuve » qui s’impose.

Si les accompagnements économiques ont été repensés, le volet structurel est étudié. Christophe des Roseaux estime que la «  révolution qu’il faut engager » passe «  des rapprochements de structures ou des mutualisations par les outils commerciaux ou de promotion ». Selon lui, ne serait-ce que sur le volet immobilier, « l’investisseur aura des exigences en terme de loyers et de réinvestissements... Ça veut dire qu’il faut être encore plus fort dans ce métier principal de l’exploitation ». Dans un secteur qui n’est pas uniforme, les petites structures pourraient s’essouffler à la vue des exigences financières et une certaine pression du secteur marchand. « Le tout est de savoir ce que l’on est et ce que l’on veut être » précise Christophe des Roseaux.

Retombées économiques, environnementales et sociales

« Ce secteur a créé de l’activité, des emplois et participe à la mise en place d’un écosystème complet qui renforce l’attractivité des territoires » présente Philippe Jusserand, directeur interrégional adjoint de la CDC pour l’interrégion Méditerranée. Avec plus de 1300 hébergements au niveau national et environ 200 structures en PACA, 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 40 000 salariés, le tourisme social a généré la création d’emplois permanents et contribué au développement économique et local des régions. Les structures touristiques se sont installées là où l’exode rural commençait à régner. Le démontre l’un des pionniers Villages vacances Famille (VVF) qui s’est implanté, dès son arrivée, dans des zones délaissées. Des régions qui ont vu leur attractivité relancée. Yannick Gallien, président de l’UNAT PACA se souvient de son arrivée à Crévoux, petite station village des Hautes-Alpes : « à l’époque, Crévoux, c’est 100 habitants, petit ! C’est une station de ski qui datait de 1936, inaugurée par Mme Lagrange, femme du premier ministre aux loisirs et qui a introduit les congés payés ». Les trois principales composantes de ce village, une auberge de jeunesse, un centre de vacances et une association de jeunes, ont débouché sur l’embauche d’une trentaine de salariés et à terme, ont revitalisé le lieu. L’école, qui était en passe de fermer, a pu continuer à recevoir ses écoliers.

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Quelques chiffres

Ces structures d’accueil optimisent la durée d’ouverture des villages et donc l’attractivité des territoires : «  hors vacances scolaires, nous accueillons un public multiple avec des classes de découvertes, des séjours séniors... Elargir la période de fonctionnement génère une économie plus durable et favorise un fonctionnement de service de l’économie locale » présente le président de l’UNAT PACA.

Si le tourisme social a pu répondre aux attentes de certains Français, il a su tirer profit de ses composants. Les équipements dont disposaient les structures de loisirs et d’hébergement ont été, dans certains cas, ouverts à la population locale. Mais ce qui était vrai hier l’est un peu moins aujourd’hui juge Yannick Gallien « avec un certain nombre de normes qui est imposé ».

Aux antipodes du tourisme de masse, cette branche touristique, à dimension humaine et sociale, se veut plus respectueuse de l’environnement et de la population, et participe à la préservation du patrimoine collectif. A l’inverse de l’hôtel qui propose une prestation dite sèche, hébergement et restauration, les villages vacances répondent à une démarche de valorisation : « c’est une activité qui tourne autour de projets ayant pour objectif de valoriser et faire découvrir l’environnement sous toutes ses formes : patrimoniales, culturelles, architecturales et humaines » évalue Yannick Gallien.



Si le tourisme social veut pérenniser son action, il doit trouver les fonds nécessaires pour rénover son patrimoine et répondre aux nouvelles attentes. « Un secteur qui s’est construit et développé avec l’argent public doit aujourd’hui s’organiser selon des financements différents » confie Christophe des Roseaux. Si les investissements étaient en berne depuis plusieurs années, ils sont entrés depuis 2010 dans une nouvelle dynamique. En 2013, plus de 130 millions d’euros ont été investis par les acteurs de cette économie dont 20 millions en PACA. La même année, selon le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), 43% des Français ne sont pas partis en vacances. Il y a fort à parier que le tourisme social a encore un grand avenir devant lui...



La présence de la CDC dans le secteur du tourisme est historique et variée. « S’il n’y avait pas l’aide de la Région et les fonds propres de la CDC, ces opérations ne se réaliseraient pas, au détriment des structures et des populations » souligne Philippe Jusserand. Pour comprendre l’implication de cette institution financière publique, nous vous invitons à lire l’article de nos confrères de Marsactu qui ont reçu Elisabeth Viola, directrice régionale et interrégionale de la Caisse des dépôts.

 

 

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