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Visite en capitale 2013 : Villa Méditerranée, coup d’envoi des expos

17 juin 2013

Med-in Marseille poursuit ses visites en capitale culturelle 2013 et s’est rendu à la nouvelle Villa Méditerranée pour l’ouverture de ses parcours d’exposition permanente. « Plus loin que l’horizon » est une exposition sur les mobilités humaines et marchandes en Méditerranée, conçu par le documentariste Bruno Ulmer. La seconde, « 2031 en Méditerranée, nos futurs » du cinéaste Régis Sauter offre la vision de l’avenir vu par des jeunes du pourtour méditerranéen. Pour son président Michel Vauzelle, la Villa est « une ambassade de la méditerranée à Marseille ».


 

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L’idée de ces parcours que propose désormais la nouvelle Villa Méditerranée inaugurée par François Hollande est de « confronter et faire partager le fruit de la recherche des experts au simple citoyen ». La première phase est impulsée par un comité scientifique, composé d’experts à savoir des ethnologues, sociologues, prospectivistes, océanographes, géopoliticiens ou autres qui arrêtent une thématique à aborder, problématique qui concerne, bien entendu, le bassin méditerranéen. Dans un second temps, intervient « un narrateur », qui peut être un cinéaste, metteur en scène, écrivain, artiste qui va plancher à sa manière sur le sujet pour le rendre attirant et compréhensible du grand public. Résultat : des parcours d’une durée variable, les expositions permanentes s’étalent au minimum trois années et sont actualisées régulièrement, d’autres seront plus temporaires.

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Il est possible dès à présent de visiter le parcours « Plus loin que l’horizon », signé du documentariste Bruno Ulmer. En sous-sol de la Villa, l’installation, à la remarquable scénographie, permet de s’immerger dans ces fameux transits méditerranéens, mer de tous les plus beaux et des plus effroyables voyages.

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Maniant avec brio de nombreux éléments multimédias, sons, extraits de voyage dans les ports méditerranéen, de films sur les clandestins, photos, le parcours plonge le visiteur dans l’espace des échanges méditerranéen.

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Au premier étage, l’autre exposition « Plus loin que l’horizon » recèle, pour la premier salle, une installation multimédia passionnante, faite d’un mélange de son et d’images de jeunes gens du pourtour de la méditerranée. Le reste de l’exposition est moins convaincant.

La programmation culturelle de la villa ne s’arrête pas là, en écho à ces expositions, la Villa programme une foule d’évènements culturels, spectacles, films ou conférences. Pour la fin juin, la villa propose une rencontre cinéma autour du film de Lamine Ammar-Khodja « Demande à ton ombre », un concert de Lofti Double Kanon, et une chorégraphie de la danseuse Nacera Belaza que nous avions interviewé ici même, l’an dernier. De fait, la programmation artistique paraît exigeante et proche des problématiques qui secoue nos sociétés, comme ce « Made in Paradise, en finir avec la peur de l’islam » de Nicolas Borgeat, Yan Duyvendak et Omare Ghayatta, une pièce de théâtre suisse, néerlandaise et égyptienne, joué en mai dernier à la Villa.

La nouvelle Villa Méditerranée ouverte au public début juin, proposée par la Région, entend compter sur la scène culturelle et politique méditerranéenne et internationale. Son président Michel Vauzelle l’a affirmé en conférence de presse jeudi dernier « La villa Méditerranée a pour objet d’être un lieu de création, d’imagination, de réflexion et de contacts. Ici tout méditerranéen doit se sentir chez lui. C’est une ambassade de la Méditerranée dans notre propre région. » De plus, « La villa est Lieu de culture vivante, de culture orientée vers l’avenir de la méditerranée qui n’est pas celle des grands projets d’infrastructures, ou d’investissement mais sur l’état social et politique dans lequel la Méditerranée se trouve aujourd’hui face à une Europe qui se replie égoïstement sur sa crise ». Insistant particulièrement sur la jeunesse, il a rappelé : « ce grand problème de la jeunesse méditerranéenne, si nombreuse mais en même temps blessée soit par l’impression d’être mise de côté soit d’être parfois rejetée pour des questions de racisme qui monte beaucoup dans notre région en ce moment et particulièrement un racisme précisément anti-magrébin ».

Le Président de la Région PACA, et également président de la villa méditerranée a également tenu à souligner la présence, selon lui, « historique » à la Villa, le 6 et 7 avril dernier, des présidents des parlements nationaux arabes et européens de l’union pour la Méditerranée « qui étaient réunis ici pour travailler sur la communauté de destins entre l’Europe et la Méditerranée » et « la nécessité de prendre en compte l’irruption dans la politique de la société civile et de la jeunesse ».
Se dessine ainsi, sa vision politique de la « coopération » des pays méditerranéen. « Il faut essayer de maîtriser cette communauté de destins en n’oubliant pas, nous élus, d’essayer d’intégrer dans cette réflexion cette jeunesse. » Il soutient l’idée d’ « entrer en coopération et de tourner la page d’une France qui était trop facilement donneuse de leçon et d’une Europe avec une attitude trop technocratique qui manquait de respect à l’égard de l’identité, et de la dignité de ces jeunesses méditerranéennes ».

 

 

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