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« Au nom du frère » : Rencontre avec la poète, cinéaste, réalisatrice égyptienne, Safaa Fathy

31 décembre 2014

Nous avions rencontré Safaa Fathy en 2011, en pleine Révolution égyptienne, à Marseille, où elle projetait son film, « In progress Tahrir, Lève, Lève, la voix », film poignant, caméra au poing sur la lutte des Egyptiens de Tahrir. Cette poète, cinéaste et essayiste a signé en 2013 un documentaire : « Mohammad sauvé des eaux ». Cette œuvre intimiste sur la maladie de son frère soulève la question cruciale de la pollution des terres et de l’eau égyptiennes, organisée en véritable système juteux par les anciennes équipes dirigeantes au pouvoir, au détriment de toute une population. Avec elle, nous revenons sur la situation politique et sociale en Egypte, les pratiques de torture et de détentions arbitraires qui persistent, sur son dernier film et ses prochains projets de documentaire-poésie dans les camps de réfugiés au Kurdistan. Rencontre avec une artiste engagée….


 

La réalisatrice égyptienne, Safaa Fathy

Mohammad Fathy, le frère de Safaa Fathy est « aussi malade que le fleuve Nil est pollué. » Il souffrait, comme beaucoup d’autres Égyptiens, d’insuffisance rénale. Le dernier film de Safaa Fathy revient sur « l’histoire de Mohammad, de son vivant et après sa mort, et de son refus d’acheter un rein à un pauvre « donneur ». Safaa Fathy est une artiste égyptienne au talent protéiforme. Elle a réalisé plusieurs films, comme « D’ailleurs Derrida », sur le philosophe Jacques Derrida ou « Nom à la mer ». Safaa Fathy est également auteur d’une pièce de théâtre (« Ordalie et terreur »), de poèmes (« Nom dans une bouteille à la mer »), d’essai (« Le secret est dans l’image »), et d’un dernier recueil en cours d’édition « Une révolution et un mur qu’on traverse ». Intellectuelle engagée, elle n’a de cesse de parler de son pays. En 2015, son nouveau travail, sous forme de films et de poèmes, portera sur la parole des réfugiés actuellement massés au Kurdistan, femmes, hommes et enfants fuyant leur pays et qui ont subi les horreurs de la loi de Daesh.

Quelle est la situation politique en Egypte actuellement ?
On peut dire que le pouvoir est tripartite. Le pouvoir officiel est celui du général Al-Sissi qui a été élu et qui est très populaire, et dont je suis une opposante. Mais des forces très organisées, liées à l’ancien Régime, des mafias, lui disputent le pouvoir, ils ont la capacité de faire capoter l’Etat égyptien et de provoquer une guerre civile. Et la troisième force, ce sont les forces islamistes, les franges les plus radicales des frères Musulmans qui sont réprimées, mais qui font peur et qui s’organisent de plus en plus de façon terroriste. Ils se radicalisent et occupent quasiment le Sinaï. Ainsi, le 28 novembre dernier, un petit groupe d’islamistes a tiré sur des militaires qui protégeaient la bibliothèque d’Alexandrie, pour « affirmer l’identité islamiste de l’Egypte ».

Aujourd’hui les Egyptiens ont-ils peur de se déplacer, dans leur pays ?
Ca dépend des endroits. Jusqu’au 28 novembre, les gens n’avaient pas peur, même si on trouvait des bombes partout en Egypte. Mais, depuis le 28 novembre où des bombes ont été découvertes dans le métro, j’ai l’impression que la population a très peur, même de sortir, au Caire, à Alexandrie, dans le delta…

Pourquoi êtes-vous une opposante au général Al-Sissi ?
Tout d’abord, je souhaite que l’Egypte soit gouvernée par des civils. D’autre part, le général Al-Sissi n’a pas de programme, il n’a pas de vision claire de ce qu’il veut faire de l’Egypte sur le point du redressement économique, notamment. La justice sociale est actuellement totalement bafouée en Egypte. Le système du ministère de l’intérieur est très infesté par des pratiques de torture, de meurtre et de terreur de la population, ainsi que de corruption qui se sont perpétrées sous le régime actuel. Et Sissi ne semble pas vouloir faire face à cela.

Que pensez-vous de l’exécution de 500 frères musulmans en mars 2014 ?
La peine de mort pour 500 personnes a été prononcée en une demi-heure, on peut sérieusement s’interroger sur l’appareil judiciaire égyptien actuel. Je pense qu’il faudrait faire une enquête internationale, neutre.

Quels sont les opposants au général Sissi aujourd’hui en Egypte ?
De nombreux partis politiques fondés après la Révolution s’opposent au régime actuel. Sous Moubarak, l’opposition officielle était constituée par les frères musulmans, ce qui a fait en sorte que les forces civiles ne parvenaient jamais à s’organiser. Aujourd’hui, existent des partis « laïcs » qui ont surgi après la Révolution, de centre gauche, gauche, centre droit, libéraux. Des partis libéraux, issus de l’ancien Régime. Et des personnes très nombreuses en nombre, mais non organisées, des jeunes gens, très en colère, une partie d’eux travaillent dans des associations humanitaires de défense des prisonniers, des droits de l’homme, dans les organisations féministes, des jeunes avocats, des étudiants sont présents et vont se fédérer. Tous s’opposent au régime actuel.

Y a-t-il des prisonniers politiques actuellement ?
Les prisons sont remplies de prisonniers politiques, des islamistes, mais aussi des forces vives, des femmes et des filles. Une jeune fille de 19 ans, défenseuse des droits de l’homme, a été condamnée à 3 ans de prison. Les peines peuvent aller jusqu’à 15 ans de prison. Les prisons sont peuplées et on dit que des pratiques terribles ont lieu en prison, y compris des viols et tortures. On n’a pas la possibilité de vérifier, mais ça se dit….L’appareil judiciaire est conservateur et corrompu, il s’acharne sur les jeunes gens et sur les islamistes.
Les gens ont donné leur voix à Al-Sissi, non pas pour qu’il poursuive la même politique que sous l’ancien Régime, mais qu’il refonde l’Etat égyptien. Et s’il n’assume pas cette responsabilité historique, l’Egypte va entrer dans un tunnel sans fin. Le régime, tel qu’il est, est un désastre.

La Constitution est-elle créée ?
La constitution est bonne et a été faite d’une façon réfléchie.
La constitution a été votée en 2014, mais son application pose problème. Par exemple, un article stipule la liberté de croyances. Or, beaucoup de personnes sont arrêtées au motif « du mépris de la Religion ». Récemment, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation d’artistes et d’intellectuels qui se réunissaient dans un café au centre-ville du Caire, au motif qu’ils étaient athées.

Avez-vous encore de l’espoir pour l’Egypte ?
J’ai espoir dans la force de pression de l’opposition, quelque chose grandit dans l’opposition. Nous sommes dans un régime en guerre, nous sommes dans une guerre civile qui ne dit pas son nom. S’il n’y a pas de limitation du pouvoir religieux, s’il n’y a pas un discours qui permette à la population de s’identifier à un autre modèle idéologique que le modèle islamiste, s’il n’y a pas une réforme fondamentale des institutions de l’Etat, ce sera difficile. De plus, de nombreux coptes sont présents en Egypte, depuis la Révolution, cette communauté s’organise politiquement, elle fait pression pour que l’Egypte soit multiconfessionnelle. Un mouvement très important d’athéisme existe en Egypte.

Economiquement, comment se situe l’Egypte ?
Le niveau de vie de la population égyptienne se détériore. Nous atteignons des seuils de pauvreté inédite, le tourisme s’est effondré, or des secteurs entiers vivaient grâce au tourisme. C’est un mélange de mauvaise gestion et de manque total de vision, d’amateurisme administratif, avec une vision fantaisiste de l’économie. Les universités ne fonctionnent pratiquement plus, les étudiants islamistes et non islamistes sont constamment en grève. Suite au régime de Moubarak, l’Egypte continue à exporter son gaz à un tarif moindre que le cours mondial. Si bien que l’Egypte manque de gaz, et que les Egyptiens sont confrontés sans cesse à des coupures d’électricité. Le 25 janvier prochain, nous fêterons les 4 ans de la Révolution. Depuis cette date, l’Egypte a été gouvernée par 4 présidents. Nous avons vécu une période transitoire. En principe, les élections parlementaires vont bientôt être organisées.



Quel est le sujet de votre dernier film « Mohammad sauvé des eaux » ?
C’est un film sur mon frère, dans son rapport avec l’Egypte, avec le Nil. Comme un emblème et une métonymie des problèmes de l’Egypte qui ont fait sorte que la Révolution survienne. Je réalise aujourd’hui que mon frère en rêvait de la Révolution, il est mort en 2010, il n’a pas pu la voir vu la voir. C’est un film très égyptien, extrêmement ouvert sur le monde, mais très égyptien. Il relate comment se passe, de façon intime, une maladie grave dans une famille, comment on peut se déchirer, se réunir, se soutenir. J’ai filmé mon frère et sa maladie. A à la fin du film, il devient très vieux, il est décédé à 42 ans, mais il ressemblait à un vieillard de 80 ans. Le film parle des désorganisations psychiques qui arrivent dans une famille, lorsqu’un membre très cher est malade et les réorganisations psychiques qui arrivent après la mort. Ça parle de l’Egypte, de la pollution, un peu criminelle, des eaux polluées.

L’eau est-elle polluée en Egypte ?
Toute l’eau, l’eau potable, l’eau du Nil est totalement polluée. D’ailleurs, je ne bois plus l’eau, là-bas, il faut boire de l’eau minérale, l’eau est très contaminée. Les Egyptiens qui vivent là-bas sont plus ou moins habituées, ils possèdent, chez eux des filtres, parfois jusqu’à 7 types de filtre pour pouvoir boire l’eau. Et ça, c’est au Caire, mais dans d’autres villes ou des villages, la situation est pire.

Votre frère, Mohammad, est décédé des suites de cette pollution ?
Il a eu une insuffisance rénale, une maladie qui est devenue très répandue en Egypte. Des centres de dialyse ouvrent partout, toutes les familles sont touchées aussi bien les pauvres que les riches. L’insuffisance rénale est une maladie très grave qui nécessite des dialyses trois fois par semaine, mais la situation sanitaire est telle en Egypte, que ces actes sont toujours mal faits, on peut mourir à chaque instant, les médicaments manquent.

Vous diriez que ces maladies sont dues à la pollution de l’eau ?
C’est une série de facteurs comme l’eau, les insecticides qui ont été interdits au niveau international, mais qui ont pourtant été importés en Egypte, pour faire des profits. Sous le règne de Moubarak, l’Etat égyptien était totalement délabré. La corruption et le règne des mafias de l’alimentaire et de la terre ont causé ces dégâts. L’Egypte n’était plus un Etat de droit, les mafias diverses et variées gouvernaient, et la population était totalement laissée à l’abandon. Une des mafias, chapeautée par le ministre même de l’agriculture ou le ministère de l’irrigation achetaient des insecticides, prohibés partout dans le monde et l’utilisaient sur les terres égyptiennes. Et aucune législation n’interdisait d’utiliser l’eau des égouts pour irriguer l’agriculture. Ainsi, il y a une forte concentration de métaux lourds dans tous les légumes et les fruits. Ce problème touche toute la population.

Ce film a-t-il été montré en Egypte ?
Oui, la toute première a eu lieu dans l’enceinte de l’opéra du Caire. Le public a été très touché et l’accueil a été très enthousiaste. Des personnes pleuraient dans la salle. Il faut savoir qu’en Egypte, chacun est concerné par la maladie dont est mort mon frère, dans chaque famille un être cher est décédé suite aux problèmes de pollution de l’eau.

Votre film a-t-il suscité une prise de conscience ?
Au moment où le film a été projeté, tout le monde en Egypte était déjà sensibilisé à ces questions de pollution, par la Révolution. Ce film a conforté les gens sur ce qu’ils ressentaient ou pensaient, et donne davantage encore de légitimité à la Révolution

Avez-vous le droit de diffuser ce film en Egypte ?
J’ai eu le droit de le diffuser, mais il n’est pas beaucoup diffusé. La censure est très tacite, le film n’est pas distribué en salle, nous avons juste pu organiser quelques projections. Pourtant, le film est très connu.

Le film est-il distribué en France ?
Ma productrice, les films Morel avec TS Productions à Paris
ont essayé de le faire distribuer. Nous avons été contactés par un très bon distributeur qui a beaucoup aimé le film. Mais, selon lui, le film n’était pas assez radical et pas assez normatif. De toute façon, le documentaire est un genre qui a du mal à se faire distribuer. En revanche, Ardèche Images, compagnie de publication de DVD a proposé de le produire en DVD.

Quels sont vos projets en écriture ?
Un recueil de poèmes qui s’intitule « Une révolution et un mur qu’on traverse », vient d’être traduit de l’arabe au français. Déjà disponible en plusieurs langues, il sortira prochainement en France. De plus, ma pièce de théâtre poétique « Ordalie et Terreur », longuement préfacée par Jacques Derrida, juste avant sa mort en juin 2004, que j’ai traduit de traduire en arabe, vient de sortir au mois de septembre dernier, au Caire. Le sujet est la religion et la question des femmes. Dans toutes les religions, les femmes sont des victimes sacrificielles par excellence. Dans cette pièce, je reprends la question mythologique de l’Ordalie, à partir de l’épisode de l’Ordalie de Tours.
NDLR : L’ordalie est une forme de procédure en justice, de nature religieuse, aussi appelé jugement de Dieu. L’ordalie consiste à faire passer à l’accusé une épreuve physique décidant de son sort.

Votre futur projet au Kurdistan ?
J’ai envie d’associer deux formes artistiques, le cinéma et l’écriture poétique. Je ressens une révolte très profonde par rapport aux violences que subissent les femmes dans le nouvel Etat islamique qui avance en particulier en Irak et au Kurdistan. Le Kurdistan a accueilli un nombre incalculable de réfugiés, notamment des chrétiens d’Irak qui ont dû quitter leur pays sans rien et des Yazidis, dont les femmes sont actuellement vendues en esclavage. J’ai eu l’idée de recueillir la parole de réfugiés et d’autres personnes sur ce qu’ils vivent de l’intérieur et traduire cela en termes poétiques, par les mots et l’image. Je souhaite être présente auprès de ces personnes qui sont dans un état de transition entre la vie et la non vie et d’être avec eux dans un compagnonnage, dans ce purgatoire et de faire ce que je peux faire en leur donnant des images et des poèmes. Je pense que dans cette région-là, quelque chose se joue de l’histoire du monde, en ce moment. J’ai envie d’enregistrer ce moment, non pas comme un simple documentaire, mais comme l’impression psychique que tout cela a eu sur ces personnes.

http://www.safaafathy.org/fr/

 



 

 

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