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Deux jeunes entrepreneurs marseillais se lancent à la conquête du marché du café

19 janvier 2016 - Dernier ajout 21 avril 2016

Ce mardi 19 janvier, nous sommes allés à la rencontre de deux entrepreneurs dans le cadre de la conférence de presse d’AMA CAFFE visant à faire la promotion de leur marque de café italienne importée d’Albanie. En effet, les deux jeunes entrepreneurs tout juste âgés de de 23 ans, Pierre-Alexandre Sarda et Clément Rivalin se sont lancés dans l’ambitieux projet de concurrencer le marché du café -dont le monopole est détenu par Espresso avec 40% des ventes totales en France-, avec leur capsule de qualité et leur machine à café particulièrement novatrice et qui se veut un véritable concentré technologique. Pierre-Alexandre Sarda qui s’occupe de l’aspect marketing et commercial de la boite ainsi que son associé Clément Rivalin, juriste dévolu à l’aspect contractuelle de l’entreprise, sont deux jeunes Marseillais qui se sont donnés les moyens de réussir dans le milieu très select et concurrentiel du marketing. Ils sont ainsi parvenu à ouvrir leur propre entreprise alors que rien ne semblait les y prédestiner. Le cofondateur de la société AMA CAFEE FRANCE, Sarla Pierre-Alexandre, a accepté de répondre à nos questions. Retour sur le portrait et l’ascension sociale de deux jeunes Marseillais qui n’ont pas froid aux yeux.


 

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Alexandre Sarda et Clément Rivalin


Pourquoi avez-vous choisi de sortir votre produit à Marseille ?
Moi et mon meilleur ami d’enfance, nous sommes nés à Marseille. On a donc décidé de s’occuper nous-même de la promotion d"AMA CAFFEE FRANCE au sein de notre ville natale que nous connaissons parfaitement.

Quelle a été votre parcours scolaire et comment vous est venu cette idée ?
J’ai suivi un BTS commerce internationale en alternance au lycée Perrier, quant à mon associé il a fait des études de droit. Dans le cadre de mon cursus scolaire, j’ai été amené à faire un mois de stage dans le pays de mon choix. J’ai donc décidé de suivre un stage en alternance en Albanie au sein d’une jeune entreprise pour l’aider à promouvoir la sortie d’un nouveau champagne. J’ai alors pu rencontré dans ce cadre, le PDG d’AMA international qui m’a proposé de lancé ma propre boîte. Ce stage a été une véritable réussite, j’ai vraiment pu aider au lancement de cette entreprise en Albanie et de retour en France j’ai tout de suite proposé à Clément d’être mon associé dans cette affaire.

Vous avez lancé l’AMA BUSINESS CIRCLE, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
AMA BUSINESS CIRCLE, correspond à un projet collaboratif ouvert à tous pour permettre aux jeunes novateurs de devenir leur propre patron. Vous savez on a souvent du mal à faire confiance aux jeunes. Moi et mon associé on a eu l’opportunité de tomber sur des gens qui nous ont donnés notre chance mais malheureusement ce n’est pas le cas pour tous. C’est pour cela qu’on a tenu à créer l’AMA BUSINESS CIRCLE qui compte aujourd’hui plus de 300 membres déjà et qui se base sur du teaching et du coaching. On essaye de les former et de leur apprendre les méthodes de vente et de collaboration. Il y a 3 niveau dans la société AMA BUSINESS : junior, senior et expert. On veut vraiment aider les jeunes à se lancer, à ouvrir leur boite, à proposer des produits et des services innovants notamment pour le cas des personnes issu de milieux sensibles ou qui peuvent être soumis à des discriminations à l’embauche. On sait que c’est plus dur pour un Mohammed que pour Jean de trouver un emploi et de se voir accorder du crédit, c’est pour ça qu’on est vraiment ouvert à tous et qu’on recherche tout particulièrement à recruter. Pour l’instant, nous ne faisons pas de profit car nous préférons vraiment miser sur le développement de la marque et l’aide aux entrepreneurs français. C’est l’aboutissement d’un cheminement personnel qui prévaut pour le moment sur l’aspect financier de l’entreprise. La seule chose que l’on demande c’est de la motivation.

Dans l’aboutissement de votre projet, quels obstacles avez-vous pu rencontrer ?
La véritable difficulté, c’est de parvenir à changer les habitudes des consommateurs qui préfèrent souvent acheter du café issu des grandes marques. C’est vraiment le principal obstacle car les gens ont peur de s’ouvrir aux changements. Mais comme j’aime à le dire souvent : il ne faut surtout pas avoir peur de mettre les pieds dans le plat.

Pensez-vous que le prix de la machine à café risque également d’être un obstacle ? [199€]
Non je ne pense pas car les machines professionnelles proposées par les grandes marques sont aux alentours de 300-400 €. Je vous défie de trouver une machine de cette qualité dans le marché qui soit à ce prix là ! Surtout qu’on vous offre la possibilité de vous racheter votre vieille machine usagée à café contre la somme de 100€, la machine vous revient alors à un prix très bas. Au contraire, on considère le prix comme un véritable atout qui vise les particuliers et les petites et moyennes entreprises. Cette machine supporte qu’on utilise 200 à 300 capsule par jour.


Quel message voudriez-vous faire passer aux jeunes dans ce pays qui voudraient se lancer comme vous dans l’entreprenariat ?
Croyez en vos rêves et surtout ne jamais se démotiver.


Contact :
Sarda Pierre-Alexandre : +33 603063423
Mail : pas@performance8.eu
Site : www.amafirst.com

 



 

     

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