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Pas vraiment envie de Béziers...la suite

16 juin 2016

Dimanche matin j’échappais au rite romain extraordinaire à Sainte Rita et je rejoignais à l’heure précise indiquée par le programme le Palais des Congrès, nous sommes ponctuels chez ses gens là. Entre le parking et le site une centaine de mètres ou des gens vous reconnaissant comme un des leurs vous sourient et vous saluent. C’est amical, un rien de jovial, c’est un peu une grande famille souvent séparée qui se retrouve. Mais ombre au tableau, nous apprenons très vite le départ de l’enfant prodige de la droite nationale : Marion Maréchal-Le Pen s’est fâchée toute rouge avec le maître de cérémonie, le Robert, le Ménard. L’égérie des nostalgiques de son grand-père m’apprennent qu’elle n’a pas apprécié le dérapage du maire de Béziers qui a prononcé la phrase lui faisant franchir le Rubicon de la dissidence : « Nous ne sommes pas le marchepied du Front National… » Ménard lui tout seul se mutine contre la Marine.


 

C’est le premier acte du cuirassé Potemkine, un pavé dans la mare des extrêmes. Attention un parti qui vient de vivre un parricide, ne peut se permettre un « tanticide » et la nièce l’a bien compris. Elle sait qu’il n’y a pas de force capable de la porter au pouvoir suprême dans ce rassemblement hétéroclite des droites, elle sait qu’il n’y a pas d’alternance chez les extrêmes. Elle avoue s’être fait piégée par le bateleur de l’Hérault et a décidé de quitter la scène, en plus n’oublions pas que Menard n’avait pas laissé de place médiatique aux autres et que seul il voulait attirer la lumière, seul il se voyait déjà en haut de l’affiche, mais son mouvement OZTADROITE n’est qu’en friche, une friche stérile qu’il faudrait déjà décontaminée des haines et des rancœurs qui existent entre les diverses familles des droites du bout de la droite pour pouvoir commencer à y construire quelque chose. Il n’a pas le charisme et la poigne d’un Jean-Marie Le Pen qui est arrivé à faire cohabiter pendant quarante ans la carpe et le lapin, le chien et le chat, le tigre et la chèvre dans son Front où ne dépassait qu’une tête la sienne. En moins d’un jour l’échec est cuisant à cela s’ajoute l’absence de De Villiers ou de Dupont Aignan. Les souverainiste n’ont pas adoubé le chevalier Menard, il ne sera pas l’Hugues Capet, nouveau roi élu par ses barons dans une France en gestation. Il voulait partir en croisade, il n’a fait qu’une division de plus au sein d’une famille où aucune réussite politique n’est sortie d’une dissidence du Front National. Le Front c’est un chef et dans le cas présent une cheftaine, un idéologue qui fabrique une ligne politique plutôt tortueuse et qui se réclame du Gaullisme, du Conseil National de la Résistance, du Poutinisme triomphant tout en flattant le pire des nationalismes. Une machine attrape pauvres, colle misère, auberge des damnés, pas pour soulager leur maux et mettre du baume salvateur sur leurs plaies mais pour en faire des cohortes d’électeurs qui coagulaient dans un sang trouble donneront à la walkyrie, la tueuse du père les 50% et une voix de la victoire. Alors Marion a préféré être seconde dans un futur paradis rouge-brun que reine première sur iceberg au soleil. Elle est jeune, son temps viendra. Elle creuse son sillon et ramassera sa gerbe un jour où l’autre, les plus de quatre vingt ans et les amateurs de la prose pétainiste m’auront compris. Malgré cela la kermesse des droites continuait, la foule au courant ou non de cette déconvenue arrivait nombreuse et les conversations se liaient autour d’un café. Dans le programme alléchant que je vous ai présenté dans ma chronique précédente, je choisissais de suivre la table-ronde sur l’armée : « Armée – refaire de la force, mais pourquoi et comment ? ». Elle me paraissait la plus neutre idéologiquement, je connaissais le sujet vu mes liens anciens avec les Troupes de Marine, corps de ma jeunesse ou je servis au TFAI (Territoire Français des Afars et des Issas) devenu depuis la République de Djibouti. Après avoir salué quelques connaissances de la veille, je partais avec un étudiant très au fait des questions militaires vers la Salle des Abbés de la basilique de Saint Aphrodise dans la vieille ville. Pour l’anecdote ce saint est celui de Béziers et voilà son histoire : Saint Aphrodise aurait vécu au IIIe siècle. Il aurait tout d’abord été prêtre d’Hermès à Héliopolis, en Égypte. Sa rencontre avec la Sainte Famille lors de sa fuite en Égypte aurait déterminé son abandon des dieux païens. Après la Passion du Christ, il serait parti avec son chameau, lou camel, pour évangéliser la Gaule, et se serait installé à Béziers. Il serait devenu le premier évêque de la ville. À cause de son activité débordante, il comparut devant le gouverneur et fut condamné à mort. On le décapita, et on jeta sa tête dans un puits. La tête sortit immédiatement du puits, Aphrodise se releva, la prit dans ses mains et marcha vers la ville. Il fut enseveli par ses disciples dans la grotte qui lui servait d’habitation, et qui est devenue la crypte de la basilique qui lui est consacrée. Le chameau fut recueilli par un potier. Lorsque l’animal mourut, il fut empaillé et promené solennellement en procession tous les 28 avril. Mignon non… Nous allions réunir des spécialistes de la chose militaire et des militaristes de tous crins chez un saint qui fut peut-être occis par des légionnaires. Après une vingtaine de minutes de marche, nous découvrions le réfectoire des abbés et nous fumes accueillis par un service d’ordre, des employés municipaux, souriant, polis et tout aussi musclés que la veille. La porte de bois poussée nous découvrions un lieu splendide rénové avec soin dans le respect de l’architecture d’origine. Béziers recèle des joyaux, si vous passez par là, aller les découvrir. Bien assis dans les premiers rangs nous avons vu la salle se remplir assez vite avec plus de cent personnes. Un succès un samedi matin gris et un contenu de conférence assez technique. Quelques femmes de tout âge dans un auditoire masculin dominé par des gens ayant passés largement la cinquantaine, des militaires ou ex-militaires de fraiche date, de nombreux réservistes, une poignée de jeunes gens bien sur tout rapport et assez chics. Les sourires échangés, les échanges policés, nous faisions très réunion d’une fraternité informelle dont le lien tenu était l’amour de la nation et des ses soldats. Nous étions des « JE SUIS CHARLIE » avec tenue camouflée, rangers et fusil à l’épaule, bien sur symboliquement. Mais comme dans toute grande famille, dans toute fratrie, il y a toujours un cadavre dans les placards et le goût amer d’une défaite qui n’est pas passée malgré le chemin de gloire que nos armées ont parcourus depuis des siècles. N’oublions jamais que la force militaire fait partie intégrante de la grandeur de la France, comme sa littérature, sa pensée, sa peinture, ses savants et son peuple sans différence d’idées philosophiques ou politiques. Sans sa force la nation n’est rien, sans la violence d’état il n’y a pas d’état. Protéger et servir, l’armée protectrice de la constitution, des lois et du peuple c’est une réalité même si cela agace et énerve les populistes dits de gauche extrême. Mais j’ai autant d’estime et de respect pour d’Estienne d’Orves, officier aux penchants monarchistes, résistant de la première heure, fusillé au Mont Valérien que pour Louise Michel, première des féministes, égérie de la commune qui se leva contre les inégalités et la misère et lutta jusqu’à son dernier souffle pour arracher aux nantis quelques deniers de leur fortune pour le bien public ou Toussaint Louverture ce Napoléon noir libérateur d’Haïti briseur des chaines de l’esclavage de ses frères. Ils sont tous les trois de notre France. Arrêtons là l’étalage de notre pathos, nos conférenciers s’installent. De qui se compose leur petite troupe ? L’animateur est le journaliste Frédéric Praya de « Valeurs Actuelles » rédacteur en chef économie-finance. Premier des invités, Philippe Rideau, colonel, retraité, aujourd’hui dans l’industrie, ancien de la Légion Etrangère et du 2ème REP, il a mené de nombreuses opérations en Afrique dont le Tchad et a servi à Sarajevo. Antoine Martinez, général, retraité, c’est un aviateur qui a commencé sa carrière comme sous-officier. Frédéric Pons, colonel de réserve des Troupes de Marine, il a servi notamment au Liban dans les Casques Bleus, journaliste, essayistes, ses derniers ouvrages : « Algérie, le vrai état des lieux », Calmann-Lévy, 2013 -
« Poutine. Au cœur des secrets de la Russie moderne », Calmann-Lévy, 2014. Souvent sur les plateaux de télévision, il connaît bien le domaine de la défense et du renseignement et vulgarise avec habilité des sujets complexes. Il est passé par « Valeurs Actuelles » et travaille maintenant pour « Géopolitique Africaine ». Il donne des conférences et enseigne dans des formations prestigieuses comme Saint-Cyr. Il est de loin le plus médiatique des intervenants. Roland Hureaux, agrégé d’histoire, un politique de tendance souverainiste : RPR, RPF de Pasqua, soutien à Chevènement, ancien premier adjoint à la mairie de Cahors, diplomate dont un poste en Tanzanie, habitué des cabinets ministériels il a participé à celui de Philippe Seguin et à celui d’Edouard Balladur. Il est auditeur à l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale) et siège au Conseil scientifique de la fondation Charles de Gaulle. Depuis 2011 il participe au Réseau des Français Libres, en juillet 2015 le Conseil d’Etat l’a déclaré inéligible pour un an pour non-conformité de son compte de campagne lors de l’élection à la mairie de Cahors ou sa liste réalisa 15%. Auteurs de nombreux essais je citerai le dernier : « La grande démolition, la France cassée par les réformes » 2012, chez Buchet-Chastel. Enfin Jérôme Rivière, politique, ancien député des Alpes-Maritimes de 2002 à 2007. Après l’UMP il passe en 2004 Centre National des Indépendants et Paysans à la droite de la droite. Non investi dans sa circonscription en 2007 il perdra son siège contre Eric Ciotti et il avait soutenu Philippe de Villers à l’élection présidentielle au 1er tour et Nicolas Sarkozy au deuxième tour Il a été membre de la commission de la défense nationale et membre de la délégation des parlementaires français à l’Otan. Sur le plan des mœurs c’est un défenseur de la famille traditionnelle, un anti-Taubira. Il est favorable à la peine de mort pour les terroristes et à souhaiter lors de son mandat un deuxième porte-avion pour la France. Sa dernière joute politique remonte aux élections européennes ou il a rejoint le très contesté parti européen Libertas qui était représenté en France par Philippe de Villiers (MPF) et Frédéric Nihous (CNPT) qui le nommèrent directeur de campagne. Le résultat fut maigre 4,8%. Maintenant Jérôme Rivière est chef d’entreprise et semble vraiment faire partie de cette droite hors les murs chère à « Valeurs Actuelles » à part que notre homme est un sppf (sans parti politique fixe). Le tour de table est fait et droit de réserve oblige pas de militaire d’active et pas de décideurs en matière de politique de défense actuels ou passés. Des seconds couteaux si nous voulons rester dans le vocabulaire martial. En sachant que le but de cette table-ronde c’est de sortir des propositions pour une nouvelle politique de défense nationale et un nouveau positionnement géopolitique de la France dans ce monde qui change, j’émets quelques doutes sur le bien fondé de la démarche dans cette salle à manger de saints hommes. Maintenant écoutons nos spécialistes. Notre modérateur nous rappelle que depuis la fin de la guerre froide le budget de la défense nationale sert de variable d’ajustement. La France affecte environ 2,3% de son PNB pour ses armées contre plus de 4% pour la Russie et les Etats-Unis et dépense 32 milliards d’euros par an soit une baisse en euros constant de 20% depuis 25 ans. Il passe ensuite la parole a Frédéric Pons qui dresse principalement un état de la situation de notre armée de terre. Il rappelle que nous sommes engagés sur plusieurs théâtres d’opérations intérieurs et extérieurs. « Sentinelle » sur le territoire national avec 10 000 hommes. Il nous indique ensuite que nous avons 7500 soldats hors de France sur une armée de terre qui a un effectif légèrement inférieur à 100 000 hommes, à la fin de la guerre froide en 1991 nous étions à 260 000 hommes soit une perte de plus de 60% en 25 ans. Avec une armée de 100 000 hommes et compte tenu des servitudes : formation, congés, etc. Nous n’avons actuellement que 60 000 hommes opérationnels. Nous menons l’opération « Barkane » du Mali au Tchad avec 3500 hommes, « Sangari » en Centrafrique avec 900 hommes dont les effectifs devraient baisser suite à un retour au calme, mais l’Etat-Major est très prudent et attend de voir, nous avons 900 soldats au Liban sous drapeau de l’ONU depuis 1978, la plus vieille opération extérieure de notre pays. Conclusion notre principal maux c’est nos effectifs, ils sont trop faibles. Un soldat en opération nécessite trois soldats pour effectuer sa mission. Exemple pour Sentinelle nous avons besoin d’un effectif tournant de 30 000 hommes. Selon l’expression l’armée est à l’os. Même l’arrêt des suppressions d’effectif voulu par le président Hollande après les attentats de 2015 et la sanctuarisation du budget de l’armée n’est pas une solution sur le long terme. A cela s’ajoute un problème de matériel. Il n’est pas renouvelé, nous avons une armée d’échantillons, un peu de ça, deux doigts d’autres choses. Notre matériel est vétuste. Malgré les efforts de nos mécaniciens et de notre logistique c’est catastrophique. Bien sur le matériel est réparé, reconditionné, mais il s’use très vite sur le terrain et l’Afrique dévore notre parc. Frédéric Pons dit avoir volé dernièrement au Sahel dans des Transall de 35 ans, des hélicoptères Puma de 30 ans et nous utilisons des VAB (Véhicule à l’Avant Blindé) qui ont plus de 30 ans. Je me permets de rajouter que quand le Président de la République a dit dans un de ses derniers discours que nous avions perdu trois soldats au Mali qui avaient sauté sur une mine détruisant leur engin blindé, il parlait d’un VAB, un cercueil pour militaires qui ne supporte pas le tir d’une mitrailleuse lourde sur ses flancs et encore moins les mines. Merci pour votre mensonge, il est vrai monsieur que vous êtes un habitué de la chose. Passons. Frédéric Pons a bien dit que tout cela ne tient et ne fonctionne que par le système D et l’abnégation de nos soldats maintenant des épaves en service actif. De mon temps nous disions que l’armée française se débrouille avec la bite et le couteau, rien n’a changé, tout est pire. Le constat est accablant mais lucide. Ensuite Philippe Rideau aborde le sujet complexe du moral de l’armée. Il nous rappelle plusieurs déclarations du chef d’état-major des armées : « nous n’avons plus de gras – le muscle est attaqué » est utilisant une métaphore de rugby sport qui lui est cher et nous sommes en terre d’ovalie, il nous lance : « le cochon est dans le maïs ». Que nous pourrions traduire par : « les carottes sont cuites ». Il constate que notre défense est en déclin mais si nous avons encore des capacités opérationnelles. Le moral n’est plus dans les armées. Tous les rapports depuis des années le disent, tout le monde à l’information. Le niveau du moral de l’armée est connu mais aussi la confusion règne dans les esprits. Les militaires engagés dans l’opération « Sentinelle » s’interrogent, à quoi servons-nous vraiment ? Ils savent qu’ils défendent la nation mais c’est la forme qui est remise en forme. On confond sécurité nationale et défense nationale. Le moral a aussi un impact sur les familles et l’entourage des militaires. Pour Philippe Rideau, il faut revenir aux fondamentaux de la chose militaire. Quelle défense et pourquoi ? Que voulons-nous devenir en tant que pays. En répondant à cela le moral reviendra. Frédéric Pons revient ensuite à la différence entre moral et état d’esprit. Il signale que l’état d’esprit de l’armée est excellent. De nombreux jeunes après les attentats ont voulu rejoindre les armées. L’armée possède un socle de valeurs patriotiques exceptionnel dans la société d’aujourd’hui. Vivant pleinement au milieu de nous ils s’aperçoivent entres autres de l’échec de l’éducation nationale qui ne sait plus transmettre les valeurs patriotiques. Quand des jeunes s’engagent l’armée a énorme travail pédagogique à faire avec eux. Les soldats sont lucides sur l’état du pays et la dégradation des valeurs militaires qui le ronge. Ils appellent à des réformes dans l’enseignement même. Il pointe que les politiques connaissent peu la chose militaire et s’intéresse à l’armée si leur carrière le nécessite. Ce rappel fait chaud au cœur, l’école pour apprendre à lire, à écrire et à compter, mais aussi l’école pour apprendre à être pleinement citoyen. Aimer sa nation, connaître les sacrifices de nos anciens sans sombrer dans le nationalisme. Dans ce rassemblement des droites sachons que l’armée n’est pas de droite ni de gauche. Il faut se souvenir des railleries qui ont assailli Mme Ségolène Royale quand dans sa campagne présidentielle de 2007, elle esquissa cette analyse. Vint ensuite le début de l’intervention d’Antoine Martinez, même constat de dégradation. Il nous indiqua qu’à la fin de la Guerre Froide notre force aérienne tactique comptait 450 avions de combat et qu’aujourd’hui avec l’armée de l’air et aéronavale nous en avons que 180. L’armée de terre a perdu deux tiers de ses effectifs. Notre porte-avions nucléaire sur 7 ans n’est disponible que 5 ans et demie. Il a dénoncé le scandale de l’opération en Libye. Revenant à la fin de la guerre froide il a rappelé qu’à l’époque dans certains discours de responsables politiques encore aux affaires on entendait des phrases comme il faut engranger les dividendes de la paix et économiser sur les budgets militaires. En réalité la France depuis le début des années 90 a été présente sur un nombre d’opérations extérieures rarement égalées dans son histoire. L’ensemble de nos politiciens n’ont aucune notion de géopolitique. Si nous ne sommes pas forts nous devons nous soumettre. Et de plus aucune interrogation sur qui est vraiment notre ennemi aujourd’hui. Nous avons manqué l’occasion de penser l’avenir autrement. Quand le Pacte de Varsovie s’est dissous il fallait faire de même avec l’Otan. Malheureusement les anciens satellites de l’Urss : Pologne, Hongrie, Tchéquie… ont choisi de revenir dans notre Europe en intégrant d’abord l’Alliance Atlantique avant l’Union Européenne. L’Otan est uniquement au service des intérêts américains. Les américains ne sont que des alliés et nous pouvons avoir des vues divergentes pour notre souveraineté européenne ou notre souveraineté nationale. Nous avons commis l’erreur de nous soumettre de plus en plus à l’Otan. Il aurait peut-être fallu engager un dialogue avec la nouvelle Russie. Pour rester en lien avec l’actualité, celle-ci vient de nous montrer sa détermination en intervenant en Syrie et son action a commencé à changer la donne dans cette partie du monde. A l’inverse l’Union Européenne nous conduit dans le mur. L’important enfin c’est de savoir ce que nous voulons faire. Le général Martinez venait d’inaugurer une série d’attaques contre l’Otan, thème cher à la droite souverainiste, à la droite de la droite et à la gauche de la gauche. La prise de parole à la suite de Roland Hureaux allait enfoncer le clou en rajoutant des accents gaulliens au discours un peu hors d’âge maintenant, mais nous excusons l’homme qui nous l’avons dit appartient au Réseau des Français Libres. Encore un qui est né trop tard. D’entrée il nous dit : « il faut avoir une défense nationale, ce n’est pas le cas aujourd’hui ». Je crois entendre Astérix. Il faut mieux traiter les armées. Avoir une défense mais pourquoi faire ? Je crains le pire et il arrive. Il se félicite de notre expédition en Libye. Nous l’avons décidé, nous l’avons fait et bien. Puis il déplore la baisse des effectifs prévue en Centrafrique. Ensuite il passe de l’Afrique à la mer, parle de notre porte-avions, nous apprend qu’il n’est pas satisfait que nous n’en ayons qu’un et sans vraie doctrine d’emploi. Il précise que son rôle n’est pas d’aller narguer les Russes en Baltique. Puis repartant à terre, il désavoue le gouvernement qui avec le manque de crédit actuel a envoyé des unités en manœuvre en Lituanie et en Pologne. Il commence à me faire pitié. Même pour les géopoliticiens la vieillesse est un naufrage. Il continue son escalade et nous annonce : « il y a plus grave ». La tendance à accroître le nombre de soldats dans les forces spéciales en France comme ailleurs. Touché, coulé, grand-père. Accroître mais pourquoi faire ? Et révélation il nous le dit. Accrochez-vous amis lecteurs. Enfin ce qui suivent encore. Pour aider par exemple les jihadistes en Syrie. Il rappelle qu’un officier français a été capturé par les gouvernementaux syriens entrain de livrer des armes à el-Qaëda. Serait-il anti-Fabius ? Je plaisante. Il rajoute : « et c’est pour cela que les contribuables ne veulent plus payer ». Pauvre vieux. Puis il se lance dans sa tirade anti-Otan : « on suit aujourd’hui les instructions des Etats-Unis, cette stratégie n’est pas la notre ». Elle est antirusse et pro-jihadiste. Puis je l’attendais il nous place son amour débordant pour le Général lui qui est à la Fondation du grand homme. C’est le rappel du 21 février 1966 quand Charles quitta le commandement intégré de l’Otan tout en restant dans l’Alliance Atlantique. Ce qui se traduisit par le mot fameux : « la volonté de la France de disposer d’elle-même ». Souvenirs, souvenirs… Puis coup de vieille griffe à Hollande, qui a fait passer aux chambres en mars 2015 un texte scélérat sur la mise à disposition de nos état-major aux desiderata de l’Otan et double salto arrière en revenant aux contribuables qu’il sait qu’il ne paye pas pour lui enfin pour sa défense à lui. Nous étions dans l’errance intellectuelle totale, un discours décousu et une vieille barbe politique qui essaie de faire entendre ses idées dont plus personne ne veut. Il s’acheva en citant un livre de l’américain Robert Kagan : « La puissance et la faiblesse » qui en résumé dit la puissance c’est les Etats-Unis, la faiblesse c’est nous, nous sommes en position de Vénus, j’oublie sa remarque triviale et ils sont Mars. L’ouvrage de ce néo-conservateur datant de 2003 est complètement dépassé. Je croyais mes souffrances passées. Pas du tout. Le modérateur donna la parole à l’ex-député Jérôme Rivière. Ce parlementaire déchu commença par un usage immodéré de la langue de bois. Eloge de Robert Ménard qui avait voulu ces rencontres, des propos de quelqu’un qui essaie de se placer, on ne sait jamais. Puis ne répondant pas à la question du modérateur qui était en gros quelle défense voulons-nous pour demain. Il proclama : « la nation est dans le comas culturel ». Puis ce fut la judiciarisassion de notre histoire, le suicide de notre identité, la repentance de la France depuis quarante ans, enfin une attaque en règle contre le multiculturalisme. Quand je dis multiculturalisme vous me comprenez, l’ennemi musulman et le nègre envahisseur était déjà sous-jacent dans ses propos. L’homme s’était-il trompé de conférence ? Celle sur l’immigration était faite pour lui, pas la notre. Il enchaina par une attaque de l’Otan où il avait siégé en tant que parlementaire. Erreur de jeunesse pas du tout il avait 38 ans à l’époque, juste un retournement de veste du en grande partie par le désaveu qu’il a subi dans son propre parti l’UMP qui en son temps l’accusa d’être favorable à des accords avec le Front National ou le MPF. L’assemblée parlementaire de l’Alliance était un conglomérat où l’on trouvait même des japonais, n’aime-t-il pas le jaune non plus ? Il était hostile au commandement intégré. Et sa raison, je vous la livre : « Lors d’une université d’été de la défense nationale, le seul général français qui avait un commandement à l’Otan, celui de la modernisation de l’alliance, s’exprima en anglais dans son intervention ». Pas d’argument technique ou stratégique mais un piètre chauvinisme linguistique. J’avais envie de dire à M. Rivière qu’en 1870, 1914 et 1940, nous avions une armée multiculturelle avec de nombreux régiments de l’Empire qui firent honneur au drapeau dont les soldats souvent avaient été enrôlés sans savoir où ils allaient mais malgré cela avaient combattu comme des lions. Pour le reste sa méconnaissance de la chose militaire transpirait à chacune de ses phrases. De la droite de la droite il revint d’un coup à De Gaulle, disant qu’il ne fallait pas sortir de l’Otan mais parler de défense nationale. Il rappela le changement en 1974 du nom du ministère qui perdit celui de ministère de la défense nationale et des armées pour celui de ministère de la défense, un terme qu’il jugea hors sol. Il revint sur l’erreur de 1995 et la suspension de la conscription coupant le lien entre la nation et son armée. Lien coupé mais aussi incompréhension des citoyens de l’action de leur armée. Il espérait que 2017 année d’une victoire de la droite permettront de recréer ce lien. Il exalta les sacrifices à venir. La reprise de la parole par le général Martinez nous sauva. Celui-ci revint au concret et nous parla des fameux livres blancs sur la défense nationale qui normalement fixe le cap pour nos armées sur 20 à 25 ans. Le premier en 1972 avec l’affirmation de nos choix de la dissuasion nucléaire encore d’actualité aujourd’hui, celui de 1994 constatant l’effondrement du Pacte de Varsovie et ouvrant sur une réflexion de changement se stratégie, celui de 2008 sous Nicolas Sarkozy qui pris en compte la menace terroriste depuis 2001 mais qui continua à prôner la réduction des effectifs des armées enfin celui de 2012 qui continua le saccage. Entre 2008 et 2012 c’était une baisse de 80 000 hommes et des coupes budgétaires. Seul les attentats commis sur notre sol ont stoppé l’érosion en sanctuarisant notre budget à 31,4 milliards d’euros, en gelant les baisse d’effectif, mais rien n’est prévu dans l’avenir et la casse pourrait continuer. Frédéric Pons repris la parole, il salua la maîtrise des chiffres du général mais pour lui ce n’était pas le nœud du problème. Il fallait avant tout changer de logique. Remonter au sommet pour revoir la notion de défense nationale que nous voulons nous français. Il rappela que les lois de programmation sont souvent excellentes mais que dés qu’elles sont faites, la logique comptable reprend le dessus et que personne ne tient compte de leurs préconisations. L’exemple des risques terroristes est le meilleur, les experts nous avait prévenu et rien n’a été fait. Nos politiques sont coupables de cette dérive mais aussi la haute hiérarchie militaire qui s’est tue. Il est impératif de mieux analyser nos ratages et de repartir sur une autre logique de défense nationale. Il fut applaudi par la salle, il avait appuyé là ou nous avions mal. Roland Hureaux, rebondit, il faut sortir de notre subordination à l’Otan et là avec un rien complotiste, il affirma que celui qui en tant que qu’homme d’état fera ce choix pourrait mourir politiquement et même physiquement. Il donna l’exemple de l’Ukraine ou le président légalement élu avait été chassé par un complot de la CIA. Pour lui nous sommes sous une chape et nous ne pouvons pas critiquer l’Alliance. Il se fit l’écho d’un article du « Figaro » qui dénonçait la participation possible des turcs dans la planification des attentats de Bruxelles et le peu de compassion des médias turcs pour ce massacre. Pour lui l’Otan été complice et incitait au multiculturalisme en Europe. Frédéric Pons reprit la parole, reparlant de la Libye il qualifia notre intervention de réussite à très court terme sans vision de la suite, sans projet géopolitique qui nous conduisant à l’anarchie actuelle. En disant que cette action n’avait en rien protégé les intérêts français au contraire. Il pointa un problème phare, l’absence des militaires de hauts rangs dans la chaine de décision politique des affaires militaires. Les chefs de corps ne pèsent plus dans la décision et on ne les écoute plus. Les civils ont pris la main. Il faut redonner leurs prérogatives aux militaires sur le plan décisionnel et leur rendre ainsi la confiance de la nation. De plus au quotidien on ne voit plus l’uniforme. Les soldats de l’opération « Sentinelle » ont reçu la consigne de ne pas être en uniforme en dehors de leur temps de service. Même si cela est pour leur sécurité, c’est un symbole fort qui trouble les soldats se sentant mal aimés. Reprise du général Martinez : « les sujets militaires ne sont pas au cœur des débats politiques ». Dans une élection présidentielle, cette question est peu abordée. En 1994, le Livre Blanc sur la défense préconise de graver dans la marbre, d’inscrire la conscription dans notre Constitution, relevant que c’est un élément structurant des armées, en 1995 les mêmes députés qui avaient approuvé ce Libre Blanc votent la suspension de la conscription. Le temps politique est le temps de l’opportunité. Le temps militaire n’est pas le même. On doit prévoir les investissements pour 20 ans soit 4 législatures. La France est encore au Conseil de Sécurité parce que nous avons l’arme nucléaire. Mais sommes-nous libres de notre dissuasion nucléaire dans l’Otan ? Les militaires doivent s’exprimer sur ce sujet. Ils se sont trop tus. Après 2017 il faudra faire un effort pour maintenir notre arme nucléaire. Philippe Rideau, note aussi l’indifférence du monde civil par rapport à la chose militaire. Les élèves des grandes écoles ne voient plus d’uniformes. Même l’ensemble des citoyens. Quand passent les cercueils des tués en opérations sur le Pont Alexandre III, c’est à 9h00 du matin pour éviter les embouteillages devant une affluence faible et quelques badauds. Il faut une véritable restauration du socle de nos armées. Il y a travail de sape qui nous détruit. Il faudra être fort pour sortir de là. Frédéric Pons intervient pour nous sortir de notre pessimisme tout en restant lucide. Les grandes écoles par exemple, Sciences-Po, HEC, sont demandeurs de partenariat avec Saint-Cyr. Chaque année 50 à 60 futurs cadres font des stages avec les élèves officiers pour apprendre la notion de leadership. C’est un début. Ce qu’on espère de la relève politique en 2017 c’est une restauration, une réforme intellectuelle et morale de la défense. En finir avec la soumission et les abandons de souveraineté à l’Europe, à l’Otan, à l’Onu, ce qui permettra de redresser notre sentiment patriotique. Notre jeunesse a envie de s’engager et surtout depuis les attentats et pas seulement que les français de souche. Mais le problème perdure, il y a une absence de culture politique chez nos élus. Ceux qui ont servi dans l’armée ou qui ont un enfant au service de la patrie sont très peu à la différence des Etats-Unis ou les élus et leur famille sont plus proches de leurs armées. Mais c’est aussi une absence de culture militaire dans toute l’élite civile. Les chefs militaires ont des responsabilités dans cette crise, ils doivent faire des efforts pour faire passer le message patriotique. Nous sentons heureusement une timide avancée dans le domaine. D’un coup Roland Hureaux ressort de sa torpeur et repart dans le complot. Il dit venir au secours des militaires. Il note que la hiérarchie grogne. Il prend l’exemple du Mali où Hollande avait juré, craché de ne pas y aller mais quand 2013 pressé par l’état-major il envoie des troupes, mais pour lui la pression vient d’Obama. Diplomatie de l’ombre ? Frédéric Pons vient à notre aide. C’est bien Hollande qui a pris la décision d’intervenir, il ne le voulait pas au départ. L’état-major a pressé le gouvernement d’y aller. Pendant toute l’année 2012 l’armée de terre a fait des exercices pour s’y préparer, tout était prévu dans le détail. Quand les jihadistes sont partis pour Bamako, Hollande a compris. Tout est allé vite parce que l’armée était prête. Pour Obama l’Afrique c’est le domaine de la France et son aide se résuma à un peu de soutien logistique. Le colonel Rideau précisa aussi que cette intervention fut la dernière occasion pour stopper les réductions d’effectif. Elle a montré nos lacunes : le transport aérien ou n’avons pu faire face qu’au quart de nos besoins, américains, russes et ukrainiens nous aidant pour le reste – le renseignement. Nous ne sommes pas autonomes. Roland Hureaux, nous faisant son Pasqua d’opérette, dérive encore, il annonce que les américains ont des plans de guerre nucléaire contre les russes, Israël a des plans de bombardement de l’Iran et surtout il voit des complots partout dont celui qui vise le fleuron de notre industrie de la défense. Des étrangers nous rachètent pour nous enlever notre indépendance dans ce domaine. Il donne même quelques exemples. Le modérateur préfère clore le débat et invite la salle à poser des questions. La première intervention est de qualité. M. Martini un ancien des forces spéciales intervient sur les propos qui touchaient son corps. Pourquoi la montée en puissance des forces spéciales parce que 10 soldats des forces spéciales sur le terrain c’est l’équivalent de la valeur opérationnelle de 30 soldats classiques. Mais leurs missions augmentent et les effectifs ne suivent pas en raison aussi du temps plus long de formation. Le risque c’est que avec 5 soldats des forces spéciales ont prend aussi 5 soldats de régiments dits d’élite puis à terme on prendra 5 soldats classiques. Nous n’aurons plus vraiment de forces spéciales et leur valeur au combat sera diminuée. Sur le plan industriel il dénonce un fait grave : nous ne fabriquons plus nos munitions, nos balles, et en profite pour pointer le mauvais choix des munitions de 9mm et de 5,56mm. La situation pourrait être dramatique le jour où le pays X ou Y ne voudrait plus nous fournir et que nous soyons pris dans une opération délicate. Enfin dans la question qui est notre ennemi, il réprouve les positions anti-américaines. Pour l’avoir vécu, le commandement américain considère nos hommes en opération comme les leurs et n’hésitent pas à les épauler en leur transmettant des renseignements stratégiques et décisifs pour la conduite des combats. Voilà un témoignage de l’homme de l’art, d’un vrai combattant de terrain qui pose les vrais problèmes. Nous pouvons le remercier. Frédéric Pons, lui répond. La France ne fabrique plus ses munitions et ne fabriquera plus bientôt son fusil d’assaut. C’est un problème politique dans un monde hyperconcurrentiel. Les attaques pour racheter nos bijoux industriels sont une des conséquences de la guerre économique. Nos dirigeants doivent avoir une vision claire de notre défense nationale. Jérôme Rivière, continue, aux Etats-Unis les services secrets utilisent une arme fabriquée par les belges. Le vrai problème c’est les budgets et leur visibilité dans le temps. Pour les munitions c’est l’absence de stock important qui crée la menace. Nous sommes incapables de nous projeter sur le long terme et la situation est pire pour les entreprises de taille moyenne du secteur de la défense qui ne peuvent pas prévoir leur développement. Il n’y a pas de complot et n’accusons pas les Etats-Unis de notre propre faiblesse. Il veut une France puissante, à nous de retrouver notre souveraineté. Je crois qu’il vient de rattraper en quelques mots ses égarements passés. Le ton est l’analyse sont justes. Mais à ce moment notre conférence a dérapé. Frédéric Pons pourtant excellent et lucide depuis le début va se laisser aller à faire un faux pas. Il revient sur la question de l’ennemi, qui est-il ? Bien sur ce n’est plus l’Urss disparue et pas la Russie. C’est le jihadisme y compris les islamistes modérés. Ils puisent tous leur force dans une croyance religieuse. Il faut les détruire à l’extérieur comme à l’intérieur et là c’est le syndrome cinquième colonne avec les risques d’amalgame et de stigmatisation d’une partie de la population française et de certains étrangers résidant dans notre pays. Il affirme que les jihadistes ont des complicités actives ou passives. Ils ont tous des cousins qu’il nous faut surveiller. Le terme est à la limite injurieux. Il proclame : guerre totale au jihadisme, vigilance totale face aux populations sur notre territoire qui sont dans leur orbite. Avec le discours habituel sur l’Arabie Saoudite et le Qatar. Même si il a en partie raison sur le jihadisme n’oublions jamais que ceux sont les Etats-Unis qui ont instrumentalisé les extrémistes musulmans pour en faire une arme contre les communistes et plus particulièrement en Afghanistan où ils mirent à disposition de groupuscules fanatiques des sommes astronomiques leur permettant de recruter dans le monde entier et que les conseillers militaires américains et pakistanais les ont entrainé au combat et leur ont fourni les armes et les équipements derniers cris qu’ils retournèrent plus tard contre nous, je pense ici aux missiles anti-aériens et aux moyens de communication. Enfin quand nous écoutons l’ex juge anti-terroriste Trévidic et bien d’autres experts nous savons que la part du religieux dans le jihadisme n’est pas importante. Le corps de bataille, la chair à canon de l’Etat Islamique, d’el-Qaëda et d’autres est composé de combattants dont la culture religieuse est presque nulle, leur islam est un ramassis de balivernes et de propagande pour simple d’esprit. Le jihad est fait pour des gens déjà violent de nature et piège les novices qui une fois là-bas sont invités à devenir des monstres ou à mourir pour une foi qu’ils n’ont peut-être même pas. Alors dire qu’ils puisent leur force dans une croyance religieuse c’est mettre dans le même sac les jihadistes et les croyants en l’islam de la France ou de son outremer comme Mayotte. Nous ne sommes plus dans une problématique de repenser notre défense nationale mais dans l’affirmation d’une défiance nationale qui peut rompre notre pacte républicain déjà fragile. Dans mon voyage au pays des droites j’avais choisi la conférence sur la défense en espérant entendre autre chose que le discours extrême qui se développe même dans des partis dits de la droite républicaine et que les patriotes sensibles à la défense de la nation pouvaient avoir un discours audible qu’il fallait faire entendre aux autres composantes du pays, à tous ceux qui y habitent. Perdu ! en partie. Frédéric Pons l’expert venait de se muer en idéologue. Roland Hureaux renchérit avec le rappel de son exemple de soldats des forces spéciales aidant les jihadistes contre l’armée de Bachar qui elle protège les chrétiens d’Orient. Frédéric Pons nous dit encore que cette politique anti-syrienne, anti-chrétiens d’Orient a un nom : Laurent Fabius, jubilation dans la salle. Je sens les vieux démons de la droite me frôler. De la salle vient une nouvelle question. La conscription a-t-elle été supprimée parce que nous ne voulions pas voir nos casernes remplies de jeunes soldats de confession musulmane ? On enfonce le clou ! Frédéric Pons se reprend, pour lui la conscription a été suspendue pour des raisons budgétaires et structurelles. Sur les 300 000 garçons d’une classe d’âge, 150 000 étaient exemptés, sur les 150 000 restant seuls 80 à 100 000 faisaient un service vraiment militaire. C’était un système très inégalitaire. Des études faites sur les jeunes français d’origine musulmane nous montrent qu’ils n’allaient pas plus ou pas moins au service national que les autres jeunes français. En tant que républicain je croyais que toutes statistiques ou toutes études sur des bases purement ethniques ou religieuses étaient proscrites. Nous en apprenons tous les jours. Frédéric Pons toujours sur son chemin de rédemption, affirme qu’aujourd’hui que les jeunes français de confession musulmane s’engagent et font d’excellents soldats. Tollé dans la salle, je sens les scories de la pensée mode OAS pollué certains esprits. Je n’entends pas de mort aux fels mais nous n’en sommes pas loin. Frédéric Pons toujours à la manœuvre rappelle qu’il y a eu peu de refus d’ordre venant de français musulmans en Afghanistan. Ce fut quelque chose de très mineur. Il reconnaît l’existence d’une cellule islamique à bord d’un navire de guerre qui aurait pu être la cause de sabotage, mais celle-ci a été mise hors d’état de nuire. De la salle, la contestation gronde, il y a des prises de parole spontanées. On rappelle sans citer de date qu’à Vannes une compagnie d’une unité composée en grande partie de français d’origine musulmane s’était presque mutinée et pendant près de six mois elle a tenu tête à ses chefs. Ces soldats ont été payés, nourris, blanchis à ne rien faire. On vous fout la paix si vous nous foutez la paix. Cela mériterait une enquête précise pour essayer de connaître les faits. Essayant de calmer le débat Frédéric Pons nous indique que l’armée maintenant a mieux pris en compte le combat urbain et qu’en Champagne s’est ouvert un terrain de manœuvre spécialisé pour s’y entrainer. Pense-t-il ainsi à rassurer ceux qui craignent une révolte armée dans nos banlieues ? Puis le jeteur d’huile sur le feu Jérôme Rivière intervient. Il cite une analyse ancienne de nos partenaires étrangers, les Etats-Unis je crois, disant déjà que la France ne serait plus un allié crédible en cas de conflit au Moyen-Orient vu le nombre de soldats de confession musulmane dans ces rangs. En 1994, il cite aussi une étude réalisée dans le 93 ou des recrues issues de l’immigration ne sachant pas lire n’arrivaient plus à retourner chez elle. Cela me fait souvenir à l’histoire des croissants d’un certain Coppé. Il affirme que nous faisons une politique de l’autruche et que tant que l’islam aura un projet politique en France, il fallait combattre ce projet et donc combattre cet islam. En écoutant ces propos aux connotations islamophobes, je vis à côté de moi le visage d’une employée municipale issue de la diversité se décomposer, au bord des larmes. Ses yeux exprimés toute la tristesse d’être une jeune française discriminée du fait de ces origines. Nous échangions quand même un sourire complice et je crois que nous nous sommes compris. Par rapport à la grande majorité de la salle elle avait la jeunesse et tous les vieux qui la bave aux lèvres avaient fait des accusations indignes commençaient à sentir le sapin. Plus que le travail sur l’idéologie, la réflexion, le débat, c’est la mort par vieillissement qui nous débarrassera des tenants d’une France repliée sur elle-même, rance, dont certains sont ceux qui ont été battus en Algérie et qui partis la queue entre les jambes vivent encore mal leur humiliation 54 ans après et qui ont transmis à leurs enfants cette culture de la haine et du rejet de l’autre, de l’étranger surtout quand il est arabe algérien musulman, le bouc émissaire parfait pour tous nos malheurs et toutes nos peurs. Béziers rassemblement de toutes les droites mais aussi rassemblement pour garder actif un venin qui empoisonne notre pays. Nous étions là pour poser les fondations d’une défense nationale à reconstruire mais vraiment on ne fait pas du neuf avec des vieux et parfois des vieux salopards. Je regrette que le colonel Rideau ou le général Martinez qui en avait l’autorité morale et hiérarchique ne se soient pas levés pour faire taire ce quarteron d’agitateur en retraite indignes de se draper dans nos couleurs pour vomir sur nos concitoyens de confession musulmane. Pour mémoire les algériens qui se levèrent contre la France en 1954 comptaient dans leurs rangs des héros des deux guerres et c’est l’injustice, l’exploitation et le racisme colonial qui les conduisirent sur le sentier de la guerre. Pour calmer les esprits mon jeune voisin posa une vraie question essentielle pour la politique de défense actuelle et à venir de notre pays. Aussi brillante que l’intervention de l’ancien membre des forces spéciales. Que faisons-nous en termes de cyber-guerre ? Félicitations. Frédéric Pons y répondu très bien. Il parla de la création du nouveau commandement pour la cyber-guerre qui venait de se mettre en place. Il expliqua que la doctrine actuelle était à la cyber-défense pour parer les attaques et les intrusions ennemies à la différence de la Chine et de la Russie. Mais que discrètement nos experts planchent sur des logiciels de casse des sites ennemies comme ceux des jihadistes diffusant une propagande dangereuse pour notre jeunesse ainsi que des programmes pouvant brouiller leur communication dans l’espace virtuel. Ce fut la seule interrogation qui nous avez projeté dans la réalité des conflits de demain et même d’aujourd’hui. Pas de prospectives dans le domaine du renseignement ou du spatial encore moins d’une esquisse d’une nouvelle doctrine militaire pour notre pays ou pour l’Union Européenne qui a bloqué nous le savons tout projet de défense européenne s’abritant sous le parapluie d’une Otan dont le commandement nous échappe. Même la dernière question provenant de la salle que j’écoutais ne m’apporta rien. Un conseiller régional Front National demanda à nos intervenants s’il fallait sortir du commandement intégré de l’Otan et quelle part du PIB fallait-il consacré dans les années à venir pour soutenir notre effort en matière de défense nationale. Du déjà entendu, je partais avant la fin persuadé que de toute façon je resterai sur ma faim d’avancer sur un quelconque projet politique de refonte de notre appareil de défense nationale. Dommage. Je partais rencontrer l’opposition à Menard qui selon mes informations et celles parues dans la presse avait préparé une manifestation d’envergure pour dénoncer le coup politique de leur maire qui avait fait de leur ville l’épicentre de toutes les droites le temps d’un week-end. Le rendez-vous était en plein air place du 14 juillet à côté de la statue de Jean Moulin, tout un symbole. Mais le temps gris, bas et la bruine me laissait présager le pire. Ce fut le cas, moins de vingt personnes quand j’arrivai sur les lieux et un campement de fortune des gens de Nuit Debout, quatre ou cinq jeunes habillés à la mode zadiste très gentils entrain de préparer du café et d’autres boissons chaudes. Des leaders de l’opposition biterroise esseulés, une jeune femme syndicaliste préparant la manif de l’après-midi, une camionnette hors d’âge, des militants âgés ou issus de la diversité et des gens du journal « Envie de Béziers » titre sur le net d’opposition à la politique municipale actuelle. Pas de quoi affoler les 1000 personnes qu’avaient réussi à réunir Robert Menard. Moi qui dans mes premiers reportages sur Béziers avait cru sentir une fronde progressiste se lever j’étais dépité. J’appris que la conférence de presse qui aurait du avoir lieu à 10h00 sur le site avait été annulée faute de journaliste et que Menard lui, avait la presse, bonne ou mauvaise pour sa cause au moins il avait bénéficié d’une médiatisation correcte. J’échangeais quelques mots, je rencontrais un élu d’opposition à la mairie, un artiste plasticien égaré et même le repas prévu n’eut pas lieu. Je partis donc à la plus proche boulangerie, j’avais un creux. Les organisateurs essayaient de garder le sourire et disait vous verrez ils vont venir, c’est tôt. C’est dur de rassembler moins que son rival. Plus loin une voiture de police avec deux agents surveillait la place presque déserte. J’espérai voir le soleil d’Austerlitz fendre les nuages et qu’une troupe de militants partent défier Saint-Robert patron intronisé par lui-même de toutes les droites, mais c’était plutôt Waterloo morne plaine. Même l’esprit de Jean Moulin devait être occupé ailleurs. Ce n’était pas de la résistance et je crois que les organisateurs de ce fiasco auraient du rester dans la clandestinité. Après tout là on ne vient pas vous compter. Dans cette galère, je vis embarquer un personnage qui en son temps et avec son titre aurait drainé des foules : Dominique Sopo, président de SOS Racisme, association instrumentalisé en son temps par le parti Socialiste et qui est en chute libre. A sa tête je compris son désarroi. Il venait de très loin pour pas grand-chose. La photo que j’ai emprunté au Midi-Libre et qui montre une manifestation des opposants clairsemés avec un Sopo accompagné d’une seule personne et sensiblement isolé traduit bien ce que j’avais ressenti dés onze heure. Ce samedi je n’avais vraiment pas envie de Béziers, je décidai donc d’en repartir. J’en avais assez entendu ou vu. Ceux qui voudraient en savoir plus sur cette manifestation peuvent faire des recherches et lire la presse de la fin mai. Mais je n’étais pas à la fin de mes surprises. Vous savez dans ma première chronique M. Menard faisait siffler le préfet disant qu’en gros il ne faisait rien pour maintenir l’ordre et s’il y avait des débordements il était complice. Le refrain cher au Front National de seul contre tous. Mensonge ! Robert pris la main dans le pot de confiture. En effet rue du 22 août 1944 jour emblématique je pense de la libération de Béziers, une petite ruelle du centre ville proche du Palais des Congrès où se passait la plus grande partir de la manifestation, je trouvais une escouade de CRS installée là discrètement et équipés pour la confrontation avec matraques, boucliers et gaz lacrymogène. Menard le baroudeur pouvait jouer les gros bras il avait sa protection et sa garde prétorienne. Robert même pas peur va te cacher petit cachotier. Avec tes municipaux, la police nationale et les CRS t’avait de quoi briser un siège et casser du rouge sans te casser un ongle. Vilain que tu es ! Repassant par les allées Paul Riquet j’assistais à un spectacle surprenant, le rassemblement des droites faisait des heureux, des joyeux, des contents, pas les habitants mais les restaurateurs du coin. Là au cœur de la ville c’était la cantine des droites. Fiers avec le badge autour du coup, les militants avaient envahi les restaurants. On est chez nous, on est chez nous et on bouffe chez nous. Au moins ce rassemblement avait servi à quelque chose, mettre du baume au cœur de ceux qui préparaient les additions de la fin des repas. Heureux de cette invasion comme un bistroquet de cette sous-préfecture de l’Hérault qui est prêt à collaborer avec l’occupant de son établissement. L’argent n’a pas d’odeur sauf peut-être celui de la sainteté, parce que demain vous la savez déjà, le 29 mai c’est à Sainte Rita et il y aura messe avec rite romain extraordinaire et je n’y n’irai pas. Jamais le dimanche…
Je vous livre les propositions politiques sorties de ce colloque que Robert Menard et « Valeurs Actuelles » avaient du rédiger avant même si un simulacre de vote et une séance de démocratie participative était au programme du dimanche matin.
Voici en exclusivité les propositions qui ont été adoptées à mains levées en conclusion du Rendez-vous de Béziers !
Parce que la France a besoin d’identité et d’autorité.
Parce que la politique n’est pas un métier ni la France une entreprise.
Parce qu’il vaut mieux ouvrir les portes par le mérite que les fermer par l’argent.
Parce qu’à force de naturaliser en masse, on dénature en bloc.
Parce que mieux vaut le risque dans la liberté que la certitude dans l’assistanat.
Parce que mieux vaut une préférence nationale que l’appauvrissement général.
Parce que l’insécurité est une guerre et l’ordre une libération.
Parce que mieux vaut faire des enfants que les importer.
Oz ta droite !
Oz ta droite, ce n’est pas un programme, c’est une frontière. Celle que la gauche interdit de franchir. Celle qu’une partie de la droite ne passe qu’en contrebande, le temps d’une élection. Une frontière qui délimite le monde dans lequel nous vivons de celui dans lequel nous pourrions vivre.
Un monde où les mots auraient un sens, où les actes ne seraient pas feints, où le débat ne serait pas le monologue des miroirs. Un monde où le réel serait enfin affronté et pas dénié ou détourné.
Un monde où la personne prendrait le pas sur l’individu, le peuple sur le marché, le politique sur le juridique.
Pour rejoindre ce monde, il suffit de passer la frontière.
Passe la frontière ! Oz ta droite !
De l’air
• Moratoire de cinq ans sur les impôts ainsi que les réformes des collectivités territoriales.
• Fin du statut de fonctionnaire, sans rétroactivité, pour les agents des ministères non régaliens et les collectivités territoriales.
• Abolition des lois attentatoires à la libre d’expression.
• Principe de supériorité du politique sur le juridique : limitation du contrôle de constitutionnalité.
• Simplification radicale des normes et obligations administratives pour les agriculteurs, artisans, commerçants, professions libérales, PME, sous un seuil de chiffre d’affaires déterminé.
• Mise en place du « chèque scolaire » pour donner aux familles le libre choix de l’école.
• Moratoire sur l’ouverture de grandes surfaces.
• Supprimer le principe de précaution et instaurer une liberté d’expérimentation.
• Exiger la préférence agriculturelle française.
De l’effort
• Suppression des 35 heures.
• Retraite à 65 ans.
• Moratoire sur les dépenses budgétaires hors Famille et Défense jusqu’au retour de l’équilibre budgétaire et afin de réduire la dépendance envers les banques.
• Priorité aux économies dans le domaine de l’État-providence.
De l’ordre
• Dénoncer l’adhésion de la France aux articles de la Convention européenne des droits de l’homme qui privent la police et la justice françaises des moyens de mener à bien leurs missions.
• Déchéance de nationalité pour les terroristes et les apologistes du terrorisme.
• Installation d’un poste de gendarmerie permanent, couplé à des moyens juridiques spécifiques et conséquents dans une première série de 100 zones de « non-France » jusqu’à complet rétablissement de la présence républicaine et française.
• Abaissement de la majorité pénale à 15 ans.
• Expulsion systématique des condamnés étrangers à l’issue de leur peine de prison et conclusion d’accords bilatéraux pour que ces étrangers purgent leur peine de prison dans leur pays.
• Création d’une Garde nationale composée de volontaires sélectionnés, âgés de 25 à 50 ans, sans double nationalité, et constituée sur une base départementale, pour un effectif total de 100 000 hommes et femmes.
• Nouvelle réglementation sur la légitime défense pour les forces de l’ordre.
• Supprimer la règle qui permet à tous les condamnés à moins de deux ans de prison d’échapper à la prison.
De l’indépendance
• Sortir la France de l’organisation militaire intégrée de l’OTAN afin de retrouver notre souveraineté stratégique.
• Rétablissement de la supériorité des lois françaises sur la réglementation européenne et les traités internationaux par une réforme de la Constitution adoptée par référendum.
• Maintien du parc nucléaire français.
• Augmentation de la part du PIB consacré aux armées et à la Défense pour atteindre 3 %.
• Engagement à refuser le traité transatlantique.
• Suspension de l’espace Schengen.
• Favoriser des voies alternatives à l’École nationale de la magistrature pour déformater les futurs magistrats.
Du mérite
• Liberté donnée aux universités de sélectionner à l’entrée leurs étudiants, quel que soit le cycle.
• Élargissement des bourses scolaires au mérite.
Du sens
• Abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel sans rétroactivité.
• Remplacement du PACS par un contrat d’association ouvert à tous ceux qui vivent sous le même toit.
• Interdiction de la GPA.
• Recentrer les programmes des petites écoles sur l’apprentissage des bases : lire, écrire, compter, connaître l’histoire et la géographie de la France, de l’Europe et du monde dans cet ordre.
• Élargissement du ministère de la Culture à la promotion et à la protection des patrimoines naturels.
• Supression du collège unique et de la réforme du collège.
De la justice
• Instauration de la priorité aux Français pour les logements sociaux et l’emploi.
• Soumission du versement de toute allocation familiale, logement, solidarité, insertion et handicap à cinq années de travail légal en France pour tout étranger non communautaire, hors statut de réfugié politique.
• Introduction d’une dose significative de proportionnelle pour les élections législatives afin que chaque parti représentant 5 % du corps électoral dispose d’un groupe à l’Assemblée nationale.
• Fin, sur cinq ans, du financement public des centrales syndicales et du paritarisme social.
• Abolition des privilèges : suppression de l’abattement fiscal des journalistes.
De l’avenir
• Création d’une prime de naissance pour le troisième enfant des familles françaises équivalente à une année de salaire minimum.
• Suppression du droit au regroupement familial pour les étrangers non communautaires.
• Réforme du Code de la nationalité : rétablissement du droit du sang et limitation des naturalisations aux cas d’assimilation.
• Suppression de la mise sous condition de ressource des allocations familiales.
• Instauration d’une retraite à points qui encourage l’investissement dans les enfants en attribuant des points de retraire pour chaque enfant élevé.
De la République
• Autorisation du voile islamique au seul espace privé.
• Moratoire sur les constructions et agrandissements de mosquées.
• Suppression de la double nationalité hors Europe.
Du pluralisme
• Suppression de toutes les aides publiques, directes ou indirectes, à la presse.
• Réforme du CSA pour que ses membres soient désignés en proportion des différentes familles politiques sur la base des résultats du premier tour des élections présidentielles.
Français et tous ceux qui habitent ce pays, n’oubliez jamais que l’initiative de Robert Ménard aurait pu marcher et que pour 2017 les sondeurs nous prédisent Marine Le Pen au deuxième tour. Alors vous vous souviendrez peut-être de cette chronique de Med In Marseille toujours à l’avant-garde. Nous sommes vos pisteurs méditerranéens là ou personne ne va et là ou personne ne veut écouter.

 



 

 

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  • 20 septembre

     

    CONTRE LA SUPPRESSION BRUTALE DES CONTRATS AIDES, RASSEMBLEMENT unitaire DEVANT LA PREFECTURE LE MERCREDI 20 SEPTEMBRE A 13H.

    Depuis la rentrée, l’annonce par le gouvernement de la fin programmée de tous les emplois aidés a réactivé la colère dans l’éducation, premier employeur de ces contrats. Les associations de parents d’élève se sont jointes à l’intersyndicale 1er degré en cette rentrée car elles sont bien conscientes des difficultés tant sur le plan humain que dans la dégradation de l’accueil des familles dans les écoles où les AADE sont devenues indispensables au bon fonctionnement. Le second degré de l’éducation, touché aussi par ces suppressions se joindra aussi à notre action le mercredi 20 septembre à 13h devant la Préfecture, à Marseille et l’action s’élargit en interprofessionnel. L’intersyndicale a demandé à être (...)

     

  • 14 septembre

     

    Emmaüs Pointe Rouge lance une collecte de dons pour les migarnts

    La Collecte de dons alimentaires pour les migrants de la Vallée de La Roya, est ouverte. départ du camion lundi 16 octobre. Le camion d’Emmaüs partira le lundi 16 octobre. Voir sur le site emmaus-pointerouge.com

     

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