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Les quartiers populaires, toujours autant méprisés ?

18 avril 2011 - Dernier ajout 5 mars 2013

Convivialité, partage et réflexions ont animé le 1er Forum Mondial Social en Provence qui a réuni samedi dernier à La Maison du Peuple de Gardanne, un très grand nombre de représentants d’associations, de syndicats et de citoyens de toute la région, soucieux de reprendre en main leurs destinées, longtemps laissées entre les mains des décideurs. Les organisateurs assument localement la dimension mondiale de ce 1er Forum à l’image des Forums sociaux mondiaux qui ont lieu chaque année, tel que celui qui s’est tenu à Dakar, au Sénégal du 6 au 11 février 2011. Les thématiques évoquées samedi, au cours des 12 ateliers de réflexion, sont au cœur de l’actualité mais restent trop peu souvent étudiées. Parmi les questions de société soulevées, il y avait notamment celles liées aux quartiers populaires, trop souvent « méprisés » et « dépolitisés ». Un atelier de réflexion animé par l’association Quartiers Nord, Quartiers Forts, l’Université Populaire et Républicaine et l’Association des Femmes Maghrébines en Action ont établit un constat qui a aboutit à l’idée d’organiser « Les Etats Généraux des quartiers populaires ». L’idée est de faire prendre conscience aux yeux des français que les habitants des quartiers populaires sont des citoyens à part entière. Et que les citoyens sont capables de bâtir une société selon leurs propres règles.


 

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Jean-Pierre Cavalié

« Ce monde est à toi, ce monde est à moi. Du Sud au Nord, de l’Ouest à l’Est. Ce monde est à toi, comme ce monde est à moi. De la Mer Morte au sommet de l’Everest.

« Ce monde est possible, il est aux femmes, il est aux hommes. Et tous ensembles, nous en sommes le naos. Rien à attendre du Sommet de Davos. » ...

Le ton est donné. Les citoyens rêvent de changement. Entonné par Jean-Pierre Cavalié, délégué régional Paca de la Cimade, à l’ouverture de cette deuxième journée de rassemblement, ce chant fédérateur résume à lui seul la philosophie de ce premier Forum Mondial Social en Provence. Un forum qui remet implicitement en cause la légitimité des décideurs à l’image des dirigeants des grandes entreprises, des responsables politiques ainsi que des intellectuels du monde entier qui se réunissent aussi chaque année au cours du Sommet de Davos. Un Forum économique mondial qui n’est pas du goût des citoyens. Des citoyens du monde qui ont une volonté affichée de bâtir une société selon leurs propres règles.

Ce forum citoyen et populaire en Provence fût donc un moyen de reprendre la parole confisquée par les élites. Pendant deux jours, constats, propositions et débats autour des problèmes les plus urgents de la planète. Le village associatif qui a réuni des dizaines d’associations, a mis des mots sur une grande partie des problèmes qui préoccupent les citoyens. Du problème de l’accès à l’eau, aux droits des travailleurs sans-papiers en passant par les quartiers populaires ou la démocratie et l’éducation citoyenne, les associations ont fait savoir leurs compétences et apporter des informations spécifiques et ce, avec un déploiement d’énergie extraordinaire.

« Les partis politiques n’affichent aucune volonté réelle de créer des programmes ciblés pour les quartiers populaires »

Si les constats semblent pessimistes, l’espoir persiste et tend à faire croire qu’ « un autre monde est possible ». En France, les difficultés vécues au quotidien par les citoyens s’accentuent de jour en jour, à l’image de ce que vivent les habitants des quartiers populaires, « méprisés ». Le constat est même frappant. Selon Mohamed Bensaada, président de l’association Quartiers Nord/ Quartiers Forts, l’on assisterait même à « une perpétuation d’une tradition coloniale ». Pour le président de Quartiers Nord/Quartiers Forts, les quartiers populaires sont souvent la cible de prédateurs politiques qui savent parfaitement jongler avec la détresse des habitants, en instaurant « un clientélisme malsain » qui a pour but « de contrôler la rage et le désespoir ». Jusqu’à présent les générations qui se sont succédé sont tombées dans le panneau du jeu politique mené par le « triangle des Bermudes » (UMP, PS, FN) qui contribuent, selon Mohamed Bensaada à une désaffection politique dans les quartiers populaires. En effet, « les gens acceptent la précarité à défaut d’avoir quelque chose d’autres ». [...] « Ventre affamé n’a pas d’oreilles » résume-t-il.

Et la situation difficile des quartiers populaires tend à s’aggraver. « Aujourd’hui, dans la même famille il y a trois générations de personnes diplômées mais sans emploi ». Les couches moyennes commencent même à subir ce que les habitants des quartiers populaires subissent depuis des décennies. Comment sortir de ce marasme sans perdre notre humanité ? » poursuit-il. Le chemin est long au vu du comportement des « partis politiques qui n’affichent aucune volonté réelle de créer des solutions et des programmes ciblés pour les quartiers populaires ».

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Monique Dieudonné au centre et Mohamed Bensaada (à droite)

Gérard Perrier de l’Université Populaire et Républicaine (UPR) - mouvement associatif qui revendique une gauche de transformation sociale - affirme que « si on veut rompre avec le clientélisme, il faut faire une autre politique ». Mohamed Bensaada suggère de multiplier les initiatives économiques dans les quartiers en créant des cafés, des épiceries solidaires etc..., autant d’exemples de « petites réussites économiques qui vont permettre aux habitants de se détourner du clientélisme » se persuade-t-il. Ce dernier affirme en effet que la relation clientéliste bloque toute perspective politique. Il souhaiterait même que soit « voter une législation sur les travailleurs et militants associatifs pour qu’ils ne soient pas liés au sort et bon vouloir du petit prince local » ironise-t-il. Pour qu’il y ait changement, il faut une traduction politique à ces revendications. Il faut que les mouvements sociaux puissent s’appuyer sur les partis politiques qui sont censés les représenter. Or, « nous aujourd’hui nous sommes dans une impasse » constate Mohamed Bensaada.

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Gérard Perrier

Victimes du chômage, des discriminations, du racisme, des bavures policières et du deux poids deux mesures, les habitants des quartiers se sentent méprisés. Les exemples ne manquent pas pour Yamina Benchenni, présidente de l’association des Femmes Maghrébines en action qui se souvient de l’époque où les ratonnades étaient monnaie courante. La mort de de Houari Ben Mohamed, 17 ans, tué d’une balle dans la tête par un CRS lors d’un contrôle d’identité à Marseille en octobre 1980 dans la Cité des Flamants est toujours très présente dans la mémoire des habitants. Un assassinat considéré comme un délit et non comme un crime puisque le CRS a été jugé en correctionnel et non aux Assises. Un douloureux épisode qui lui rappelle inévitablement la mort de son frère assassiné le 2 février 1990 par un jeune qui avait des problèmes psychologiques. « Il était persuadé que c’étaient des arabes qui lui avaient volé sa mobylette » raconte Yamina Benchenni, pour qui « la banalisation des mots est parfois la cause de conséquences dramatiques » [...] Le racisme c’est plus que des mots, c’est des armes. Or, comment repenser cette lutte contre le racisme quand Marine Le Pen en fait presque une arme, un programme politique » s’interroge-t-elle. C’est ce qui a poussé cette militante avec d’autres femmes de son quartier a crée, en 1983, après à la marche pour l’égalité et contre le racisme, une association de femmes magrébines. Le but ? Reprendre la parole, au nom de leurs parents immigrés, pour défendre leurs frères, victimes des ratonnades et des expulsions arbitraires.

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Yamina Benchenni (debout au centre)

C’est ce mépris qui sidère les membres de Quartiers Nord, Quartier Forts et qui met en garde contre la « Hogra » (mépris en arabe) qui peut provoquer quelque chose d’extraordinaire » dit-il en faisant référence à la récente révolution tunisienne. « C’est la Hogra qui a provoqué ce vent d’espoir en Tunisie » tient-il à préciser. Il tient également à pointer du doigt la « Hogra » dont sont victimes au quotidien les habitants des quartiers en évoquant notamment un épisode révélateur du degré de considération qu’on leur porte. « Pendant la rénovation de la cité, les habitants des Flamants ont retrouvé sur le sol poussiéreux, la plaque apposé à la mémoire de Houari Ben Mohamed. Ceci aurait pu provoquer quelque chose d’extraordinaire » insiste Kader Mostefaoui.

« On considère les gens des quartiers comme des sauvages »

Autre méprise dirigée vers les habitants de la cité des Flamants. Pendant l’application du projet de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) inscrit dans le cadre du GPV (Grand Projet de Ville), les membres de la Confédération Syndicale des familles ont dû se battre pour faire entendre leurs voix. Ils ont dû jouer des coudes pour interpeller les élus afin qu’ils soient consultés par les institutions locales censées assurer la mise en place de ce plan de rénovation au sein de cette cité amiantée. En effet, « on s’est aperçu que la convention ANRU signée en 2005, n’a pas été respectée » s’indigne Fatima Mostefaoui, vice-présidente de la CSF. Une clause indique l’obligation de consulter les habitants en mettant en place un conseil de résident. Or, rien n’a été fait » poursuit Aïcha Mohamedi, membre de la CSF. Après maintes sollicitations et demandes de rendez-vous avec les élus, les membres de la CSF ont choisi d’organiser le 13 janvier 2010, une réunion avec tous les habitants de la cité. Médiatisée, cette réunion a fait déplacer 250 locataires ainsi que les bailleurs sociaux. La ville de Marseille, la préfecture etc... étaient aux abonnés absents à l’image de Valérie Boyer, Adjointe au Maire déléguée au Grand Projet de Ville et que Fatima Mostefaoui et Aïcha Mohamedi ont pu interpeller à Nice le 9 avril dernier lors du troisième Forum « Espoir Banlieues ». A la question : « Pourquoi ne vous êtes vous pas déplacée à notre réunion ? Valérie Boyer aurait répondu : « Je ne viens pas dans des tueries » [...] « Voilà comment on considère les gens des quartiers, comme des sauvages » s’indigne Aïcha Mohamedi. « On est dans la continuité » poursuit Mohamed Bensaada qui fait ainsi référence aux échanges épistolaires qu’il y’avait eu entre les habitants de la cité Bassens et le maire de l’époque. Epoque au cours de laquelle les immigrés allaient être logés dans les nouveaux appartements. « Dans ces lettres, le maire disait en gros : « leur sauvagerie va se dissiper quand les immigrés seront installés dans ces nouvelles habitations ».

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Fatima Mostefaoui (à Gauche)

Une éducation populaire institutionnalisée ?

Depuis quelques années, la prise de conscience dans les quartiers ne cesse de s’exacerber. Certains habitants à l’image de Yamina Benchenni, pensent qu’il y a une volonté des politiques publiques de faire des habitants des quartiers populaires de « simples usagers ». « Tous les dispositifs étatiques ont cautionné le développement social urbain actuel qui ont fait en sorte que les habitants restent moins des acteurs sociaux et politiques » s’est indignée la présidente de l’AFMA. Il n’y a qu’à s’apercevoir du traitement qui est fait de l’Education Populaire, de plus en plus institutionnalisée. « Les mères de famille, malgré qu’elles soient analphabètes, ont bien saisi l’importance de l’école et de la dangerosité que représentait la baisse des effectifs enseignants ». Elles sont descendues dans la rue pour protester. « Les habitants des quartiers populaires sont capables de saisir les enjeux qui se présentent à eux » tient à faire remarquer la présidente de l’AFMA.

Lancer les Etats généraux des quartiers populaires ?

« L’émancipation des habitants des quartiers populaires doit se faire par les habitants eux-mêmes » poursuit Gérard Perrier de l’UPR, persuadé de la nécessité de s’inscrire de façon autonome dans le carnet politique de 2012 afin que les questions liées aux quartiers populaires deviennent « nationales ».

« La marche de l’égalité et de la lutte contre le racisme est à l’ordre du jour. Aujourd’hui il y a encore des zones de non droit où la police fait ce qu’elle veut. On aura que ce qu’on imposera. Il faut donc se concentrer en tant que force autonome » est-il persuadé.

Ce dernier propose donc que soit menée une concertation nationale entre les voix des quartiers populaires. L’objectif est de lancer des « Etats généraux des quartiers populaires » comme l’avait déjà suggérer l’association Quartiers Nord, Quartiers Forts.

« Chiche ! »

Ambition pas si simple à réaliser lorsque l’on sait que « l’unité est un combat » difficile.

 



 

 

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