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"Des sans dents" à Nantes du 4 au 9 septembre :

Les "pas sans nous" s’organisent pour leurs droits d’agir !

5 septembre 2014

Il y a un peu plus d’un an était rendu le rapport Mechmache/Bacqué intitulé « Pour une réforme radicale de la politique de la ville. Ça ne se fera pas sans nous. Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires ». Quatre mois plus tard, à Nantes, lors des débats organisés par le CID autour de la célébration des 30 ans de la Marche en novembre 2013, Mohamed Mechmache avait poussé son coup de gueule contre le gouvernement lors d’une table ronde mémorable. Fustigeant la non prise en compte du travail qu’il a coproduit, rappelant qu’il fut pourtant commandé par l’ancien Ministre de la Ville François Lamy. Ce jeudi lors d’une table citoyenne des quartiers organisée dans les locaux du CID, la toulousaine Nicky Tremblay a martellé l’importance du « pouvoir d’agir » pour les habitants des cités. Insistant sur le fait qu’il fallait impérativement faire en sorte que les décisions ne se fasse plus du Haut vers le bas, -« en des sans dents ? », c’est amusé un participant dissipé- bref qu’il fallait vraiment faire pression pour que les décisions tant en terme de politique de la ville qu’en matière de droit commun soient prise par les habitants. Une belle première journée d’échange en attendant le gros des troupes attendus ce vendredi.


 

La création de ce lobby des quartiers, appuyé par des chercheurs et des professionnels du social est née à Paris. Bien sûr comme toute initiative il y a les détracteurs : ceux qu’ils l’ont raillé au motif qu’une initiative authentique ne peut naitre d’une réunion organisée au Conseil Régional d’Ile de France et plus ou moins soutenu par les pouvoirs publics. Il y a les enthousiastes : comme cette jeune participante Marseillaise aux débats qui se sont déroulés ce jeudi 4 septembre : "cette fois-ci elle y croit car si les conseils citoyens peuvent s’imposer car la loi les a imposés, un peu comme un droit opposable". Et enfin ceux qui viennent donné leur avis, de vieux routards des concertations citoyennes qui ne débouchent pas toujours, mais qui ont toujours la fibre militantes et enfin les professionnels parfois engagé véritablement, parfois devant justifier une participation. Quoi qu’il en soit l’ambiance était studieuse et parfois passionnée pour cette première journée.

 

 

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