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Lycée Diderot La réflexion et l’action plutôt que la démagogie

24 octobre 2012

Hier, des faits gravissimes se sont déroulés au lycée Diderot, dans le 13ème arrondissement de Marseille. Informé par un témoin du drame, je me suis immédiatement rendu sur place pour soutenir l’ensemble des personnels et des élèves encore sous le choc. Je tiens à redire ma solidarité et mon empathie à l’égard de l’équipe, des lycéens et de leurs familles. Je veux saluer leur courage à tous et souligner combien ils ont été à la hauteur des événements. Je dis tout cela à titre personnel mais également au nom de la Région.


 

Je ne peux que fermement condamner les actes commis par les individus qui se sont introduits armés dans l’établissement. Je souhaite que ces personnes étrangères au lycée soient rapidement identifiées, jugées et sanctionnées par la Justice.

Je réunirai, à la rentrée des vacances de Toussaint, tous les acteurs concernés (Région, lycée, Rectorat, police, justice) pour examiner les dispositifs complémentaires de sécurisation du lycée et ses abords.
Deux questions me viennent spontanément à l’esprit : pouvait-on l’empêcher ? Et comment en est-on arrivé là ?

Le lycée Diderot est un établissement pour lequel la Région est particulièrement intervenue en matière de sécurisation en finançant un dispositif de vidéosurveillance aux abords du site mais surtout en permettant la mise en place de médiateurs sociaux. Mais on pourra renforcer les dispositifs autant que l’on voudra, les événements d’hier ne sont pas propres à Diderot, ni aux quartiers Nord, ni à Marseille.

Ils reflètent le niveau de violence qui a imprégné notre société.
La présence humaine est indispensable mais envisager d’installer un policier à l’intérieur de l’établissement est une aberration. Pourquoi ne pas envoyer le GIGN pour une fouille généralisée des trousses et cartables ou construire une prison pour mineurs attenant à la cour de récréation ?

Toutes les propositions prétendant durcir les mesures de sécurité sont au mieux inutiles, au pire dangereuses. Elles ne font d’ailleurs pas illusion auprès des personnes impliquées sur le terrain qui réclament que l’on s’attaque aux causes profondes de cette violence : la pauvreté, le chômage, les discriminations, le clientélisme, la démission de l’Etat et bien entendu les trafics en tous genres.

Des maux que les politiques d’austérité aggravent au lieu d’éradiquer.

Jean-Marc Coppola
Vice-président de la Région délégué aux lycées
Conseiller municipal de Marseille

 

 

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