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Lilian Thuram au Quai Branly : des zoos humains aux discriminés d’aujourd’hui

26 janvier 2012

« Exhibitions. L’invention du sauvage ». Jusqu’au 3 juin, le musée du Quai Branly propose cette exposition, première du genre en France, retraçant l’histoire des zoos humains. Pascal Blanchard et Nanette Jacomijn Snoep, commissaires scientifiques de l’exposition, y ont réuni plus de 500 pièces et documents. Avec un commissaire général particulier : Lilian Thuram. Alors qu’un colloque international sur ce thème s’est déroulé au musée les 24 et 25 janvier derniers, visite guidée en compagnie du champion de 98 aujourd’hui président de sa fondation d’éducation contre le racisme.


 

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« Les sauvages ». D’abord trophées ramenés du nouveau monde par Christophe Colomb, ils sont le nec plus ultra des cours royales européennes. Pendant des décennies, ils sont des milliers à être ainsi exhibés comme curiosités devant la bonne société. Avec l’essor de la colonisation, les empires ont besoin de justifier leur entreprise coloniale et d’exhiber leur puissance. C’est au 19ème siècle que la pratique sera totalement démocratisée : on se presse alors pour aller voir du sauvage au jardin d’acclimatation, au zoo, au cirque, aux Folies Bergères. La science apporte sa caution à l’idée d’une hiérarchie des humanités. L’altérité devient spectacle, divertissement. Le phénomène touchera 1,4 milliard de visiteurs. Le phénomène s’étend ensuite à l’Amérique et à l’Asie : exhiber un être humain pour sa « bizarrerie » n’a plus rien de marginal.

On entre dans l’exposition du Quai Branly comme on se faufile dans les coulisses d’un vieux théâtre. Un théâtre un peu étrange, truffé de recoins, d’ombres aussi, à la croisée du freak show et du cabinet de curiosité. Peuplé de miroirs déformants qui questionnent notre regard sur nous-mêmes et notre capacité à nous penser comme « autres ». Pascal Blanchard, commissaire scientifique de l’exposition et historien au sein du groupe de recherche ACHAC, se félicite du travail mené : «  On mesure, désormais, comment le racisme, la ségrégation ou les thèses eugénistes ont pu pénétrer les opinions publiques, sans violence apparente, par le divertissement. Pour déconstruire notre regard sur l’Autre, il est nécessaire de décoloniser nos imaginaires ». On est tous l’autre, le sauvage de quelqu’un, affirme la vidéo de Vincent Elka, qui clôture l’exposition. Roms, homosexuels, handicapés, musulmans, marginaux, le vidéaste fait la passerelle en donnant la parole aux stigmatisés d’aujourd’hui.

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Cela fait de nombreuses années que Lilian Thuram suit le travail de Pascal Blanchard au sein de l’ACHAC. Ils ont pensé ensemble cette exposition, qui évite à la fois la victimisation et la culpabilisation. L’objectif, comme l’explique l’ancien footballeur, est de comprendre comment se sont construits certains préjugés, encore vivaces dans notre société aujourd’hui : « Ce qui m’intéresse, c’est de déconstruire l’idéologie dominante. Cette pensée collective qui fait qu’à l’époque, il était tout à fait acceptable d’aller voir des sauvages d’Océanie, d’Afrique ou des Amériques dans des jardins d’acclimatation, des zoos, des villages itinérants. Ce qui m’interpelle, c’est le racisme des scientifiques du 18ème et 19ème siècles, qui ont établi et incrusté dans les esprits la prétendue hiérarchie des personnes en fonction de la couleur de leur
peau ».

Déconstruire le discours dominant, donc, et non pas jeter la pierre aux visiteurs de ces zoos humains. « D’ailleurs, si demain on vous apprend qu’il y a de petits hommes verts au jardin d’acclimatation, peut-être serez-vous les premiers à courir les voir. Cela dépendra, pour beaucoup, du discours qui sera porté publiquement sur ces petits hommes verts ». Comment sommes-nous amenés à accepter l’inacceptable ? « Questionnons aussi la période actuelle : n’y a-t-il pas, aujourd’hui, un discours politique qui construit du « nous » et du « eux » en permanence ? », glisse-t-il.

Nous ne sommes plus au 19ème siècle. La science a depuis longtemps reconnu que parler de différentes races humaines est une aberration. Mais en 2012, les clivages autour de la couleur de la peau sont encore bien réels. Et pour le comprendre, il faut passer par le passé, comme l’explique Lilian Thuram : « En France, le racisme existe car culturellement, nous portons les séquelles de l’histoire. Passer par les zoos humains, c’est expliquer comment on a pu faire croire, en crescendo jusqu’au 19ème siècle, qu’il y avait plusieurs humanités. Cela a des conséquences durables sur les mentalités ».

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Le racisme, Lilian Thuram l’a rencontré, à maintes reprises. Né en Guadeloupe, il arrive en région parisienne à l’âge de 9 ans. « C’est à ce moment-là que je suis devenu noir », lance-t-il en plaisantant. Mais à moitié seulement, car « on ne devient noir que dans le regard de l’autre », ajoute-t-il. Il se souvient, amer, du regard des autres enfants à l’école : « A l’époque, il y avait un dessin animé avec une vache noire très stupide, et une vache blanche très intelligente. La vache noire s’appelait « la noiraude ». C’est devenu mon surnom ». Interpellé et blessé, il rentre chez lui et questionne sa mère. « C’est comme ça, ça ne changera pas » est la seule réponse qu’il obtient. « En grandissant, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont fait comprendre que le racisme était avant tout une construction intellectuelle. Plus tard, j’ai de nouveau rencontré le racisme, lorsque je jouais au football en Italie et que certains supporters faisaient le cri du singe quand des joueurs noirs touchaient la balle. Je n’ai plus souffert, car j’en avais compris les mécanismes ». Et c’est désormais son obsession : « Notre culture occidentale s’est construite sur le racisme. Parce qu’il est, comme le sexisme, encore vivace en 2012, il faut mettre en place des outils pédagogiques pour y mettre un terme. Mais pour cela, il faut d’abord en comprendre les mécanismes ». Par le biais de sa fondation, il multiplie les actions d’éducation contre le racisme, à destination des enfants. Son absolue priorité. « Peut-être parce qu’ils sont moins conditionnés que nous, les adultes. Le travail peut être fait plus tôt et plus intelligemment. J’ai le sentiment qu’on peut les vacciner contre l’injustice ». Pas de tabou pour l’ancien footballeur, qui estime qu’il faut avoir le courage d’aborder avec les enfants certains sujets graves, difficiles, tels que le racisme, le sexisme, ou l’homophobie. « En plus, je pense que les enfants ont vraiment une très grande notion de justice et d’injustice. En grandissant, on ferme les yeux sur certaines choses, mais pas eux ».

Lilian Thuram n’a pas sa langue dans sa poche. Lors de l’affaire des quotas, en avril dernier, il n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat en déclarant : « la discrimination d’enfants de 12 ans est tout à fait inacceptable. Une société qui accepte cela est une société malade ». Aujourd’hui, il persiste à dire que cette affaire véhiculait tout le racisme inconscient présent dans notre société. Mais l’ex-footballeur s’aventure même en dehors des limites du terrain vert. En 2005, lors des révoltes urbaines dans les quartiers populaires, il déclare : «  avant de parler d’insécurité, il faut parler de justice sociale ». Il va même plus loin en évoquant les dangers d’une « sarkoïsation des esprits » : « A l’époque, Monsieur Sarkozy était ministre de l’Intérieur. Selon moi, dans un tel contexte, son rôle était celui de l’apaisement, de la compréhension. Avec ses multiples déclarations, racailles à nettoyer au karcher et autres, il a au contraire cherché à réveiller le racisme latent et les divisions dans la population, et aujourd’hui, force est de constater que les choses ont pris de l’ampleur ». Invasion des Roms, chômeurs assistés, étrangers voleurs d’emplois, les discours construisent des boucs-émissaires à foison. « Nous approchons d’une élection présidentielle, la droite surfe sur les thèmes du FN, flirte avec son électorat, et Marine Le Pen est la troisième candidate dans les sondages. Son discours s’est banalisé. Il faut lutter contre cela, de toutes nos forces », insiste Lilian Thuram.

Y a-t-il un parti qui incarne cette lutte contre le racisme ? L’ex-bleu fait la moue. « Je ne sais pas. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a des partis qui incarnent la division ». A-t-il déjà fait son choix pour le scrutin ? « Comme tout un chacun, j’observe ce qui se passe, j’essaie de m’intéresser aux programmes. C’est important. Il ne faut pas tomber dans le piège de « la politique, ce n’est pas pour vous » que certains politiques veulent nous tendre ». Dès qu’il le peut, il incite les jeunes à réfléchir, à aller voter. « C’est encore le moyen le plus efficace pour réellement changer notre société » souligne-t-il. Mais comment parler de participation citoyenne et de vote aux jeunes quand les bancs de l’assemblée sont loin d’être représentatifs de la France dans toute sa diversité ? « Lutter contre le racisme, le sexisme, l’homophobie, plus largement la lutte contre toutes les injustices, cela commence à l’échelle individuelle, il faut dénoncer ce dont nous sommes témoins », commence Lilian Thuram. Tout en reconnaissant l’importance cruciale des politiques : « Bien sûr, leur rôle est fondamental, ce sont eux qui mettent en place les lois. Et seules les lois peuvent réellement impacter les comportements et la réalité ». Revenant sur la question de la représentativé de la diversité en politique, il se montre prudent : «  Là, il faut faire très attention. Mettre plus de diversité tout en haut de l’échelle politique, qu’est-ce que ça veut dire ? Il faudrait que ces personnes soient porteuses d’un message, celui du bien-vivre ensemble. Car encore une fois, dans un sens comme dans l’autre, la réflexion intelligente n’est pas liée à la couleur de la peau ou au genre d’une personne ».

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La visite touche à sa fin. On prolongerait bien la discussion, mais l’agenda de Lilian Thuram est aussi chargé qu’un RER à l’heure de pointe. A peine l’interview finie, il planche déjà sur le manuscrit de son « manifeste pour l’égalité ». L’ouvrage doit sortir aux éditions Autrement, au mois de mars. Par ailleurs, il a également participé à la construction de deux émissions du « dessous des cartes » sur Arte, qui traiteront prochainement du racisme et des zoos humains. A suivre.

Toutes les infos sur l’exposition : sur quaibranly.fr

 

 

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