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Polémique Epad : Jean Sarkozy, Amin Khiari, pas du même acabit !

3 octobre 2012

Ne condamnez pas la réussite : Amin

Aucune candidature n’avait autant provoqué de remous au poste de Directeur général de l’Etablissement public de la gestion de la Défense (Epadesa) que celle d’Amin khiari.
Ce candidat légitime, âgé de 35 ans, diplômé de l’ESSEC, au parcours exemplaire devait se voir reprocher d’être le fils de la vice présidente du Sénat, Bariza Khiari .


 

Cette vicieuse manipulation, de certains élus de droite où les méthodes les plus vils ont été employées pour salir le parcours, les compétences et l’honneur d’un homme, relève de la plus grande calomnie et expose au grand jour les fortes discriminations que doivent encore subir une partie de la population française. En d’autres termes, elle exprime la volonté affichée d’une « certaine élite française » à ne pas voir émerger « d’autres visages », au parcours identique.
Sinon, comment expliquer cette grossière comparaison avec le jeune Jean Sarkozy, âgé d’à peine vingt deux ans, qui sans aucune qualification, prétendait occuper le poste de Président de l’EPAD par simple nomination de son père, l’ancien Président de la République Française ?
Bariza Khiari n’a jamais eu la volonté ou la prétention de nommer son fils, de lui faire sauter les classes de la réussite scolaire, sociale ou politique. Son seul tort est celui d’avoir un parcours scolaire des plus exemplaires, d’avoir milité au sein d’un parti politique, et gravi un par un les échelons de la République pour enfin siéger au Sénat.
Quant à Amin, son seul tort est celui d’avoir eu un brillant parcours scolaire et d’avoir construit pas à pas, au-delà de tous préjugés, à la force du poignet sa réussite professionnelle en occupant d’hautes fonctions dont celle de Directeur général du Pôle universitaire Léonard de Vinci.
Pour nous, Amin est un exemple. Symbole de réussite scolaire et sociale, Amin n’a jamais rien demandé à personne, si ce n’est la simple reconnaissance de son parcours d’excellence.
Cependant la discrimination est un lourd fardeau national que certaines personnes doivent encore cruellement portées. Et Amin est malheureusement devenu le reflet d’une sévère discrimination où trop souvent le nom que l’on porte, la couleur de sa peau, et/ou l’adresse où l’on habite suscitent encore des injustices, des suspicions, des hésitations et une forte disqualification professionnelle.
Amin Khiari est pour nous, le visage de cette réussite sociale et de cette méritocratie républicaine qui ne demande qu’à obtenir la considération de ces compétences, n’en déplaise à ces élites prostatiques, en quête de reproduction frénétique, véritablement en perte de noblesse.

Haidari Nassurdine
Elu PS de Marseille

 

 

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