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Second tour des Présidentielles Tunisie, à Marseille c’est parti !

20 décembre 2014

Les 19, 20 et 21 pour France Sud et Nord.

Le second tour des présidentielles 2014 a débuté ce vendredi 19 décembre pour les résidents tunisiens à l’étranger. Les bureaux de votes ouvriront jusqu’à ce dimanche 21 décembre date à laquelle le scrutin sera organisé en Tunisie. A Marseille, c’est à la Maison du Tunisien, 2 rue de Jemmape, et au Consulat, 8 boulevard d’Athène, que l’IRIE (déclinaison régionale de l’Instance Supérieur Indépendante pour les Élections) a ouvert ses bureaux afin d’accueillir ce scrutin historique. En effet, c’est la première fois qu’au suffrage universel, sans truquage, un président sera désigné depuis l’indépendance. Les candidats a se départager pour ce round finale sont : M. Béji Caïd Essebsi, 88 ans, avocat, qui est arrivée en tête du premier tour avec 39 % des suffrages. Et le président sortant Moncef Marzouki, Professeur de médecine, ancien président de la ligue des droits de l’homme, réalisant 33 % des voix. Ce score plus serré que prévu laisse donc place au suspens.


 


Ambiance studieuse mais sereine ce vendredi dans le bureau de vote situé au 2 rue de Jemmape dans le 1er arrondissement de Marseille. Le président du bureau de vote veille au bon déroulement du scrutin et les équipes de l’IRIE sont à pied d’œuvre. Mais ce n’est pas encore la grande foule comme nous le confirme les chiffres de l’ISIE. Ainsi pour France 2 (Sud) il n’y aurait eu que 5,86 % de taux de participation pour ce vendredi. France Nord a été plus motivée avec un pourcentage de votant un peu supérieur : 8,57 %. Dans l’ensemble, la première journée semble très bien se dérouler.

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Vérifications d’usage à l’entrée du bureau de vote n° 1 de Marseille, Maison du Tunisien.

Pour beaucoup la Tunisie reste la seule rescapée des printemps arabes et qui en plus a résisté à une issue chaotique et sanglante. Après cette transition, la Tunisie se cherche un leader capable de transformer cette révolution en réussite économique et démocratique.
Au niveau du second tour c’est l’absence de débat. Béji Caïd Essebsi ayant refusé le duel, invoquant l’attitude de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen qui ne voulait débattre avec un allié des extrémistes, rien que ça ! A cela l’ancien exilé rétorque que BCE est l’incarnation même du risque de retour à l’ancien régime. Rappelant que son adversaire en fut plusieurs fois dirigeant comme par exemple en 1991 en qualité de président RCD de l’assemblée sous Ben Ali et d’ajouter qu’il fut surtout un ministre de l’intérieur Bourguibiste qui pratiquait la torture et l’assassinat d’opposants. Dans les faits, ce n’est pas démocrates contre intégristes ou militants des droits de l’homme contre le bloc des nostalgiques du RCD. Les tractations et les enjeux personnels ne sont pas sans nous rappeler les alliances contre nature des dernières municipales à Marseille. Amani zgueb, citoyenne du pays de Carthage à l’instar de beaucoup de citoyens désabusés y perd son latin.Certains même écoeurés n’iront pas voter au second tour ne digérant pas trop cette cuisine électorale. Amami nous résume bien la situation : "Les tunisiens sont à part, une vraie chakchouka : Entre un présumé allié de nahdha athée et aimant le bon vin, un ancien rcdiste qui fricote avec Nahdha alors qu’il hurle le contraire, une gauche qui soutient des rcd istes ! Moi, je m’y perds mais l’essentiel est de rester libre et en paix ! Tahia Tounes !"

L’occasion de revenir faire un re-premier-tour à Tunis justement, pour humer l’ambiance démocratique au pays du jasmin. Car on ne sait jamais, il y a débat entre ceux qui craignent un retour à une dictature sécuritaire et ceux qui mise sur la solidité de l’enracinement de la société civile, comme l’affirme par exemple Ferhat Tayari, un franco-tunisien doublement engagé et qui a participé au sit-in du Bardo afin de défendre sa vision de la constitution. Pour en revenir à notre petit ballade à Tunis, commençons donc par la rue de Marseille et son bureau de vote. A l’entrée de la rue, c’est bizarre ? on donne des consignes de... propreté ! Notre réputation d’incivilité nous aurait-elle précédée ! Amusant non ? Bon en tout cas pour nous, que ce soit - rue de Marseille à Tunis - pour le premier tour ou consulat de Tunis à Marseille - pour le second - nous n’avons rien à signaler d’anormale ! A suivre...

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Les bureaux de votes que l’on a pu voir en Tunisie étaient sécurisés. L’ambiance était sereine, comme vous pouvez le voir les confrères journalistes, comme nous, avons pu prendre des images en toute liberté. le journalisme indépendant en Tunisie était impossible depuis l’indépendance. La liberté d’expression et d’information est l’acquis de la révolution pourvu que ça dure ! Une preuve que les tunsiens ne sont pas que des bouches à nourrir.
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L’intérieur du bureau de la rue de Marseille, les files d’attentes étaient mixtes en genre et en âge contrairement a que nous avons pu lire ici par exemple http://directinfo.webmanagercenter.com/2014/11/23/video-presidentielle-2014-a-lecole-rue-de-marseille-pas-de-queue-mixte/
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Jeunes militants pro Marzouki lors d’un meeting à Bizerte.
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Jeunes militants pro Béji Caïd Essebsi à Tunis

 



 

  • Libérons Georges Abdallah !

    Bravo pour l’article Ahmed ! Pour compléter sur Georges Abdallah, je signale le lancement de la campagne UN BUS POUR LANNEMEZAN par le Collectif PACA-Marseille pour la libération de Georges. Il s’agit d’affréter un bus au départ de Marseille pour se rendre au rassemblement qui aura lieu à 14h00 devant la prison de Lannemezan où est enfermé Georges Abdallah le 25 octobre 2014. Pour s’inscrire : contact par téléphone (0667009251) ou par mél (pc05936@gmail.com).

    par Pierre le Octobre 2014 à 23h02
  • La Palestine en débat à la cité des Flamant.

    Bonjour,

    Il est étonnant d’appeler "débat" la rencontre de personne du même avis.
    Il est étonnant d’appeler "raciste" un pays où 20 % de la population est musulmane et vit avec les mêmes droits.

    Parler d’Israël en ces termes dans les cités participent à l’importation du conflit. Un réel débat peut être intéressant mais pas en parlant d’un côté en ces termes. Cela n’apporte que la haine.

    Pour finir, vous mélangez la colonisation et le blocus. Gaza n’est pas occupé par les israéliens ou par l’armée Israélienne.

    Cordialement,

    David G

    par david le Septembre 2014 à 13h51

 

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