Articles

Accueil > Actualités > Youssef Boussoumah : « En matière de crimes policiers, la France est un pays (...)

 

Youssef Boussoumah : « En matière de crimes policiers, la France est un pays en pointe »

26 octobre 2010 - Dernier ajout 4 décembre 2012

La conférence organisée par le Parti des Indigènes de la République – Marseille – a fait salle comble dimanche soir dans les locaux de l’association La Mer Veilleuse et pour cause, il était question d’évoquer un sujet tabou, rarement mis sur le devant de la scène par les médias : « Les violences policières : une justice à deux vitesses ». Pour en parler, Walid Klai, porte-parole du comité de soutien d’Abdelhakim Ajimi, venu témoigner du combat mené pendant deux ans et demi par la famille pour tenter de mettre en examen les deux agents de la BAC ayant interpellé la jeune victime le 9 mai 2008 à Grasse. Youssef Boussoumah, historien et membre fondateur du Parti des Indigènes de la République, a quant à lui mis en évidence la responsabilité de l’Etat Français dans la multiplication des crimes policiers, qui s’inscrivent selon lui, dans un continuum colonial qui ne cesse de leur « coller à la peau ».


 

JPEG - 60.4 ko
Walid Klai, Djillali S. et Youssef Boussoumah

« En matière de crimes policiers, la France est un pays en pointe. Il y a eu prés de 300 morts de crimes policiers depuis 1977 à nos jours. 13 à 14 meurtres policiers chaque année. Un des taux des plus élevés des dites démocraties » analyse l’historien Youssouf Boussoumah. Les principales victimes ? « Une certaine catégorie de la population : les noirs et les arabes ». Abou Bakari Tandia (2005), Abdelhakim Ajimi (2008), Rabah Bouadma (2009), Mohamed Boukrourou (2009), Ali Ziri (2009), sont tous décédés suite à des interpellations par des agents de police. Ces victimes, enfants ou pères de famille ont tous pour point commun, celui d’être issues de la colonisation fait-on remarquer dans la salle.

Walid Klai : « On a eu à mener tous les combats »

Après avoir perdu un être cher, les familles des victimes ont un combat difficile à mener : faire face à une justice française souvent « complaisante et protectrice » à l’égard des agents de police, qui ne sont autres que « les longs bras de l’Etat » souligne l’historien, Youssef Boussoumah. Après avoir vécu les choses de l’intérieur, la famille d’Abdelhakim Ajimi et son comité de soutien dévoilent leurs expériences avec un certain recul. « Confrontés au dédale des procédures, à la pression, aux mensonges, on a eu à mener tous les combats » résume Walid Klai, porte parole du comité de soutien d’Abdelhakim Ajimi, visiblement marqué par ces deux ans et demi de lutte judiciaire. Un des premiers combats à mener fût d’interpeller les médias. « Ne vous trompez pas sur la manière dont cette affaire sera exploitée, leur a t-on-dit ». Une mise en garde qui a porté ses fruits puisque les média nationaux ont correctement traité cette affaire se satisfait-il. L’autre combat a été plus difficile. Confrontés à la police des polices et aux intimidations, la famille Ajimi et la vingtaine de témoins, ont tenu le coup pour tenter de mettre en examen les agents présumés responsables de la mort du jeune homme. Le 23 septembre dernier s’était chose faite. Les deux agents devront répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel de Grasse pour homicide involontaire. Avant que la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence prenne cette décision, la famille a dû lutter corps et âmes pour renverser la situation. Les deux agents avaient en effet été placés en position de témoins assistés en 2008, puis mis en examen en 2009, le juge chargé d’instruire le dossier avait ensuite rendu une ordonnance de non-lieu concernant les deux hommes en mai 2010, pour enfin être mis en examen le 23 septembre dernier. Les 5 policiers nationaux qui ont transportés Abdelhakim dans la voiture, ont également été inculpés pour non assistance à personne en danger. La date du procès n’est pas encore déterminée.

JPEG - 44 ko
Walid Klai

Deux ans et demi après la mort du jeune homme, l’émotion est toujours aussi vive. Surtout lorsque sont évoquées les conditions dans lesquelles Abdelhakim a été interpellé. « Il a subi quelque choses de très très violent. Les gens criaient : « il est mort », alors que les policiers le trainaient les pieds et les bras ballants vers la voiture. Pour ensuite être jeté comme un animal ». Des conditions d’interpellation dénoncées par la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) qui, dans un rapport de onze pages, n’avait pas hésité à les qualifier de « traitements inhumains et de barbarie » et pointant notamment du doigt « la clé d’étranglement », une technique d’immobilisation enseignée dans les écoles de police et qu’un grand nombre de pays européens ont interdit. Cette technique sert de « parade argumentaire » pour ces agents de la BAC qui tentent de se dédouaner de la mort d’Abdelhakim insiste Walid Klai. C’est pourtant cette clé d’étranglement qui est la cause du décès du jeune homme. Les rapports d’expertise des médecins légistes ont conclu à une mort lente par asphyxie et par compression du thorax et du cou. « Aujourd’hui, les agents ne sont même pas démis de leur fonction. Un citoyen prendrait la peine maximale. On subit une justice à deux vitesses » peste le porte-parole du comité de soutien.

« On devrait plutôt leur apprendre à préserver les vies. Faut-il peut-être leur apprendre à tirer dans les jambes ? » suggère l’historien, persuadé que ces crimes sont des crimes racistes. «  Ce sont des homicides qui ne portent pas leurs noms » ajoute Djillali S. militant du PIR et animateur de cette conférence, faisant référence aux dernières affaires en cours et qui peinent à avancer. A l’image de l’affaire Ali Ziri, retraité de 69 ans « arrêté, menotté puis tabassé » pour avoir daigné s’opposer verbalement aux conditions d’interpellations dans lesquelles son ami Arezki Kerfali a été arrêté le 11 juin 2009 par la police d’Argenteuil. Un dossier que Youssef Boussoumah connait parfaitement bien pour être un des membres actifs du comité de soutien Ali Ziri. « Le premier rapport concluait à une mort provoquée par hypertrophie cardiaque. Après la pression faite par le comité de soutien pour que le corps ne soit pas immédiatement expédié en Algérie, une nouvelle expertise a infirmé le rapport. En réalité, le corps était couvert de 27 hématomes ». L’enquête avance tant bien que mal mais combien de familles n’ont pas les moyens financiers de poursuivre la lutte ? « Il n’est pas normal, dans une démocratie, de dépenser autant d’argent pour que la loi soit appliquée ». Puis, « toutes les familles n’ont pas la même patience. Beaucoup se sont résignées, les pressions étant trop fortes » insiste ce membre fondateur du Parti des Indigènes de la République.

JPEG - 42.2 ko
Youssef Boussoumah

Youssef Boussoumah : « Nous aurons encore à déplorer de nombreux morts de ce genre »

Comment expliquer la montée vertigineuse du nombre de personnes décédées à la suite d’interpellations policières ? Pour Youssef Boussoumah, le racisme structurel qui traverse la société, y est pour quelque chose. Un racisme qui serait selon lui, exacerbé par l’attitude de l’Etat Français, principal responsable de la multiplication de ces crimes. Les policiers, instrumentalisés, ne sont qu’un aboutissement du long bras de l’Etat » précise-t-il, persuadé que « ces meurtres démocratiques » n’auront aucune suite éducative » tant que l’Etat Français « néocolonial » n’aura pas fait son autocritique. Les massacres du 17 octobre 1961 sont à ce titre, révélateurs. « Il y a une omerta sur un meurtre public. L’Etat français a massacré des centaines d’algériens sans qu’aujourd’hui il éprouve la moindre repentance. Comment voulez vous que cet Etat soit critique face aux meurtres policiers ? » s’indigne-il. Et de poursuivre : « Il y a une longue pratique de la rafle dans ce pays. Nous sommes dans la continuité de cette approche coloniale », à l’image des propos tenus par Maurice Papon, alors Préfet de Police qui avait dit le 17 octobre 1961 : « je vous couvre quoique que vous fassiez » rappelle Youssef Boussoumah. « C’est ce que les policiers ont dans la tête. Le problème est là. Nous aurons encore à déplorer de nombreux morts de ce genre ».

« Pour une question de paix sociale, la justice n’osera jamais condamner des agents de police [...]

Pour une jeune femme du public, le véritable frein à l’établissement de la vérité, est la justice française. Pour une question de paix sociale, la justice n’osera jamais condamner des agents de police ; à moins que la mobilisation ne soit massive, analyse-t-elle. Pour mettre les chances de leur côté, elle appelle au rassemblement massif devant le tribunal correctionnel de Grasse lors du procès des deux agents de la BAC. Des départs en bus s’organiseront depuis Marseille, une fois la date du procès révélée.

Aujourd’hui, comment renverser la tendance ? Le contexte actuel n’est pas pour rassurer puisque la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité créée en 2000 et chargée de veiller au respect de la déontologie des personnes exerçant des activités de sécurité, va être supprimée. Un membre du public propose de créer des groupes de vigilance à l’image de ceux qui existent déjà aux Etats-Unis. Un autre suggère de répondre à la violence par une violence canalisée. « Les familles devraient arrêter de contenir les jeunes. A trop pacifier, on appelle à ce que cela se répète » lance un auditeur. Une analyse qui n’est pas partagée par la majorité des personnes présentes dans la salle et pour lesquelles la violence ne saurait que stigmatiser la même catégorie de la population. Pour Walid Klai, les solutions se trouvent essentiellement dans les mobilisations massives, dans les rencontres initiées lors de débats ou de conférences mais aussi dans l’interpellation des partis politiques « à qui l’on demanderait d’interdire cette fameuse clé d’étranglement » et de briser le mur de silence qui couvre toutes ces injustices. Faire du bruit passe aussi par la conscientisation politique des enfants issus l’immigration. « Investir les partis politiques et s’introduire dans les organismes de décision est essentiel » soumet une jeune femme.

Pour changer la donne, il faudrait également envisager un autre type de police propose Youssef Boussoumah. Cela passe notamment par la formation des policiers, dont les syndicats sont de plus en plus nombreux à vouloir dénoncer les pressions qu’ils subissent au quotidien pour remplir les quotas imposés par l’Etat et dont la politique du chiffre favorise les dérives policières. Pour un membre du public, la politique d’immigration est la cause de toutes ces tensions. C’est une politique qui façonne l’image de l’étranger. « Il ne faut donc pas parler de bavures policières mais d’un système contre lequel les citoyens doivent lutter ».

Les affaires se succèdent ... et se ressemblent. La dernière en date ? L’affaire Mohamed Boukrourou, ce père de famille, décédé le 12 novembre 2009 dans un fourgon de police après un accrochage avec son pharmacien à Valentigney. Selon l’autopsie, il serait décédé des suites d’un stress extrême lié à une détresse respiratoire et d’un arrêt cardiaque. Or, la famille ne croit pas à la mort naturelle. En réalisant la toilette funéraire, la famille Boukrourou a découvert « un corps recouvert de contusions, un visage tuméfié, les lèvres fendues et la joue droite arrachée ». Djillali S. affirme que la famille est aujourd’hui confrontée à un mur de silence. «  Il n’y a aucune nouvelle instruction. S’il n’y a pas de réponse de la justice, c’est bien qu’on vous a mis dans une catégorie » conclu-t-il. La famille organisera une marche silencieuse à Montbéliard, le dimanche 14 novembre à 14 h.

 



 

 

Autres articles Actualités

 

Brèves Actualités

  • 6 novembre

     

    Projet de loi sur la Sécurité Sociale adopté : 4,2 milliards de restrictions demandés

    L’Assemblée nationale a adopté, mardi 31 oct 2017, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018. La gauche de l’Hémicycle a voté contre, dénonçant une attaque sans précédent contre le système de protection sociale. https://www.humanite.fr/le-budget-de-detricotage-de-la-securite-sociale-ete-vote-644835

     

  • 6 novembre

     

    Violences sexuelles faites au femmes, plan d’urgence demandé à Macron

    VIOLENCES SEXUELLES - Louane, Alexandra Lamy, Tatiana de Rosnay... 100 femmes demandent à Macron "un plan d’urgence contre les violences sexuelles" Elles sont les premières signataires d’une pétition en ligne pour en finir avec les violences sexuelles. "Ces violences ne sont pas une fatalité. Elles peuvent cesser". Une centaines de personnalités féminines de la société civile, artistes, comédiennes, réalisatrices, écrivaines, journalistes, médecins... ont signé une tribune adressée au président Emmanuel Macron dans le Journal du dimanche ce 5 novembre, demandant "un plan d’urgence contre les violences sexuelles". Cet appel, initié par des militantes féministes, dont Caroline de Haas, a également été (...)

     

  • 30 octobre

     

    Concert de musique arabe et européenne en soutien à SOS Méditerranée dans le cadre du festival d’Aix-en-Provence

    La série de concerts solidaires exceptionnels inaugurée en 2016 au profit de SOS MEDITERRANEE, se poursuit cet automne, sur l’initiative de Bernard Foccroulle, directeur du festival d’Aix-en-Provence et organiste, et membre du comité de soutien de SOS Méditerranée. Le prochain concert aura lieu - Vendredi 17 Novembre à 20h45 - Eglise St Jean de Malte à Aix-en-Provence "Les couleurs de l’Amour et de l’Exil" Concert de musique arabe et européenne Bernard Foccroulle Orgue Alice Foccroulle Soprano Moneim Adwan Chant et Oud Compositions de Francisco Correa de Arauxo, Alessando Grandi, François Couperin, Dietrich Buxtehude, Bernard Foccroulle, Abou Khalil El-Kabani, les frères (...)

     

  • 17 octobre

     

    La ville de Marseille a voté un plan à 1 milliard d’euros de reconstruction des écoles, par des partenariat public-privé

    Un plan massif, à un milliard d’euros, pour reconstruire les écoles de Marseille Régulièrement épinglée pour le délabrement de certaines écoles publiques, la ville de Marseille a voté lundi un plan massif de reconstruction d’un montant d’un milliard d’euros, via des partenariats public-privé (PPP) contestés par l’opposition. "Le projet que nous nous apprêtons à lancer est considérable, c’est un véritable plan Marshall qui n’a aucun équivalent ni dans l’histoire de la ville de Marseille ni dans aucune autre ville", a vanté le maire (LR) Jean-Claude Gaudin, devant le conseil municipal. Le plan prévoit la destruction de 31 établissements obsolètes des années 1960, et leur remplacement par 28 nouvelles écoles, (...)

     

  • 16 octobre

     

    MARSEILLE POUBELLE LA VIE Collectif citoyen contre l’insalubrité à Marseille lance une pétition

    MARSEILLE POUBELLE LA VIE Collectif citoyen contre l’insalubrité lance une pétition en ligne, avec une lettre ouverte à Jean-Claude Gaudin " Nous nous sommes mobilisés pour vous apporter les preuves de ce triste constat à travers le Livre Noir de Marseille : Etat des lieux de chaque quartier de la cité. Vous y observerez les rats que côtoient les usagers chaque jour. Ils s’attaquent aux câbles des voitures et pénètrent chez nous. Leurs cadavres trainent dans les rues et dans les parcs….Leur prolifération est vectrice de maladie comme la leptospirose…La gale et la teigne sont revenues dans nos parcs et nos écoles !" (...)

     

  • 9 octobre

     

    Droit de retrait reconduit ce jour au lycée Saint-Exupéry, lundi 9 oct

    Lundi 9 octobre 2017 Droit de retrait reconduit ce jour au lycée Saint-Exupéry Pour la troisième journée consécutive les personnels ont décidé d’exercer leur droit de retrait, les conditions de sécurité n’étant toujours pas assurées, ni pour nos élèves, ni pour nous. Dans un communiqué, les professeurs et personnels, leurs sections syndicales, FSU, CGT, FO, SUD, CFDT précisent :"Vendredi, la direction académique a dit réfléchir à la possibilité d’affecter à l’année 4 ou 5 AED supplémentaires sur notre lycée pour la vie scolaire. Il y a urgence ! Nos élèves doivent pouvoir reprendre les cours au plus vite, dans des conditions de sécurité restaurées. Il nous est insupportable d’être une nouvelle fois (...)

     

  • 6 octobre

     

    Lycée Saint exupéry, les enseignants font valoir leur droit de retrait, suite à des violences

    DROIT DE RETRAIT AU LYCEE SAINT-EXUPERY DE MARSEILLE "La rentrée chaotique du lycée continue … En grève le 5 septembre, les personnels dénonçaient déjà les conditions de travail fortement dégradées suite à la perte de 30 contrats aidés (CUI), assurant notamment l’encadrement des élèves et l’entretien des locaux. De façon prévisible, les 10 postes reconduits n’ont pas suffit à assurer la sérénité du travail dans l’établissement. Depuis un mois seulement, les incidents se multiplient, les actes de violence sont récurrents :- 315 exclusions de classe- 6128 absences d’élèves- 490 passages à l’infirmerie- 9 évacuations par les pompiers … Suite à une bagarre d’une violence extrême ce mercredi, l’ensemble des (...)

     

  • 4 octobre

     

    Fête de l’Automne soutien au Manba, migants 13, Marseille. dimanche

    Fête de l’Automne soutien au Manba, migants 13 Un repas de soutien au collectif Al Manba , soutien migrant-es 13 ; est organisé aux jardins partagés de l’Annonciade, quartiers nord, les Aygalades, à partir des récoltes. Discussions, musique, buvette, chaleur humaine par Collectif Soutien Migrants 13 / El Manba dim 12:00 · Chemin de la Mûre, 13015 Marseille Page FB Collectif Soutien Migrants 13 / El Manba

     

  • 4 octobre

     

    Recours au Conseil d’Etat , contre le gel des contrats aidés

    Emplois aidés : La justice va-t-elle suspendre le gel décidé par le gouvernement ? TRAVAIL Le Conseil d’Etat examine mardi 03 octobre, un recours déposé par des élus écologistes et plusieurs associations contre la remise en cause des contrats aidés décidée par l’exécutif... http://www.20minutes.fr/economie/2143331-20171003-emplois-aides-justice-va-suspendre-gel-decide-gouvernement

     

  • 25 septembre

     

    La Ville de Marseille lance une enquête sur des « comportements supposés répréhensibles » dans les musées.

    La Ville de Marseille lance une enquête sur des « comportements supposés répréhensibles » dans les musées Depuis plusieurs semaines, des agents des musées dénoncent dans des courriers anonymes des passe-droits, voire les emplois fictifs dont bénéficieraient d’autres agents. La Ville a décidé de diligenter une enquête interne de l’inspection générale des services. A lire sur marsactu https://marsactu.fr/avis-de-tempete-dans-les-musees-de-marseille/

     

Articles récents

Articles au hasard