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Révolution tunisienne, ce que ça change.

28 janvier 2011

Lorsque le 9 novembre 1989 le mur de Berlin s’effondrait inéluctablement, peu nombreux étaient ceux qui prédisaient la chute de l’empire soviétique dans la décennie suivante. Peu nombreux étaient ceux qui mesuraient la portée symbolique et les répercussions irréversibles de la destruction de ce mur de la honte. Rétrospectivement il est toujours évident de tirer des conclusions et de clamer sa préscience des événements, tout comme au lendemain des libérations et des révolutions les opposants et résistants de la veille se retrouvent noyés au milieu d’un fleuve de combattants de la 25ème heure.
En vérité, seuls les militants d’une cause juste ont l’espoir fou que les choses peuvent changer…et ils/elles sont peu nombreux. Mohamed Bouazizi en s’immolant par le feu ce 17 Décembre 2010 ne savait pas qu’il allait par son sacrifice déclencher un ouragan révolutionnaire qui emporterait le régime de Ben Ali. Il ne le savait pas et personne ne le savait, beaucoup l’espérait !


 

Pendant plusieurs semaines, pendant que l’effervescence tunisienne mobilisait l’attention du monde arabe, de l’Afrique et des militants et sympathisants des causes populaires à travers le monde, la novlangue médiatico-politique récitait sont lamentable couplet sur « les émeutes en Tunisie ». Evidemment, dans l’esprit des tenants de ce discours il ne faisait aucun doute que des arabes ne pouvaient pas, ne devaient pas être capable de faire une révolution. Ce complexe de supériorité néocolonial témoigne de la complaisance intellectuelle d’une partie de nos élites à l’égard des pouvoirs, de quelque nature qu’il soit. Il témoigne de cette docilité à l’égard « du pouvoir » en général, aussi odieux et caricatural fut il ! Et puis, parlons franchement, l’Histoire est là pour témoigner de la capacité de certains peuples à s’émanciper, et sur l’inaptitude d’autres peuples à la liberté et à la Démocratie.
L’odeur enivrante de la Liberté.
J’ai la chance d’être arabophone, et lorsque ce 14 Janvier 2011 vers 18H, en zappant frénétiquement d’une chaîne à l’autre, je suis tombé sur l’allocution de Mohamed Ghanouchi qui annonçait en direct sur Al Jazeera que Ben Ali était dans l’incapacité de « présider » pour cause de fuite honteuse vers une destination inconnue, je me suis mis à pleurer de joie, cette joie rare dans la vie des hommes, cette joie qui submerge et soulage, une joie transcendantale et rédemptrice. Ce genre de sensation qui vous rend tout possible. Une joie emplie de fierté et d’admiration à l’égard de ce peuple Tunisien qui venait de mettre à bas, envers et contre tout, une des dictatures les plus implacables de la planète. J’ai pleuré comme un enfant, époustouflé par ce que les tunisiens, au prix d’une lutte héroïque et exemplaire, venait d’accomplir. Je me suis mis à appeler tout mon petit monde pour partager cet instant d’éternité avec eux et j’ai entendu le souffle court de mes interlocuteurs téléphoniques, j’ai senti la tension dans leurs paroles et cette douce incrédulité de la victoire, j’ai entendu leurs cœurs battre au diapason du mien et du peuple tunisien. La rue arabe venait de prouver à la face du monde que tout est encore possible même à celles et ceux qui dans le concert des nations tiennent lieu de parias, d’attardés, de relégués ! Une joie qui effaçait à elle seule des lustres de frustration, d’oppression, de sous développement, d’analphabétisme, de pauvreté, de tyrannie et d’injustice. Une joie qui prenait sa revanche sur des années de condescendance, de mépris et de paternalisme. Une revanche symbolique sans méchanceté, sans amertume contre l’histoire et ses outrages, contre les regards en biais, contre le racisme et cette faculté qu’il a de nous démontrer notre « infériorité » et celle qu’il a de conforter les autres dans leur « supériorité ». Dans mon panthéon le peuple tunisien vient de s’arroger une place éminente et dans l’esprit de tous les militants de la liberté il doit s’y retrouver.
La rue Arabe ? Vous avez dit Arabe ?
Ce vieux père de la nation arabe, Hussein Ibn Ali, à laisser à la postérité la mémoire de sa lutte contre l’impérialisme ottoman et l’idée d’une communauté de destin des peuples arabes. De cet héritage de nombreux intellectuels et hommes politiques façonnèrent au gré de leurs combats et de leurs réflexions, le concept du panarabisme. Concept culturel et politique qui transcende la diversité religieuse pour ne retenir que l’appartenance ou le sentiment d’appartenance à la culture et à la civilisation arabe. De la chute de l’empire Ottoman à la colonisation et aux luttes pour l’émancipation des peuples du Maghreb jusqu’au Machrek les combattants de la libération y ont puisé une partie de leur inspiration et de leur légitimité. Sa traduction politique se retrouve dans le parti Baas en Syrie et en Irak, le Nassérisme en est aussi une déclinaison. Bien entendu, cette filiation n’a pas été à la hauteur de l’espoir de ces peuples et les dérives dictatoriales ont succédées au joug colonial. Le panarabisme subsiste pourtant encore dans le fait que (par exemple) tous les arabes se reconnaissent dans le calvaire du peuple palestinien, et si l’idée n’est plus de réorganiser la nation arabe à l’image de ce qu’elle fût au VIIème siècle, la langue arabe parlée de Nouakchott à Aman, de Damas à Tunis et du Caire à Rabat, donne un consistance à ce sentiment. Evidemment ce sentiment panarabe fait partie d’un état d’esprit atavique où la nostalgie désuète sert de bouée de sauvetage à des millions d’hommes et de femmes en prise directe avec une réalité bien moins reluisante que ce glorieux passé tant fantasmé. Cette réalité est faite de sous développement, de restriction, de corruption, d’aliénation des libertés individuelles et collectives, de brimades. Elle est faite d’injustice et d’inégalité, d’une féodalité basée sur la force, la peur et l’argent. Dans tous les pays arabes, avant la révolution tunisienne et excepté la Palestine où la démocratie s’exprime malgré l’occupation Israélienne, les régimes en place sont des autocraties autoritaires au mieux, dictatoriales au pire. Dans tout le monde arabe les gouvernements sont accrochés à leurs pouvoirs respectifs comme d’indélogeables arapèdes. Chaque mouvement géopolitique majeur est pour eux le prétexte pour re-légitimer indéfiniment leurs longévités à la tête de leurs états. L’indépendance et le rôle qu’ils ont pour la plupart joué dans ces luttes constitue souvent le socle de leurs accession au pouvoir. Ensuite vinrent les alignements (ou les non alignements) respectifs au bloc Est et ouest, puis les conflits frontaliers qui mobilisent et canalisent la fureur du peuple sur le voisin. Le choc de la révolution iranienne et le « danger islamiste » qui fut la marotte des années 80/ 90, aujourd’hui « La guerre contre le Terrorisme » sert de paravent à toutes les critiques et justifie à elle seule que les aspirations du peuple soient sacrifiées sur l’autel sécuritaire. Cet assujettissement de l’ensemble des peuples arabes par des oligarchies décadentes et corrompues, ne sachant répondre, aux populations dont ils ont la charge, que par la répression, la censure et la brutalité, a fini par faire accroire même aux plus déterminés que cette « Hoggra » (injustice-mépris) était une fatalité et que la Démocratie, la liberté et l’égalité ne pouvait pas s’appliquer aux nations arabes ! Le choix politique se résumait à deux alternatives : l’Islam politique radical ou le régime autoritaire et liberticide. Les tunisiens viennent de réinventer un autre possible pour la rue arabe, et cette perspective doit hanter les jours et les nuits de tous les dirigeants arabes, parce que tout les peuples arabes se sont reconnus dans la lutte tunisienne et que tous les arabes se sont sentis tunisiens, comme nous nous sentons tous palestiniens ! De l’autre coté tous les chefs d’états arabes se sont reconnus en Ben Ali ; Tous savent maintenant qu’ils font partie du passé et que le schéma politique actuel, en cours dans ces pays, est révolu ! Tous savent que l’Histoire est enfin en marche de ce coté ci de la Méditerranée, et que la façon dont se produiront les changements ne tient finalement qu’a leur intelligence...parce que les changements se feront ! Avec ou sans eux ! Avec ou contre eux !

Elargissons la perspective.
Fraîchement libéré des griffes de sa gracieuse Majesté et de son Empire Britannique, Kwame Nkrumah eut une vision : celle d’une Afrique forte, libre, souveraine et solidaire. Lors de la 7ème Conférence panafricaine à Accra il entonna un retentissant “United States of Africa, NOW !!!”. En le disant il savait que le chemin serait long et tortueux, qu’il passerait par l’étape des fédérations régionales et qu’il faudrait dépasser les nationalismes ombrageux, les calculs personnels, les rivalités ethniques pour parvenir à l’élaboration d’une Politique africaine Commune. Il le savait tout comme d’autres, qui à la veille et au lendemain des indépendances des pays du Maghreb, se mirent à rêver d’un Maghreb uni à 3 ou à 5 entités. Les Ben Barka, Ben Bella et Bourguiba se le promirent au nom de cette fraternité maghrébine qui avait été le ciment du soutien indéfectible que les marocains et tunisiens, déjà libérés (de la puissance coloniale), avait offert aux frères algériens dans leur lutte tragique et sublime face à la métropole. Les lendemains qui chantent sont rares, et l’histoire du Maghreb post colonial est là pour nous le rappeler. Mais la révolution tunisienne, même s’il faut être prudent, ressuscite brusquement ce rêve enterré depuis 50 ans. Ce qui change c’est que si les peuples du Maghreb accèdent tous à la Démocratie réelle, ils seront à même de comprendre que leur avenir passe par l’unité du Maghreb et l’unité Africaine. Ce que les dirigeants ont été incapables de réaliser, par incompétence, lâcheté ou mesquinerie nationaliste, les peuples eux le feront. Les peuples du Maghreb ont compris que leur intérêt n’est pas d’adhérer à l’Union Pour la Méditerranée, et que comme Ben Ali, les autres chefs d’états ont bradé leur pays en participant à cette entreprise néocoloniale. Tout comme pour l’Afrique subsaharienne les Accords de Partenariat Economique sont univoques et ne profitent qu’aux multinationales du nord et aux oligarchies du Sud au détriment des populations. Le Maghreb uni n’est pas une chimère irréalisable, c’est même l’échelon efficient pour commencer à rééquilibrer les pressions de la mondialisation, sachant que la mondialisation, n’est pas seulement un effet de la libéralisation du marché, mais aussi et surtout une nouvelle forme d’impérialisme qui a pour ultime objectif d’accaparer l’ensemble des richesses et des ressources du monde au profit d’une minorité possédante et qui tend à devenir omni-possédante. Un Maghreb uni c’est choisir de reprendre en main le destin du peuple, s’ouvrir des perspectives économiques en interne et assurer un essor économique suffisant pour subvenir aux besoins de la population en termes d’emploi, de logement, de santé, d’éducation et de culture. Rehausser l’indice de développement humain des peuples du Maghreb c’est parier sur l’immense réservoir de talent de la jeunesse nord africaine. Ce pari doit être relevé, si l’on veut vraiment rentrer de plein pied dans une nouvelle ère de Démocratie et de prospérité.

Ce que ça change ici.

La mobilisation contre la réforme des retraites démontre à tous ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, que l’envie de résister est là intacte, formidablement puissante. Mais la fin du conflit nous montre aussi, que de ce coté ci de la grande mer intérieur, la résignation est aussi là pour marquer les limites de cette mobilisation. C’est comme si les manifs, les grèves, les actes de désobéissance civile et tout ce capital d’indignation se heurtait au mur infranchissable de la détermination ultralibérale du gouvernement. Cette résignation qui nous pousse à croire que les combats que nous menons sont perdus d’avance et que, après tout, nous avons fait ce que nous devions…et tant pis pour nous tous !

Cette détestable inéluctabilité des « Réformes » apparaît comme la seule issue du combat, parce qu’idéologiquement, les psycho-sociopathes capitaliste ont gagné la bataille depuis les années 80.Depuis Reagan et Thatcher (« There Is No Alternative »), le capitalisme triomphant a remodelé les esprits, dans le sens d’une éradication des valeurs de solidarité, d’équité et de justice sociale. Tout a été mis en œuvre pour annihiler l’instinct grégaire de l’Homme. Tout a été fait pour flatter l’hédonisme, le consumérisme et la compétition pour aboutir à une atomisation sociale dont l’hyper-individualisme est le symptôme le plus significatif. Le gout et l’intérêt pour les autres ne se retrouve que dans la virtualité des « réseaux sociaux » du Net. Cet isolement interdit toutes les prises de conscience collective et permet à l’arrogance des gouvernants de devenir insultante : « En France, quand on fait la grève, plus personne ne s’en aperçoit », phrase assassine de notre président. Mais l’arrogance et le mépris ont des limites, la France a répondu cet outrage…pas assez ! Pourtant à bien y réfléchir la Tunisie est un espoir pour tous les peuples du monde, pour tous ceux qui refusent l’ordre établi, les marchés financiers, la bourse, les délocalisations, le FMI, les plans sociaux, les licenciements boursiers, la financiarisation tous azimuts, les plans de restructurations, les arrangements d’en haut et les condamnations d’en bas, l’injustice, l’obscénité des golden parachutes, les subventions octroyés aux entreprises qui licencient, les sans papiers que l’on chasse, les ministres condamnés et sans honneurs qui s’accrochent à leurs maroquins comme la misère s’accroche au monde, les ministres qui propose l’aide de la police française aux dictateurs en perdition, les Bettencourt et les Bannier, les Woerth et les Sarkozy, les MAM et les Hortefeux, ceux qui donnent des leçons de démocratie à la Cote d’Ivoire et feignent d’ignorer leurs amis d’Afrique du Nord, du Gabon, du Congo, du Burkina ou d’Egypte. Pour celles et ceux là, la Tunisie marque un tournant, donne une réponse, une gifle magistrale : rien n’est acquis !!! Et si Warren Buffet triomphait en renversant le concept de lutte des classes et affirmait avec ostentation l’écrasement des classes populaires, les tunisiens viennent de tout remettre à plat ! Rien n’est définitif et oui c’est la rue, le peuple qui gouverne quoiqu’en dise notre sinistre Fillon !!! Les esprits chagrins m’objecteront que rien n’est encore fait en Tunisie et que si le dictateur est chassé, la Démocratie n’est pas encore instaurée. Et après, combien de temps a-t-il fallut à la France pour se débarrasser définitivement de la Monarchie et de l’Empire ? La Tunisie vient de remettre au gout du jour une vérité fondamentale, on ne peut pas gouverner dans l’injustice sociale, aussi petite soit elle.

Je ne me permettrais pas de porter un jugement sur le cours des événements en Tunisie, sur la nature du gouvernement transitoire, la démission de certains ministres, sur le rôle de l’UGTT, et le manque de place accordé à la jeunesse qui a porté cette révolution à bout de bras et l’a payé chèrement de son sang. J’ai confiance en la maturité des Tunisiennes et des Tunisiens et je suis convaincu qu’ils/elles sauront se débarrasser des remugles de la dictature, du RCD et de tous ceux qui ont du sang tunisien sur les mains. Je vois la colère dans les rues du Caire et je sais que Moubarak n’est pas seul à trembler ! Au « Indignez-vous ! » de Stephane Hessel, les tunisiens nous envoient un message autrement plus subversif : INSURGEZ VOUS !!!

Mohamed BENSAADA

Pour Quartiers Nord/ Quartiers Forts

27 Janvier 2011

 



 

 

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