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Retour de détention

19 juillet 2011

Partis rejoindre la Cisjordanie dans le cadre de l’initiative « Bienvenue en Palestine », Fanny Dekkari, Dominique Blanc et Chafai Harbi ont été arrêtés à l’aéroport de Tel Aviv. Expulsés après quatre nuits passées en détention, ils ont atterri mardi soir à Marseille. Le lendemain, plus « déterminés » que jamais, ils faisaient le récit de cette expérience « traumatisante  ».


 

Autour des trois « ex-otages », quelques militants et sympathisants. Et Régine Fiorani, de l’association Grandir à Gaza. C’est avec elle qu’ont principalement correspondu par textos Dominique Blanc, Fanny Dekkari et Chafai Harbi durant leurs quatre jours de détention en Israël. Ces Marseillais, qui devaient se rendre vendredi 8 juillet en territoire palestinien sur invitation d’une des quinze associations partenaires de l’action culturelle « Bienvenue en Palestine », ont en effet été interceptés avec plusieurs dizaines d’autres personnes, avant même de passer le contrôle des passeports à l’aéroport de Tel Aviv.

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Les autorités israéliennes placeront les « hooligans » en rétention, avant de les expulser vers la France. Rentrés à Marseille mardi 12 autour de minuit, Chafai, Dominique et Fanny donnaient rendez-vous à Mille Bâbords quelques heures plus tard, pour livrer leur témoignage.

« Un blocus sur Gaza et sur la Cisjordanie »

Pour la plupart, « nous sommes déjà allés en Palestine, en mentant à chaque fois sur notre destination, de crainte d’être empêchés. Cette fois, nous avions décidé de dire la vérité. Et nous nous sommes retrouvés en prison », raconte Dominique Blanc, médecin. Comme ses deux compagnons d’infortune, elle se remet à peine de son passage dans une des geôles de la prison Givon, à Ramleh, à une vingtaine de kilomètres de Tel Aviv.

Partie de Marignane, la petite délégation devait être rejointe par d’autres, arrivées de Paris, de Belgique, d’Allemagne, d’Autriche, d’Angleterre, d’Ecosse, des Etats-Unis... Bon nombre ne sont pas parvenues à destination, bloquées avant même d’embarquer. Sur les 800 personnes attendues, moins de 200 ont posé pied sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion, transition quasi-obligatoire pour se rendre en Cisjordanie. Repérés dès leur montée dans l’avion par ce qu’ils percevront comme « des agents du Mossad », nos trois témoins n’auront pas le temps d’expliquer la raison de leur venue : une « invitation culturelle, historique et agricole puisque [ils devaient] aider à replanter des oliviers avec des paysans palestiniens ».

Tandis qu’ils font la queue pour passer la douane, tous se voient « quasiment arracher » leur document d’identité et « mis de côté » puis « encerclés ». Maintenues durant plusieurs heures dans un local d’environ 25 m², les trente-huit personnes arrêtées (davantage se trouvent dans une autre pièce) ne connaîtront pas expressément les motivations de leur arrestation. « On n’a jamais bien su qui étaient nos interlocuteurs, police de l’air et des frontières ou forces du ministère de l’Intérieur, parce qu’ils ne se sont pas présentés à nous. Et on ne nous a jamais expliqué pourquoi nous étions retenus », déplore Dominique. Ce qu’elle constate, c’est qu’ « il n’y a donc pas qu’un blocus sur Gaza, il y a aussi un blocus vers la Cisjordanie », puisque « la liberté de circulation » vers ce bout de territoire palestinien apparaît entravée. Dehors, des militants pacifistes israéliens réclament que les délégations étrangères puissent sortir. La manifestation sera sévèrement réprimée.

Bad cop et good cop

Dans la petite salle, commencent les «  intimidations » et les « provocations ». Photographiée, filmée en permanence, la quarantaine de ressortissants étrangers est également fouillée, refouillée. Face à la « désorganisation absolue » des forces de police, les militants - pas tellement plus structurés - décident « de toujours rester ensemble », se souvient Chafai Harbi. Pourtant les gardiens tentent « maintes fois de nous diviser ‘one by one’, relate l’électricien, en nous promettant de nous mettre dans une salle plus grande, climatisée, où l’on pourrait fumer ». Comme ses codétenus n’ont pas tous entendu, il crie « ils veulent nous séparer ! ». Les policiers chargent, les membres du groupe - y compris le doyen de 83 ans - s’interposent. Une jeune fille se prend « une droite ». Chafai finit poings et chevilles entravés de chaînes. Menotté, il est conduit dans un camion cellulaire. Il sera rejoint au fur et à mesure par d’autres hommes, huit par « cage ». Mickaël, un Ecossais d’une soixantaine d’année prend des clichés avec son téléphone portable, qu’il a réussi à cacher. Tous et toutes resteront plus de trois heures dans ces fourgons où courent les cafards, sans eau, sans nourriture, sous un soleil de plomb, sans aération, moteur allumé. « On était du bétail », résume Chafai.

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Ce dernier, qui doit prendre un traitement quotidien contre l’épilepsie, demande à recouvrer sa boîte de médicaments, restée dans son bagage de soute. Impossible lui opposent ses geôliers, qui proposent de lui fournir une préparation locale. Refus catégorique de l’homme fluet, qui craint l’entourloupe.

« Vous n’êtes pas entrés en Israël »

Côté femmes, la situation ne s’avère guère plus reluisante selon Fanny Dekkari. La conteuse - dont la caméra a été « arrachée » dès les débuts - se souvient d’une jeune-fille, Fathia, sur qui les policiers se sont « mis à dix », la maintenant au sol les pieds sur son dos. Et d’autres « fort jolies », autour desquelles certains tournaient d’un peu trop près, les couvrant de leur « regard lubrique ». Les femmes plus âgées prendront le parti de toujours les accompagner. Tout au long de ces dix premières heures passées en rétention, les forces de l’ordre n’auront eu de cesse de « souffler le chaud et le froid », quelques-uns jouant aux « good cops », les autres aux « bad cops ».

1h du matin sonne lorsque les partisans d’un Etat palestinien sont débarqués à Givon. « On nous a expliqué que nous étions en rétention administrative. ’Immigration hotel’ nous a-t-on dit, rit jaune Dominique. Ils nous ont maintenu pendant plusieurs jours qu’on était pas en prison, qu’on n’allait pas être expulsés parce qu’on n’était jamais entrés en territoire israélien ». Durant les heures suivant leur arrivée en prison, « toute la bataille consistera à faire valoir nos droits. D’essayer de voir notre consulat, de voir nos avocats, de passer un coup de fil ».

A aucun moment ils n’ont revu leur passeport. Leurs effets personnels, contenus dans leur bagage cabine, ont été triés, les téléphones, appareils photo, chargeurs, argent, cartes d’identité, cartes Vitale confisqués.

Résistance

Mais la « résistance passive » s’organise. Dominique a profité de la confusion provoquée un peu plus tôt par la charge policière contre Chafai, pour récupérer la sacoche et le téléphone portable de celui-ci. Elle donnera un appareil aux autorités, dissimulera le second.

Dans son dortoir aux lits gigognes, la militante de Rouge Vif investit la couchette du bas. Donnant le dos aux trois caméras de vidéosurveillance, elle parvient à communiquer avec l’extérieur, par courts messages. Elle transmettra, et recevra régulièrement des informations sur la situation.
Les chambres disposent d’une douche et de toilettes. Mais Européens et Nord-Américains n’ont pas accès à leurs vêtements. Ils laveront régulièrement leurs effets le soir, « se baladant à poil » volontairement, au grand dam des gardiens. « Au bout de deux jours, on nous a donné deux T-shirts pour six et une culotte », détaille Dominique. Chafai confirme : « Les habits que l’on avait à l’aéroport, on est repartis à Marseille avec ».

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Des filles - hommes et femmes sont séparés - exercent leurs talents artistiques sur les murs de leurs cellules, en y inscrivant des slogans. On peut lire «  Free Palestine », des commandements écrits par des chrétiennes comme « Tu ne tueras point », voir s’envoler « la colombe de la paix ». Dominique - qui pratique en temps normal la danse, invite les femmes à se dégourdir avec quelques mouvements. Une farandole reprenant les gestes traditionnels palestiniens se forme sous le regard médusé des sentinelles. Une capoeiriste fait une démonstration de cet art nés des esclaves au Brésil.

Drôle de représentation (consulaire)

Le samedi, la Consule de France à Tel Aviv reçoit ses ressortissants en groupe. « Son attitude a été inadmissible » affirme Chafai Harbi. Colette le Baron « a commencé par nous engueuler en disant que le ministère des Affaires Etrangères avait publié un communiqué incitant les Français à ne pas se rendre en Palestine, parce que c’était dangereux », rapporte Dominique. Qui retrouvera le dit-communiqué « cantonné à la rubrique Conseil aux voyageurs » du site internet du MAE et daté du 7 juillet, soit la veille du départ de la délégation marseillaise. La Consule générale critiquera également l’organisation de cette action par l’association Europalestine CAPJPO.

A la question « le Quai d’Orsay a-t-il l’intention de réclamer un traitement correct de ses ressortissants ? », la représentante diplomatique ne répond rien. Elle se contente de convenir de s’assurer que les personnes retenues auront accès à un avocat, et pourront passer un coup de fil. Dans les jours qui suivent, la Consule passera quotidiennement voir les Français. A la faveur d’une de ces visites, Dominique alpague un avocat qui se trouvait-là. Anan Odeh accepte de s’entretenir avec elle. L’homme appartient à l’organisation ADDAMEER, qui défend prisonniers palestiniens, anarchistes arabes et juifs « contre le mur » et refuzniks ou déserteurs de l’armée israélienne. Fanny Dekkari, elle, verra un autre avocat qu’elle n’a pas désigné. Tous choisissent de ne pas s’opposer à une expulsion, sauf trois Anglaises et une Allemande qui peuvent s’attendre à «  une procédure longue, pénible, coûteuse et qui n’est pas sûre d’aboutir ».

Confusion et expulsion

« En théorie, nous aurions du passer devant un juge, avant d’être expulsés », expose Dominique Blanc. Ca n’arrivera pas. Après quatre nuits en détention, la femme médecin reçoit un message de Régine Fiorani : la libération aura lieu le jour même, mardi. « Personne ne nous avait prévenus. On nous a juste dit ‘prenez vos affaires, vous repartez par tel vol’ ». Au départ, la Consule souhaite les « expédier jusqu’à l’escale à Rome » puis laisser chacun se débrouiller pour atteindre sa destination initiale. Les Français obtiennent d’être ramenés à leur point de départ. Dans l’avion du retour, ils sont cantonnés à des places réservées, engagent la conversation avec le personnel de bord, des passagers. Expriment leur point de vue. Et sont surveillés. Ils récupèreront leur passeport lors du stop dans la capitale italienne. A l’intérieur des documents, nul avis d’expulsion ; contrairement aux Belges qui ont également été reconduits aux frontières et se sont vus interdits de territoire cinq ans. Mais un simple tampon qui indique « Entry Denied ». « Les Belges ont cette chance de ne pas avoir de gouvernement, tandis que nous en avons un qui est bidon ! », lance avec humour Dominique.

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Leurs bagages de soute, auxquels ils n’ont jamais eu accès, les attendent à leur descente d’avion à l’aéroport de Marignane, mardi en début de nuit (A ce jour, les derniers Français retenus sont apparemment tous rentrés).

Plaintes

Nos trois Marseillais ont bien conscience d’avoir subi un traitement « plus light » que celui enduré par les Palestiniens. Lorsque les geôliers « claquaient les portes, hurlaient », il leur suffisait parfois de crier plus fort encore, pour déstabiliser leurs interlocuteurs. Comme cette fois ou des agents ont renoncer à prélever leurs empreintes digitales, face aux protestations et aux menaces d’entamer une grève de la faim. « Ils avaient très peur du fait que les gens ne prennent pas leur médicaments, qu’on craque nerveusement, qu’on ne mange pas,... Ca aurait voulu dire qu’ils nous ont maltraités ». A certains surveillants, les Français ont même tenté d’expliquer le pourquoi de leur présence, qu’ils n’étaient « pas là pour manifester dans les rues ou casser de l’Israélien » comme atteste Chafai, mais pour jauger de la situation des Palestiniens, dont les territoires sont occupés et ostracisés. « Les gardiens ne connaissent souvent que la propagande qu’on leur livre. Quelques-uns avaient l’air interloqués par notre vision des choses », analyse Dominique.

Avec le soutien des juristes et avocats d’ADDAMEER, les Marseillais entendent déposer plainte contre l’Etat israélien pour « manquement à ses propres lois ». Car l’entrée sur le territoire d’Israël n’est pas actée : « Les personnes ont été prises sur le tarmac et amenées de force sur le territoire israélien, puisqu’elles n’ont pas passé les contrôles », étaye Régine. Une plainte devrait de même être déposée contre l’Etat français (mais aussi contre d’autres pays de l’Union européenne et les Etats-Unis, par chacun de leurs ressortissants) pour manquement au devoir de protection de ses citoyens et au principe de libre circulation. Néanmoins, constituer le dossier « prendra du temps ».

D’autres actions verront peut-être le jour dans un proche avenir. « Comme il y a eu une deuxième flottille de la liberté suite à la première, il y aura de nouvelles initiatives » clament Fanny, Chafai et Dominique, revenus de cette mauvaise expérience « plus déterminés et solidaires que jamais ».

 

 

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