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Le ralliement du MoDem fait sa victime : Otman Aziz

13 mars 2008 - Dernier ajout 28 novembre 2008

Les centristes ont décidé lundi de s’allier avec les socialistes pour tenter de ravir la mairie de Marseille à l’actuel maire Jean-Claude Gaudin (UMP).
En position d’arbitre dans plusieurs ville, le MoDem a recueilli au sortir du premier scrutin, dimanche dernier, 5,54% des voix à Marseille mais sans aucun candidat susceptible de se maintenir au second tour. Il pourrait néanmoins faire la différence dans certains secteurs clés de la ville et faire basculer la mairie à gauche.
Fort de cette nouvelle responsabilité, il a remanié ses listes dans la foulée pour reléguer, loin derrière, la diversité.


 

Depuis la fusion du MoDem avec le PS lundi, les critiques vont bon train au sein du parti centriste. Son chef de file à Marseille Jean-Luc Bennahmias a tenté de calmer le jeu et d’apaiser les esprits ce Mercredi rétorquant "qu’il est normal qu’il y ait des mécontents sur les 300 personnes qui figurent sur les listes".
Au vu de cette fusion décidé en connaissance de cause, le panachage des listes était certes à prévoir mais moins les circonstances.
Otman Aziz, candidat dans le premier secteur en troisième position sur la liste de Childeric Muller en a, pour sa part, fait les frais. Il se dit aujourd’hui indigné et déçu par un parti auquel il a cru et pour lequel il n’a pas ménagé ses efforts.

Ce dernier juge, en effet, qu’il a été victime d’un panachage injuste lors duquel il se serait fait ravir sa troisième position au profit d’un autre candidat : "Avec un score de 6,40% aux cantonales , je m’indigne sur le fait que l’on m’ait évincé pour me préférer le candidat Franck Michel de Champagnac alors cinquième sur la même liste et avec un score moins important que le mien".

Il a aussi tenu à dénoncer le parachutage de ce candidat originaire de Plan de Campagne et dont le patronyme semblait mieux convenir à certains membres du parti centriste.
"Childeric Muller m’a soutenu que d’un point de vue marketing, M. de Champagnac serait plus apte à recueillir les voix de la population du septième arrondissement alors que celui du vote communautaire, c’est à dire des arabes et des noirs du premier arrondissement est, lui, de toute manière acquis à la gauche". S’empressant d’ajouter que "ceci est faux !"

Pourtant M. Otman Aziz dit avoir entreprit cette campagne de manière totalement républicaine et sans vouloir jouer la carte communautaire en s’efforçant de mettre en avant la valeur du mérite. Il n’entend pas parler à ce propos de discrimination positive non plus mais croit plutôt que le mérite et le travail doivent-être récompenser : "Aujourd’hui je m’étonne du manque d’éthique de certains dans ce parti qui prônaient pourtant des valeurs dans lesquels je me reconnaissais, dont celle de mérite, d’ouverture et de diversité".

Malgré cet événement assez rocambolesque et les promesses non tenues , M. Otman se dit plutôt surpris qu’amer et n’entend donner aucune consigne de vote pour le second tour.

 

 

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