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Vincent Geisser : « Hier, Ben Ali est apparu en Roi nu »

14 janvier 2011

Le politologue et sociologue Vincent Geisser, versé dans les questions de politique dans le monde arabe et au Maghreb, livre son analyse de la situation en Tunisie dans une interview. Des racines du conflit à une éventuelle sortie de crise, il commente le discours du président tunisien, réagit aux propos de la ministre française des Affaires Etrangères Michèle Alliot-Marie, observe la mobilisation marseillaise et émet des hypothèses pour l’après-Ben Ali.


 

L’ambiance est toujours délétère en Tunisie. Hier, dans un discours aux Tunisiens le président Zine el Abidine Ben Ali a assuré qu’il avait « compris » son peuple et informé qu’il ne se représenterait pas en 2014. Il y a quelques jours, il avait annoncé la création de 300 000 emplois. Les sites internet censurés ont été également rouverts. Mais toutes ces dispositions semblent pour l’instant rester sans effet. La population tunisienne gronde toujours et est de nouveau descendue dans les rues aujourd’hui, pour la « Marche des Jasmins ». La police aurait apparemment encore une fois ouvert le feu, à balles réelles malgré l’injonction du chef de l’Etat tunisien, selon les premières informations relayées par I-télé.
Hier, la ministre française des Affaires Etrangères prononçait un discours devant l’Assemblée nationale, qui devait faire un tollé : « le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité, permette de régler des situations sécuritaires de ce type [...] C’est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays [l’Algérie et la Tunisie] de permettre dans le cadre de nos coopérations d’agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité », a dit Michèle Alliot-Marie.
Demain, une manifestation aura lieu à Marseille, en soutien au peuple tunisien.

Analyse du sociologue et politologue Vincent Geisser.

Med’in Marseille : Un point, sur la situation globale ?

Vincent Geisser : On était resté, notamment la France officielle, gouvernementale, sur l’idée du bon élève de l’Union européenne, du bon élève de la Banque mondiale, du bon élève du FMI. Que la Tunisie, c’était le dragon de l’Afrique, le modèle économique à suivre. Avec une sorte de rhétorique qui consistait à dire : « c’est vrai que c’est un régime autoritaire, c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de libertés mais, quand même, c’est le régime qui réussit le mieux socialement et économiquement, donc l’autoritarisme de M. Ben Ali a du bon ». Que nous font découvrir ces mouvements sociaux ? Qu’il n’y avait pas forcément beaucoup de libertés, qu’il y avait une gestion très autoritaire, verrouillée, et policière de l’espace public et des libertés. Que l’on n’avait pas vu qu’en même temps qu’on nous présentait une espèce de façade, de vitrine de réussite et de performances économiques, il y avait aussi une Tunisie de l’intérieur pour faire simple qui, elle, n’a pas bénéficié de la croissance, qui n’a bénéficier du tourisme. Et qui au contraire est dans une situation sociale dramatique, certes liée au contexte de crise internationale, mais dûe au-delà aussi aux politiques de développement inégalitaires complètement extraverties vers le tourisme et vers l’exportation du textile, oubliant quelque part ces régions de l’intérieur. L’idée d’un modèle tunisien tel qu’il a été avancé, ce n’est pas qu’il est tombé, mais a-t-il seulement un jour existé ?

Les révoltes : sociales ou politiques ?

Il y a deux représentations un peu mythiques à éviter. La première c’est de dire que c’est une révolte d’abord politique, qui serait contrôlée par des partis, des syndicats : la plupart des jeunes diplômés qui vont se révolter dans les premiers jours du mouvement en décembre ne sont pas spécifiquement engagés politiquement, syndicalement ou associativement. Ils se révoltent contre leur état d’humiliation sociale et économique ; jeunes diplômés qui ont tout réussi au niveau scolaire et qui se retrouvent sans emploi et même dépendants de la famille.
La deuxième vision fausse à éviter, ce serait de dire qu’il n’y a aucune dimension politique, que c’est purement social. Que ce serait une révolte du pain, une révolte de la soif, une révolte du ventre. Non, très rapidement on l’a vu, outre le fait que c’était plutôt des aspirations et des revendications socio professionnelles qui ont été à l’origine, il y a avait en même temps une expression politique qui était de dire « on en a ras-le-bol de ce système, du système Ben Ali, de la corruption ».
Nous sommes dans une situation de révolte qui manifeste une espèce d’inquiétude vis-à-vis de l’avenir, et un ras le bol surtout de ce mode de gouvernance autoritaire. C’est le système globalement qui a été rejeté par les révoltés, qui n’étaient pas forcément je le répète dans les organisations politiques et syndicales. Le mouvement s’est politisé au fur et à mesure, mais une politisation plutôt de « la masse » de la population je dirais, et pas une politisation créée par l’implication des partis et des syndicats. Même si ceux-là ont après rejoint le mouvement pour l’accompagner, plus que pour le contrôler et le diriger.

Pouvez-vous revenir sur la base du conflit, l’élément déclencheur ?

Un petit jeune, diplômé, qui se fait confisquer sa marchandise, alors qu’il survivait au milieu de sa famille dans sa région d’origine de Sidi Bouzid. C’est déjà humiliant pour lui en tant que diplômé d’être conduit à vendre des fruits et des légumes pour survivre, mais en plus si on lui enlève son moyen de survie, c’est doublement humiliant. Son immolation, cet sorte de suicide qui signifie aux gens, « mais regardez ce qu’ils font de nous », est un fort symbole. Il voulait être un symbole de toute cette jeunesse en résistance. Faut-il préciser qu’il ne fût pas le seul ? Il y a eu un peu plus de soixante morts et parmi elles il y a cinq personnes qui sont mortes par suicide, devant tout le monde. Cette dimension sacrificielle est importante. « Je me sacrifie non pas parce que je vis mal, mais parce que notre société vit mal, notre système va mal ».

Une réaction au discours (le quatrième en un mois) prononcé par le président tunisien, hier ?

C’est une réaction d’un « Roi nu ». Deux facteurs ont poussé Ben Ali à faire ce discours hier soir. Premièrement la pression internationale et l’allié américain qui a commencé à lui faire signe que s’il ne prenait pas de mesures il le sacrifierait. Plus ensuite la France qui, d’un soutien aveugle à Ben Ali a pris une position de demi-mesure hier.
Ben Ali a donné la voix aux « Faucons » du régime, qui lui ont conseillé de tirer à balles réelles en disant « on va tirer sur les gens comme ça ils n’oseront plus sortir ». C’est exactement le contraire qui s’est produit : plus ils tiraient, plus les gens sortaient dans la rue. Et donc Ben Ali a plutôt prêté l’oreille aux « Colombes » du régime. Les « Faucons » ont été remerciés, ont démissionné. Bien sûr, le système reste en place, c’est toujours le même. Mais disons que c’est plutôt la tendance « dialoguistes » qui a inspiré le dernier discours, plus que la tendance « Faucons ».
Et surtout, Ben Ali c’est un régime aux abois. Les manifestations avaient gagné la capitale, avaient même gagné les banlieues où se trouve le palais de Carthage. On entendait des cris et des balles réelles à 200 mètres du palais présidentiel. Hier, le président de la République tunisienne est apparu fatigué, apeuré, tremblant. Il y a même un signe qui ne trompe pas : j’ai visionné à deux reprises la vidéo de son discours et il a trois ou quatre fois accroché le micro. Même son corps traduisait des stigmates de peur. C’est un dictateur nu qui s’est présenté et qui n’a pas eu d’autre choix que d’émettre un discours d’excuses ; « je vous ai compris », il l’a répété six ou sept fois, parlant en dialecte tunisien comme s’il parlait à ses enfants. Ce qui a été ressenti par les Tunisiens que j’ai eu dans la foulée en Tunisie, c’est que c’était tragi-comique. Tragique parce qu’il y a eu des morts, des victimes, que le sang a coulé. Comique parce que Ben Ali est apparu comme un roi dépouillé.

Les mesures annoncées n’ont pas l’air d’avoir apaisé la population...

C’est compliqué. Tout le monde sait que c’est un repli stratégique et sécuritaire. C’est reculer pour mieux réprimer. Les routines sécuritaires vont reprendre le dessus dans quelques jours, dans quelques semaines. Le fichage, le harcèlement des opposants,... Sauf que, comme je le disais la veille du discours dans une interview, la seule chose qui pouvait un peu calmer la situation, était l’annonce de son départ pour 2014, date légale à laquelle se déroulera l’élection présidentielle. En même temps, les gens sont épuisés. Ils ne savent plus ce qui se passe. Même les Tunisiens qui participent à ce mouvement n’en ont pas une vision globale. On ne sait pas où on va. Le fait que Ben Ali dise qu’il parte va peut-être créer un facteur d’apaisement. Même si tout le monde dit unanimement « on n’y croit pas à ces propositions ». Il n’est pas impossible que ce discours ait à court terme un effet anesthésiant. Ca ne veut pas dire que les gens se sont laissés anesthésier, endormir ou enfumer. Pour Ben Ali c’est un repli tactique sécuritaire, pour eux c’est un répit aussi dans leur colère. Mais si rien ne change, si aucun geste beaucoup plus fort d’ouverture n’est décidé dans les prochains jours, si c’est seulement une annonce de façade et superficielle, ça va reprendre. Peut-être pas la semaine prochaine ou dans deux semaines, mais ça reprendra.
Là, on est déjà dans l’après Ben Ali. Et hier c’était déjà le Ben Ali de l’après Ben Ali. Ce n’était plus lui, ce n’était plus le dictateur qui insultait les opposants en les traitant de "vendus à l’étranger", c’était un Ben Ali qui était presque une marionnette, une ombre de lui-même. Ce n’était pas un acteur qui reprenait le contrôle de la situation en faisant un discours populiste, « je vous ai compris, revenez avec moi »... C’était dire « j’ai fait des erreurs, je m’excuse, et travaillons ensemble ».

Comment peut-on envisager cet « après Ben Ali » ?

Avant de parler d’un « après », il faut déjà qu’il ne soit plus là. Je pense que soit on va vers un scénario de révolution orange favorisée par les Etats-Unis qui va consister à chercher dans le système l’homme le plus présentable parce que moins corrompu, parce que plus en phase avec les institutions internationales. Ce serait une « colombe » du régime qui serait poussée par le processus actuel vers 2014.
Soit, autre hypothèse : il n’y a pas de réformes profondes, le verrouillage policier continue, et on assistera à une reprise à moyen terme des mouvements sociaux. Là, on irait vers une fin beaucoup plus catastrophique, tragique, avec effectivement soit un coup d’Etat, soit une prise de pouvoir par la force.
Dans tous les cas, soit Ben Ali va lâcher du lest, y compris au sein du système pour donner la voix aux « négociateurs et aux dialoguistes ». Soit il ne respectera pas ses engagements, ce que beaucoup de gens pensent. Avant ces révoltes, en 2008-2009, il y a eu un an de révoltes dans le bassin minier de Gafsa. Donc les révoltes ne sont pas nouvelles. Ca fait maintenant quatre ou cinq ans que l’on est rentré dans un cycle d’instabilité en Tunisie, où les gens n’ont pas peur d’affronter la police dans la rue. Dans la tête et dans le cœur des gens, Ben Ali est mort.

Qu’induit le discours prononcé hier par la ministre française des Affaires Etrangères Michèle Alliot-Marie, devant l’Assemblée nationale ?

Les gens sont complètement dépassés par ce qu’est la Tunisie, disant que c’est un pays de stabilité, un rempart contre l’intégrisme, un modèle de croissance économique. Je pense au contraire que si on continue a avoir un régime archaïque, sur une société tunisienne du XXIe siècle, on va aller vers une forme d’opposition beaucoup plus radicale, beaucoup plus identitaire et faire le jeu d’un islamisme radical. S’il n’y a pas de solutions politiques données à la crise, politiques sociales et économiques, c’est les islamistes radicaux qui vont espérer en tirer profit dans quelques années.
Parallèlement, favoriser une solution extrême plutôt qu’une solution de compromis,... Ces déclarations mettent en fragilité la France. Il y a une rancœur envers le gouvernement français. Même les Américains ont donné des signes d’agacement à l’égard de Ben Ali, alors que les Français vont le soutenir totalement. C’est mettre en danger la vision de la France en Tunisie. On peut même accuser Mme Alliot-Marie de jouer contre l’intérêt de la France, en choisissant cette position, en appuyant un dictateur qui apparait dépassé. Ca prouve la cécité, non pas de la diplomatie française qui fait bien son boulot, mais de certains membres du quai d’Orsay et surtout de l’Elysée, qui par un soutien au dictateur vont à la solution du pire et favorisent le fait que le sentiment anti-français est en train de gagner dans le monde arabe et au Maghreb.

Un mot de la mobilisation à Marseille. Un pas a été franchi ?

On voit des jeunes Tunisiens, des jeunes Français, Marseillais d’origine tunisienne qui n’avaient jamais osé manifester. La particularité des Français d’origine tunisienne ou des Tunisiens de France, c’est qu’ils ont une grosse rancœur, ils ne l’aiment pas ce régime. Jusque dans les années 90, il y avait encore quelques secteurs de l’immigration tunisienne en France qui considéraient « il n’est pas si mal que ça ». Mais maintenant, c’est fini. Depuis dix ans, ce que l’on entend, c’est un vrai mécontentement. Sauf qu’ils avaient peur de s’exprimer. Ce qui est nouveau, c’est la capacité de l’exprimer publiquement face à leur propre police, face à la police tunisienne d’une certaine manière. Donc là il y a eu un pas qui a été franchi. On a vu des jeunes Tunisiens de Marseille ou des Marseillais d’origine tunisienne descendre dans la rue, même s’ils n’étaient pas nombreux et dire « on ne veut plus de celui qui oppresse notre famille, au pays d’origine ». Un certain sentiment de peur a été vaincu lors de ces dernières manifs.

 

 

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