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Pas de trêve estivale pour les clandestins et l’ensemble des précaires

31 juillet 2015

Août approche à grand pas, c’est le temps des vacances y compris pour les travailleurs sociaux, mais la diminution des moyens donnés aux associations, l’épuisement des bénévoles et le vieillissement de certains font que nous allons rentrer dans un période de l’année où de nombreuses structures spécialisées dans l’accueil et le secours des personnes en errances vont fermer pour quelques semaines.


 

Les pouvoirs publics eux-mêmes vont réduire leurs actions avec du personnel à l’arrêt et aucun moyen de le remplacer. Devant le flux migratoire que connait le pays nous allons vivre une situation de carence insupportable, insupportable pour les personnes concernées mais aussi pour l’ensemble de la société française et dans l’outremer où des nouveaux problèmes risquent de naître de ce manque. Quelques structures bénévoles vont bien essayer des actions éparses mais le problème n’est pas estimé à sa juste hauteur. Le numéro d’urgence pour l’accueil ne représente plus qu’une goutte d’eau dans l’océan des bouleversements que créent ces flux en constantes augmentations.

Les SDF nationaux qui n’arrêtent pas de voir leur nombre croître, les nouveaux arrivants, les roms allant de campements de misère en friches urbaines, ils sont une population sans toit ni loi ni risque de devenir un danger pour le pays et pour eux-mêmes. De l’augmentation de la délinquance qui résultera des actions de personnes dénuées de toutes aides et de tous moyens de subsistances jusqu’aux problèmes de santé, nous allons connaître des problèmes en croissance exponentielle. Souvent d’un ton cynique, nous entendons le fameux : "mais que fait la police ?" nous pouvons lui substituer : "mais que fait l’Etat". Quarante d’échecs des politiques migratoires et du traitement social de la misère nous donnent la situation actuelle. Ce n’est pas quelques barbelés de plus aux accès du tunnel sous la Manche, quelques distributions de vivres et des renforts de pandores à boucliers qui commenceront à amorcer même l’once d’un règlement de cette catastrophe humanitaire que nous vivons. Ni le pouvoir politique, ni l’administration ne sont à la hauteur du défi. C’est toute la chaîne de décision de notre gouvernance qui est à revoir. Qui prend les décisions, qui agit et sur quoi, en diluant les moyens d’actions et les responsabilités, c’est la république qui se dissous un peu plus et tolère sur son sol que s’installe une nouvelle forme de barbarie.

 



 

  • Libérons Georges Abdallah !

    Bravo pour l’article Ahmed ! Pour compléter sur Georges Abdallah, je signale le lancement de la campagne UN BUS POUR LANNEMEZAN par le Collectif PACA-Marseille pour la libération de Georges. Il s’agit d’affréter un bus au départ de Marseille pour se rendre au rassemblement qui aura lieu à 14h00 devant la prison de Lannemezan où est enfermé Georges Abdallah le 25 octobre 2014. Pour s’inscrire : contact par téléphone (0667009251) ou par mél (pc05936@gmail.com).

    par Pierre le Octobre 2014 à 23h02
  • La Palestine en débat à la cité des Flamant.

    Bonjour,

    Il est étonnant d’appeler "débat" la rencontre de personne du même avis.
    Il est étonnant d’appeler "raciste" un pays où 20 % de la population est musulmane et vit avec les mêmes droits.

    Parler d’Israël en ces termes dans les cités participent à l’importation du conflit. Un réel débat peut être intéressant mais pas en parlant d’un côté en ces termes. Cela n’apporte que la haine.

    Pour finir, vous mélangez la colonisation et le blocus. Gaza n’est pas occupé par les israéliens ou par l’armée Israélienne.

    Cordialement,

    David G

    par david le Septembre 2014 à 13h51

 

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