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Sea, sex and sun

26 juillet 2011

Chaleur, premiers baisers, premiers rapports, l’été est propice à la prise de risques en matière de sexualité pour les tout jeunes et les moins jeunes. Avec 200 000 IVG par an, la France est dans la moyenne européenne. Pour protéger des grossesses, du SIDA et des IST et changer certaines mentalités, la solution passerait par l’accès des très jeunes à l’information et une double protection (grossesse, IST) comme le préconise une récente étude.


 

Grossesse éventuelle, prise de risques, les questions liées à la sexualité peuvent déconcerter les jeunes et les moins jeunes bien entendu. Pour les personnes en désarroi face à ces problèmes, hormis tous les médecins spécialisés, une bonne adresse existe, celle du planning familial, l’un des Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF), qui ont une mission légale en matière d’information à la sexualité depuis 1972. Ici, la prise en charge est globale. Dans ses murs, dans les locaux de la Mutualité, rue François Moisson, le centre de planification, du mouvement planning familial reçoit sans rendez-vous. Il est ouvert tout l’été. Des conseillères et des conseillers, formés par le planning sont à l’écoute de tous les problèmes médicaux que peut rencontrer un individu dans sa vie sexuelle. L’information est primordiale à faire passer auprès des plus jeunes. Car une étude du Centre stratégique qui dépend du premier ministre, intitulée Comment améliorer l’accès des jeunes à la contraception ? Une comparaison internationale interpellant notamment Jeannette Bougrab, la secrétaire d’Etat à la jeunesse et à la vie associative montre qu’il y a en France encore un travail d’information et de prévention à faire.

Au planning, une équipe médicale reçoit gratuitement et anonymement les patients qui le désirent. Œuvrant à la réduction des risques au sens large, le planning ne préconise pas un moyen de contraception en particulier, mais présente une palette de choix en expliquant ce qu’il convient mieux au cas par cas. « Nous travaillons à la prévention des risques et à la généralisation de l’usage du préservatif masculin et féminin, aussi » explique une conseillère. Pour le planning, le nombre d’avortements en France reste stable. Selon une conseillère : « Ce n’est pas forcément un mauvais signe pour nous, car ces chiffres peuvent aussi refléter un meilleur accès à l’IVG en France. Ce pour quoi nous luttons surtout, ce sont avant tout les grossesses non désirées ». Ce discours militant peut heurter certains.

Echecs contraceptifs

A priori en France, l’information sur les risques est passée : l’étude du centre d’analyse précise que « Notre pays présente ainsi l’un des taux de couverture contraceptive les plus élevés au monde, soit 90,2 % des femmes de 15-49 ans sexuellement actives. De plus, on ne constate pas d’écart significatif entre le taux de contraception des mineurs et des jeunes adultes françaises, puisqu’il est de 91,2 % chez les 15-19 ans et de 92,9 % chez les 20-24 ans. »
Cependant, en 2002, une enquête montrait qu’un tiers des dernières grossesses n’étaient pas prévues, et « que deux fois sur trois elles intervenaient alors que les couples utilisaient un moyen de contraception ». « La question des échecs contraceptifs se pose d’autant plus fortement dans le cas des jeunes (15-25 ans), car une grossesse non désirée peut être préjudiciable à leur vie affective, sexuelle et sociale. En outre, on constate un risque accru de recours à des IVG répétées à la suite d’une grossesse précoce. »

Double contraception ?

Pour les jeunes donc, danger. L’étude retient que « l’utilisation importante de la contraception n’a pas permis de diminuer les recours à l’IVG dont le nombre se stabilise (plus de 213 000 en 2007) et tend même à augmenter dans certaines tranches d’âge, notamment les plus jeunes ». Près d’une IVG sur deux concernait une jeune femme de moins de 25 ans. Selon le Mouvement du planning familial, cela tient au fait qu’elles sont plus nombreuses dans ces classes d’âge à ne pas souhaiter que leur grossesse aboutisse. Cette augmentation traduit donc davantage une évolution de la « norme procréative », c’est-à-dire du moment jugé opportun pour devenir parent, qu’un accroissement des grossesses précoces, qui sont fréquemment synonymes de drames sociaux.
La gynécologue Véronique Valantin, qui travaille dans un cabinet privé estime que « pour les jeunes, la contraception la plus sûre reste la pilule, le préservatif est aussi nécessaire pour se prémunir des Infections Sexuellement transmissibles ». Double contraception donc ? En tout cas la solution serait de coupler la prévention des risques de grossesses à celle des risques d’IST . L’étude préconise « d’insister sur la sensibilisation des jeunes hommes et associer la prévention des IST et l’information sur la contraception en promouvant la double protection, notamment dans les campagnes de communication. »

Agir dès le plus jeune âge ?

La conseillère du planning montre en exemple les pays nordiques où le taux d’IVG est bas : « là-bas, il dispose de moyens très importants pour la prévention qu’il débute chez les tout petits. Ici nous avons hélas que très peu de moyens ». Normalement la loi du 4 juillet 2001 pose le cadre légal de l’éducation à la sexualité en milieu scolaire, des cours sur les problèmes liés à la sexualité devraient être dispensés toute la scolarité de l’élève (primaire à secondaire), à raison de trois séances par an. Mais ce n’est pas le cas, comme l’étude le relève, les difficultés matérielles et logistiques, et parfois la réticence des parents d’élèves entravent cet accès à l’information. Le fait est aussi constaté par la conseillère du planning : « Aujourd’hui, nous intervenons principalement dans les collèges, nous montons des groupes de paroles. Nous passons l’information et libérons la parole par le biais de notre troupe de théâtre. Parfois des jeux de rôles sont mis en place. Les groupes de paroles portent sur toutes les questions que peuvent se poser les jeunes. Nous évoquons le rôle des hommes et des femmes et du comportement que l’on attend de tel sexe, pour pouvoir mieux en débattre ». La prévention précoce est aussi une idée reprise par l’étude : « Agir au plus tôt devrait permettre un apprentissage des bonnes pratiques contraceptives et préventives des infections sexuellement transmissibles. »

Et de citer les Pays-Bas : « Lors de la semaine dite “du papillon de printemps”, proposée au niveau national mais s’appuyant sur le volontariat, les enfants de 4 à 12 ans assistent ou participent à des cours, des activités ludiques et des pièces de théâtre sur l’amour, les liens entre filles et garçons, l’estime de soi, le rapport au corps et la prévention de la violence. Les organisateurs – des associations et des mairies – souhaitent apporter aux enfants des informations susceptibles de contrebalancer les conséquences psychologiques d’une exposition de plus en plus fréquente à la pornographie. Ils impliquent aussi les parents qui peuvent assister aux séances et poser des questions. »

Déni sociétal ?

Si pour les mineures la situation en France s’est améliorée, l’étude entend « assurer aux mineurs la confidentialité et la gratuité des modes de contraception féminine et des consultations médicales nécessaires par un système de tiers payant, non notifié aux parents. » Rappelant que :
« La sexualité des mineurs, en particulier des jeunes filles, reste une question très délicate à aborder, certains évoquant même un “déni sociétal”. Or, comme le souligne l’UNICEF, “plus une société est disposée à prendre acte du caractère inéluctable de la sexualité des jeunes, plus
elle est en mesure de mettre en oeuvre des politiques de prévention efficaces”.
 »

Mineures et contraception

Pilule du lendemain

Une mineure peut se rendre sans un adulte dans une pharmacie pour demander une contraception d’urgence (pilule du lendemain). Plus on la prend tôt, juste après le rapport, plus la pilule du lendemain est efficace.
Une mineure peut obtenir un moyen de contraception gratuit et confidentiel auprès du planning familial et des CPEF.

Les adresses :

Centre de planification
Permanence
Dans locaux de la Mutualité
1, rue François Moisson
13002 Marseille
Tél. : 04 91 91 09 39
info@leplanning13.org
Pour toute question relative à la sexualité : N° vert gratuit d’un poste fixe : 0800 105 105.

Les CPEF du conseil général
Peuvent aussi répondre aux questions

Marseille 2e
La Joliette
63, av. Robert Schuman
Tél. : 04 13 31 69 44

Marseille 3e
Bouès
34, Bd de Bouès
Tél. : 04 13 31 65 40

Marseille 8e
St Adrien
12, rue Saint Adrien
Tél. : 04 13 31 56 01

Marseille 13e
Le Nautile
29, av Frais Vallon
Tél. : 04 13 31 57 45

Marseille 14e
Les Flamants
18 avenue Alexandre Ansaldi
Tél. : 04 13 31 65 14

Et encore les CDAG, Centre de dépistage anonyme et gratuit
Pour vous faire dépister sida, IST…

63 Boulevard Schuman - 13002 MARSEILLE
Tel : 04 91 13 31 69 14

10 rue Saint Adrien - 13008 MARSEILLE
Tel : 04 13 31 56 78

On peut se rendre sur place sans rendez-vous et pas de nécessité d’être à jeun.

 



 

 

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