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"CCO Dégage !" Vers un printemps de la Bricarde ?

14 mars 2016

Ce lundi matin, le blocage du centre social se poursuivait à la cité de la Bricarde dans le 15ème arrondissement de Marseille. De ce fait, les usagers commencent à être gênés autant pour les services que peut apporter le centre que pour les permanences qui ne peuvent plus être assurées. Depuis notre dernier reportage , les habitants ont été reçus au Centre de Culture Ouvrière (CCO), puis ont été entendu par le préfet à l’égalité des chance M. Yves Rousset. Résultat des courses : les habitants se sont dit outrés par les déclaration des dirigeants du CCO qui, selon les dires des habitants, auraient peur de venir les rencontrer dans la cité. Une attitude qui les offusque au plus haut point. A contrario ils se disent satisfait de l’écoute du préfet "qui a été sensible" à leurs difficultés et à leurs récits de vies. Ce matin ils se rendaient à la Marie de secteur, c’est là que nous les avons quitté afin qu’il puissent s’entretenir en toute sérénité avec Samia Ghali, la sénatrice-maire du secteur. Résumé en vidéo.


 

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Ce lundi 14 mars, à la Bricarde c’est de nouveau le blocage du centre social.
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La sénatrice-maire mme Samia Ghali a reçu les habitants et salariés du centre social pour faire le point sur la situation.

Comme vous avez pu le voir sur le topo vidéo, la situation du centre social de La Bricarde s’enlise. En interviewant une habitante notre équipe a relevé des propos à la fois alarmant et comiques : « Le CCO a peur… » Des paroles dans l’air du temps mais qui ne manquent pas de piquants. Le Centre de Culture Ouvrière a peur. Peur de qui ? Des ouvriers, des chômeurs, des oubliés de cette cité de relégation. Comme quoi les vieilles structures d’éducation populaire sont bien hors sol. Ils deviennent des organismes sans âme que les habitants n’arrivent pas à dissocier des services publics. Et souvent seule la personnalité du directeur du centre fait que celui-ci peut continuer à exister dans cet environnement hostile. Le cas de La Bricarde est patent, Abdellali est l’homme ressource, celui qui est là jusqu’à tard le soir qui dépasse sa fonction en devenant une figure paternelle et tutélaire d’une population en errance et dans le doute, qui ne croit plus aux politiques et ne font plus confiance aux institutions. A chaque fois nous rencontrons des habitants différents, à chaque fois, s’ils sont usagers du centre ils reconnaissent que M. Louafi ne compte plus son temps et reste jusqu’à point d’heure. Alors en cas de crise comme aujourd’hui nous assistons à une mobilisation irrationnelle qui tient plus du culte de la personnalité que d’une stratégie raisonnée pour défendre le maillage social et culturel dans une zone défavorisée. Devant l’inaction relative des élus qui se limitent à des promesses où la communication prédomine sur la décision nous sommes pessimistes sur l’élaboration possible d’un schéma de sortie de crise. Quand le conflit employeur-employé se vit dans un tel climat passionnel tout est possible. Reprenant encore la parole d’une habitante qui a rencontré le CCO et qui nous a confirmé qu’ils veulent venir escorter par la police tout est dit. Il est temps que le CCO renoue le dialogue, expose son plan de restructuration pour le centre social et engage le débat quitte à essuyer la vindicte légitime. Mais justement c’est une façon de ne plus avoir « peur » de son propre public, de ses usagers. Aujourd’hui la population ne sachant plus vers quel saint se vouer. Tant pis pour Abdellali, prophète malgré lui, qui ne cesse de répéter aux habitants qu’ils ne doivent surtout pas focaliser sur son sort ! A bientôt pour le prochaine épisode...

 



 

     

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