Articles

Accueil > En direct de Marseille > Made in Algeria, généalogie d’un territoire

 

Made in Algeria, généalogie d’un territoire

16 février 2016

Ce vendredi soir, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, le Mucem a organisé une nocturne autour de son événement phare du moment « MADE IN ALGERIA », cette exposition dédiée à la fabrication coloniale du territoire Algérien, commencée il y a plus de deux cent ans. Ont été réunis pour la première fois, près de 200 cartes, dessins, peintures, photographies, films et documents historiques ainsi que des œuvres contemporaines apparentées à l’Algérie en provenance des plus grands musées français et étrangers.


 


Ambiance de fête, file d’attente à l’accueil, public plutôt jeune, venu nombreux assister à l’événement. Dans le hall une installation d’art contemporain intitulée « le récit des fragments » réalisée par deux artistes plasticiens Romain Rondet et Grégoire Mazeaud de l’Ecole supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée.
Devant nous, en amas, en tas, des objets pour former des cairns, rassemblés à Marseille, achetés chez des marchands ou au grès des rencontres,

Les deux plasticiens ont invité l’artiste Sally une franco-algérienne amoureuse de sa culture, venue avec ses valises et ses vêtements qui évoquent la mode Algérienne et qui a fasciné, capturé le public par ses robes et ses bijoux.


Le premier étage du Mucem est réservé à l’exposition « MADE IN ALGERIA », des centaines de cartes géographiques témoignent de l’évolution du territoire dit algérien au fil de son histoire, de la conquête d’Alger à la prise de possession par la France des territoires du sud aux confins sahariens.

Une mention spéciale pour les affiches de propagande coloniale de l’époque qui invitent les français de la métropole à venir s’installer en Algérie à travers lesquelles, le public comprend les étapes de colonisation au gré des changements politiques.

La deuxième partie l’exposition est consacrée quant à elle à des photographies qui nous immergent dans l’Algérie du dernier siècle, les photos d’anonymes côtoient les photos des grands révolutionnaires qui ont visité un jour ou l’autre l’Algérie, Frantz Fanon, Che Guevara et d’autres…

A la sortie de l’exposition, une librairie est installée, elle rassemble plusieurs ouvrages autour du thème « MADE IN ALGERIA »

Le sous-sol du Mucem s’est transformé en une gigantesque boite de nuit avec une musique branchée mais nous le regrettons sans sonorité ni influence algérienne, un oubli des organisateurs.

 

 

Autres articles En direct de Marseille

 

Brèves En direct de Marseille

  • Mars 2016

     

    A Marseille c’est Consolat, nos héros olympiques !

    Le phénomène Consolat, commenté par coach Bonelli. A l’heure où le contribuable marseillais va payer les déboires sportifs de l’Olympique de Marseille résultant d’un contrat public-privé mal ficelé pour payer la construction de notre stade certes magnifique mais onéreux et cela pendant plusieurs décennies au nord en terre ingrate de hlm et de relégation sociale une aventure se joue avec des héros bien de chez nous, Consolat club de National est peut-être aux portes de la deuxième division quand l’OM en pleine désillusion peut y tomber aussi. Ici pas de star, pas de paillettes et plutôt des mal logés que des loges pour les business et la jet-set. Pourtant à force de travail, de persévérance et d’envie de (...)

     

  • Décembre 2015

     

    Et pourtant il faut le faire : « aux urnes citoyens »

    Face à la vague d’abstention qui dépasse les 48% nous nous devons d’inciter nos concitoyens à se rendre aux urnes ce dimanche. Les objections qui ont détourné les français du suffrage universel nous les connaissons et la crise économique et sociétale que nous subissons n’arrange pas les choses. Faire de la politique autrement par l’engagement dans les associations, sur les réseaux sociaux dans les organisations caritatives ne doit pas nous faire oublier que nous vivons dans un système que seul le passage dans l’isoloir peut faire évoluer hormis bien sur une situation insurrectionnelle. Les promesses de VIème république, de changement de gouvernance ont vécu et le renoncement, le désespoir et dans les (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Castellane : réquisitoire dans le procès du trafic de drogue de la Tour K

    Pendant quatre heures Mme le procureur Isabelle Candau déroule son réquisitoire contre les 28 prévenus dans le procès du trafic de la Tour K de la Castellane. Elle y dénonce la dimension entrepreneuriale de cette PME de la drogue avec sa soixantaine d’employés et son chiffre d’affaire d’environ 23 millions d’euros par an soit une moyenne de 65 000 € par jour. Nous ne sommes plus en face d’une économie souterraine mais tout simplement face à une économie qui vit en dehors des règles mais à la vue de tous : policiers, habitants du quartier, consommateurs de stupéfiants… Elle édicte son propre règlement de fonctionnement. « Les employés » y sont récompensés, sanctionnés et même licenciés. Il existe une (...)

     

  • Septembre 2015

     

    La Castellane, le procès

    Ce lundi matin Mme le procureur Isabelle Candau va dérouler son réquisitoire contre Nordine Achouri et les 28 autres prévenus dans le procès du trafic de stupéfiants de la Tour K de la Castellane. Les preuves fruits du travail de la Police Judiciaire qui ont permis le coup de filet de juin 2013 sont accablantes. Si ce procès se veut exemplaire, les peines demandées le seraient aussi et les encore présumés innocents vont porter le chapeau ou le turban pour tous ceux qui sont passés à travers les mailles de la justice. M. Cazeneuve veut son trophée, sa peau d’ours pour le parquet de son bureau ou sa tête de sanglier au-dessus de la cheminée, c’est taxidermie pour Nordine le fauve désigné d’un troupeau (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Marseille, pour l’accueil il vaut mieux être croisiériste que demandeur de titre de séjour

    Des associations ont déposé un recours devant le Tribunal administratif de Marseille pour dénoncer les conditions d’accueil des étrangers à la Préfecture des Bouches du Rhône. A la charge le GISTI (Groupe d’information et de Soutien des Immigrés) et la CIMADE. Ils pointent du doigt le peu de personnes reçues tous les jours, douze tickets tous les matins pour douze élus pouvant accomplir leur formalité. Il y a des jours de bagarres et de cohue et des jours sans. Les cerbères de la police qui ouvrent le rideau métallique à 8h15 sont parfois peu aimables. Et puis il y a la peur permanente du papier qui manque qui peut anéantir les efforts du moment. Mais l’administration n’en dément pas, il n’y a pas de (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Les héros de « Monstres et compagnie »

    Bel article d’Angélique Schaller A lire l’écrit de notre consœur dans La Marseillaise du 23 septembre, page 3 : « Intégration, le parent pauvre de l’asile » qui nous fait découvrir ELIA (Evaluation Logement Initiative Altérité) une association qui depuis 2003 s’occupe d’intégrer les réfugiés grâce aux financements d’état. La seule structure qui le fait de manière définitive. Juste un bémol gentil sur la photo d’illustration avec sa légende : « Quand une personne obtient le statut de réfugié, le travail de deuil commence », on trouve deux héros des studios Pixar comme quoi au moins tous les enfants du monde partage les mêmes monstres, dont un tout bleu et l’autre un cyclope vert. C’est à la fois rassurant et en dit (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Troisième arrondissement, quand le plomb peut tuer

    Nous ne sommes pas en présence d’un énième règlement de compte à Marseille, mais un père avec quatre enfants qui lutte contre la plombémie qui affecte ses jumeaux suivis à l’Hôpital Nord. La plombémie c’est du plomb dans le sang, un avant goût du saturnisme. Une conséquence sur la santé d’habiter dans un appartement insalubre Bd Féraud en plein cœur de la cité phocéenne du côté de Félix Pyat. Un décor parfait pour tourner « Les Misérables » d’Hugo le pendant gore de « Plus belle la vie » ce navet promotionnel d’une ville rongée par le mal-logement et tous les maux des grandes métropoles pauvres qui malgré les combats journaliers de la Fondation Abbé-Pierre, du Samu-Social et des services municipaux qui font ce qui (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Chronique urbaine : Camille Flammarion, ce n’est pas le Mistral et encore moins plus belle la vie

    Nous sommes une ville en chantier depuis 26 siècles et nous ne faisons rien comme les autres, alors je profite d’une occasion pour vous narrer ce qui risque bien de devenir une nouvelle histoire marseillaise à mettre dans la rubrique : « Urbanisme : parfois quand le bâtiment va, c’est les riverains de l’ouvrage qui ne vont pas ». Vous aller me dire : « Encore un mauvais coucheur, un râleur de quartier que l’on dérange dans les siens… » Soit j’accepte par avance la critique. Le décor : entre la gare et le Palais Longchamp, boulevard Camille Flammarion, astronome de génie en son temps, le lieu : L’ilot Chanterelle un terrain autrefois arboré que la ville de Marseille a cédé au promoteur Eiffage pour (...)

     

  • Septembre 2015

     

    L’exposition Berlinhard, qui présentait les œuvres de Stu Mead et Scheibner crée la polimique à Marseille

    L’exposition des deux artistes qui s’est tenu à la friche de la belle de mai du 13 juin au 27 août 2015 s’est arrêtée plutôt que prévue au lieu du 13 septembre, suite à la polémique suscitée et la mobilisation des réseaux sociaux, une pétition circulait sur internet pour demander l’arrêt de cette exposition taxée de "pédophile et zoophile". Sur son site la friche s’en défend en citant le blog de Shige : "On me dit que les IMAGES de Stu Mead évoquent la pédophilie, l’inceste et de nombreuses déviances. Je ne vois rien de choquant dans son art, et j’ai même la conviction qu’il est innocent des reproches les plus sordides que l’on peut formuler à son encontre. Je vois surtout beaucoup d’humour chez Stu Mead, (...)

     

  • Août 2015

     

    Un application pour lutter contre la saleté à Marseille

    Une nouvelle application baptisée "Engagés au quotidien" lancée par la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole, à pour but l’amélioration de l’image qui colle à Marseille de ville sale en associant ses habitants, en la téléchargeant sur un smartphone, tablette, ou un ordinateur vous pouvez en quelques clic signaler les problèmes : Hygiènes Des déchets ou des objets sur le sol ! Des équipements qui débordent ! Voirie Des trous sont visibles dans la chaussée ou dans le trottoir. Circulation Un panneau endommagé ou un feu de circulation en panne ou endommagé ! Prenez une photo et envoyez la via l’application, la mairie s’engage à intervenir à l’endroit indiqué via la géolocalisation. (...)

     

Articles récents

Articles au hasard