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Roms : « Arrêtons d’ethniciser le débat ! »

10 octobre 2013 - Dernier ajout 16 octobre 2013

Face aux divers propos des politiques sur la prétendue incapacité des Roms à s’intégrer en France, Med-in-Marseille a tenu à faire un réajustement avec des associations qui s’occupent au quotidien de cette population à Marseille. Nous avons donné la parole à Caroline Godard de Rencontres Tziganes qui précise : « Les Roms ne font pas le choix de l’illégalité, ils font le choix de s’installer là où ils peuvent » et martèle qu’« une fois qu’ils trouvent un travail et un contrat, ils sortent des camps. Ils n’ont aucune aspiration à continuer à vivre dans un bidonville. » En attendant les Roms, rencontrés à l’association reçoivent encore de la préfecture un papier administratif intitulé « Sommation de déguerpir », et oui c’est une formule qui existe en droit français….


 


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© Med In Marseille/AN Explusion de Familles Rroms - Rue de Lyon - 09/2012

Que répondre aux divers propos des politiques de tout bord sur la prétendue incapacité des Roms à s’intégrer ?

Caroline Godard : C’est paradoxal de prétendre que des gens refusent de « s’intégrer », quand vous leur refusez le droit de travailler, et que vous les expulsez sans arrêt. Car l’expulsion signifie l’interruption de tout ce qui a été entrepris avec ces familles, en termes de scolarisation, notamment. Au niveau national, 30% des enfants des Roms sont scolarisés. Et c’est exceptionnel de penser que tout de même 30% de ces enfants ont le courage d’aller à l’école, compte tenu de leurs conditions d’existence indignes.
Il y a également un autre aspect qui revient de façon récurrente dans le débat : on entend souvent que les Roms n’ont pas le même mode de vie que nous. Il n’existe pas de mode de vie uniforme pour tous qui s’opposerait au leur. Ce qui tendrait à faire croire que leur mode de vie est le bidonville, la pauvreté, la misère, etc. C’est insupportable d’entendre cela.



Est-ce une manière de discriminer des populations à des fins politiques ?

CG : Ca devient, en effet, un thème de campagne qui prend une place énorme au niveau médiatique. Alors que la question ne concerne que 20 000 personnes en France. Je voudrais également revenir sur un point qui concerne la fin des mesures transitoires et l’ouverture de l’espace Schengen. Certains politiques, notamment Jean-François Copé, prédisent qu’au 1er janvier 2014, la Roumanie et la Bulgarie rentrant dans l’espace Schengen, les vannes de l’immigration vont s’ouvrir. C’est une façon d’alimenter des fantasmes de peur de l’invasion, alors que tout démontre que le nombre de ces familles est constant. Car la liberté de circuler en Europe, les Roumains et les Bulgares l’ont acquise depuis 2007.Et je tiens à rappeler que l’adhésion ou non d’un pays à l’espace Schengen est indépendante de la liberté de circuler en Europe pour ses ressortissants. D’autre part, la Roumanie et la Bulgarie ne sont pas encore dans l’espace Schengen, ce n’est pas à l’ordre du jour, ça le sera peut-être en 2014. Le seul point exact est que les Roumains et Bulgares auront le droit de travailler en France, à partir de janvier 2014.



A Marseille quelle est la situation des Roms actuellement ?

CG : Le nombre de la population Roms ne change pas, 1500 personnes Roms vivent à Marseille, 2000 personnes dans le département. Ce sont les mêmes familles, que l’on connaît, qui tournent d’un squat à l’autre. Petite nouveauté cette année, des réunions sur la question des Roms ont eu lieu en préfecture. Il y a eu au moins cette tentative, alors qu’il y a un an, il n’y avait rien, on ne parlait que d’expulsion. Mais le traitement du problème mène à une situation schizophrénique. D’un côté, je ne nie pas une certaine volonté de la part de la préfète à l’égalité des chances, de tenter de trouver des solutions, qui sont très partielles et ne concernent qu’une infime partie des Roms de Marseille. Ceci dit, on demeure toujours dans le même cadre, à savoir le respect de la décision de justice, qui implique l’évacuation des campements. Sur place, dans les squats, les associations réclament qu’un minimum d’installations soit effectué, comme mettre l’eau, des toilettes, des branchements électriques, un ramassage des ordures. Or sur ce point, on se heurte à une inertie des pouvoirs publics qui est sidérante.



Quelles ont été les tentatives faites depuis un an, à Marseille, pour améliorer le sort de ces populations ?

CG  : La préfète a tenté de solliciter tous les partenaires et les collectivités pour rechercher des terrains et des bâtiments vacants. Pour le moment personne ne se bouscule pour lui proposer terrains ou bâtiments. Mais sur le site de Fontainieu, dans le 14ème qui a été squatté dans un premier temps, étant donné que c’est un site appartenant à l’Etat, la préfecture a accepté que les personnes puissent y rester avec l’accompagnement de l’ADAP. Les familles peuvent donc vivre sur le lieu, avec des conditions imposées. Ceci va permettre, avec du temps, un accompagnement. Les enfants peuvent être scolarisés, il y a une stabilité qui est enfin possible. Ce que nous demandons avant tout est que l’on cesse ces expulsions à répétition très rapprochées. Sur l’autre campement de la Capelette, les familles vont être expulsées ces jours-ci. Mais des opérateurs comme le CHRS, Centre d’hébergement et de réinsertion sociale, qui s’occupent de l’hébergement d’urgence ont été sollicités. Ce sont des opérateurs de droit commun, un dispositif social qui s’occupe des populations en grande précarité. Cette approche est intéressante, cela permet de sortir de la logique de l’ethnicité Roms. Une dizaine de familles ont déjà intégré des petits appartements et un travail d‘accompagnement avec des travailleurs sociaux peut se faire. Nous verrons pour la suite.



Les politiques se réfugient-ils toujours derrière la logique que ces populations sont expulsables ?

CG : Oui, nous sommes toujours dans cette logique. Mais il avait été dit, dans ces réunions, qu’en amont, il y aurait un travail d’accompagnement avec ces familles pour permettre une stabilité de ces populations et des conditions d’existence un peu plus dignes. Pourtant, à l’heure actuelle, cette population continue à vivre dans des conditions indignes. On ne peut pas imaginer que dans cette ville, Marseille capitale de la culture, on connaisse des situations qui soient analogues à celle de Calcutta.



Pour revenir sur la situation juridique des Roms, pourquoi ces personnes sont-elles expulsables ?

CG : Ils sont expulsables des terrains occupés illégalement, on ne le conteste pas. Maintenant, il faut savoir quelle priorité on donne dans le droit. Priorité sur le droit de la propriété ou priorité au droit à l’hébergement et la mise à l’abri pour ces personnes ? Il faut savoir ce qu’on fait prévaloir dans la hiérarchie des droits. Malheureusement, ce qui prévaut est le droit de propriété au détriment du droit de mise à l’abri et d’hébergement. C’est une logique où l’on criminalise ces populations. Car, ils ne font pas le choix de l’illégalité, ils font le choix de s’installer là où ils peuvent.



Ces populations ont-elles le droit de rester en France, si elles travaillent ?

CG  : ils sont comme tout citoyen européen. Ils peuvent rester trois mois en France comme touristes. Au-delà de trois mois, on peut vous demander de prouver que vous avez des ressources suffisantes pour vivre et une couverture assurance maladie.



Mais jusque là, les Roumains et Bulgares n’avaient pas le droit de travailler en France, donc c’est un serpent qui se mord la queue, est-ce que cela va changer ?

CG  : Cela va changer au 31 décembre 2013. Nous parvenons à la fin de ce qu’on appelait les mesures transitoires qui impliquaient la Roumanie et la Bulgarie. Donc à compter du 1er janvier 2014, les Roms auront le droit de travailler, ce qui ne veut pas dire que cela va être simple, compte du marché de l’emploi difficile. Et on pourra toujours exiger d’eux des conditions de ressources suffisantes, au bout de trois mois. Mais, on espère, quand même, que les choses vont un peu s’assouplir. Car, on l’a vu dans certains endroits, une fois qu’ils trouvent un travail et un contrat, ils sortent des bidonvilles. Ils n’ont aucune aspiration à continuer à vivre dans un bidonville.


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DR RomEurope

Dans le cycle de rencontres « Roms et Tziganes, une culture européenne » programmé sur le territoire MP13 pour l’année capitale, on voit que seules certains aspects de la situation des Roms est décrite ?

CG : Oui, le catalogue est tout beau ! C’est vrai que d’un côté, on ne pouvait pas dans cette ville, capitale de la culture, ne pas évoquer la question des tziganes, et d’évoquer la richesse de cette culture-là. Mais c’est vrai également qu’il y a un décalage avec la réalité que ces populations vivent. Quand on sort des conférences, où je me rends aussi évidemment, et que l’on passe ensuite devant la gare Saint -Charles, on voit des personnes Roms qui dorment dans la rue. Donc c’est troublant. On est toujours dans ce paradoxe de gens qui sont chercheurs, historiens, qui sont militants à leur façon et qui estiment qu’à un moment il faut parler d’autres choses. Je veux bien entendre cela, pourtant à mon avis, il faut aussi parler des réalités que vivent ces populations. Mais, je ne vais pas me plaindre qu’il existe des manifestations autour de la culture tzigane, qui puissent apporter des éclairages différents, qui aident les gens à avoir une vision autre que l’image que l’on a des Roms actuellement, c’est bien.



Justement à cette occasion, des budgets ont été débloqués pour les expositions et conférences, est-ce que ce n’est pas un peu « choquant » par rapport à l’urgence de la situation que vivent les populations Roms à Marseille ?

CG : On va dire que ce sont des fonds qui sont dédiés à ce type de manifestations. Mais il y a d’autres fonds de l’Europe que personne ne réclame et qui ne sont jamais utilisés, des fonds qui sont faits pour résorber les bidonvilles, entre autres. Donc il faut arrêter de dire qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, sachant qu’il y existe des fonds que personne ne sollicite, ceux des instances européennes qui sont spécialement dévolus à l’accès au logement, entre autres.



Pour revenir à ces fonds européens, Qui peut réclamer ces fonds, est-ce qu’une association comme la votre est en mesure de le faire ?

CG : On peut le faire mais en montant un projet avec l’aide d’une collectivité territoriale ou même l’Etat ou la Communauté urbaine. Mais hélas, sur la région, je crois que ces fonds ne sont pas demandés. Ils viennent de l’être à Gardanne, et c’est un cas intéressant. Le maire de Gardanne a bien rappelé que l’aménagement qui a été fait pour des familles Roms ne coûte rien au contribuable gardannais, puisqu’il a pu bénéficier de financements de l’Etat et de financements européens. C’est complètement faux de dire que c’est avec nos impôts que l’on va payer cela.



Sur quel axe travaillez-vous à Rencontres Tziganes ?

CG : Nous tentons auprès des médias et du public lors de rencontres, de débats, de réunions de quartier, dans des lycées ou des collèges de faire un travail pédagogique, d’expliquer, de sensibiliser, d’informer sur la question des Roms. Car nous sommes dans une désinformation totale, souvent alimentée par les propos politiques. Nous apportons également aux Roms une aide juridique.
Nous participons également aux réunions qui ont lieu en préfecture qui tentent d’apporter une solution, même si pour l’instant, elles ne sont pas satisfaisantes. Nous acceptons les solutions partielles en attendant que l’on trouve des solutions pour tous.

Un site proposé par Rencontres Tziganes.

Sur la confusion Espace Schengen et fin des mesures transitoires, lire
l’article de RomEurope.

 



 

 

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