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Almamy Kanouté, victime de violences policières, lors de l’exposition « Exibit B » de Brett Bailey, au théâtre Gérard Philippe à Saint- Denis

20 décembre 2014 - Dernier ajout 22 décembre 2014

Almamy Kanouté, éducateur spécialisé en Essonne, et ancien élu municipal, a été victime de violences policières alors qu’il manifestait contre la tenue de la performance Exibit B, de l’artiste Sud-africain, Brett Bailey. Cette exposition est censée provoquer une catharsis sur la question de l’esclavage, en livrant des tableaux vivants mettant en scène des personnes de couleur noire enchaînées. Résultat pour Almamy Kanouté : 8 jours d’ITT. A l’occasion d’une interview, à Paris, nous sommes revenus avec lui sur cette pièce, la lutte contre la négrophobie et son engagement politique sur une liste citoyenne à Fresnes.


 


Crédit photo : NnoMan/collectif Oeil. Tout droit de reproduit interdit
Almamy Kanouté, au théatre Gérard Phillipe, de Saint Denis, 27 nov. 2024

Le 27 novembre dernier, Almamy Kanouté manifestait avec un collectif contre la représentation de l’exposition Exibit B, au théâtre de Saint Denis. Pris dans un mouvement de foule, il s’est retrouvé à l’intérieur du théâtre. L’équipe de direction a alors appelé les forces de l’ordre qui ont procédé à une intervention musclée. Cette exposition polémique a suscité de nombreuses réactions dans le monde entier et a été souvent interdite. « Exhibit B » est conçue selon son auteur, comme « une série de tableaux vivants évoquant, pour mieux les critiquer, le modèle des zoos humains, l’ensemble fait écho aux expositions ethnographiques et au racisme scientifique qui ont proliféré dès les années 1850 dans les pays colonialistes ». Le dispositif scénique est le suivant : « Ici, aucun objet n’instaure de distance entre celui qui contemple et celui qui est contemplé. C’est, en son principe, le regard posé sur l’altérité qui est réexaminé. » Brett Bailey donne donc à voir des femmes en cage et des hommes enchaînés . Cette performance a été présentée en novembre à Saint Denis et en décembre, à Paris, au « 104 » Que l’on soit pour ou contre cette exposition polémique, on peut déplorer que face à une quasi-absence de traitement de la mémoire de l’esclavage en France, les officiels de la culture aient choisi de programmer un spectacle polémique sur un sujet aussi sensible.
Le lendemain, d’autres altercations ont eu lieu au théâtre, des personnes ont été placées en garde-à-vue.

À quelle occasion avez-vous été victime de violence policière ?
Almamy Kanouté :Je me suis fait agressé au théâtre de Saint Denis, le 27 novembre dernier. J’ai répondu présent à l’appel du collectif qui rassemblait des artistes, des intellectuels, des historiens et des citoyens, des personnes qui n’ont pas forcément l’habitude de manifester. Les collectifs ou organisations les plus connues ont été cités, mais il y avait en majorité des citoyens qui n’appartenaient à aucune organisation et qui protestaient contre cette performance. Nous sommes arrivés le soir devant le théâtre, il y a eu un mouvement de foule qui a eu un effet de vague, juste après qu’il y a eu un bris de vitre. Nous nous sommes retrouvés à l’intérieur du théâtre sur scène, face à la première installation. Dix minutes après, le personnel du théâtre accompagné de quatre officiers de police se sont présentés. Les fonctionnaires de police nous ont parlé d’un ton agressif et nous avons senti que les officiers de police ne comptaient pas se limiter au dialogue. Nous étions quatre ou cinq sur scène. Nous étions très calmes. Nous leur avons expliqué que nous nous étions retrouvés à l’intérieur du théâtre par le biais d’un mouvement de foule. Mais que c’était l’occasion d’imposer ce débat qui était refusé depuis le début.
Je n’étais pas violent, j’ai reçu un premier coup à l’arrière de l’épaule gauche, par réflexe, je me suis retourné, et j’ai protégé mon visage. J’ai été frappé par deux policiers sur le bras avant gauche, à coup de matraque électrique et de tonfa (sorte de matraque téléscopique), ce qui a provoqué d’énormes hématomes, lésions et contusions sur tout le bras gauche. J’ai porté plainte contre X pour violences volontaires aggravées ayant entraîné une incapacité de plus de 8 jours. Et j’ai toujours mal actuellement. Cela m’a empêché de travailler pendant trois semaines.

Le collectif contre cette exposition avait demandé un débat ?
Oui, le collectif avait envoyé des courriers pour ouvrir ce débat. Or, ils nous ont fait passer pour des extrémistes, nous avons été comparés aux militants de Civitas ou à ceux de la Manif Pour Tous et nos revendications n’ont pas du tout été entendues. Alors que, selon moi, le débat devait avoir lieu, pas imposé par l’univers théâtral, mais par les citoyens. Mais l’artiste a toujours refusé le débat en se dissimulant d’être l’excuse qu’on protestait contre cette mise en scène parce qu’il était blanc. C’est un Africaner. Alors que je tiens à préciser que la première initiative contre cette expo émane d’un enseignant anglais blanc qui travaille en France et qui a lancé cette pétition. Au final, l’institution française a ouvert ses portes à un Afrikaner qui a un fonctionnement propre à l’époque de l’apartheid. Il a même affirmé qu’il ne présenterait pas cette exposition en Afrique du Sud par crainte de diviser son peuple, il préfère venir diviser les Français. Ce qui traduit un état d’esprit de la France, oui la France est encore dans un état d’esprit colonial, raciste, « racialiste », pour qu’une institution puisse imposer ce genre de spectacle, sans se soucier du mal qu’elle peut causer, dans ses choix,dans ce qu’elle a subventionné face à ses nombreux citoyens qui ont contesté cette mise en scène.

Almamy Kanouté, avec son avocat, Maitre Maati

Qu’est ce qui vous dérangeait dans cette exposition Exibit B et vous a conduit à manifester ?
Plus particulièrement la forme utilisée par l’exposition pour dénoncer une partie du racisme et le fait qu’elle traite uniquement d’une seule partie de l’histoire de l’esclavage et du colonialisme. Quelques tableaux qui ne présentent que les victimes, ça pose un gros problème. Je suis Français d’origine malienne, éduqué en partie par l’éducation nationale et à l’époque, j’avais du mal avec les cours d’histoire. Je me rendais compte que les pages dédiées à mes ancêtres ou mes semblables étaient réduits à l’esclavage et au colonialisme, qui résumaient l’homme noir à un statut de victime, de soumis, à un simple objet. Pour moi, cette performance payante qui demandait aux comédiens de couleur de s’exhiber dans des positions humiliantes n’avait pas lieu d’être. J’aurais voulu qu’elle ne traite pas uniquement de victimes mais aussi de bourreaux.

Et cette performance n’avait-elle pas pour fonction la catharsis de cette mémoire de l’esclavage ?
D’après, l’artiste, le but était de réveiller en nous cette émotion des spectateurs face à ce tableau vivant. Autant l’exposition du quai Branly autour de l’époque coloniale était touchante et complète, on avait des archives, vidéo, audio, de l’écrit, des images fortes qui expliquaient comment avait été conçu ce concept de zoo humain, à l’époque. On disposait de bases pour comprendre.Alors qu’avec Brett Bailey, on n’avait pas le B.a.b.a de l’histoire, c’est brut, aux limites du voyeurisme, voire du sadisme. Le fait, pour les spectateurs de venir se faire violence, une fois de plus, sur cette question n’était pas intéressant.

Cette exposition a été interdite en France et dans d’autres pays ?
Elle a été interdite le premier soir à Saint Denis et a été complètement interdite en Angleterre. Elle a été interdite à Londres en septembre dernier, parce que là-bas les associations dites noires ont un réel moyen de pression contrairement aux organisations représentant la communauté noire en France qui n’ont aucune influence. (NDLR : Une pétition, en Angleterre contre cette exposition a rassemblé 23.000 personnes qui a reçu le soutien des deux plus importants syndicats du Royaume Uni.)

Quelle seraient, selon vous, les choses à mettre en place pour traiter cette mémoire ?
Les travaux qui visent à renforcer les éléments manquants et historiques des manuels scolaires sont importants. Selon nous, la partie concernant le colonialisme et l’esclavage sont des chapitres bâclés par l’éducation nationale. Ils ne respectent pas du tout la mémoire de ces personnes qui se sont battues pour leurs bourreaux. Tant que la France n’assumera pas sa participation et les dégâts co-latéraux de la colonisation et de l’esclavage, il n’y aura pas d’apaisement. Et lorsqu’on sera, à nouveau confronté à ce type d’évènements comme Exibit B, les heurts se reproduiront. Or, c’est important pour transmettre aux futures générations le fait que, malgré leurs origines et leurs différences, ils sont des Français à part entière. Nous trouvons dommage d’être pris en otage par les politiques et les pouvoirs publics, par des personnalités qui attisent le feu pour nous retourner les uns contres les autres. Cette affaire Brett Bailey n’est qu’une virgule, une partie de l’iceberg. Parce que le problème, en fait, est politique et institutionnel. Les politiques nous conceptualisent des beaux discours sur « le vivre ensemble », mais nous savons que vivre ensemble viendra de la population elle-même et ne doit pas être téléguidé par des politiques qui sont censés nous représenter. Le combat sera long et nous devons être attentifs. Lorsque, l’enseigne de chocolaterie « Au Nègre joyeux », place Mouffetard à Paris, est toujours classée « historique », on mesure le chemin à parcourir.

Pensez-vous que l’esclavage puisse faire l’objet de création artistique ?
Oui, c’est possible, j’ai rencontré « le collectif du 10 mai », présidé par Peter Léma, des artistes originaires de Nantes qui traitent de cette question. Chaque année, à la période de commémoration de l’esclavage, ils jouent une pièce de théâtre présentant à la fois les esclaves et les bourreaux, avec des lectures de textes, des extraits du code noir et des textes d’historiens et de militants de l’époque qui constitue une réelle base historique. Cela permet de rappeler que des textes ont été conçus par des hommes pour asservir d’autres hommes. Quand on voit les hommes et les femmes dénudés, pieds nus, enchaînés avec des hommes tenant à la main des fouets et des fusils, ça oblige à imposer un débat sur des questions et des plaies qui ne sont pas encore cicatrisées. Ce n’est pas uniquement avec une commémoration faite à la volée que nous réussirons à cicatriser ces plaies.

Pour revenir sur votre engagement citoyen et politique ?
A travers mon engagement politique, je lutte contre toutes les formes de discrimination dont la négrophobie. Je me suis présenté comme candidat sur des listes citoyennes. En 2008, j’ai co-fondé « Fresnes Avenir, » avec des militants locaux pour les municipales et nous avons remporté 11,8 % des suffrages, nous avons eu deux élus, dont moi. Et aux municipales 2013, de Fresnes nous avons atteint 10,75 % des suffrages, nous nous sommes maintenus au second tour, sans faire d’alliance, nous avons obtenu un siège.
En 2010, pour les Régionales, nous avons créé une liste citoyenne, « Emergences ». Pour les prochaines départementales, nous sommes en phase de réflexion. Notre but principal est de rester une liste autonome et indépendante. Nous souhaitons inciter à ce qu’il y ait de plus en plus de listes citoyennes et indépendantes et nous souhaitons les accompagner et les conseiller sur le plan stratégique. La difficulté est évidemment d’un point de vue financier, nous n’avons pas le poids économique de certains bastions politiques. De ce fait, on dépense à minima et on préserve l’endurance sur le terrain, l’objectif est d’être présent en continue sur le terrain politique avec la population. Notre pari est de transformer les votes blancs et abstentionnistes en vote concret pour des listes représentatives.

 



 

 

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