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Rencontre entre minots des quartiers et du bout du monde au Frioul

26 septembre 2008 - Dernier ajout 27 septembre 2008

Des petits maoris de Nouvelle-Zélande ont accosté cette semaine sur l’île du Frioul pour répondre à l’invitation de leurs hôtes marseillais de l’école primaire « Arenc », près de la cité « Parc Bellevue » dans les quartiers nord de Marseille. Des retrouvailles insulaires d’un continent à l’autre et à l’initiative de l’association « Amitié Marseille Culture et Partage » qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.


 

Pour retrouver leurs petits copains marseillais, les enfants maoris de Nouvelle-Zélande n’ont pas eu peur du voyage ! Près de vingt quatre heure d’avion, quelques heures supplémentaires de train et d’autobus n’ont eu raison ni de la curiosité, ni de l’enthousiasme de ces écoliers de « Taneatua », une école dans l’île nord de la Nouvelle Zélande. A peine arrivés, direction le centre Léo Lagrange du Frioul où ils déposent leurs bagages pour trois jours. Un endroit toutefois familier des petits comme des grands voyageurs. C’est en tout cas la quatrième fois que des petits maoris s’y rendent.

Pour inviter le Pacifique au cœur de la méditerranée et permettre ces improbables rencontres du bout du monde, l’instigatrice du projet, Vera Tur , ne ménage pas ses efforts depuis des années.
Cette enseignante puis directrice de l’école « Arenc » et également présidente de l’association « Amitié Marseille Culture et Partage » entraîne ses élèves à la rencontre d’autres enfants autour du monde depuis plus de dix ans.
Une aventure un peu folle qui commence en 1994 à Marseille avec la rencontre de Brian Akipa, un enseignant Sioux. De cette rencontre, née l’idée de créer un projet pédagogique ayant pour but la connaissance du monde avec des peuples autochtones souvent opprimés par le passé. L’entente entre l’enseignant amérindien et les élèves de CM1 et CM2 de Mme. Tur tous issus de la cité « Parc Bellevue », est telle qu’on commence même à parler de voyage pour l’année suivante.
Le rêve devient donc réalité et c’est la grande expédition d’une vingtaine de petits marseillais qui passeront douze jours dans une réserve indienne. Une aventure magique et à la fois un vrai choc pour ces enfants dont la plupart n’étaient jamais sortis de leur quartier. Au retour, imprégné des péripéties de cette escapade transcontinentale, l’imaginaire fécond des enfants fait le reste avec notamment la sortie d’un livre : « Sur le sentier du Lakota ».
Ils exposent également. Dans les salons des Nations Unies à Genève, à l’occasion de la semaine de travail des peuples autochtones, leurs photos de voyages et les objets traditionnels ramenés avec eux, prennent tout naturellement place. Les Médias sont à leur tour intéressés. En 1996, « Envoyé Spécial » leurs consacre le reportage « Danse avec les Sioux ».
Vera Tur qui se félicite avant tout d’avoir suscité le goût des livres et la curiosité de ses élèves, a ainsi eu raison par la suite d’étendre ses projets de voyages à toutes les classes et sur tous les continents. Un projet monumental nommé « enfants des cinq continents » voit alors le jour et mobilise toute l’école pendant près de deux ans. Des correspondances régulières entre les écoliers d’Arenc et des enfants Indiens Quechua du Pérou, Xhosas d’Afrique du sud, Lapons de Finlande, Tchouktches de Sibérie et enfin maoris de Nouvelle Zélande ont lieu durant ces deux ans. Via des lettres en anglais ou espagnoles ou encore des dessins, envoyés par internet ou par poste, les échanges ne cesse pas. Le but : encourager les uns et les autres à mieux se connaître et faire avancer les petits marseillais dans la découverte du milieu et de l’histoire de leurs nouveaux camarades. Le projet pédagogique, permet à tous les enfants de l’école d’ « Arenc » de partir à la rencontre de leurs petits correspondants étrangers. Lesquels à leurs tours, viennent aussi à Marseille. Un projet qui pousse sans conteste, à la créativité avec les publications de plusieurs livres.C’est ainsi que « Sur le sentier Xhosas », « Sur le sentier Maoris » et « Sur le sentier Quechua » font suite au tout premier « Sur le sentier du Lakotas » .

Alors, Vera Tur continue dans sa lancée, tous les deux ans elle et son équipe organisent un voyage des plus insolites.
Depuis 1996, l’association « Amitié Marseille culture et partage » présidée par Vera Tur a reçu à Marseille des Indiens Sioux Lakotas d’Amérique du Nord, Tchouktches de Sibérie, Saamis de Laponie, Xhosas d’Afrique du Sud, Indiens Huichols du Mexique, enfants de Mongolie et enfin pour la quatrième fois, les maoris de Nouvelle Zélande. En février 2009, comme la tradition l’exige en retour, les élèves marseillais répondront à leur tour à l’invitation de leurs nouveaux amis maoris. Mais pour l’instant en guise de patience et d’avant goût, ils pourront toujours se rendre à la Bibliothèque de l’Alcaza où sont exposés jusqu’au 8 Octobre les photos de voyages de leurs aînés.

 

 

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