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Violence et délinquance : un autre décryptage est possible

25 novembre 2011

Où vont nos services publics de la sécurité et de la justice ? Comment lutter contre la violence et l’insécurité. C’est à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme, du 15/16ème arrondissement de Marseille que ces questions ont été débattues, jeudi 17 novembre, au lycée Nord par une assistance réactive aux décompositions du sociologue Laurent Mucchielli et aux interventions d’Elisabeth Audouard, avocate et membre du SAF (syndicat des avocats de France).
Objectif de la rencontre : sortir d’une approche alarmiste prônée par l’actuel gouvernement. Une déconstruction instructive et en règle des analyses médiatiques, des « discours sécuritaires » et leurs réponses politiques coups de poing sur l’insécurité…


 

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Le sociologue Laurent Mucchielli

Le saviez-vous ? Le nombre d’homicides en France a été divisé par deux ces vingt dernières années ; 800 en 2010, pour 1600 en 1995. C’est le sociologue, Laurent Mucchielli qui a tenu à le rappeler, lors de sa conférence, jeudi dernier. Autre exemple, tiré de ses enquêtes sur des échantillons représentatifs de la population : les violences sexuelles. Remettant en cause notre « propre univers fictionnel sur le violeur inconnu dans la nuit », le sociologue affirme que les violences sexuelles sont dans la majorité des cas des violences intrafamiliales. Le premier type de viol est l’inceste, le deuxième est le viol conjugal. Et ces viols surviennent de manière équivalente dans les différents milieux sociaux.
A la question : Y-a-t-il plus d’insécurité qu’avant ? Le chercheur, directeur de recherches au CNRS, rattaché au Laboratoire Méditerranéen de Sociologie ( LAMES à Aix-en-Provence) répond : « En marchant dans les rues de Marseille, vous avez plus de chance de vous faire voler un objet que vous avez sur vous, comme un téléphone portable, qu’il y a trente ans, mais vous avez beaucoup de moins de chances de vous faire tuer. Le problème est qu’aujourd’hui on emploie le même mot, violence, pour des faits différents de degré et de nature ».

Sur cette question, on pourra lire dans son blog le dernier rapport annuel de l’Observatoire nationales de la délinquance et des réponses pénales. Les résultats de l’enquête annuelle de victimation appelée « Cadre de vie et sécurité », réalisée en France métropolitaine entre janvier et avril 2011, auprès d’un échantillon représentatif d’environ 17 000 ménages ont été commentés par le journal Le Monde. Ces enquêtes « montrent clairement la stabilité, voire la légère baisse, de la plupart des comportements délinquants qu’elles recensent. Ceci contredit la plupart des commentaires médiatiques du jour qui sont tournés uniquement vers les statistiques de police et qui - comme à l’accoutumée - mettent en exergue l’augmentation supposée permanente de la violence des mineurs et des femmes. (…) « Dans la société française actuelle, le principal risque n’est pas de se faire agresser mais de subir une atteinte à ses biens », établit le quotidien.

Où va la police ?

Car loin derrière les chiffres modelés pour chaque occasion, les déclarations à l’emporte-pièce, les coups médiatiques et leurs pendants politiques, la réalité de la délinquance et de l’insécurité mérite d’être traitée en toute sérénité. Pour déconstruire les idées reçues sur la délinquance, la Ligue des droits de l’Homme, LDH a donc souhaité initié en un cycle de conférences.
Philippe Dieudonné, responsable de la LDH en explique les objectifs : « On veut démonter tout le mécanisme de l’esprit sécuritaire développé essentiellement par le Président de la République et l’UMP, en vue des présidentielles. C’est une politique de boucs émissaires à laquelle nous assistons : contre les Rrom, les jeunes des quartiers, les pauvres… Ce soir, c’est essentiellement sur les services publics de la police et de la justice que nous débattrons. Nous essayons de montrer comment ils sont détournés et pourquoi on ne voit pas actuellement les policiers là où les gens en ont besoin. La plupart des gens dans les quartiers populaires, lorsqu’ils ont un cambriolage vont appeler la police. Mais elle ne vient pas, alors qu’on est capable de mobiliser 50 policiers pour chasser des trottoirs ou de la place d’Aix 70 Rrom, femmes et enfants y compris. Il y un détournement du service public qui est important. En plus, les effectifs policiers sont en diminution. Et, paraît-il, la délinquance est en augmentation, il y a effectivement quelque chose qui ne marche pas… Le service public est mal utilisé. Les citoyens de seconde zone sont laissés pour compte. Ce n’est plus un service rendu aux citoyens. »

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Sentiment d’insécurité et sentiment de vulnérabilité

La conférence menée par Laurent Mucchielli a donc été l’occasion de faire tomber nombreux prêt-à-penser de la délinquance. En préambule à toute intervention, il a d’ailleurs choisi d’expliquer que la première violence en France, contrairement à ce que l’on croit, était en fait la violence routière.
Premier idée reçue et rigoureusement revisitée à coup d’éclairage scientifique : le fameux sentiment d’insécurité. Pour le chercheur, le sentiment d’insécurité dont on parle tant est avant tout très subjectif. Sa démonstration reprend les deux types de réponses obtenues à des enquêtes sur le sentiment d’insécurité. Première réponse, si on pose la question à une population : « Pensez-vous que le problème de la sécurité soit un problème en France ? » La majorité des personnes interrogées répond oui. Mais à la seconde question : « Avez-vous peur quand vous rentrez chez vous le soir ? », on obtient des réponses divergentes : en région parisienne seuls 10 % des sondés répondent qu’ils ont peur. En creusant davantage le sociologue a demandé aux personnes qui ont peur, leurs raisons. Or, le fait d’avoir subi une agression ou un vol n’entre pas dans la liste des cinq premiers facteurs de peur. Le premier, c’est en fait l’âge.
Conclusion : plus on est âgé, plus on se sent plus vulnérable. « Le sentiment d’insécurité est en fait un sentiment de vulnérabilité », résume le chercheur. L’enquête révèle que les autres facteurs de peur sont également basés sur des critères de vulnérabilité, comme le fait de vivre seule pour les femmes ou d’habiter dans un quartier dégradé. Il a aussi remarqué que les personnes qui sont en situation de précarité sociale ont davantage de craintes que les personnes qui vivent dans l’aisance. De la même façon, le sentiment de perte de repère pour les habitants de villages qui ont été englobés dans de grosses agglomérations joue beaucoup sur le sentiment d’insécurité.

Pour lui, le problème réside essentiellement dans le traitement politique du sentiment d’insécurité qui ne rencontre aucune opposition. « Ce qui mène à une surenchère de l’indignation et le recours à l’émotion qui rentre dans le discours. « Dans le dernier livre d’Emmanuel Vals, sur la sécurité, je n’ai vu aucune différence avec le discours de ses adversaires politiques ».
En fait, au crible de l’analyse du sociologue, les chiffres sur la délinquance chancèlent et nos propres croyances s’effondrent. D’abord, sur les homicides. Il rappelle que le premier type d’homicides en terme de chiffres se pratique d’abord dans un monde familier, « Ce sont des maris, les femmes, les maîtresses, les amants qui s’entretuent », décrypte le sociologue. Plus grave, « La principale évolution de la délinquance se situe au niveau de la délinquance économique et financière » assène-t-il. Il explique qu’en étudiant les dossiers au tribunal et notamment en cours d’Assise, il s’est aperçu que : « L’immense majorité des gens qui sont poursuivis par la justice appartiennent au milieu populaire. Où sont passés les autres, qui se sont déclarés dans les enquêtes anonymes et que l’on ne retrouve pas dans la justice ? » La première question que soulève alors le sociologue est troublante : « Comment les milieux aisés peuvent-ils échapper largement à l’action répressive ? »
Dans le même ordre d’idée, le chercheur établit l’écart grandissant entre la répression aggravée à l’encontre des jeunes des quartiers populaires et l’impunité croissante dont jouissent les délinquants économiques et financière.

Le jeune des quartiers : un délinquant potentiel

Autre thème largement commenté durant la conférence, les pratiques policières. Le sociologue note qu’on assiste à un durcissement du contrôle policier dans les quartiers populaires. Pourtant, côté habitants de ces quartiers interrogés, le chercheur constate qu’ « Ils ne disent pas qu’ils n’aiment pas la police, ils disent en réalité qu’ils veulent davantage de policiers, mais surtout qu’ils attendent d’autres façons de faire, nuance fondamentale ». Il est reproché aux actions de la police : d’avoir une position distante, en surplomb, agressive. « Avec deux façons principales d’entrer en contact avec la population dans ces quartiers ; le contrôle d’identité et les opérations coups de poing par exemple sur un trafic local ». « Ces dernières années, les discours politiques ont rompu avec la police de proximité qui incarnait la politique du gouvernement Jospin de 1997- 2002, en faisant de cette police une caricature politicienne. »
Et la police actuelle, en « surplomb », produit des policiers qui « perçoivent globalement tous ces quartiers comme des zones dangereuses et les jeunes comme des délinquants potentiels. Les policiers ne savent plus faire la différence entre le dealer du quartier et le lycéen ou l’éducateur, même sans mauvaise intention de leur part. » La solution prônée par Laurent Mucchielli est le rétablissement d’une police de proximité qui se donnerait pour « stratégie globale », une connaissance « La plus fine possible de la population et du territoire sur laquelle elle intervient, dans le but de faire au mieux tous les métiers de police » que sont « la police du renseignement, du maintien de l’ordre, la police judiciaire, de la vie quotidienne ». En connaissant bien le territoire et la population, la police effectue, selon lui, mieux son travail. Aux yeux des policiers, la population des quartiers populaires, « n’est plus une masse uniforme, mais est constituée de personnes différenciées où il est plus aisé de repérer un président d’association, un travailleur social, ou un délinquant notoire »… « Sans cela, la police est aveugle ». « Le rapport de suspicion généralisée devrait être remplacé par un rapport de connaissance. », conclut-il.
Selon lui, l’institution policière serait, elle même demandeuse. « De plus il n’est pas prouvé que notre système actuel ait un efficacité en terme de lutte contre la délinquance. Il faut que nous soyons force de contre-proposition »

Quartier Nord de Marseille

Répondant à l’analyse de Laurent Mucchielli sur la nécessaire déconstruction du discours sécuritaire, La présidente du CIQ Consolat-Mirabeau (15ème arrondissement de Marseille) explique la difficulté qu’elle rencontre dans les réunions à tenter nuancer les propos : «  Je me sens totalement démunie par ce discours sécuritaire et je vois que nous avons des moyens minimums pour un maximum de travail à faire. Il y a trente ans que ces quartiers ont été abandonnés. C’est une catastrophe sociale. Il faut savoir que dans ces quartiers, des gens ont le ventre vide. Il faut prendre conscience de cette réalité-là. On a besoin qu’on entende ce qu’on a à dire. Les opérations coup de poings dans le quartier, on arrive plus à rien après. Il faut qu’on discute avec les gens, mais c’est compliqué. J’essaie d’avoir votre discours, mais dès qu’on l’a, on se fait lyncher. »
Le sociologue Salva Condro, modérateur de la conférence, a également relayé la situation dans les 15-16ème arrondissements de Marseille « On est sur le terrain et on voit bien que la population se plaint qu’il y ait des vols, de l’insécurité, des problèmes qui ne sont pas gérés. Avec une crainte sur la rumeur de la disparition du commissariat de l’Estaque. Mais demander plus de policiers est un problème si c’est pour les voir habiller et débarquer en «  RoboCop » pour l’expulsion des Rroms. On a bien conscience qu’il faut des forces de sécurité, mais pour quoi faire ? Et comment peut-on intervenir dans le débat public pour que ce service public de sécurité soit au service du public et pas seulement au service d’une caste. On entend aussi beaucoup des discours invalidants pour la justice, avec l’idée que derrière il y a du laxisme de la justice. »

Tension entre le pouvoir et les juges

Une réflexion et un état des lieux des actuelles pratiques judiciaires ont constitué l’autre sujet épineux abordé pendant le débat. Pour Laurent Mucchielli, aujourd’hui, la relation s’est clairement tendue entre pouvoir politique et monde judiciaire. Il dénonce une diminution du pouvoir des juges et « des tensions visant à supprimer le juge pour enfants et le juge d’instruction ». « A chaque fait divers grave, la réponse gouvernementale est de produire une nouvelle loi ». « De fait, une soixantaine de réformes du code pénal ont eu lieu. Avec la création de nouvelles infractions, et des changements de qualifications juridiques des faits comme des circonstances aggravantes. Conclusion : l’ensemble des réformes remettent en cause les principes généraux du droit comme l’indépendance de la justice ou l’individualisation de la peine car en France on ne juge pas que l’acte mais aussi la personne. Du coup, on n’a plus besoin de juge, les ordinateurs pourraient le remplacer ».
Pour juger la pertinence du traitement des mineurs délinquants, il en appelle aux principes généraux de notre droit, « L’intérêt de juger la personne est aussi de s’interroger sur son passé, son présent, mais aussi son futur, avec la pédagogie de la sanction ». « Le juge a besoin de temps pour bien se renseigner sur la personne notamment pour les mineurs », recadre-t-il. Ces mineurs qui seraient « à entendre les discours, le problème numéro 1 de la délinquance en France ». Or, « ces derniers ont la caractéristique, comme le disait l’ordonnance de 45, d’être des adultes en devenir. Cela suppose de mettre à l’épreuve le jeune, il n’y a pas de remèdes miracle ». Autre sujet brûlant, l’encadrement militaire des mineurs délinquants. « Ce type de centre n’est pas plus efficace, en terme de récidive que les autres dispositifs sociaux » répond Laurent Mucchielli, s’appuyant sur des travaux d’évaluation réalisés aux Etats-Unis.

Dénis d’adolescence pour la délinquance des mineurs

Pour lui, la façon dont est pensée la prévention de la délinquance des mineurs a connu un bouleversement assez radical qui consiste en une série de dénis de réalités : « Dénis d’adolescence, dénis des causes de la délinquance. » Or, « La délinquance ne tombe pas du ciel, ce n’est pas un choix. Lorsque l ‘on regarde 300 dossiers de mineurs délinquants, on s’aperçoit que des faits reviennent souvent comme les ruptures familiales ou scolaires. » Le sociologue observe un déni au nom d’une rhétorique qui consiste à fermer le débat. «  C’est un interdit de débattre qui est posé qui ne fait qu’aggraver le problème. » Si on tente d’expliquer la délinquance par des causes : « On est taxé d’angélisme, taxé d’être amis des criminels ».
Quant à la vidéo surveillance qui est présentée comme LA solution depuis 2007, sur le budget du FIDP, fonds interministériel de prévention de la délinquance, le sociologue a évalué que 2/3, voire 3/4 du budget, est actuellement alloué à la vidéo surveillance. Fausse solution, réplique-t-il : « L’impact en terme de détection ou de répression de cette vidéosurveillance n’est pas nul, mais faible entre 0 et 5 %, selon le nombre de personnes derrière la caméra et de policiers sur le terrain. »

Inflation des déférés de mineurs

Pour sa part, Elisabeth Audouard, avocate et membre du SAF a confirmé les conclusions du sociologue « On assiste effectivement à Marseille au discours sécuritaire que vous connaissez. On a pour les mineurs un discours qui donne lieu à ce qu’on soit le numéro 2 du taux d’incarcération des mineurs en France, après Bobigny qui a un taux de population non comparable. A Marseille, nous avons plus de mineurs incarcérés avec un parquet de Marseille qui défère très rapidement. Nous avons même été obligés de faire attention parce qu’avant avec 1 ou 2 déférés par semaine, c’était bien géré, mais aujourd’hui, on a, selon les jours 12 à 15 déférés. On nous défère tout et n’importe quoi. C’est vrai qu’on stigmatise un certain type de population, avec une volonté de rendre le mineur délinquant et les poursuites sont de plus en plus importantes pour des faits minimes parfois. J’ai l’impression, qu’en réalité on définit comme délinquant des gens qui ne l’étaient pas avant. J’estime qu’il y a moins de prévention, qu’il y 20 ans, on est actuellement sur la répression avec des raccourcissements dans le traitement de l’infraction, avec des comparutions immédiates qui sont particulièrement graves pour les individus. On n’individualise plus la peine. Par contre, nous avons à Marseille, des juges pour enfants extraordinaires, qui essaient au maximum de faire de la prévention et de l’éducatif. On a une PJJ (Protection judiciaire de la Jeunesse) qui a essayé de garder la tête droite, sachant que son budget a subi une baisse de 7% en deux ans. Mais pourquoi un tel choix politique qui est de stigmatiser des populations, si ce n’est une volonté de maintenir la population dans la peur. »
Présent aussi, l’ancien procureur de la République, Louis Bartolomeï, a sa propre analyse des mêmes faits constatés : « Sur la police actuelle et le ton volontairement cassant qu’elle emploie, certainement suggéré via une note de service, je pense que c’est un instrument politique pour donner l’impression que tout le monde n’a qu’à bien se tenir. L’inflation des gardes à vue, c’est une façon pour les policiers de s’approprier, au fond, une peine d’emprisonnement de 48 h, une manière pour les policiers de judiciariser leur travail. »

Instrumentalisation des faits divers par le politique et les médias

Le sociologue décrit le fait que « Les médias peuvent parler tous les soirs des faits divers horribles commis partout en France. On est saturé de cela. Or il y a deux fois moins d’homicides qu’il y a quinze ans, et aucun média n’en parle. Ce qui pose le problème du traitement médiatique, c’est-à-dire, ce que veulent, ce qu’attendent, ce que produisent les gens qui ont le pouvoir. Je ne veux pas remettre en cause le travail quotidien des journalistes qui font ce qu’ils peuvent faire dans les conditions qu’on leur a données. » Citant Machiavel, il rappelle qu’il a un grand mépris social en France ; « les riches qui regardent de très haut les pauvres qui puent, qui sont violents, c’est un grand classique. » Ce mépris s’explique selon lui par une stratégie électorale. « Les habitants des quartiers ne votent quasiment plus, donc ça ne coûte rien, on peut les mépriser, se servir d’eux pour faire peur aux autres. »

De son côté Louis Bartolomeï, décompose les dangers de l’instrumentalisation des faits divers. « L’urgence est que nous entrons en campagne électorale. Elle va se manifester par une multiplication de faits divers et il faudra être vigilant. Avant le premier tour des élections de 2007, une affaire avait fait la une, c’était ce couple de personnes âgés qui avait été odieusement assassinés par des voyous que ‘ La gauche chouchoutait un peu trop parce qu’elle était incapable de procurer un minimum de sécurité aux personnes âgées ‘. Après le deuxième tour des élections, on a, en fait, appris que c’était tout simplement un drame familial. C’est ce que j’appelle la multiplication des faits falsifiés. Le second danger vient du côté des témoignages fondés sur l’émotion. Soyons vigilants sur des faits artificiellement fabriqués. Il y a place pour créer un comité de vigilance qui soit réactif, avant les élections ».

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- Dernier ouvrage publié : L’invention de la violence. Des peurs, des chiffres, des faits (Fayard, 2011).

Laurent-mucchielli.org

 



 

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    par Hakim le Janvier 2015 à 10h09
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    bjr il suffit de venir au parc kalliste voir dans quel l’etas sont les appartement de marseille ,ils les laisse se dégrader ,ils n’ont méme pas pris la peinne de fermer les volets de certain d’entre eux sachant qu’ils risque de tombé a tous moment surtou quand le vent souffle ,puis apres c’est facile de demander de classé le batiment en carence !!!!mdr !!!

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