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Lynda Zoubir : "Mon envie pour Marseille"

31 janvier 2014

Certains diront Linda Zoubir a virée de bord et je leur répondrais avec cette franchise qui me caractérise tant... OUI, j’ai viré à Tribords quand j’ai vu que le capitaine Hollande menait la France vers le naufrage.

Dois-je rougir de mon engagement à gauche motivé par mes convictions humanistes ?

Dois-je renier mon passé socialiste sous prétexte que le Parti Socialiste a trahi les idéaux qu’il défendait ?


 

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La crise qui frappe actuellement le Parti Socialiste n’est pas une crise structurelle, le PS restant la deuxième force politique de ce pays, elle est de l’ordre de la morale et de l’éthique.

Je reste profondément animé par des convictions de gauche mais je reste lucide sur le comportement des dirigeants socialistes à l’égard de nos concitoyens. Pensez-vous qu’il soit digne de promettre une prise en compte des souffrances des gens et de leur tourner le dos après l’élection ?

Trouvez-vous normal que la gauche, qui s’est accaparée tout le pouvoir en France, n’est pas en mesure d’appliquer les principales points du programme présidentielle de François Hollande ?

Que ce soit en matière de lutte contre l’habitat indigne, contre la précarité des familles ou pour réduire le chômage de masse, le président Hollande a préféré brasser du vent en mettant en avant des projets secondaires plutôt que de soulager les millions de français qui l’ont porté au pouvoir avec l’espoir d’être entendu dans leur misère.

Alors, OUI, OUI et encore OUI... je suis en colère de cette trahison infligée à ceux qui dans les quartiers populaires croyaient que la gauche se soucierait de leur existence et on fait confiance à Hollande

Comment ne pas être en colère devant le Premier ministre , Jean-Marc Ayrault venu boire du thé à la menthe et manger des makrouts à la Rue d’Aix pendant que les habitants attendaient des chèques emplois et des chèques logements ?

Aucune proposition réelle dans les domaines du logement, de la sécurité et de l’emploi mais beaucoup de baratins politiciens. Où est donc passé le chèque de 3 milliards promis par le Parti Socialiste aux marseillais ? Les seuls chèques que les marseillais remplissent sont ceux de leurs impôts et de leurs taxes qui ne cessent d’augmenter d’année en année. Un million et demi de nouveaux foyers imposables en une année d’exercice du gouvernement Hollande... celui-là même qui nous avait promis de ne jamais augmenter les impôts.

Ces trahisons ne répondent plus à mes aspirations ni à mes convictions de gauche car mon engagement politique a toujours été marqué par mon désir de combattre les injustices qui frappent les plus démunis d’entre nous.
Un engagement d’autant plus honorable qu’il prend en compte les préoccupations des sans-grades et des laissés pour compte de notre société.

Mon action politique, que j’ai longtemps menée à gauche, puise son histoire dans les grandes luttes sociales qui ont forgées notre société moderne.
La gauche, en bradant nos acquis sociaux, piétine les sacrifices de ceux qui ont subis la répression et la tyrannie pour que nous puissions vivre dans une société sûre.

Pendant plus de 3 ans, j’ai essayé d’apporter une touche plus sociale dans les instances locales du Parti Socialiste. Une prouesse, quand on voit que la plupart des cadres socialistes sont éloignés des réalités du terrain et habitent les beaux quartiers... J’ai essayé, avec mes maigres moyens, d’enrichir le débat public et de faire bouger les lignes à l’intérieur du parti.

Cet engagement de tous les jours est éprouvant d’un point de vue de l’affectif au regard de ces milliers de foyers marseillais qui manquent de tout. Mais le plus éprouvant, c’est de constater que les dirigeants de votre propre parti sont hermétiques à ces souffrances quotidiennes. Ils ne voient plus les marseillais comme des citoyens mais comme des électeurs et accessoirement comme des colleurs d’affiches.
Ces gens-là français qu’on appelle les Arabes ou Noirs …..

Le Parti Socialiste marseillais est exsangue. Entre les affaires qui pourrissent les instances marseillaises et les doubles discours qui contribuent à faire dégoutter les militants de la politique, je crois qu’une personne censée et qui est viscéralement attachée aux valeurs de justice sociale ne peut plus avoir sa place aux côtés de ces gens.

Je suis fière d’avoir porté les couleurs d’un parti qui a contribué a apporter le progrès social en France mais je ne veux plus être la caution d’une organisation politique qui ment au Peuple et qui trahi ses militants tous les jours un peu plus.

Mon engagement de gauche n’a pas altéré mon choix de rejoindre les rangs de la Droite.

Au contraire, je ressens une satisfaction à l’idée de rejoindre une formation politique qui puise son identité et son histoire dans les sacrifices de la seconde guerre mondiale.
Comment ne pas se sentir concerné par le programme du Conseil National de la Résistance qui a promulgué que tout citoyen français doit jouir d’un emploi, d’un logement et d’une équité de traitement.

Comment ne pas être émerveillé par l’appel à l’unité d’un général De Gaulle au moment où la France était traversée de 1000 tourments ?

La gauche nous explique que la droite est antisociale mais est-ce que c’est être anti-social que de vouloir sortir les gens de l’assistanat et du RSA pour leur accorder un vrai travail ?

Est-ce que c’est être anti -social que de vouloir transformer des jeunes de quartier en chef d’entreprise respectable plutôt que de les laisser errer dans des entreprises criminelles ?

Est-ce anti-social de vouloir promouvoir de jeunes talents dans les cités plutôt que de les laisser tomber sous les balles des kalachnikovs ?

Surtout que certains ne commettent pas l’erreur de me prêter une naïveté aveugle sur ce qui peut se passer à droite, ce serait un procès d’attention outrageant envers mon intelligence.

Toutefois, j’ai l’intime conviction que la droite que nous devons bâtir ensemble sera la seule en mesure de barrer la route du pouvoir à Marine Le Pen et de renvoyer aux oubliettes les petites mesurettes inefficaces de François Hollande.

Oui à droite il y a une Droite sociale soucieuse de sortir les gens de l’assistanat,
Oui à droite il y a des gaullistes sociaux héritiers d’une certaine idée de la France,
Oui il y a des centristes humanistes qui ne sont pas des fanatiques racistes,
Oui à droite il y a des gens qui ne demandent qu’à ouvrir leurs bras à ceux qui veulent redresser notre pays...

A l’appel de tous ces gens, j’ai décidé d’y répondre favorablement pour mener à leurs côtés les luttes sociales indispensables pour redresser l’état de notre pays et pour préserver le modèle social français. En préservant le vivre ensemble, on préserve la cohésion nationale et la tranquillité publique.

Je vais parler de notre ami Patrick, le candidat du gouvernement.. Il faut dire qu’au Parti Socialiste les militants ne se bousculent pas au grand casting des municipales pour aduler l’égérie de la gauche marseillaise.

Celui qui se voit déjà incarner le rôle de l’homme providentiel qui sauvera Marseille du chaos mondial devrait commencer par une introspection sur son mandat municipal.

Je me souviens de ses promesses de campagne de 2008 où il prophétisait pouvoir changer le centre-ville et porter les 1er et 7ème arrondissements au firmament de la réussite. Deux arrondissements qui devaient, selon Patrick Mennucci, devenir les fleurons de la ville de Marseille.

Six ans plus tard, les discours de 2008 ont laissé la place à une réalité de plus en plus évidente : Fiasco total pour le socialiste Mennucci.

Il promettait la modernité et l’ambition, nous avons eu le laxisme et le clientélisme.

Il promettait 35% de logements conventionnées dans tous les programmes immobiliers et la construction de 5000 logements par an dont 800 pour étudiants, nous avons 35.000 demandes de logement en souffrance dans les hlm.

Il promettait de réduire la place de la voiture en ville et nous avons hérité, selon un sondage, des pires bouchons d’Europe.

Il promettait de construire des bâtiments publics de haute qualité environnementale, je constate que la plupart des bâtiments du centre-ville sont complètement laissé à l’abandon.

Il annonçait la mise en place d’un grand recrutement d’emplois municipaux pour les jeunes du centre-ville et je constate que jamais le chômage n’a été aussi fort depuis son arrivé à la tête de la mairie de secteur.

Il annonçait la création de centaines de places de crèches et nos enfants sont toujours privé de crèches alors que sa conseillère en communication venue de Paris à eu une place de crèche en un mois.

Il avait promis un stade à la place du parking derrière la bibliothèque de l’Alcazar mais nos jeunes vont s’entraîner dans les autres arrondissements.

Il avait promis une baisse des impôts mais n’a pas contrarier son ami socialiste Eugène Caselli à doubler les taxes et les impôts locaux.

Il promettait la construction de parkings résidents à 1 euro la nuit, les marseillais des 1/7 attendent toujours de bénéficier de cette avantage.

Il promettait la sécurité des biens et des personnes mais notre secteur a connu plusieurs meurtres sanglants et une explosion des agressions physiques.

Il annonçait la venue sur la Canebière d’un Hard Rock Café, de deux hôtels 5 étoiles, de trois banques prestigieuses et d’un immense cinéma, moi je vois une prostitution de misères et une Canebière et ses abords toujours aussi sale, aux Réformés, le square Labadie et ses alentours.

Il avait promis la construction de trois crèches, de deux écoles, d’un collège et d’un complexe sportif qui n’ont jamais vus le jour.

Il se peut même qu’il nous ai promis la lune mais elle était déjà là avant la venue de Patrick Mennucci. Je pourrais citer tant de promesses non tenues de Patrick Mennucci que l’on pourrait remplir les archives départementales.

En 2008, Patrick Mennucci nous promettait de combattre sans répits le clientélisme, en 2013, la presse nationale parle de ses casseroles et de ses pratiques clientélistes.

Un arroseur arrosé qui a passé son temps à dénoncer les systèmes Guérini, Andrieux, Gaudin mais qui ne voulait pas voir son propre système.

A Marseille, quatre mairies de secteurs sur huit sont socialistes, la Communauté Urbaine de Caselli est socialiste, le Conseil Régional est socialiste, le Conseil Général est socialiste... et nous sommes la ville la plus pauvre de France !

Voilà le vrai système, celui de socialistes qui se gavent pendant que vos enfants subissent les discriminations, l’échec scolaire et la violence des trafiquants.

J’entends par-ci par-là que Jean-Claude Gaudin n’a rien fait pour Marseille. Je trouve ce procès d’intention indécent au regard de ce qu’il a fait avec le peu de moyens qu’il dispose dans sa mairie.

Donnons-lui les milliards d’euros des budgets du Conseil Général ou du Conseil régional et je vous garantis que Marseille rivalisera avec des villes européennes comme Barcelone ou Londres.

Pourquoi lorsque le Maire de Marseille réclame l’aide urgente du gouvernement Hollande pour soulager les marseillais, les collectivités socialistes ne se solidarisent pas avec la mairie de Marseille ?

Les socialistes sont sectaires alors que les marseillais demandent aux politiques de faire preuve d’unité pour régler leurs problèmes. Lorsqu’un Premier ministre de droite se rendait au chevet de Marseille, le maire de Marseille avait la courtoisie d’inviter tous les élus y compris ceux du camp adverse.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault se rend à Makrout Land en compagnie de Patrick Mennucci et ne trouve pas utile d’invité le maire de Marseille et ses adjoints de la majorité municipale.

Une tradition républicaine piétinée par des gens qui osent donner des leçons de savoir-vivre et de tolérance à la droite. Il faut dire que les socialistes passent plus de temps à guerroyer entre-eux que de porter du respecter aux autres. C’est cette réalité-là qui doit nous motiver à repenser une droite nouvelle pour la ville de Marseille.

Tout le monde parle du clientélisme socialiste mais qu’est-ce que le clientélisme à Marseille ?

C’est l’incapacité pour les socialistes d’élaborer des projets pour le plus grand nombre en matière de logements, d’économie locale et d’emploi. Ils préfèrent accorder des privilèges à une poignée d’amis au détriment de la majorité des marseillais qui regarde partir en fumée leurs impôts.

Alors que vos enfants passent par 1000 processus pour trouver un emploi, les amis des socialistes ne connaissent pas les lettres de motivations et les CV.
Allez voir les emplois de vacataires à la Mairie 1/7 au fils de ..ou la fille d’un autre …

Ne demandez jamais aux socialistes de planifier une politique d’emploi à grande échelle parce que le bien-être de leurs amis est plus important que le confort de vos enfants.

Le clientélisme socialiste a plombé notre ville au point qu’elle ressemble de plus en plus à une capitale du tiers-monde. Marseille a adopté les pratiques corruptrices que l’on retrouve dans les pays pauvres du monde. Un comble pour une ville qui espère rivaliser avec les grandes capitales européennes.

Monsieur Mennucci fait toujours référence à Mr Gaston Deferre mais il n’a ni l’intelligence ni la culture ni le charisme de celui qui fût un maire passionnément amoureux de notre ville.

Dans quelques semaines , Marseille sera amenée à élire son maire. Et le vote utile, c’est le vote de toute évidence Jean-Claude Gaudin.
Le vote du bon sens, c’est le vote Jean-Claude Gaudin.
Voter Mennucci c’est donner sa voix au Front National.

Au final, il est important de révéler le vrai visage de Mennucci qui fait des risettes aux différentes communautés et qui ensuite tant à l’échelle locale que nationale les humilient

Souvenez-vous des propos de Mennucci sur les origines arabes de Samia Ghali en pleine séance plénière à la CUM, à cette occasion, outrée la Droite a montré l’exemple en quittant l’hémicycle.

Jean-Claude Gaudin aurait pu faire mieux, même si les irréductibles socialistes ne l’ont jamais aidés, mais il faut lui reconnaître une qualité première, c’est d’avoir empêché les marseillais de ne plus se parler et de se haïr.
La paix sociale à Marseille c’est Gaudin

En réunissant les cultes marseillais au sein de « Marseille Espérance » créer par Robert Vigouroux pour un vrai dialogue inter-religieux, pour son soutien actif à la création de lieux de cultes musulmans décents, pour son engagement aux côtés des familles des victimes comoriennes du vol Air Yemenia, pour son opposition au Front National de Marine Le Pen, pour son désir de préserver Marseille de la division et de la haine... Voilà une ouverture d’esprit et une tolérance que nous ne retrouverons jamais chez les socialistes marseillais.

Comment les socialistes pourraient-ils porter de l’amour aux marseillais alors qu’eux-mêmes se détestent entre-eux ?

Il suffit de regarder comment la majorité municipale est rassemblée derrière son maire alors qu’aux primaires socialistes, nous avons été les spectateurs d’insultes et d’accusations entre membres de la même famille politique, dès le soir du premier tour des primaires socialiste où la ministre Carlotti a eu des mots inqualifiables pour une autre candidate .Sans compter les voltes faces des autres candidats ,Caselli qui disait dans la Provence « Mennucci ne sera jamais Maire de Marseille » et après un bon cirage de pompes revient dans le rang !

Que se passera-t-il si Patrick Mennucci est élu maire de Marseille et que les socialistes se bagarrent entre-eux pendant 6 ans ?
La ville a besoin de stabilité politique et cette stabilité est incarnée par Jean-Claude Gaudin.

Monsieur Mennucci a de l’humour, ça tombe bien Jean-Claude Gaudin aussi !

Monsieur Mennucci dit maîtriser ses dossiers, ça tombe bien Jean-Claude Gaudin aussi !

Monsieur Mennucci dit aimer Marseille et les marseillais, ça tombe bien Jean-Claude Gaudin l’a prouvé !

Monsieur Mennucci dit vouloir faire baisser le chômage, ça tombe bien Jean-Claude Gaudin l’a fait ! avec les Terrasses du Ports entre autres 2000 emplois…crées

Monsieur Mennucci prétend dénoncer le clientélisme, ça tombe bien Jean-Claude Gaudin l’a combattu durant tous ses mandats et n’a jamais été inquiété par la justice !

Monsieur Mennucci dit vouloir virer le maire de Marseille, ça tombe bien Jean-Claude Gaudin ne lui fera pas plaisir !

Oui, nous devons faire émerger une droite audacieuse pour Marseille, une droite solidaire des marseillais.

Parce que Marseille aujourd’hui a besoin d’audace, d’imagination et d’innovation pour construire son avenir dans le respect de chacun, appliquer une justice sociale sans jamais sacrifier un environnement dont nous sommes tous légitimement fiers.

Avec Jean-Claude Gaudin, nous devons reconstruire une ville qui ose, qui invente, une ville qui gagne.
Ce projet, nous allons l’appliquer ensemble, dans le rassemblement et la richesse de nos diversités pour faire vivre l’espoir, le renouveau et le changement.

C’est autour de la candidature du maire sortant Jean-Claude Gaudin que nous continuerons à lutter contre le clientélisme et les promesses jamais tenues.

 

 

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