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SAMU Social : le nouveau visage des résidents de la rue

13 août 2010

L’extrême précarité existe tout le temps. L’été comme l’hiver sont des périodes rigoureuses. Une quinzaine de décès sont à déplorer parmi les SDF depuis mai dernier à Marseille. Le SAMU Social municipal intervient 7 jours/7, de 7h à 1h 30. Le maillage du territoire est précis, l’équipe connaît son public de la rue. Ces dernières années, la mission du SAMU Social s’oriente vers davantage d’assistance et d’accompagnement. Une priorité d’action s’impose : la santé des sans-abris. Dès cet automne, un service de Santé sera mis en place. Par ailleurs, une convention a été signée avec l’hôpital Edouard Toulouse de Marseille afin de répondre aux urgences psychiatriques. Reportage sur une maraude du SAMU Social.


 

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Thierry Gérard, agent d’intervention au SAMU Social

Mercredi 11 août, 13h 30. Au bord de la route, chemin de Madrague-Ville, dans le 15e arrondissement, Hervé est seul, immobile sur le trottoir, en plein soleil. Thierry Gérard, agent d’intervention au SAMU Social l’interpelle, « Hervé, ça ne va pas ? ». Hébété, Hervé relève difficilement la tête. Finalement on l’embarque dans le véhicule et on le dépose à l’UHU (Unité d’Hébergement d’Urgence). « Il est déboussolé, il ne pourra pas retrouver son chemin » nous dit Thierry. Nous sommes pourtant à 200 m de l’UHU. Hervé, atteint de maladie d’Alzheimer dans un stade avancé reste silencieux. Il a tout juste la cinquantaine, il a l’apparence d’un vieillard.

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Patrick, un jovial errant devant l’UHU

Hervé est confié à l’UHU, et l’un de ses occupants, Salah nous rejoint pour être emmené au LHSS (Lits Halte Soins Santé) de Fontainieu, dans le 14e arrondissement. Salah était auparavant à Draguignan, un sinistré des inondations en juin. Fragile de santé, il était contraint de venir sur Marseille pour subir une opération. Après un passage à l’UHU, il est aujourd’hui transféré au LHSS. Soucieux, il reconnaît, « je n’ai pas de famille, pas de maison. Après la maison de Fontainieu, je retournerai peut-être à Draguignan ». Fataliste, il « essaie de trouver une solution avec une assistante sociale, mais je n’ai droit à rien ». On lui souhaite bonne chance et on se dirige vers le centre-ville.

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René Giancarli, directeur du SAMU Social

Pascal : « on s’habitue à tout »

Place Castellane, on fait connaissance avec Pascal, 55 ans. L’endroit au bout de deux ans est devenu son refuge. Pas question « d’aller sur la Canebière ou le quartier du Chapitre, ça craint. Je préfère rester seul que mal accompagné ». Il s’est résigné à vivre dans la rue, « on s’habitue à tout, la chaleur. L’hiver, on n’a pas à se plaindre du froid. On est mieux ici, à côté de ceux qui sont en Afrique ». On quitte Pascal, quelques mètres plus loin, Patrick s’approche de nous. Il a décidé de faire un break aujourd’hui, il veut « se poser » à l’UHU. On l’embarque, il paraît soulagé, rassuré. Sur place, il pourra dormir un peu, se nourrir, prendre une douche. C’est déjà beaucoup.

« Samu 7 PC, on dépose Patrick à l’UHU », précise Thierry à la radio, dans la voiture. Depuis un an et demi en poste, Thierry s’investit dans son travail. Il tente de se mettre à la place de l’autre, « si j’étais SDF, qu’est-ce que je ferais. La situation est délicate, un décalage s’est créé. Mentalement, ce doit être très dur ».

En maraude, ils sont une cinquantaine à tourner en équipe de deux sur tout le territoire marseillais. Les circuits sont plus ou moins définis, le SAMU Social sait où trouver son public. Leur démarche est parfois spontanée à l’image de Thierry qui n’hésite pas à aller à la rencontre d’Hervé ou de Pascal.

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L’Unité d’Hébergement d’Urgence, chemin de la Madrague Ville

Maraudes surtout dans l’hypercentre

La plupart du temps, les agents d’intervention travaillent à partir des appels, reçus par l’opérateur du N° Vert national 115, les transférant au PC local ou directement traités par le SAMU Social. La demande émane soit de l’intéressé soit d’un citoyen qui effectue un signalement. Néanmoins, les agents de terrain savent par expérience que les SDF sont localisés dans certains endroits, en particulier l’hypercentre. Certains sont ouverts, se livrent. D’autres refusent toute aide extérieure à l’instar des deux hommes, plantés toute la journée devant la Poste Colbert. Tant pis, « on ne travaille qu’avec l’accord des gens » soupire Thierry. Leur décision est respectée, mais ils ne sont pas oubliés pour autant, « on repassera plus tard ». Le centre-ville est prisé par les sans-abri. Par exemple, « la Canebière est l’opportunité de gratter une pièce », de rencontrer du monde, de combattre la solitude. « Les SDF se regroupent par affinités » ajoute Thierry. Ils rechignent à aller à l’UHU car « ils se retrouvent seuls, confrontés à eux-mêmes, face à eux-mêmes ».

Maintenir le lien social est le credo de la structure. Ce contact fréquent auprès des errants en grande souffrance sociale, médicale, psychologique est primordial, il permet de suivre leur état de santé.

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Crédit photo : SAMU Social

« La précarité n’est plus la même »

Plus jeune, plus féminisé, plus instruit et cultivé, l’errant a changé de physionomie. « Avant, le clochard se nommait Richelieu. Depuis six ans (date de sa prise de fonctions), c’est Monsieur et Madame tout le monde. La précarité n’est plus la même » observe René Giancarli, directeur du SAMU Social.

Le cliché du clochard d’antan disparaît, une nouvelle population habite la rue actuellement. Les sans-toits veulent plus souvent s’en sortir, ils ont un job, une petite retraite mais pas de logement. « Lorsque deux ou trois jours d’affilée, vous voyez une même personne sur un banc, il n’attend plus un copain » illustre René Giancarli. L’augmentation du nombre de jeunes, projetés dans la rue est énorme. La présence des femmes est plus importante : auparavant, on en recensait 3 à 4 %, aujourd’hui, 25 %. L’approche sociale est forcément différente.

Concernant les sans-papiers, les unités d’hébergement doivent faire une prise en charge systématique sans condition, d’octobre à mars. Hors cette période, la population doit avoir des papiers en règle. Les premiers soins sont cependant prodigués « on respecte la loi dans le cadre du respect de l’humain » nous dit M. Giancarli. Bien souvent ce public n’est pas demandeur des services du SAMU Social.

« Un réseau exceptionnel. Marseille est un laboratoire »

Auparavant, « le SAMU Social était appelé le taxi, il emmenait les SDF dans des établissements d’urgence » poursuit-il. Depuis 2005, une nouvelle dimension a été donnée à la mission du service. « Il a fallu avec les équipes construire du lien social. Il a fallu trouver des partenaires associatifs tels la Croix-Rouge, les Restos du Cœur ou institutionnels » explique M. Giancarli. Le service municipal se devait d’opter pour une meilleure coordination sur le terrain. Aujourd’hui, «  le réseau est exceptionnel, Marseille est un laboratoire » insiste le directeur.

Le réseau s’articule autour d’une demi-douzaine de structures d’hébergement très fortes telles l’UHU de Madrague, l’œuvre hospitalière Saint-Jean-de-Dieu, le centre Jane Pannier, le foyer William Booth de l’Armée du Salut. L’ADJ (accueil de jour) Marceau est également un lieu central, l’activité des « Petits frères des pauvres » ou de la Banque Alimentaire est appréciée. La mise en commun des compétences offre un apport précieux aux errants et permet de répondre à des situations très disparates comme les problématiques de l’alcool, de la drogue, de la prostitution. « On essaie de les remettre en contact avec leur environnement familial, de leur donner leur chance », résume M. Giancarli.

Une mission renforcée

La présence soutenue du SAMU Social et de leurs partenaires peut rassurer le SDF sur un plan psychologique. « On connaît parfaitement notre population. Certains ne demanderont jamais rien, « j’attends la mort » comme ils disent ». La démarche est plus humanisée, le SDF est pris dans sa globalité, « on connaît ses besoins, il refuse l’hébergement par exemple mais veut bien prendre une douche ». Leurs habitudes sont un secret de Polichinelle, « il est coutumier de boire pour un SDF, 10 à 15 litres/jour de vin ou de bière ».

La mission municipale s’est fortement consolidée : assistance quotidienne à une centaine de personnes en situation de grande exclusion, refusant tout hébergement ; attention vigilante à l’hygiène corporelle et vestimentaire ; démarche administrative ; renforcement du partenariat associatif autour d’actions communes. Les chiffres sont parlants : auparavant, le SAMU Social employait 17 personnes et possédait deux véhicules. Aujourd’hui, ils sont 63, 12 voitures sont à leur disposition. Des moyens humains, techniques, conjugués à un excellent réseau permettent de soulager notamment l’activité des pompiers ou des policiers.

« Capable de s’adapter et de prévoir »

Etoffer la mission permet aussi d’éviter une rupture dans le travail, « on doit être capable de s’adapter et de prévoir » affirme le directeur. Déjà, un stock de 700 couvertures est constitué pour l’hiver. Par le biais du service « Allo mairie », les particuliers donnent au SAMU Social par exemple des vêtements. Des réservations de palettes d’eau sont déjà effectuées pour l’été prochain. Il est nécessaire « d’avoir un an d’avance dans l’hébergement d’urgence. La réussite dans notre métier : une personne doit être capable de faire de l’urgence dans la commande » explicite le patron du SAMU Social. « Il n’y a pas de points d’eau sur Marseille. Sur l’été, nous distribuons 18 000 bouteilles d’eau, 12 000 à ce jour sont parties » argumente-t-il. Par la distribution d’eau, le SAMU Social espère éviter les problèmes de déshydratation. La maladie de l’été demeure toutefois l’embolie pulmonaire, « les gens ne se soignent pas, les infections généralisées se développent d’autant plus qu’ils n’ont plus d’immunité ».

Création d’un service de Santé

La santé des errants est l’une des orientations-clés. Il y a tout juste un an, une cellule médicale de veille –projet notamment porté par le Dr Françoise Gaunet, adjointe au maire déléguée à la Santé, l’Hygiène, Prévention des Risques Sanitaires chez l’adolescent- était créée à Marseille. En particulier, le Dr Nicole Arrighi, médecin conseil à la Ville de Marseille, en charge du SAMU Social s’est impliquée dans la démarche. Le médecin est allée à la rencontre de ces errants qui refusent l’hébergement. « Avoir un médecin ponctuellement » sur les actions a permis de trouver des solutions. L’expérimentation a montré des signes positifs.

Le 9 septembre, est restituée une étude exploratoire avec les partenaires ad hoc tels la Ville et l’ARS, par son représentant le Dr Gérard Coruble, médecin inspecteur de Santé publique. Le projet est désormais bien défini, un service de Santé est mis en place, comprenant un voire deux praticiens et autant d’infirmiers, qui fonctionneront en binôme. Les interventions seront ponctuelles sur un mode de 3 jours/semaine et éventuellement des astreintes. Deux psychologues de la Ville sont en soutien de l’équipe médicale. « Nous avons un besoin marquant de soins devant le développement d’une extrême précarité » touchant tous les publics. Ce service de Santé sera opérationnel d’ici l’automne.

Un PASS dans la rue

En parallèle, dans le cadre du Contrat Local Santé, une forte thématique porte sur la Santé mentale. Notamment, une convention, relative aux besoins des SDF a été signée le 20 juin avec l’hôpital Edouard Toulouse. 40 lits seront ouverts pour des errants, présentant des troubles psychiatriques. Le PASS (permanence d’accès aux soins de santé) en psychiatrie est piloté par le Dr Jacques Martin. Le dispositif permet à une population qui n’a pas de droits sociaux ouverts d’accéder à des soins médicaux. L’établissement hospitalier étant excentré, le SAMU Social établit le lien entre l’institution et le SDF. Il accompagnera la personne aux rendez-vous médicaux. « Si le SDF ne passe pas par la case santé, il a perdu la partie » se convainc René Giancarli. L’accès libre aux soins est l’un des points de départ essentiels –avec le logement- pour se sortir de la rue.

Mais il reste du chemin à parcourir. La misère humaine est prégnante. Hervé a passé une fois encore, une nuit à l’UHU, le lendemain matin, le SAMU Social l’a accompagné à l’ADJ Marceau. Salah tente de trouver une solution viable et espère retourner à Draguignan. Pascal continue d’être seul, place Castellane. Et Patrick a quitté la rue quelques jours, tout content d’avoir trouvé un hébergement temporaire.

SAMU Social

Marseille est la seule ville de France à compter un SAMU Social municipal. Le service, créé en 1997 est constitué de 63 personnes dont 52 agents d’intervention. Le SAMU Social est présent tous les jours de l’année, de 7h à 1h 30. En 2009, l’activité a totalisé 17 043 appels, 13 523 maraudes, 38 011 prises en charge. Pour 2010 (début août), on atteint 10 908 appels, 9 362 maraudes, 19 696 transports.

10 bd Ferdinand-de-Lesseps, 3e arrondissement. PC-SAMU Social, tél 04 95 04 58 53 ou N° Vert national 115.

Guide de l’Urgence Sociale

Un guide de l’urgence sociale est destiné à toutes les personnes vulnérables. Il répertorie tous les acteurs, entourant le SAMU Social. Il recense des éléments essentiels : Où manger ? Où dormir ? Où se doucher ? Où trouver des vêtements ? Comment s’en sortir ? Où se soigner ?

UHU

L’Unité d’Hébergement d’Urgence, gérée par l’Agence Immobilière à Caractère Sociale (AICS) est situé au 110 chemin de la Madrague-Ville dans le 15e arrondissement. Il a été créé par la Ville pour répondre aux besoins d’une population en errance. 329 places sont disponibles de façon permanente. Une capacité d’accueil pouvant être portée à 359 avec aménagement des locaux en cas de situation d’extrême urgence. Tél 04 91 95 92 31.

 



 

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  • 3es rencontres nationales des luttes de l’immigration (1/4) Saïd Bouamama : « L’impérialisme existe encore »

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    S Bouamama, un sociologue engagé ? quand on tape son nom sur internet et qu’on voit le nombre de fois qu’il s’est "engagé" en étant.... payé, c’est impressionant. beaucoup de ses travaux sont des réponses à des commandes publiques
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