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Pour le PS, "Tous égaux" !

31 décembre 2007 - Dernier ajout 3 janvier 2008

Les premiers rendez-vous débats du PS local, huit au total, tenus pendant un mois en vue des futures municipales des 9 et 16 Mars prochains à Marseille ont pris fin le 18 décembre dernier. Menés par l’actuel président du Conseil général Jean Noël Guérini accompagné de son équipe de campagne, ils ont mobilisé un large public, très attentif et non moins divers.


 

Animées par des militants du PS avec à l’appui des courts métrages relatant le quotidien des marseillais, ces réunions semblaient avoir pour objectif premier de mettre en relief la vie quotidienne de la population locale et ses ratés.
Des thèmes aussi variés et dans un ordre décroissant d’idées, tels que la propreté, l’emploi, les transports, la qualité de vie, les places en crèche, l’environnement, le logement et enfin la jeunesse ont mobilisé l’intérêt général. D’intéressantes questions ont été posées allant de l’épineux problème du « fini parti » aux inquiétudes de la jeunesse sur son devenir en terme d’emploi et de logement.

Pour la plupart, les réponses du candidat ne se sont guère faites attendre, prenant, il est vrai, parfois, le ton d’habituelles promesses de veille de campagne, teintées de sympathiques accents du sud ; sans lui omettre pour autant, le mérite de rappeler qu’il ne voulait pas d’une ville à plusieurs vitesses. Idéal égalitaire oblige ! Et nous reconnaissons bien là l’une des valeurs chères au parti socialiste.

Autour de ces échanges, toutefois, notre parti socialiste local a pour sa part défini sa ligne de conduite concernant les questions de diversité et ses problématiques.
Lorsque des problèmes aussi réels que précis évoquant les discriminations au sein de l’entreprise accompagnés de force proposition juridique, telle que celle d’une municipalité responsable qui demanderait aux entreprises de respecter l’égalité des droits par un acte juridique lui seront soumis, Monsieur Guérini entend revendiquer son humaine appartenance socialiste :
"Nous avons la même couleur de sang, mon but est de rassembler ma ville ; le peuple de Marseille. Peu importe la couleur de peau, on est tous des êtres humains".

Nobles propos d’aucuns diront ! Qui apaisent les consciences, remet du baume au cœur et nous rapproche à la veille des fêtes, trois fois religieuses. Le calendrier a voulu, cette année encore, que des dates importantes des trois religions monothéistes, cohabitent dans un temps très proche. Puissent-elles cohabiter dans un espace tout aussi proche.

La méthode du PS veut-elle à ce point se démarquer de tous travers communautaristes, qu’elle en omet les difficultés sociales de sa population issue de la diversité et de ses attentes ? Si l’on en croit le futur casting de l’équipe de campagne pour les élections, il semblerait qu’on ne puisse répondre que par la négative.
En effet, les noms de Karim Zéribi, Zaïnaba Ibrahim, ou encore Samia Ghali promu en tête de liste dans le 15/16 eme arrondissement, se lisent désormais sur certaines lèvres. Des noms aux accents, sans nul doute, symboliquement évocateurs.
Ces quelques noms suffiront-ils pour autant à contenter la population marseillaise issue de l’immigration et à changer son quotidien ?
Là aussi, sans que le bas blesse et à en croire certaines réactions au terme de la dernière réunion, une fois encore le débat a été mal posé et les réponses, quelque peu détournées de leur contexte : "Je ne comprends pas Monsieur Guérini rétorquait un jeune militant talentueux, je lui parle d’égalité, de droit et il me parle d’hémoglobine…" faisant allusion à la réponse du potentiel futur maire sur les questions de discriminations. Tout porte à croire que face à ce problème de société, l’égalité des droits demeure une douce-amer utopie.
Au final, sur la question de la diversité, le PS ne déroge pas non plus à la désormais très médiatico-populaire règle de brandir ses propres acteurs de la diversité de renom, sans distinction, aucune.

Ne répondre qu’accessoirement aux problèmes d’emploi, des jeunes sur-diplômés dans la précarité, de discrimination, de logement, a apparemment été aussi la décision du PS. Malgré la pluralité du public réuni autour de ces questions beaucoup disent rester "sur leur faim".
De cette manière, en ne lésant personne, le PS renoue bel et bien avec son idéal d’égalité.

 

 

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