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ADEPAPE 06 : entretien avec un "sale garnement de la DASS"

27 janvier 2016 - Dernier ajout 28 janvier 2016

Cela fait désormais plus de 50 ans que l’ADEPAPE 06 est au service des pupilles de l’Etat et des personnes accueillies au sein de la protection de l’enfance. L’association offre ainsi une aide financière mais également un véritable soutien moral aux orphelins de la région PACA : « la mission première c’est de participer à l’insertion de tous les jeunes issus de la protection de l’enfance, on les accueille, on les écoute et surtout, on crée du lien", nous explique alors le président de l’ADEPAPE. Dallo Julien, Président de l’association depuis 1981, a passé sa vie à s’occuper des enfants et des orphelins étant lui même issu de ce milieu. Portrait d’un homme résolument engagé.


 

Accoudé à son bureau, le regard expressif, il s’apprête à répondre à nos questions avec cette pudeur qui lui est propre. Il commence par nous expliquer l’histoire de l’association, sa lente mais pérenne évolution ces 40 dernières années et tous les espoirs qu’il a bâtit sur ce qu’il considère être le but de sa vie. Lorsqu’il évoque l’association, il parle de "son premier bébé", d’un "enfant" qui grandit, qu’il chérit et qui doit acquérir un jour sa propre autonomie. Au fil des années, la lassitude de son combat l’a peu à peu gagné, c’est un homme fatigué, quelque peu résigné mais convaincu par sa cause que nous avons rencontrés. L’association ADEPAPE 06 (Association Départementale d’Entraide des Personnes Accueillies à la Protection de la Petite Enfance des Alpes maritimes) ne date pas d’hier, elle a été fondée en 1948 par l’inspecteur national de la DASS. Il a alors été convenu que chaque département français disposerait d’une association dévolue aux orphelins et aux pupilles de l’Etat. Les pupilles de la Nation (enfants des victimes de guerres) n’existant quasiment plus, l’ADEPAPE s’occupe aujourd’hui de tous les jeunes ayant été pris en charge par les services de protection de l’enfance [des enfants adoptés comme ceux dont les parents ont été jugés comme étant incapable de leur prise en charge lors d’une procédure judiciaire (maltraitance, problème d’addiction etc.)]. L’ancien enfant de la DASS [Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales] garde de bons souvenirs de son enfance, il estime avoir eu beaucoup de chance et parle de son placement comme une précieuse aide. Élevé à la campagne dans une famille de paysan, il obtient son bac à l’âge de 21 ans : "pendant ma génération (années 60,70), la protection de l’enfance faisait principalement des placements en milieu rural, on servait alors de main d’œuvre. C’est vers le milieu des années 70 que l’état a diminué ses placements en zone rurale pour aller davantage vers la ville et le littoral. J’ai passé mon BAC assez tard comme beaucoup de jeunes dans mon cas. Des études récentes ont montrées que les enfants pris en charge par la protection de l’enfance ont un cursus scolaire plus compliqué et qu’ils passent leur bac en moyenne à 21 ans contre 18 pour le reste de la population. Ça en dit long". Malgré un destin atypique et semé d’embûche, Dallo Julien rentre dans l’administration de l’association en 1975, en occupant un poste de secrétaire général. Au premier abord, rien ne l’y prédestinait. A l’époque, il est membre de l’association en tant que jeune issu de la protection de l’enfance puis il est finalement contraint par le directeur, d’accepter un poste au sein de l’association. Six ans plus tard, grâce à ce fabuleux concours de circonstance, Dallo Julien prend la tête de l’association et consacrera sa vie à cette cause qui lui est chère.


Quelles sont les missions et les objectifs principaux de votre association ?

"A contrario des autres associations, l’ADEPAPE 06 intervient à partir de la majorité mais il approche ses potentiels usagers vers l’âge de 16 ans. On veut les sensibiliser, leur faire savoir qu’à leur majorité ils ne se retrouveront pas seuls et démunis mais que l’ADEPAPE 06 peut les accompagner. La majorité estimée à 18 ans pour des enfants orphelins ou placés dans des familles est une aberration. On devrait avoir la possibilité de repousser leur majorité à 21 ans dans ce cas précis. La majorité à 18 ans c’est insuffisant pour des enfants sans famille, un adolescent de 18 ans sort de foyer le plus souvent sans diplôme et sans aucune idée de ce qu’il va faire. Pour les enfants qui ont été recueillis en famille d’accueil, ils ont plus de chance de s’en sortir mais ceux des foyers, ils leurs manquent des bases. A l’association, on a surtout les jeunes bien "cabossés", les écorchés vifs. Ceux qui s’en sont bien sortis, qui ont eu la chance d’avoir très tôt de bonnes familles d’accueil, ils ne viennent pas car ils n’en ont pas besoin. On a beaucoup de jeunes en situation précaire et d’autres qui suivent un cursus scolaire. Notre mission est vraiment de s’occuper de la formation de ses jeunes, de leur étude, leur hébergement, leur apprentissage, on tente de soulager leurs souffrances. Malgré tout, nous ne sommes ni des psychologues, ni des assistants. On évite de leur parler de notre histoire personnelle (car au sein de l’association, tous les membres sont issus de la protection de l’enfance). On n’est pas la pour se confier, ni pour commencer à pleurer tous ensemble, on doit avant tout les rassurer, les écouter et surtout les responsabiliser. On leur demande d’effectuer des démarches, on les accompagnent jusqu’à qu’ils puissent être autonome. On essaye surtout d’éviter qu’ils ne dérivent (alcool, prostitution etc.) comme c’est le cas pour beaucoup d’entre eux. Si on parvient à empêcher un seul destin d’être brisé, c’est une réussite, on est la pour ça." Ainsi, les 5 missions fondamentales de cette association consistent principalement à lutter contre l’isolement et le sentiment de solitude, à porter la voix des accueillis en protection de l’enfance, à agir concrètement en faveur des personnes les plus vulnérables et à investir dans l’égalité des chances.


Que pensez-vous de la politique française de protection de l’enfance ?

"Je dirais que nous avons de bons services de protection de l’enfance sur l’ensemble du territoire français. Il y a autant de prise en charge que de département. On a pas à se plaindre, surtout dans la région PACA ou nous avons ici à Nice l’un des budgets les plus conséquents de France. Malgré tout ces atouts, nous avons deux revendications majeures qui restent sans réponse depuis plusieurs années déjà. Tout d’abord on souhaite qu’un travailleur social soit détaché deux demi-journées par semaines pour recevoir les usagers et les aider dans leur démarche d’insertion. On demande également que les multiples services de protection de l’enfance acceptent de nous fournir les listes des adolescents ayant été suivis par le contrat jeune majeur et par les services sociaux. On aimerait pouvoir les contacter car beaucoup de jeunes ignorent notre existence, ils ne savent même pas qu’ils peuvent venir à notre association pour manger et qu’on peut les aider dans leur démarche. C’est nécessaire pour nous de pouvoir accéder à ces listes pour pouvoir contacter ces jeunes mais on nous le refuse. Il faut pouvoir les contacter très rapidement car la plupart de ceux qui sortent de foyer risquent de plonger dans la délinquance. Ça fait dix ans qu’on a les même demandes vous savez. Nous disposons d’un bon budget financier, le meilleur départemental en France. Ils ont mis le paquet mais ce n’est plus suffisant sur le terrain.

Le problème de la politique de protection de l’enfance c’est qu’elle a une approche culturelle des choses. Elle adopte une politique familialiste qui privilégie le fait de laisser un enfant dans sa famille dite biologique. Il y a une tendance française à oublier qu’on travaille pour la protection des enfants et pas pour celle des parents. Les juges ont tendances à reproduire cette politique familialiste qui peut être nuisible pour l’enfant. Ils ne veulent également plus immatriculer des enfants pupilles de l’état. Ce n’est pas assez fait par la justice. Aucune autorité judiciaire ne les immatriculent. La mentalité doit vraiment évoluer car des placements peuvent sauver des enfants. Pour ma part, le fait d’être placé dans une famille, ça a été une chance. Il faut réellement faire évoluer la culture des travailleurs sociaux, on doit davantage écouter les enfants. On ne prend pas en compte leur avis alors qu’on devrait le faire notamment dans les cas ou ils souhaitent d’eux même ne pas retourner dans leurs familles biologiques. Je sais que cette idée fait bondir les travailleurs sociaux mais les autorités doivent l’entendre et cesser de préserver la sphère familiale biologique comme le veut le schéma classique de la société."

Afin de récapituler les revendications de l’association, voici un courrier du président de l’ADEPAPE 06, datant de 2015 et qui s’adressent aux services de protection de l’enfance : "Nous nous efforçons de travailler dès l’âge de 16 ans à leur insertion, par des contacts, visites et accueils afin que lorsque la date fatidique des 18 ou 21 ans arrivent, ils ne basculent pas dans l’errance, la délinquance et autres situations précaires. Pour autant, faudrait-il encore que nous soyons considérés comme partenaire privilégié du service de la Protection de l’Enfant et que notre parole soit plus souvent prise en compte. La plupart des publics que nous recevons est dans une situation de détresse totale , après avoir bénéficié des dispositifs de droits communs, ils nous sont adressés en désespoir de cause (...). Nous aimerions que les 100 experts les plus compétents, fondateur de la loi de Mars 2007 nous expliquent pourquoi 10 ans plus tard nous travaillons encore sur : la perte de l’accompagnement, les risques de consommation de drogue, la délinquance, la prostitution, l’errance, l’isolement, précarité et maintenant la radicalisation, ou est donc l’ambition affichée pour tous ces gamins ? Qu’avons nous mis en œuvre pour éviter tout cela depuis 2007 ? Avons nous mis suffisamment d’empathie et su mobiliser toutes les bonnes volontés afin qu’ils puissent réussir le mieux possible ? "


Comment envisagez-vous le futur de l’association ?

"Aujourd’hui j’ai un certain âge et un sentiment de lassitude. Avant de partir, j’ai besoin de m’assurer de la succession de l’association. C’est surtout le militantisme qui m’a fait tenir jusqu’ici. On a besoin de militant, de professionnel car le bénévolat est en perte de vitesse. Il nous faut des militants spécialisés dans leur branche, le bénévolat n’est plus suffisant. Ça fait 41 ans que je suis à la tête de l’association ADEPAPE 06. Ce réseau associatif, il faut le dire, est vieillissant mais peu à peu on parvient à rallier de plus en plus de jeunes. Ça se rajeunit avec le temps, on a un véritable réseau de jeune investit qui se met en place. Ce qu’on recherche avant tout, le militantisme comme valeur première.

On a besoin de sang neuf à l’association, d’une nouvelle dynamique dans l’intérêt des adhérents. On a besoin de personne qui respectent nos valeurs de témoignage et qui soit également professionnel. On a besoin de s’ouvrir, de gens compétents qui maitrisent le jargon du métier et qui soit à même d’être compris par les jeunes. Le futur je l’envisage donc avec des professionnels du social, avec une ouverture vers une culture socioéducative et pluridisciplinaire différente de la nôtre.

Je suis conscient que je ne me retirai de l’association que lorsque j’aurais mis tout cela en place. Je ne peux pas partir tant que ce n’est pas cadré.
L’association est fragile vous savez, elle repose sur l’être humain, c’est très dur de la pérenniser, on se remet en question en permanence. Si l’un d’entre nous lâche, un autre membre doit alors lui donner un coup de fouet. Le bébé qu’on a créée et qu’on a vu grandir est adulte à présent, il faut lui apprendre à se développer, à vieillir, à passer le témoin. On verra bien en 2017 ou ça en est et s’il y a du progrès. Le progrès c’est notre maître-mot."

L’interview se termine sur l’esquisse d’un sourire, celui qui s’appelle lui-même "le sale garnement de la DASS" nous précise qu’il a consacré toute sa vie pour permettre le développement de l’association. Évoquer sa vie et son éreintant combat emplit son regard d’émotion. D’un ton solennel, l’entretien se termine sur cette phrase qu’il susurre lentement comme pour se rassurer : " ici on a besoin d’oublier notre passé".

CONTACT :
Tel : 04 93 62 13 84
Mail : assoca-e-p-a-p-e@akeonet.com
Site : http://www.adepape06.com

 

 

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