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« Les Flamants » : quel devenir d’une cité amiantée ?

11 décembre 2009

Samedi 12 décembre, la section CSF (Confédération Syndicale des Familles) Les Flamants et environs, flanquée des associations de quartier et des habitants de la cité, nichée dans les quartiers Nord organise une manifestation. Ils exprimeront leur désarroi, leurs doutes face à la présence d’amiante dans les logements. Cette découverte a provoqué l’arrêt brutal du chantier de réhabilitation de la cité des Flamants en juin dernier. Les locataires et leur porte-parole, CSF souhaitent idéalement une destruction/reconstruction tandis que 13 Habitat, gestionnaire du parc social préconise un désamiantage/rénovation. Dans l’expectative des conclusions des études de faisabilité, rendues début 2010, le chantier est au point mort. Auparavant, une réunion publique capitale aura lieu avec les acteurs de l’opération des Flamants le 13 janvier 2010.


 

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La section CSF des Flamants, Fatima Mahieddine-Benziane et Fatima Mostefaoui

Demain, à 14h, devant le bâtiment 7, blotti au cœur de la cité des Flamants, de l’avenue Georges Braque, il y aura immanquablement la foule des grands jours. La section CSF a lancé un appel au rassemblement aux associations de quartier et aux résidents. Des tracts seront distribués, informant notamment de la réunion du 13 janvier prochain. Le courrier du conseiller général Jean-François Noyes, président de 13 Habitat, daté du 30 novembre, aux locataires de la cité des Flamants avait déclenché une émotion compréhensible, en divulguant les résultats et les premiers enseignements à en tirer sur la présence d’amiante. (Notons que le Conseil Général des Bouches-du-Rhône est la collectivité de rattachement de l’OPAC Sud, devenu 13 Habitat en 2009).

« La quasi-totalité des appartements est susceptible de présenter de l’amiante dans les joints entre cloisons, et de manière très ponctuelle, sous les peintures des plafonds, des murs béton et dans les joints entre les panneaux préfabriqués en béton » stipule le document. Le ton se veut malgré tout apaisant, « il ne peut y avoir aucune trace significative de fibres d’amiante dans l’air ambiant en condition normale d’occupation ». En revanche, il est signalé : « nous vous demandons de vous abstenir de tous travaux de type percement, ponçage ou arrachage de tapisserie. Il faut impérativement s’y conformer »…rien de rassurant !

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dans le cadre de la rénovation urbaine, une partie des immeubles seront démolis

Le principe de précaution

La semaine suivante, le 7 décembre, un nouveau courrier se veut plus explicite sur les risques très mineurs encourus. 13 Habitat a pris l’avis d’un médecin expert. Sa réponse est catégorique « prenant l’exposition à l’intervention de travaux la plus lourde pendant 30 minutes, il n’y a pas de sur-risque de cancer induit par cette exposition. Si l’on envisage cette situation 24h/24 pendant 20 jours (ce qui n’est jamais arrivé et ne peut pas arriver), le risque de contracter un cancer serait de 1 pour 17 720 ». La recommandation précitée relève de l’obligation de stabiliser l’air ambiant du logement au-dessous du seuil de 5 fibres par litre d’air. L’application de l’abstention de travaux personnels « n’a pas grand sens ici mais c’est le respect d’un principe de transparence et de précaution ». Le risque est annoncé quasiment nul, mais 13 Habitat respectera la réglementation en vigueur et se dit déterminer à éradiquer toute présence d’amiante. Le chef de projet de l’opération des Flamants de 13 Habitat, Françoise Mesliand apporte des précisions sur les résultats, « les mesures d’empoussièrement de l’air ambiant, en l’absence de tous travaux révèlent 0 fibre dans l’air. Les fibres d’amiante de ces joints de cloisons ne sont pas susceptibles de se disperser dans l’atmosphère sans intervention extérieure ». Par contre, la métrologie effectuée sur le site indique que des travaux tels percement, arrachage de tapisserie ou ponçage amènent une dispersion de ces fibres dans l’air. Elle est estimée entre 30 et 100 fibres/litre d’air pour des petits travaux, entrepris par un particulier, et entre 30 et 250 fibres/litre d’air dans le cadre d’une réhabilitation.

CSF veut bien accepter l’absence de dangerosité mais s’interroge. Dubitative, la section a l’intention de réclamer à 13 Habitat plus précisément les résultats par appartement.

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la façade rénovée d’un des rares immeubles.

Dilemme entre rénovation et reconstruction

En outre, le 30 novembre, il est précisé que des études de faisabilité sont lancées, intégrant cette nouvelle contrainte. Les conclusions seraient rendues fin janvier prochain et 13 Habitat serait en mesure de présenter en mars 2010 les nouvelles modalités de conduite du programme de réhabilitation.

Le dernier courrier de 13 Habitat du 7 décembre prend en compte les réactions sensibles des locataires des Flamants tout en affirmant sa position « nous poursuivrons le projet de réhabilitation en procédant au désamiantage complet de chaque appartement ». Or, la section locale CSF ne partage pas d’emblée cet avis, « l’idéal serait de reloger les locataires des Flamants dans des immeubles (hors site). De tout détruire et de recommencer la construction » avoue sa présidente, Fatima Mahieddine-Benziane. Elle tient des propos plein de bon sens, « des gens peuvent nous dire (plus tard) : moi, j’ai droit à un appartement rénové désamianté, d’autres ont droit à du (logement) neuf ». Et d’ajouter, « un budget de désamiantage est énorme, ils (OPAC Sud) repartent à zéro ». L’usure du temps entraîne forcément ce type de commentaire. Les rebondissements autour de la découverte de l’amiante, le stand-by de l’opération que subit 13 Habitat, la longueur imprévue de ce vaste projet de quartier –début des premières études en 2003- suscitent de l’inquiétude et des doutes sur les solutions futures.

Pour l’instant, côté 13 Habitat, la position reste très claire, « acquise sans ambiguïté. L’OPAC réhabilitera en désamiantant », affirme Françoise Mesliand. Au vu des chiffres indicatifs, le scénario est adopté en attendant la confirmation des résultats d’ici fin janvier. Néanmoins, il se pose une grave question avec « le relogement provisoire pour le chantier ». Elle argumente la décision « cela coûte moins cher de faire une rénovation très lourde, estimée à 100 000 € par logement que la destruction/reconstruction évaluée à 140 000 € ». Pour 13 Habitat, la présence d’amiante est « une très grosse tuile. Le budget sous réserve de confirmation de réhabilitation est en hausse de 35 à 40 % » (budget initial de 25 millions €).

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les bâtiments de la première phase des travaux de réhabilitation

L’usure du temps

En mars 2003, l’étude d’un programme de renouvellement urbain et de restructuration des espaces sur la cité, commandée par l’OPAC Sud avait été réalisée. La démarche initiale a été redéfinie pour tendre vers un projet plus ambitieux dans le cadre du GPV (grand projet de ville), en intégrant la cité des Iris. Les Flamants regroupe 24 bâtiments, soit 700 logements.

Depuis, le GPV couvre des quartiers environnants. 2006, l’OPAC Sud démarre la réhabilitation, comprenant la réfection des immeubles et des alentours ainsi que la remise en forme des appartements. L’ANRU (agence nationale de rénovation urbaine) avait exigé –telle que le définit sa mission- une intégration de la cité dans la ville dans sa globalité, la promotion de la mixité sociale, l’implication des habitants concernés. Or, ces notions « n’étaient pas présentes, on s’occupait de la rénovation physique, c’est tout », se souvient la présidente de CSF.

En avril 2006, « un accord collectif avait été passé sur les bâtiments 1, 2, 3, 4 avec une hausse des loyers de 15 % » se souvient Fatima Mostefaoui, vice-présidente de CSF, « est-ce à nous de payer la rénovation ? ». Un groupe de femmes des Flamants dont cette dernière et Fatima Mahieddine-Benziane se rebelle et fonde une association « Locaflam ». « « Locaflam » commence à participer à des réunions notamment avec l’OPAC Sud et son prestataire, le cabinet « Lieux Dits », chargé de la MOUS (Maîtrise d’œuvre urbaine et sociale). Son rôle consiste en l’accompagnement social : relogement des familles concernées par les démolitions et restructurations, médiation avec les résidents, explication du projet et des travaux en milieu occupé. Rapidement, les femmes des Flamants obtiennent gain de cause sur deux points des travaux, les portes blindées, et dans les logements, les radiateurs. Néanmoins, elles observent que « l’association n’est pas reconnue en tant que tel. Nous n’avions pas le droit de regard sur les décisions prises, sur les comptes. Les gens se plaignaient ». Fatima Mahieddine-Benziane connaissait une administratrice de l’OPAC, collaborant à CSF, Aïcha Abdelamid. « Locaflam » décide de franchir le pas avec CSF en 2007 pour obtenir plus de légitimité devant les pouvoirs publics.

Une concertation des habitants à améliorer

La section locale focalise ainsi son attention sur les bâtiments 1, 2, 3, 4 -1ere phase des travaux. En amont, des réunions ont lieu immeuble par immeuble. En aval, la section fait remonter les préoccupations et les revendications auprès de l’OPAC et la MOUS, « son ressenti : qui allait déménager ? Comment se passe le relogement ? Que vont devenir nos personnes âgées ? Quel sera le taux de reprise des loyers ? »…Elle rencontre également les entreprises intervenantes. Si des tensions peuvent surgir avec la MOUS, la section CSF par contre se montre fort satisfaite de ses relations avec l’OPAC Sud qui « répond à toutes les questions. Nous avons de très bons rapports ».

En novembre 2008, suite à une demande émanant des locataires, CSF sollicite la remise en place d’une concertation sur l’ensemble de la rénovation urbaine des Flamants en s’appuyant sur un document très précis, remis aux pouvoirs publics. « On avait besoin de rencontrer les institutions, on ne se sentait pas consultés, impliqués dans le projet » commente la présidente Fatima. Notamment, il est réclamé dans cette démarche de concertation tel que le prévoit la convention pluriannuelle de mise en œuvre, un nouveau Conseil des Résidents. Celui-ci doit traiter des questions liées à la vie de la cité, les actions et travaux en cours. Puis, la section est reçue par la Région, le Département, la Ville de Marseille. Côté mairie des 13e/14e arrondissements, le premier magistrat, Garo Hovsepian soutient l’action, selon CSF.

Réunion publique capitale le 13 janvier

Les travaux commencent alors sur la première phase du programme. Des prélèvements pour détection d’amiante avaient été effectués, révélant quelques appartements touchés. 13 Habitat s’était référé aux résultats à l’époque en protégeant totalement les rares logements concernés pour entreprendre le désamiantage. Mais en juin 2009, c’est la panique. On apprend que les deux entreprises agréées DTA (diagnostic technique amiante) sont passées à côté du problème. En effet, la CRAM (Caisse régionale d’assurance maladie) exige de nouveaux tests, il s’avère que tous les logements sont amiantés. La responsabilité des deux entreprises est donc engagée, 13 Habitat fait un recours en contentieux et réclame des indemnisations sur les incidences de l’arrêt du chantier le 22 juin dernier.

La section CSF poursuit son combat. Après un premier Conseil des Résidents fin septembre jugé décevant, « les institutions présentes n’étaient pas mandatées pour parler. Il y avait un flou », s’exclame Fatima Mahieddine-Benziane. Un sentiment d’amertume qui sera à l’origine de la manifestation de ce 12 décembre. Samedi, la section des Flamants donnera une information essentielle : l’organisation d’une réunion publique sur site avec les institutions concernées et les locataires, programmée vendredi 13 janvier à 20h.

Rénovation urbaine des Flamants (source OPAC Sud – janvier 2009)

Logements : 319 logements démolis (bâtiments 5, 12 à 18), 103 logements sociaux neufs sur site, 216 logements sociaux hors site, 424 logements réhabilités (bâtiments 1 à 4, 6 à 8, 19 à 24)

Equipements et activités : Maison de la solidarité, Pôle de services, Centre social, Centre de planification

 



 

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