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L’Association "Made Bassens" organise un atelier code de la route pour les femmes

16 mars 2016 - Dernier ajout 21 avril 2016

bahaziz

L’association Marseille en Action pour le Développement et l’Échange est un collectif qui tend à donner la parole aux habitants du territoire oublié de Bassens à Marseille. Fondée en 1998 par la fervente militante Schéhérazade Benmessaoud qui a grandi dans la cité, elle compte à présent plus de 400 membres qui se dévouent corps et âme pour dénoncer l’éloignement des transports, la discrimination à l’égard des habitants du territoire, la vétusté des logements ou encore l’extrême précarité qui sévit notamment pour les femmes et mères de familles. Située dans une zone industrielle enclavée entre une autoroute, une départementale et chemin de fer, la cité qui fêtera bientôt ses 53 ans connait un triste taux record de 70% de chômage. C’est pourquoi, cette association à but non lucratif milite pour leur droit, l’insertion et l’égalité des chances. Made Bassens a notamment entrepris un nouveau projet en vue de permettre aux femmes d’acquérir de l’autonomie et de pouvoir évoluer professionnellement : la mise en place de cours d’auto école pour les aider à passer leur permis. Une vingtaine de femme ont répondu à l’initiative lancée par l’association en se réunissant hier dans leur locaux pour le premier atelier ‘code de la route’. Nous sommes partis à la rencontre de ces femmes courageuses, ambitieuses et déterminées qui ont décidé de se donner tous les moyens pour sortir de la précarité.


 

Une vingtaine de femme se sont réunis pour ce premier atelier de code de la route dont Prunier Ayet est la monitrice. Au tableau sont écrits en lettres majuscules ces 3 inscriptions : Indépendance, Autonomie, Estime de soi. Ce groupe de femme qui viennent toutes de Bassens est composée de mère aux foyers, de femmes célibataires, de françaises racisées ou d’origine européenne. Il représente à lui seul un formidable échantillon de la population plurielle, variée et d’horizons divers qu’abritent le territoire de Bassens. Âgées entre 29 ans et 48 ans, certaines d’entre elles possèdent déjà le permis de conduire mais provenant d’un pays étranger ou elles ont cessé de conduire à la suite de période d’inactivité professionnelle dans leur vies. La peur, le doute, le manque de confiance ont poussé ses femmes à ne jamais oser reprendre le volant.

Aujourd’hui, elles se sont réunis pour prendre des cours et passer ce permis qu’elles n’ont jamais osé affronter ou pour reprendre des cours de conduite qu’elles ont jadis abandonnés. La professeure qui dispense c’est cours, Pruniet Ayet, est salarié au sein de l’association mais également monitrice au sein d’une auto école. Originaire de la région Nord de Marseille, elle a elle même passé son permis de conduire tardivement, à l’âge de 28 ans. Elle a du le repasser pas moins de 5 fois d’affilés avant de finalement parvenir à l’obtenir. C’est à la suite de cette inflexible et impérissable détermination qu’elle ait parvenu à devenir aujourd’hui enseignante de la conduite automobile et de la sécurité routière. Elle a choisit d’aider les femmes qui comme elles ont pu éprouver des difficultés d’apprentissages, financières et/ou encore raciale comme elle tend à l’expliquer : « Dans certaines auto école, on demande à certaines d’enlever leurs voiles, on voit s’entendre dire qu’on est incapable ou alors on a du mal à suivre les cours à cause de la barrière de la langue. Je connais les difficultés et les doutes qu’elles éprouvent. C’est pour ça que j’ai voulu travailler avec les gens en difficultés. Il faut avant tout redonner confiance à ses femmes qui se sont vu souvent traiter d’incapable ou d’idiote. »

Lors de ce premier atelier, Pruniet Ayet et la présidente de l’association Shéhérazade Nakabe ont expliqué les conditions, les modalités et présenter les objectifs de l’atelier : « Pour celles qui ont du mal avec le français, on revient sur les lexiques, on les aide à l’alphabétisation et à la compréhension. On dispose à l’association de cahier d’exercice, de DVD explicatif et de cours qui vont nous permettre de vous accompagner jusqu’à l’inscription en auto école. » En véritable coach, elles expliquent et répètent à ces femmes qu’elles peuvent tout avec de la motivation et que rien ne doit les arrêter. Après la présentation de l’atelier et les explications de la monitrice et de la présidente de l’association, nous avons obtenu un entretien avec Baaziz Amina, membre au sein de l’association depuis 2013. Titulaire d’un diplôme de travailleuse sociale, elle reprend aujourd’hui ses études à l’âge de 32 ans en science de l’éducation. Militante au sein de Made Bassens depuis des années, elle a accepté de répondre à nos questions sur son engagement et sur le développement de l’association.

- Pouvez-vous nous parler un peu de votre association, de ses origines et de sa fondation ?

L’association s’est fondée en 2008 grâce à un groupe femme de Bassens qui se sont mobilisé à l’époque contre le projet d’habitation de Marseille qui souhaitaient raser le quartier mais aussi pour dénoncer la vétusté des lieux et de leurs habitations. La forte mobilisation des locataires a permis la déconstruction d’une partie de la cité Bassens et le relogement des familles dans des maisons individuelles et non vétustes. A la suite de ce succès, les habitants ont décidé de continuer de se mobiliser pour dénoncer les nombreux problèmes au sein du territoire. A défaut d’avoir un centre social, on s’est regroupé au sein de l’association. On a un personnel réduit et un petit local de 10 m² à Bassens mais on fait tout ce qu’on peut pour faire entendre notre voix. On veut montrer de quoi on est capable.

-  Quelles sont les actions et les revendications de votre association ?

Notre structure est polyvalente, on est axé sur une remobilisation linguistique car la barrière de la langue est un frein à l’insertion professionnelle mais on s’occupe également de la médiation culturelle, des questions d’interculturalité, de l’insertion professionnelle, de l’aspect psychologique etc. L’objectif commun est d’avancer ensemble. L’insertion professionnelle des femmes qui cumulent les facteurs de discriminations est une priorité mais l’association est ouverte à tous. On porte également et surtout la voix des jeunes car ce sont eux les plus touchés par le chômage. C’est cette nouvelle génération qui est la plus touchée. A Bassens, on est encerclé par des grandes entreprises comme Haribo à qui l’on donne de nombreux avantages fiscaux et qui font des millions de chiffre d’affaire mais en revanche on ne s’occupe pas de la population de Bassens qui souffre de chômage. Malgré un recrutement constant dans ces secteurs, ils n’embauchent pas de jeune du quartier dans ces entreprises notamment à cause de la perception qu’ils se font des habitants du quartier. Le développement industriel de cette zone enclavé ne profite pas à la population du territoire parce que la discrimination cachée, les préjugés et les aprioris ne font qu’augmenter la précarité.

- L’association fêtera bientôt ses 20 ans d’existence, est-ce plus difficile de lutter pour vos droits aujourd’hui ou avez-vous observé une amélioration significative de votre condition ?

Depuis 2012, on se donne de nouveaux outils, de nouvelles motivations et de nouveaux projets. La vie de l’association c’est l’engagement, la solidarité et l’aide mais ça se complique avec le temps. Ça devient de plus en plus difficile a u fil des années. A défaut de facilité nos demandes, les institutions régionales se méfient beaucoup de notre comité. Ils ont une vision biaisée et péjorative des habitants du quartier. Ils ont une perception de l’association qui est un frein à notre développement car pour eux on est des assistés. Le travail dans le social c’est épuisant à cause de cette mauvaise représentation du territoire et de ses habitants par les institutions. Le plus dur, ce n’est pas d’accompagner les gens en difficultés mais de devoir se battre et lutter constamment contre les institutions et leur représentation de l’indigénat. Ce type de vision qu’ils entretiennent aux sujets des habitants du quartier est malsaine. C’est une forme de domination sur nos territoires pourtant dit prioritaires.

-  Votre association a été fondée par des femmes et se compose d’une majorité de femme. Pourquoi pensez-vous qu’il est si important d’aider les femmes issues de quartier défavorisé ?

L’association montre notamment la réalité de la difficulté du processus d’émancipation des femmes. C’est déjà dur quand on est un homme issu des quartiers mais quand on est une femme avec 3 enfants qui a du arrêter de travailler un temps pour élever ses enfants c’est encore plus compliqué d’essayer de se réinsérer par la suite. Il faut comprendre l’importance du volet psychologique dans la vie de ses femmes. C’est la réalité qui nous transmet ce qu’il faut faire. Ses femmes et les autres jeunes de Bassens ont le sentiment de n’être pas capable de s’en sortir car c’est l’image qu’on leur a toujours donné d’eux. On les méprise, on les rabaisse et cette dévalorisation s’accentue pour les femmes. Ce sont des images de société qu’on finit par intérioriser. Beaucoup de femmes dans l’association n’ont pas confiance en elles alors que pour s’en sortir, trouver un travail ou passer un concours il faut d’abord croire en soi, savoir qu’on peut le faire. L’impression de ne rien pouvoir faire empêche d’évoluer. Si on veut bâtir un projet, une autonomie, il faut d’abord posséder l’estime de soi donc on travail beaucoup dessus dans l’association. Ce que je voudrais dire avant tout à ces femmes et aux habitants des territoires isolés, c’est croyez en vous, en ce que vous êtes et en vos capacités. Soyez fier de vous car ici on sait se débrouiller. Malgré la situation, on s’en sort alors que peu de gens pourraient le faire. »


Cet atelier a notamment été réalisé en partenariat avec l’APEQ (Action pour l’emploi dans les quartiers) qui aide des femmes à trouver du travail et à se réinsérer professionnellement. Le groupe de femme de l’APEQ pourra ainsi bénéficier de l’accompagnement et des cours d’auto-école dispensés par l’association Made Bassens. Un partenariat avec le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) est également en train de se mettre en place afin d’aider les jeunes adultes incarcérés à la prison des Baumettes à Marseille dans leur effort de réinsertion.
Les femmes issues des quartiers populaires subissent des difficultés de réinsertion d’autant plus forte qu’elles sont sujettes aux discriminations liées à la classe sociale et à la couleur de peau mais également aux inégalités liées au genre féminin qui empêchent le plus souvent leur ascension sociale. Le combat de l’APEQ et de Made Bassens est plus que jamais d’actualité pour aider les habitants des quartiers, homme comme femme, à sortir des périphéries enclavées ou on les a parquées pour se réinsérer professionnellement mais également et surtout, humainement.


Contact :
Mail  : made.bassens@orange.fr
Facebook : https://www.facebook.com/MADE-Bassens-182885465236243/timeline

 

 

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