Articles

Accueil > Actualités > Rénovation urbaine : la Savine en mode « cocotte minute »

 

Rénovation urbaine : la Savine en mode
« cocotte minute »

11 décembre 2012 - Dernier ajout 12 décembre 2012

Accouchement dans la douleur de la refonte de ce quartier prioritaire de Marseille. Après des années de contretemps, coups durs et promesses : l’ANRU et les partenaires au pied du mur, des habitants au bord de l’implosion. Une réunion avec la préfète déléguée à l’Égalité des chances et la sénatrice-Maire du secteur a lieu ce mardi, le ministre délégué à la Ville sera sur place vendredi.


 

Ambiance délétère jeudi dernier pour la dernière des quatre réunions de travail devant clore la (re)concertation avec les habitants de la Savine, en vue de poursuivre la rénovation urbaine du quartier engagée en 2009. Dans cette salle de l’école désaffectée, il devait être question du Vallon des Tuves - noyau villageois en contrebas de la cité, auquel l’ANRU souhaite raccrocher la Savine - et de ses commerces. Le relogement, encore une fois, sera finalement au centre des discussions. Les partenaires ne le savent que trop bien : les habitants de cette citée enclavée du nord de Marseille font figure d’irréductibles. Et ne souffrent pas d’être regardés de haut. De longues années de polémiques et de promesses ont fini d’échauder les esprits, déjà bouillonnant au vu des conditions de vie dans les barres et tours de ce grand ensemble construit au début des années 70.

JPEG - 81.7 ko

À gauche, donc, les acteurs institutionnels. À droite, les habitants. Ou plutôt les habitantes, largement majoritaires dans l’assemblée. Des cris : colère, exaspération, épuisement. Une femme ne contient plus les récriminations qui la rongent, les déverse en un flot continu. « Vous nous avez volés, nous, notre santé, nos maris. Ça fait vingt ans que ça dure, arrêtez de nous chanter des chansons, vous nous endormez ! ». Les partenaires l’écoutent poursuivre sans mot dire, semblent sincèrement compatir. «  On ne demande qu’à avoir un endroit où se loger décemment et vivre tranquille. On ne veut pas de piscine ou d’argent. Vous avez des terrains, non ? Vous construisez, vous relogez, un point c’est tout. Ce n’est pas sorcier quand même ! »

C’est bien là que le bât blesse : passée d’une logique de « construction destruction » à une dialectique inversée de « destruction reconstruction », l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) laisse un vide qui impose le relogement, même temporaire, des habitants. Les bâtiments A, détruits en 2010, n’ont laissé place qu’à un vaste chantier, aujourd’hui classé en zone naturelle, où il n’est pas question d’édifier du logement, au mieux seulement des équipements publics. Bientôt, les « J » seront rasés à leur tour, sans qu’aucune nouvelle résidence ne soit encore sortie de terre sur le site.

Aspirations

Or, près de la moitié des 700 familles encore présentes à la Savine souhaite rester vivre sur place. Et si les autres acceptent volontiers l’idée de quitter la cité, ils refusent de le faire à n’importe quelles conditions : « Arrêtez de dire que vous nous avez proposé de belles maisons : Bricarde, Consolat, Castellane, Font Vert, Plan d’Aou… Ah, ce sont de belles résidences ! ». Tout le monde acquiesce : « ghetto pour ghetto, je préfère rester dans le mien », appuie l’une des participantes. « Les dealers qui sont en bas, je leur dit quoi ? "Mon bailleur m’a mise là, allez vendre vos merdes ailleurs ?" Ou alors la Logirem me fournit une kalachnikov ou un vigile. Ou mieux, un gilet pare-balle avec un casque parce qu’ils visent la tête. »

Ecoutez cette habitante, qui comme beaucoup d’autres réclame un relogement depuis de nombreuses années, et vient après huit ans de demandes infructueuses de se voir proposer un appartement à Campagne Larousse.

 

 

Les desiderata sont clairs : « Si vous proposiez des logements convenables dans des quartiers convenables, vous n’auriez pas beaucoup de refus », affirme Djamila Rouichi, à la tête de l’association des Jeunes de la Savine. Saïda Hidri, présidente de l’association La Cigale et la Fourmi confirme : « jusqu’ici, tous les relogements [une quarantaine de famille, ndlr] ont été fait dans des secteurs bien spécifiques : les 14e et 15e. Personne ne m’a encore dit « j’ai été relogé dans le 8e ». Il faut contraindre les maires de ces secteurs à accepter les gens des quartiers nord ! »

Hassen Hammou, savinois engagé dans le secteur associatif et en politique, nous explique son point de vue :

 

 

Bientôt, d’autres problèmes émergent, requérant parfois une intervention urgente. Ainsi, l’appartement de Djamila qui se situe dans l’un des immeubles promis prochainement à la destruction, ce qui lui insuffle un énième grief : « Nous qui sommes aux « J », on vit dans la poubelle. On a dit aux femmes de ménage de ne plus faire les étages où il n’y a pas de locataires [huit familles résident encore au J5, une seule au J4] du coup il y a des cafards et des rats ; nos ascenseurs sont en panne pendant un mois tandis qu’on nous facture toujours le service ; il n’y a aucune prestation rattachée à ces bâtiments. Allez dans nos étages et voyez ce que l’on vit, comprendre le désarroi de ces personnes ».

Ouvertures

Acculés, les représentants des institutions parties prenantes de l’opération tentent quelques réponses, battant parfois même leur coulpe. Franck Vinesse, délégué de la préfète à l’Égalité des chances en charge de La Savine, tient à rassurer sur la prise en compte de la parole des habitants : « depuis un mois environ a été entamé un grand processus de réelle concertation. Ça veut dire qu’on ne se contente pas, quoi que vous puissiez en penser, de vous montrer des images en disant « c’est comme ça et pas autrement ». Je transmets l’intégralité des remarques à la préfète, j’explique les points de blocage, fondamentaux, mais aussi les avancées. Il y a des choses nouvelles qui apparaissent ; de vrais problèmes qui n’avaient pas forcément été perçus, je le reconnais ».

Concernant le relogement des familles souhaitant quitter la Savine, Franck Vinesse pointe le peu de disponibilité de grands logements parmi le parc locatif des différents bailleurs signataires de la charte inter-bailleurs. Il en faudrait 250 pour les familles savinoises. « Même les petits logements, il n’y en a pas », regrette Saïda Hidri. Françoise Meslian, de la Logirem, concède qu’il persiste un « dysfonctionnement : l’offre de logement social est insuffisante, et le parc locatif est essentiellement situé dans les grands ensembles, dans les quartiers nord ». Ce qui n’est pas faux, bien que les différentes entités du logement social à Marseille disposent bel et bien d’appartements dans tous les secteurs, du centre ville aux quartiers sud.

JPEG - 81.4 ko
Carte du parc locatif marseillais de la Logirem.

S’ils défendent leurs intérêts et n’entendent pas « se laisser berner », les Savinois ne contestent pas tout le projet en bloc. Djamila Rouichi ouvre une brèche : «  sur le projet de construction, que ce soit dans le croissant ou sur le Vallon des Tuves, je ne pense pas qu’il y ait quiconque qui s’y oppose. La seule opposition, c’est qu’on demande à ce qu’il y ait des logements qui sortent de terre sur le centre de la Savine. Il y a des terrains vides, construisez ! ». Un petit bout de femme à la voix calme mais ferme fulmine : «  La Logirem n’arrive pas construire alors qu’Erilia [autre bailleur] a fait pousser en dix mois à la Viste un lotissement. Qui prend les décisions, qu’attendez-vous ? »

Poussières

L’architecte, spécialement venu de Paris pour l’occasion, n’a d’autre solution que de fixer quelques fondements : « le ministre [de la Ville] doit vous répondre sur deux choses : sur le court terme et sur les principes. Un projet est long et donc la concertation est longue. Il y a une bataille, ce n’est pas faux. Il faut faire phase par phase. Je crois aussi qu’il y a un très grand besoin d’informations ». Patrick Germe, de l’atelier d’architecture et d’urbanisme Germe & Jam à qui a été confié l’ensemble du projet promet de revenir, tant de fois qu’il sera nécessaire. « Pour l’instant, nous étions suspendus aux concertations, je ne vois pas de raison de ne pas démarrer. Mais nous aurions du mal à livrer des bâtiments avant 2015, en comptant le temps de travail de l’architecte, le temps de consultation des entreprises, et le temps des travaux », résume Vincent Schurch, chef de projet du GPV (Grand projet de Ville, devenu récemment Marseille Rénovation urbaine).

Le CIQ des Trois Vallons, présent à la concertation, réclame une nouvelle consultation puisque le sujet du jour n’a finalement pas été abordé. Un point d’étape est prévu ce soir avec Marie Lajus, préfète déléguée à l’Égalité des chances des Bouches-du-Rhône. Vendredi, ce sera au tour du ministre délégué à la Ville de venir voir où en sont les négociations. Une visite « prématurée » de l’avis des Savinois.

*Personne n’a abordé le sujet de l’amiante, dont la présence dans les joints des cloisons a été découverte en 2010 mettant un coup d’arrêt à la rénovation, et qui pourrait se voir dispersée alentours en cas de démolition.

Pour mémoire :

- À la Savine, Fadela Amara on n’aime ou on n’aime pas, le « Plan Banlieues », on y croît ou pas.

- Rénovation urbaine : le doute flotte encore au-dessus des quartiers

- Scandale de l’amiante : les Savinois déchantent et attaquent séance tenante

- http://med-in-marseille.info/spip.php?article1946" target="_blank">À la Savine, promesses de Fadela Amara non tenues : habitants déçus, Lamy prévenu !

- Rénovation urbaine : « on est à mi-chemin »

 



 

  • "Handala est le témoin de cette ère qui ne mourra jamais"

    On ne dit pas Algériens de France ou en France car ils sont français.

    par Danièle Dubreuil le Août 2014 à 16h46
  • 3es rencontres nationales des luttes de l’immigration (1/4) Saïd Bouamama : « L’impérialisme existe encore »

    Faire des conférences c’est bien mais...
    S Bouamama, un sociologue engagé ? quand on tape son nom sur internet et qu’on voit le nombre de fois qu’il s’est "engagé" en étant.... payé, c’est impressionant. beaucoup de ses travaux sont des réponses à des commandes publiques
    On ne peut pas se dire engagé et en même temps solliciter des fonds publics pour le faire. Ce pseudo sociologue engagé est en rélaité engagé pour ses fins de mois et pendant ce temps, nous on pointe au chômage

    par Hakim le Janvier 2015 à 10h09
  • Marseille : la Ville communique sur sa lutte contre l’habitat indigne

    bjr il suffit de venir au parc kalliste voir dans quel l’etas sont les appartement de marseille ,ils les laisse se dégrader ,ils n’ont méme pas pris la peinne de fermer les volets de certain d’entre eux sachant qu’ils risque de tombé a tous moment surtou quand le vent souffle ,puis apres c’est facile de demander de classé le batiment en carence !!!!mdr !!!

    par delaval le Décembre 2014 à 10h36
  • Les Algériens de France veulent créer leur lobby

    la question est : pourquoi Algérien en France alors que chacun pense que l’union du Maghreb est une bonne idée pour ces pays, même si cela ne marche pas actuellement.

    ce serait un bon signe des Maghrébins de France, non ?

    par Said le Octobre 2007 à 09h11

 

Autres articles Actualités

 

Brèves Actualités

  • 8 août

     

    Rassemblement devant les vestiges de la Corderie, à Marseille, 9 août

    Rassemblement devant les vestiges de la Corderie, à Marseille, prévu pour mercredi 9 Août à 18h. Les défenseurs de l’Histoire et du Patrimoine de Marseille appellent à se rassembler devant les vestiges de la Corderie à Marseille. Démontrant être toujours aussi mobilisés pour la sauvegarde totale des vestiges, la poursuite des fouilles et l’abandon définitive du projet d’immeuble. Interview dans le journal de France Culture du vendredi 4 août 2017 à Alain Nicolas était Conservateur en chef des Musées Nationaux de France, créateur du Musée d’Histoire de Marseille. docteur en archéologie. (...)

     

  • 8 août

     

    Aide aux migrants : Cédric Herrou condamné en appel à quatre mois de prison avec sursis

    Aide aux migrants : Cédric Herrou condamné en appel à quatre mois de prison avec sursis "La cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné le militant Cédric Herrou, mardi 8 août, à quatre mois de prison avec sursis. L’agriculteur de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), visage de la solidarité et de l’aide apportée aux migrants qui traversent la frontière italienne par la vallée de la Roya, est plus sévèrement sanctionné qu’en première instance." En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/08/08/poursuivi-pour-aide-a-l-immigration-clandestine-cedric-herrou-attend-son-jugement-en-appel_5169880_1654200.html#dw62oCLAdEcDgVtS.99 En savoir plus sur (...)

     

  • 2 août

     

    3 août, Rassemblement sur site archéologique Corderie contre Vinci

    Suite au début de travaux entrepris ce matin par Vinci sur le site archéologique de La Coderie, qui doit être classé par Madame Nyssen ministre de Culture, demain jeudi 3 aout 2017 à 18h, un rassemblement devant le site archéologique au bd de la Corderie à Marseille est organisé par le CIQ St Victor, association " Laisse béton" et les marseillais.

     

  • 2 août

     

    Soutien à Cédric Herrou, Cour d’appel d’Aix le 8 Août

    Soutien à Cédric Herrou la Ligue des Droits de l’Homme Aix auquel s’associe Attac, appelle au soutien à Cédric Herrou. Le mardi 8 août à 08H00 : Rassemblement devant la cour d’appel à Aix-en-Provence, 20 Place Verdun. Pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien et les avoir aidés à transiter en sécurité vers la France. Cédric Herrou avait été condamné en février dernier à 3000 € d’amende avec sursis ; en appel, le 19 juin dernier, le procureur a requis 8 mois de prison avec sursis. L’arrêt de la Cour sera rendu le 8 août. NOUVEAU FILM : FESTIVAL DU DROIT D’ASILE DE CANNES par le Collectif Roya Solidaire : (...)

     

  • 1er août

     

    Calais : le conseil d’Etat oblige l’Etat à installer points d’eau et sanitaire pour les migrants

    Le rapporteur du Conseil d’Etat a recommandé vendredi de contraindre l’Etat à installer des points d’eau et des sanitaires à Calais pour les centaines d’exilés présents dans la ville. Depuis plusieurs semaines, un bras de fer oppose d’un côté les associations d’aide aux migrants, et de l’autre le ministère de l’Intérieur et la ville de Calais. La décision du Conseil d’Etat est attendue très prochainement. Elle devrait suivre les recommandations de son rapporteur http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/07/31/migrants-le-conseil-d-etat-demande-au-gouvernement-d-installer-des-points-d-eau-et-des-sanitaires-a-calais_5166938_3224.html

     

  • 11 mai

     

    Patrick Mennucci : "Mélenchon a choisi l’affrontement, il va l’avoir"

    Au micro de BFMTV ce mercredi, Patrick Mennucci a réagi à l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans sa circonscription de Marseille pour les législatives. "C’est la cinquième fois qu’il change de lieu de vote, on va devoir discuter de tout ça, en même temps qu’il nous explique ce qu’il connaît du centre-ville de Marseille, à paris le Vieux-Port un jour de soleil et de meeting". Et dans un communiqué, Patrick Ménucchi critique ce parachutage parisien : "Jean-Luc Melenchon a fait le choix d’être candidat à Marseille, dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône, circonscription dont je suis le député sortant et candidat pour un second mandat. C’est une clarification. Il clarifie la (...)

     

  • 10 mai

     

    Benoît Hamon lancera son propre mouvement transpartisan le 1er juillet

    Benoît Hamon, candidat socialiste à l’élection présidentielle, a annoncé mercredi 10 mai, sur France Inter, vouloir lancer, le 1er juillet 2017, son propre mouvement, transpartisan. "Le 1er juillet, je lancerai un mouvement, large, qui s’adressera aux hommes et aux femmes de gauche, citoyens, a-t-il déclaré, pour être en situation de se retrouver, de penser les suites que nous pouvons donner à ce travail que nous avons commencé lors de la campagne présidentielle, un travail sur ces idées nouvelles". Ce mouvement n’a pas encore de nom, a-t-il (...)

     

  • 10 mai

     

    Législatives : Jean-Luc Mélenchon candidat à Marseille face au PS sortant Patrick Mennucci

    "Le chef de file de La France insoumise a informé ses adhérents de son choix. Il confirmera sa décision lors de sa visite à Marseille jeudi 11 mai. Jean-Luc Mélenchon devrait être candidat aux législatives à Marseille dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Le chef de file de La France insoumise, qui, mercredi 10 mai au matin sur l’antenne de RMC-BFM-TV, a estimé qu’il serait « probablement » candidat à Marseille, a confirmé son choix dans la journée dans une lettre adressée aux « insoumises et insoumis » marseillais, que Le Monde a pu consulter". En savoir plus sur (...)

     

  • 10 mai

     

    Anne Hidalgo, Christiane Taubira et Martine Aubry lancent un mouvement politique, "Dès demain"

    Ils s’adressent à "tous les humanistes qui croient encore en l’action". Des figures politiques comme les maires PS de Paris et Lille, Anne Hidalgo et Martine Aubry, et l’ex-ministre de la justice Christiane Taubira, ainsi que des intellectuels et des artistes, parmi lesquels Yann Arthus-Bertrand ou Jacques Higelin, cosignent une tribune publiée dans Le Monde, mercredi 10 mai. Ils y annoncent le lancement d’un mouvement politique baptisé Dès demain." http://www.francetvinfo.fr/politique/anne-hidalgo-christiane-taubira-et-martine-aubry-lancent-un-mouvement-politique-des-demain_2184369.html#xtor=CS1-746

     

  • 5 mai

     

    CONSOLAT VS US BOULOGNE : L’affiche du prochain match à domicile ce samedi 6 mai à 15h

    Contacté par Rachid Tigilt, un des fervent supporter du GS CONSOLAT nous relayons volontiers l’affiche du prochain match contre l’US Boulogne. En effet, encore une fois le club Marseillais évoluant en National fait une remarquable saison : il est 6ème à 7 point du leader ! Aussi pour saluer encore une fois les exploits du staff et de l’équipe du président Mingalon nous vous informons qu’il s’agit de l’avant-dernier match de la saison à domicile ( Stade La Martine) se jouera ce samedi, à 15h, Venez nombreux ! et hou ha allez Consolat (...)

     

Articles récents

Articles au hasard