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Stéphane Hessel : « C’est quand on s’engage dans une voie de transformation de la société dans le bon sens, qu’on devient vraiment une femme et un homme »

5 octobre 2010

L’association « Les Ecritures Croisées », dont la directrice n’est autre qu’Annie Terrier, n’a pas failli à sa réputation pour cette énième édition de la Fête du Livre en offrant comme chaque année aux Aixois l’opportunité d’entendre « l’une des grandes voix du siècle » et ce, depuis plus de 20 ans. Cette année, l’invité d’honneur était l’ancien diplomate et rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 : Stéphane Hessel. Auteur de « Danse avec le siècle » (Le Seuil), thème de cette Fête du Livre, il a évoqué du haut de ses 93 ans, les évènements tragiques du siècle qui vient de s’écouler et les enjeux d’aujourd’hui pour préparer un avenir meilleur, loin des injustices et des guerres. Il n’en fallait pas plus pour attirer les étudiants à la Cité du Livre, venus en nombre pour interroger cet ancien déporté, ambassadeur de France et membre du comité de parrainage du Tribunal Russel sur la Palestine.


 

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Leila Shahid, Stéphane Hessel et Annie Terrier

Depuis 1983, l’association « Les Ecritures Croisées », fête le livre avec succès. Le secret ? Privilégier la rencontre entre l’écrivain et le public. Une recette qui marche depuis plus de 20 ans. Cette année, Annie Terrier et son équipe ont convié Stéphane Hessel au cœur de la Cité du Livre, au plus grand bonheur des étudiants, venus en nombre samedi matin pour tenter d’apercevoir ce personnage emblématique au cœur des combats les plus nobles. Et il faut dire qu’ils n’ont pas été déçus.

A 93 ans, Stéphane Hessel n’a rien perdu de son sens de l’humour et de sa vivacité d’esprit. Ce grand témoin de l’histoire, au CV impressionnant, est d’une modestie qui scotcherait n’importe quel mégalomane en manque de visibilité. Au service de l’engagement et de la résistance face à la lâcheté de certains hommes politiques et face à un monde en manque d’humanité, il est là où l’on attend, toujours au rendez vous pour défendre les damnés de la terre, dénoncer les injustices, les barbaries et les souffrances qui en découlent. Et s’il déploie autant d’énergie à les combattre c’est qu’il en a lui-même été victime.

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Ce grand témoin du siècle passé, retrace son parcours et inscrit ses mémoires dans un ouvrage au titre évocateur : « Danse avec le siècle » (1997). Une retranscription nécessaire de son parcours d’exception, qu’il n’aurait certainement pas mis sur papier, si on ne l’avait pas un peu poussé. « Contrairement à mon père, je ne suis pas écrivain » dit-il avec modestie. Il a pourtant l’étoffe d’un grand écrivain qui s’ignore bien qu’il préfère la poésie, celle qui lui a permis de supporter l’horreur des camps de concentration dans lesquels il a échappé à la mort à plusieurs reprises. Interrogé sur son engagement dans la résistance, il répond : « on me présente toujours comme un résistant, c’est un peu inexact » fait-il savoir. « J’ai été fait prisonnier en juin 1940, au moment où la guerre était en train de s’achever. Dés lendemain, je me suis évadé. J’ai trouvé un homme remarquable, un américain envoyé en France par Mme Roosevelt pour essayer de sortir de France de grandes personnalités que les américains souhaitaient accueillir chez eux. Je lui ai dit : moi ce que je voudrais : continuer à me battre contre l’Allemagne nazie qui est odieuse et pour cela il fallait que je rejoigne le général De Gaulle ». C’était chose faite en février 1941 à Londres où il devint « un français libre mais pas un résistant » précise-t-il avec modestie. Recruté pour un travail de liaison avec la résistance, il était l’un de ceux qui envoyaient des instructions aux mouvements de résistance en France. Deux ans plus tard, de à juillet 1944 il se rend sur le sol français pour rencontrer les résistants. Il sera victime d’un complot puis arrêté par la gestapo pour être envoyé dans le camp de Buchenwald où il sortira en prenant l’identité d’un français qui venait de mourir ; un certain Michel Boitel.

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Au sortir de la Guerre, il entame une carrière diplomatique tout en s’investissant dans la défense des droits de l’Homme. Il participe notamment à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 aux côtés de René Cassin. En 1962, il crée l’Association de Formation des Travailleurs Africains et Malgaches (AFTAM). Membre du Haut Conseil pour l’Intégration (1990-1993), il a représenté la France à la Conférence mondiale de Vienne pour les droits de l’homme en 1993. Autant de fonctions diplomatiques qui l’ont mené à faire le tour du monde et à tenter de trouver des solutions aux problèmes qui accaparent nos sociétés.

Stéphane Hessel : « On ne doit pas soutenir l’occupation » de la Palestine

Sa parole et ses analyses pointues sont d’autant plus légitimes qu’il a balayé un siècle d’histoire. Un parcours de vie qui donne un temps d’avance et davantage de lucidité pour comprendre les enjeux et résoudre les défis d’aujourd’hui. Et ils sont nombreux ! Le conflit israélo-palestinien en est un. « On ne doit pas soutenir l’occupation. Nous avons connu ça pendant la deuxième guerre mondiale. On a été occupé on sait ce que c’est » [..] d’où l’importance du Tribunal Russel » explique-t-il à la jeunesse qu’il souhaite sensible à l’injustice. C’est un tribunal où la société civile, indépendante des gouvernements, amène des experts ou des témoins pour juger des infractions commises à l’égard du droit international.

Avec Leila Shahid, déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, (présente dans la salle), Stéphane Hessel est l’un des trois promoteurs du Tribunal Russel sur la Palestine. « Nous avons réussi à mobiliser un nombre considérable de parrain et une première session s’est tenue à Barcelone en mars 2010. Nous y avons mis en accusation les Etats européens qui ne font pas ce qu’ils devraient pour défendre la situation des Palestiniens. Nous sommes à quelques semaines d’une nouvelle session qui doit se tenir à Londres en novembre et nous allons mettre devant leurs responsabilités les grandes entreprises qui, pour des motifs de gain, font des choses contraires à la légalité internationale en travaillant là où ils ne devraient pas travailler parce que c’est de l’occupation » insiste-t-il. Si la situation est de plus en plus préoccupante, il ne perd pas espoir. « Ce conflit trouvera un jour sa solution » même s’il avoue qu’à regarder la situation telle qu’elle est aujourd’hui il ne se dit « pas optimiste ». Selon lui, les acteurs potentiels d’une solution ne sont pas en mesure de jouer le jeu. « Israël est en effet doté du gouvernement sans doute le plus xénophobe qu’il n’ait jamais eu » insiste-t-il.

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L’Europe pourrait selon lui, exercer une plus forte influence pour imposer une solution. Elle est en effet un partenaire important d’Israël et à donc une grande part de responsabilité envers les palestiniens. Toujours selon lui, il n’a qu’une seule solution possible : reconnaissance des frontières de 1967 ; Jérusalem, capitales des deux Etats et un arrangement acceptable pour les réfugiés. « Les Israéliens n’en veulent pas » regrette-t-il. Les Européens, qui ont toujours voulu cette solution, « se sont laissés enfermer dans ce que j’appelle une espèce de timidité honteuse à l’égard de tout ce qu’ils ont fait subir aux juifs pendant la seconde guerre mondiale » souligne l’ancien diplomate pour qui un peu de fermeté et de clarté est nécessaire à la résolution d’un tel conflit, aggravé par la politique discriminatoire d’Israël.

L’Afrique du Sud a toute sa place dans la projection d’une solution au conflit israélo-palestinien. « Ce pays est un exemple admirable, un merveilleux exemple d’évolution historique et Mandela en est véritablement la figure qui a une valeur comparable à Gandhi pour l’Inde. [...] « Que ce pays devienne un des maillons d’une volonté internationale de coopération des cultures et des régions, c’est souhaitable. Je le voudrais présent au sein du conseil de sécurité au titre de membre permanent » a conseillé l’ancien diplomate.

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Affaire des sans-papiers : « La France doit être un pays d’ouverture, un pays d’acceptation des multiplicités, des diversités culturelles ... »

Cet ancien diplomate est tout autant engagé dans la résolution des problèmes que rencontre son pays, la France. Interrogé sur le rôle qu’il a joué dans l’affaire très médiatisée des « sans-papiers » de Saint-Bernard, il se souvient : « nous avons été quelques uns à travailler pour qu’il y ait une politique d’immigration plus intelligente. Les sans-papiers de Saint-Bernard disaient : « nous sommes des sans-papiers et non des immigrés ». C’est un mot qui m’a beaucoup frappé. Ils disaient : nous méritons des papiers parce que nous vivons et travaillons ici ». Cette affaire fût en effet très médiatisée. En 1996, 300 maliens et sénégalais en situation irrégulière prenaient possession de l’église Saint-Ambroise à Paris pour demander leur régularisation. Stéphane Hessel qui fût l’un des membres du « collège des médiateurs » pour les « sans-papiers » de Saint-Bernard, dit avoir échoué dans cette affaire qui, d’ailleurs, eut un écho international. Quatorze ans plus tard l’Ambassadeur de France reste convaincu : « ce pays doit être un pays d’ouverture, un pays d’acceptation des multiplicités, des diversités culturelles qui en font la force » insiste-t-il. Et il sait de quoi il parle ! Il a en effet, lui-même été bénéficiaire de cette ouverture de la France, parce que né allemand, il est devenu français en 1937.

Et la politique actuelle n’est pas pour le satisfaire. « Je suis très irrité, car il faut donner à ceux qui cherchent à travailler chez nous, la possibilité de travailler et d’y vivre. Il est important que nous sachions les accueillir que nous sachions comment ils souhaitent faire partie de la collectivité française. [...]. Les dernières lois sont des lois que je considère comme ingrates. [...] Nous avons besoin d’immigration ».

Stéphane Hessel : La nouvelle génération « m’inspire confiance »

Interrogé par une jeune étudiante sur les moyens à utiliser pour faire évoluer les choses dans le bon sens, Stéphane Hessel répond du haut de ses 93 ans : « Vous avez des moyens plus efficaces que du temps de ma jeunesse. Vous pouvez vous constituer en réseaux. Ce que l’on fait dans une petite ville peut avoir une influence décisive sur l’évolution de l’ensemble » est-il persuadé.

Et les défis sont colossaux. Combattre les injustices et résoudre la faim dans le monde. Rééquilibrer l’économie au profit des salariés et des forces sociales du pays. Mais cette nouvelle génération « m’inspire confiance » dit-il pour « décrisper les sociétés modernes » fortement ancrées dans la mondialisation. « Je suis frappé par le nombre de personnes qui sont actives. Que ce soit dans une région de France, que ce soit en Afrique ou au Maghreb, ils font un travail concret pour plus de justice et plus de compréhension mutuelle et interculturelle. Il y a des ONG précieuses et je dirais qu’à votre âge c’est la première recherche qu’il est intéressant d’entreprendre. Je dis toujours : « c’est quand on s’engage dans une voie de transformation de la société dans le bon sens qu’on devient vraiment une femme et un homme qui prend cette responsabilité et qui est heureux (se) d’exercer cette responsabilité. Donc, bon courage ! »

En attend que la nouvelle génération prenne le flambeau, Stéphane Hessel poursuit la lutte et n’est pas décidé à prendre sa retraite car « il y a trop de problèmes dans le monde ».

 



 

 

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