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Voyage au cœur de la misère marseillaise avec les Restos du cœur

6 août 2011

« Ce n’est pas de ma faute s’il y en a qui ont faim, mais ça le deviendrait si on ne changeait rien », le slogan écrit en gros sur un mur du local des Restos du cœur pourrait s’appliquer à chacun d’entre nous et pas seulement aux bénévoles. Les enfants spirituels de Coluche ne sont simplement des distributeurs de nourriture, ils remettent du lien humain là où il a disparu, c’est-à-dire dans la rue et chez les plus pauvres. Côté pile, le jour, dans leurs centres ; côté face, en maraude, chaque nuit. Rencontre avec les équipes du siège départementale et récit de leur travail de nuit. Voyage au cœur de la misère, de la crasse et du dénuement. Avec pour seule lumière humaine à l’horizon, celle des Restos.


 

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Au fond du XVe arrondissement de Marseille, à côté d’une cité, les entrepôts du siège départemental des Bouches-du-Rhône des Restos du cœur m’attendent. Un petit groupe de personnes discutent calmement devant les hangars. Renseignement pris, ils m’indiquent le bureau du directeur. Nous sommes au siège départemental de l’association. Les bâtiments sont de bonne taille. Le directeur, Henri Guillemot, affable, m’accueille. Ancien directeur commercial, retraité aujourd’hui, il suit l’aventure des Restos depuis six ans et occupe la place de président depuis dix mois. Il veille sur tout et a toujours un bon mot pour ses salariés et bénévoles présents sur le site. Fier de ses locaux, il prend du temps pour me les faire visiter. Les 24 bureaux, le hangar, la chambre froide… Ici tout est contrôlé, du point de vue des normes d’hygiène alimentaire, la responsabilité est énorme. Les colis alimentaires s’empilent.

« On ne meurt pas de faim en France, aujourd’hui mais de froid et d’isolement oui ». Cette remarque qui fait frissonner est la pierre angulaire de l’action des Restos. Les membres de l’association se battent pour toujours replacer l’humain au centre de leur préoccupation et montent pour cela des actions très différentes. Le jour, ils gèrent les centres d’approvisionnement et la nuit, organisent leurs fameuses maraudes à la rencontre des oubliés et des fantômes de la ville. Et ce, 365 jours par an, dans les quartiers nord et sud à Marseille, et deux fois par semaine à Aubagne. En moyenne, cent repas sont distribués à chaque sortie. Le travail ne manque pas ces derniers temps où la Croix Rouge n’assure plus les distributions de nuit. Les maraudes sont partagées avec le 115, le Secours Catholique et normalement la Croix Rouge.

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Henri Guillemot

Tournée des quartiers nord

Rendez-vous le soir même à 19 h pour la maraude de nuit avec les bénévoles. Mission : distribuer de quoi manger aux plus démunis, ceux de la rue, et ceux encore logés mais qui ne peuvent plus boucler leur budget. « Les personnes qui sont au RMI et qui payent leur chambre d’hôtel n’ont plus rien pour manger dans le mois, alors ils viennent ici », explique Marcel. Les volontaires ? Vous et moi, peut-être un jour. Marie, étudiante, bénévole depuis six mois pour les maraudes, Chantal, assistante sociale, qui voulait faire du social « sans l’institution » ou Francine, qui a toujours des trouvailles vestimentaires pour ses protégés, caleçon, chaussettes… et le jeune José. Et bien sûr le célèbre Marcel, le responsable de la maraude que les nécessiteux aiment bien appeler « chef ». Nous préparons les sacs-repas dans le petit local : brioches, pain, chocolat, compote... Les conserves de protéines comme les sardines ou les pâtés, seront distribuées sur place à la demande des personnes. Il y aussi de la salade, des pizzas. Et des boissons chaudes, soupes ou café, thé, chocolat. En tout, 90 repas. Le camion marqué des mots « Arrêt fréquent » et discrètement siglé « Restos du cœur » s’ébroue dans le XVe arrondissement et débute sa tournée. Premier arrêt : un squat où survit un homme. Il n’est pas là, nous le retrouverons quelques mètres plus loin avec son caddie et son chien. Chacun ici le connaît. On lui demande comment il va, si son chien est en bonne santé. Visiblement, il apprécie ce moment de répit. Puis repart vers son destin. Demain, un autre instant d’apaisement l’attend avec d’autres bénévoles. Une goutte d’eau dans son immense chaos. Mais une goutte essentielle, des petites minutes quotidiennes qui le maintiennent peut-être encore en vie.

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Bilan sanitaire catastrophique

Puis la tournée continue. D’autres hommes à la rue campent sur le parking d’ED. Une petite tribu plus ou moins avinée. Soupe ou café ? On se tâte, ce sera soupe et pas de sardines surtout, « je n’aime pas ». Alors va pour le pâté ! Les filles de l’équipe sont gentiment chahutées, « Elle, c’est ma sœur », « Toi, tu es la plus belle ». Elles se laissent faire mais veillent toujours à recadrer l’entrevue. On remonte dans le camion, d’autres pauvres hères nous attendent. Sur le marché des puces, un homme âgé, cloué à un fauteuil roulant est dépanné. « Lui, il ne peut pas aller dans les centres d’hébergement d’urgence, car il est sans papier », m’explique Marcel. On parle alors de l’absurdité de la protection d’urgence. Ici on ne refait pas le monde. On aide au maximum, c’est tout. Les autres feront de la politique, de la religion. Pas les Restos… Sous un pont entre deux routes, une famille de Rroms crève de faim et le désespoir. Ils ont deux enfants en bas âge, dont un bébé de cinq mois, noirs de crasse et de misère. Un peu de lait pour les enfants, des repas pour tous, « Merci » lancent-ils en français hésitant et l’on repart… « Attention à bien se laver les mains, le contact tactile avec les sans domicile est important, mais nous devons nous désinfecter régulièrement » conseille le chef. « Les maladies circulent, la gale et on ne sait quoi d’autre ». Bilan sanitaire : catastrophique, et ce dans la plus pure indifférence des pouvoirs publics. On parle même de lèpre…

Sourire et respect

Sourire, respect, la tournée des quartiers nord des Restos, des Aygalades à Saint-Charles, est attendue par tous. Le lien est créé, l’équipe connaît ceux qu’elle aide dans leur grande majorité, les appelle par leur prénom. Ce sont presque des habitués. Deux arrêts dans des boulangeries du quartier pour recueillir du pain frais donné gracieusement. Les riverains regardent d’un œil bienveillant la tournée. Direction la déchetterie dans le IIIe arrondissement. Karima, un membre d’une association tunisienne a bien voulu donner de son temps aux Restos. Ce soir, elle sera chargée d’expliquer aux sans papiers tunisiens arrivés récemment sur le territoire que la distribution de nourriture doit se faire dans le respect, sans violence et surtout dire que l’équipe est entièrement bénévole. Mais surprise, cette nuit, moins de monde qu’à l’habitude est présent au rendez-vous. Nous sommes un soir de Ramadan et « la mosquée a dû organiser une chorba pour les plus démunis », analyse Karima. Tout est calme. On sert des mains, on se fait la bise, on demande si cela va depuis mardi… On plaisante. Un peu de réconfort dans cette vie de chiens… Les démunis sont contents de pouvoir parler dans la jungle de la nuit. « Un jour, si je m’en sors, c’est moi qui distribuerai les paniers » explique un homme. Cette femme étrangère qui habite chez des amis est venue se ravitailler et demande si l’équipe a du dentifrice à lui donner. Mais, nous ne possédons pas de produits d’entretien, cette fois-ci. Une autre femme tend aux filles de l’équipe un bouquet de lauriers roses. Un peu de poésie dans ce monde de brutes… « Généralement, ça se passe bien. Même si parfois avec l’alcool quelques problèmes peuvent survenir. Dans ce cas, nous partons ». La tournée va continuer tard dans la nuit, d’autres misères à soulager.

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Le directeur départemental résume le travail de la maraude : « Les gens ont souvent peur, surtout si ce sont des femmes. On se met à quatre pas sur un trottoir, c’est sale, mais nécessaire pour aller à leur rencontre. Certains n’ont parlé à personne depuis des jours. On connaît des individus que l’on appelle les muets car ils mettent des mois à nous parler. Au début, ils n’ont pas confiance en nous, ils ont été tellement déçus qu’ils ne veulent pas l’être à nouveau. Puis petit à petit la confiance revient et on peut alors les aider. » « On passe par plusieurs phases, au départ, on a envie d’aider tout le monde, après on est frustré parce qu’on retrouve les mêmes personnes, un an, deux ans, voire trois ans après. Mais avec un peu de recul nous parvenons à mieux les aider. Pourtant on a toujours des attaques. Quand on voit, par exemple, un bébé nu en pleine nuit, quand on voit une femme battue sur un trottoir, ou des gosses de 18 ans qui ont été frappés parce qu’ils ont révélé à leurs parents leur homosexualité, on ne peut pas rester insensible ».

Si les maraudes de la nuit sont indispensables, dans les centres de distribution de jour, le travail est énorme. « Pour la campagne d’hiver, nous avons distribué en 17 semaines 2,2 millions de repas ». Soit 10 % de plus que l’an dernier, sur le département. Durant l’été, la campagne s’étend sur 20 semaines. Les fonds proviennent à 23 % du PEAD, Plan européen aux plus démunis qui alimente aussi la Croix Rouge, le Secours populaire, la Banque alimentaire. Pourtant ce plan est aujourd’hui remis en cause par certains pays européens : « Les dons européens ne représentent qu’ 1 % de la PAC (Politique agricole commune, ndlr), mais actuellement l’Europe n’est plus en surproduction. Aujourd’hui elle doit acheter des denrées alimentaires, et cela coûte cher. L’Allemagne et l’Angleterre en tête remettent le PEAD en question », explique le directeur. Des discussions sont en cours pour dégager une ligne budgétaire européenne. « Mais si on a 23 % de nourriture en moins et 10 % de besoins en plus, nous allons rencontrer des difficultés ». 45 autres pourcents des ressources viennent des fonds privés (dons lors des campagnes de collecte nationale ou locale des Restos), 17 % des pouvoirs publics et le reste de la tournée des Enfoirés. La plupart des denrées sont achetées par le siège parisien en gros. Au niveau de Marseille, le centre a la possibilité de se procurer sur place certains produits plus frais comme les légumes ou les fruits. L’aide se situe aussi auprès de salariés. Treize salariés, sur les 17 que compte le siège, ont été embauchés en contrat aidé. « Nous les avons en chantier d’insertion. Deux jeunes femmes viennent de la cité voisine. Nous avons un bon pourcentage de réinsertion. Neuf ont déjà trouvé du travail. On les forme comme caristes, chauffeurs livreurs, confectionneurs de palette… ». Autant de vies recadrées par l’action des Restos…

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De plus en plus de femmes âgées

A La question fatidique que tout le monde se pose « Qui vient aux Restos ? », le directeur répond très clairement : « Nous ne faisons pas de statistiques, nous aidons des gens du monde entier et des Français. Nous avons constaté une arrivée plus importante de personnes âgées cette dernière année, notamment des femmes qui ne parviennent plus à payer leur loyer. Les travailleurs pauvres, qui travaillent et qui dorment dans leur voiture, des jeunes et des mères de familles complètent le public ». Récit de la misère ordinaire… « Certaines personnes, tournent autour du centre et n’osent pas rentrer : "j’ai honte", disent-elles souvent. Nous allons à leur rencontre. Les bénévoles ont été formés à l’accueil et à l’écoute ». Ces derniers font en effet l’objet d’un recrutement individuel et signent la Charte des Restos. « Nous tenons absolument à être dissocié du religieux et du politique ». Et d’ajouter : « Nous recevons les personnes en équipe. Nous ne pouvons pas faire face seuls à toute la misère du monde. Il s’agit d’écouter, de donner envie, envie de se battre. Le premier effet de la précarité est l’humiliation. Ce qui nous intéresse avant tout est l’humain après c’est le social et ensuite vient le travail ».

En dehors des maraudes, lorsque les personnes se rendent dans les centres de distribution, elles bénéficient d’un programme encadré. Premier chose : « nous les aidons à mettre en règle leur droit, leur protection sociale, certains ne savent pas », précise le président. Pour percevoir l’aide alimentaire des Restos, les personnes doivent être en effet inscrites ; et leur insertion dans le programme dépend d’un barème de ressources. « Sinon trop de monde viendrait aux Restos ». Si c’est le cas, elles bénéficient pendant toutes les semaines que dure la campagne d’une aide alimentaire pour pouvoir se nourrir de façon équilibrée. « Nous ne faisons pas dans l’assistanat, nous ne sommes pas là simplement pour distribuer de la nourriture, nous sommes là avant tout pour les aider, leur donner du courage », tient à souligner le président. L’aide à la personne n’est pas, elle, soumise à barème. Car, en plus de la nourriture, les Restos ont diversifié leurs activités. Aide aux devoirs, microcrédit, ticket ciné, résidence sociale, ateliers cuisine ou coiffure, dans les différentes antennes. Et même un petit programme de départ en vacances, monté en partenariat avec la CAF qui a permis d’envoyer, tout frais payés, quelques familles en vacances pendant une semaine. Des actions nouvelles ont vu le jour, comme l’alphabétisation sur le centre du boulevard National qui compte aujourd’hui 60 inscrits. Et le grand rêve du président serait de mettre en place un restaurant pour accueillir chacun, « pouvoir faire à manger, donner de vrais repas… ». « Car finalement, le plus important, c’est de créer du lien ». Et de l’espoir, sans aucun doute…

Les Restos cherchent toujours des bénévoles

Pour répondre à toujours plus de demandes, Les Restos recrute des bénévoles. Différentes activités sont proposées. Au siège, des postes de chauffeurs-livreurs ou de tri de dons. Dans les centres : accueil des personnes. Et la nuit, distribution et lien humain pour les maraudes. Les bénévoles peuvent s’investir quelques heures par semaine, s’ils le souhaitent.

Restos du Cœur : 04 96 15 13 20

 



 

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