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Tibault Baka réinvestit le champ littéraire avec Le Bon-lieu Contre-addiction

20 décembre 2012 - Dernier ajout 21 décembre 2012

Enfant de la banlieue, Villiers-le-Bel (95) et issu de l’immigration – même s’il se considère avant tout Français -, Tibault Baka aka Jo Lalobance revient avec la sortie du deuxième volet «  Contre-addiction » de la trilogie «  Le Bon-lieu ». Avec cette biographie romancée, ce jeune père veut diffuser un message d’espoir, faisant barrière au fatalisme, en revenant sur la vie d’un gamin de banlieue. Le premier tome, édité et diffusé avec les moyens du bord puisque publié à compte d’auteur, s’est vendu à plus de 5.000 exemplaires. Aujourd’hui, les moyens sont les mêmes mais, par son ardeur et sa détermination, Tibault commence à se faire un nom. Interview.


 

Med’in Marseille : avec cette biographie romancée, vous mettez des mots sur la vie en cité en abordant les thèmes de l’école, de la religion, du vivre-ensemble, des discriminations raciales et sociales... Pouvez-vous en présenter les grandes lignes.

Tibault Baka : C’est l’histoire d’un petit mec qui a grandi dans une famille respectable et respectée avec un père comptable. A l’âge de huit ans, son père décède. Il commence alors à rentrer dans une précarité, parce que sa mère qui ne sait ni lire ni écrire, est obligée de faire de multiples boulots pour pouvoir subvenir aux besoins de la famille. Ce jeune, de ses huit à dix ans, s’habille dans la poubelle, est obligé de voler pour manger et fait la manche. A dix ans, il décide de mettre fin à ses jours en faisant une tentative de suicide, mais elle échoue parce qu’il rencontre un grand de son quartier qui lui dit « ici on ne se tue pas, si tu as besoin d’argent je sais comment faire ». Ce jeune rentre alors dans une délinquance, il commence à être guetteur, de ses 10 ans jusqu’à ses 15 ans où il gravit un peu les échelons en vendant trois quatre barrettes dans son collège et dans le lycée d’en face. Dans cette trilogie, j’explique qu’aucun jeune ne naît mauvais. Si aujourd’hui, ils vendent de la drogue et sont « guètes » (guetteurs), ils ne l’ont pas forcément cherché, c’est par nécessité.

Quand on rentre dans cette délinquance, on perçoit ses premiers euros et l’argent fait perdre la tête assez rapidement. Lorsque je sortais de l’école et que je voyais les grands de ma cité, diplômés, qui n’avaient pas de boulot ou, pour les plus chanceux, qui bossaient au Mc Donald’s, je me suis demandé à quoi ça servait d’y aller. Quand on gagne « beaucoup d’argent », on n’a plus envie d’aller à l’école. Moi, j’ai eu la chance d’être auprès de grands qui m’ont poussé à réintégrer ma scolarité mais tous les jeunes n’ont pas cette chance. Donc j’explique ce paramètre là, que demain, on décroche à l’école parce qu’on ne voit pas de perspectives d’avenir.

Je parle également du vivre-ensemble. Quand on est enfant, on est tous égaux mais quand on regarde au niveau des adultes, ils ne s’adressent pas la parole et se trouvent des différences, que ce soit de couleur ou de religion, et malheureusement le vivre-ensemble se perd. Écrire ces choses-là, c’est retranscrire une certaine réalité et mon but à moi, c’est de pouvoir réconcilier les gens, qu’on ne se voit pas par nos différences mais par nos qualités. C’est peut-être utopique mais je crois en l’amour des gens.

Med’in Marseille : en écrivant ce roman, c’est un peu une thérapie que vous avez menée ?

T.B. : c’est exactement ça. Au lieu d’aller voir un psy qui me prenne de l’argent pour m’écouter et prendre des notes, j’ai voulu les prendre moi-même et m’écouter tout seul. Il y a des choses que j’avais besoin de faire ressortir et des interrogations à partager. C’est pour cela que j’ai écrit un roman parce qu’un roman du ghetto n’existe pas, et souvent quand on parle de la banlieue, c’est plus des essais ou des témoignages mais il n’y a pas de romans pour les gens de banlieue.
Le Bon-lieu n’est pas une autobiographie mais un livre biographiquement romancé. Je voulais écrire une histoire se basant sur la mienne. Mon vécu, c’est juste le squelette après j’ai rajouté la peau.

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« Le Bon-lieu Contre-addiction », aux éditions Irina (décembre 2012)

Med’in Marseille : à quoi doivent s’attendre les lecteurs avec le second volet de cette trilogie ?

T.B.  : le lecteur pourra voir l’évolution dans le temps d’un jeune destiné à réussir après des échecs. On le voit se reprendre en main. En fait, c’est un processus avec une certaine réflexion et maturité. Dans le premier tome, je parle dans la peau d’un gamin de huit ans qui n’a pas toute une réflexion et où il y a beaucoup d’innocence. Dans le 2e tome, il a grandi, a 25 ans et d’autres visions de la vie.

Med’in Marseille : les titres des deux volets, «  Le Bon-lieu » et « Contre-addiction », semblent renfermer des jeux de mots. Vous nous les faites découvrir.

T.B. : appeler le livre «  Le Bon-lieu », c’était une opposition au côté négatif de la banlieue. Pour « Contre-addiction », il y a deux sens : aujourd’hui, le mensonge est devenu une addiction. Il y a des personnes qui ne peuvent pas s’empêcher de mentir avec la drogue, l’échec, et la fatalité qui est aussi une addiction pour des gens qui n’arrivent pas à croire en l’avenir, et moi je suis contre ces choses-là. La contradiction, c’est aussi par rapport au premier tome qui était plutôt bon enfant. Le deuxième est un roman assez noir où je dénonce certaines choses. On prend plaisir à écouter et en même temps, ça fait mal. Il y a beaucoup de vérités qui sont sorties.

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« Le Bon-lieu », aux éditions Irina (novembre 2011)

Med’in Marseille : avec ce premier tome, vous avez réussi à réconcilier les jeunes avec le format papier. Vous disiez d’ailleurs aller à la rencontre de ce public pour parler littérature. En avez-vous eu l’occasion ?

T.B. : bien sûr. Ces rencontres se font généralement dans les centres sociaux, les collèges et les lycées. Ce sont « des partages d’expériences » parce que, malheureusement, à l’époque où j’ai écrit le Bon-lieu tome 1, je n’étais pas référencé dans la liste des professeurs et ils ne pouvaient pas étudier du Tibault Baka. Ils m’ont donc invité dans leur classe comme une personne qui avait réussi et qui faisait des partages d’expériences. Dans ce cadre-là, je me suis retrouvé en face d’une vingtaine, trentaine de jeunes, qui avaient lu quelques passages de l’ouvrage, et avec qui je débattais. Beaucoup de questions tournaient autour de mon passé de guetteur, de la drogue. Je leur disais bien que je n’étais pas un vendeur de drogue même si j’ai été amené à vendre quelques barrettes pour pouvoir m’acheter la paire de Nike ou le tee-shirt qu’il fallait. C’était une nécessité, pas un plaisir.

Certains m’attendaient de pied ferme pour que je leur donne des « billes » pour être le meilleur dealer de leur quartier, et c’est là où j’ai vu qu’aujourd’hui, vendre de la drogue pouvait être pris, dans la tête des jeunes, comme un boulot à part entière. Faire ces rencontres là me permettaient de casser le mythe et de leur donner une certaine réalité du terrain. Faire découvrir la littérature à des jeunes qui sont plus cinéphiles ou sur Internet, il n’y avait pour moi rien de plus satisfaisant.

Med’in Marseille : en mars 2012, vous vous êtes entretenus avec l’ancien président de la république, Nicolas Sarkozy, durant l’émission « Paroles de candidats » pour évoquer les problèmes de banlieue. Aujourd’hui, selon vous, quels sont les grands chantiers pour parvenir à un véritable changement ?

T.B. : ce qu’il faut, c’est que ces quartiers ne soient plus considérés comme une colonie française. Ce n’est pas parce qu’il y a plein de noirs ou d’arabes que c’est l’Afrique noire ou le Maghreb. Soit, on est des Français à part entière, soit on ne l’est pas. On ne vient pas d’ailleurs, c’est pour cela que le terme « issu de l’immigration » me dérange beaucoup. Mes neveux, nièces et mon fils ne sont pas issus de l’immigration. Ils sont nés dans les hôpitaux français, sont allés dans les écoles françaises, ont des prénoms français et parlent le Français. Ce que je trouve dommage, c’est que l’on soit tout le temps amenés à se justifier par rapport à cela. Donc le premier chantier à faire, c’est d’effacer des thèmes péjoratifs comme issu de l’immigration, diversité... et pouvoir parler de Français à part entière.

C’est comme le mot « banlieue », il faudrait le retirer du dictionnaire car étymologiquement parlant, banlieue veut dire « lieu banni ». Tant que l’on continue à dire banlieue, on cautionne que ces endroits-là soient bannis. Au lieu de parler de chômage et d’insécurité, il faut intégrer ces territoires à la France, qu’il n’y ait pas de plan « Espoir banlieues » mais des plans espoirs pour la jeunesse de France. Un jeune de Villiers-le-Bel n’est pas différent d’un jeune de Paris-17e, de Marseille ou de Nice. On est tous des Français, on respire le même air, c’est le même ciel qui nous couvre et, quand il pleut, il n’y a pas une pluie spéciale pour les banlieusards et les gens d’ailleurs. Donc, à un moment, il faut avoir une même identité française. Pour moi, le chômage et l’insécurité ne sont pas les causes, ce sont les effets. Si demain je me sens Français à part entière, j’aurai moins de problèmes de chômage. Si ma banlieue est considérée comme une ville de France à part entière, je n’aurai pas de problème de discrimination sur mon adresse. Aujourd’hui, le vrai problème de la France, c’est de faire en sorte que la banlieue devienne française à part entière. C’est le jour où il n’y aura plus cette stigmatisation que l’on sera bien, mais elle ne doit pas s’arrêter au fait de gagner des médailles pour la France, de décrocher des Oscars ou de provoquer des rires.


Entretien de Tibault Baka avec Nicolas Sarkozy à l’émission « Parole de candidat » (12/03/2012)

Med’in Marseille : qu’envisagez-vous pour l’avenir ? Avez-vous réfléchi à la suite du « Bon-lieu Contre-addiction » et avez-vous d’autres projets ?

T.B. : actuellement, je suis sur le troisième tome qui s’appellera « L’avis » où là aussi il y a un jeu de mots. Je vais parler de la naissance de mon fils et de mon rôle de père. On monte encore d’un cran en passant au stade adulte. En parallèle, j’écris une comédie romantique parce que, dans les quartiers, il n’y a pas que de la violence, on s’aime aussi. Je connais des couples qui sont ensemble depuis 23 ans donc, à un moment il faut pouvoir parler de cet amour. Je serai ensuite sur un livre pour enfants qui s’appellera « Le dinosaure et les Nike », une co-écriture avec mon fils de 5 ans et demi. Écrit par le père et raconté par le fils. Il est bourré d’imagination et me raconte beaucoup d’histoires. Ça lui permet aussi de booster son imaginaire d’enfant.


Découvrez «  Le Bon-lieu » tome 1 sur
Med’in Marseille

Les deux volets de la trilogie sont disponibles à la Fnac et dans les espaces Leclerc. Si vous ne le trouvez pas, vous pouvez contacter directement Tibault Baka, en l’ajoutant sur les réseaux sociaux, Facebook ou Twitter, qui se fera un plaisir de vous l’envoyer.

 



 

 

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