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Le musée des arts derniers, premier sur l’art contemporain africain

19 décembre 2011

Des photographies de Malik Sidibé, en passant par les collages de Bruce Clarke, ou les sculptures tout en rondeur de Colleen Madamombe, l’art contemporain africain prend ses quartiers d’hiver au Musée des Arts derniers à Paris. Un pied-de-nez au fameux musée des arts premiers du quai Branly et un hommage au travail de ces artistes, trouvant encore trop peu d’écho sur le marché de l’art international. Le galeriste Olivier Sultan les met à l’honneur à travers une exposition jusqu’au 31 janvier, l’occasion de découvrir un art aux identités multiples et à l’image de son continent : aussi immense que méconnu.


 

Une fois par an, Olivier Sultan, sculpteur et directeur du musée des arts derniers, rassemble les artistes de sa galerie et présente leurs œuvres à travers une exposition unique. Le galeriste, qui a notamment vécu au Zimbabwe et en Afrique du sud, souhaite ainsi mieux faire connaître ces artistes, objets également d’expositions individuelles tout au long de l’année. Ne trouvant pas d’espace d’exposition consacré à cet art

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contemporain à son retour d’Afrique, aux début des années 2000, ce dernier décide d’ouvrir une galerie en 2003 afin de donner une autre vision de cet art africain. Son pari, mettre en avant chaque esthète et chaque démarche artistique « pour rendre justice à ces artistes et montrer leur importance non seulement en tant qu’artistes africains, mais aussi en tant qu’artistes singuliers : c’est à dire indépendamment de leurs origines ».

Rencontre avec le directeur et fondateur du Musée des Arts Derniers à Paris, Olivier Sultan.

Med’In Marseille : On retrouve dans cette exposition différents artistes africains ou qui ont un rapport fort à l’Afrique, mais peut-on relever des points communs entre eux ?
Olivier Sultan : La ligne rouge commune à tous ces artistes, c’est l’Afrique contemporaine. La plupart d’entre eux sont en effet africains, mais il y a aussi des artistes français et belges dont le travail a un rapport avec l’Afrique. Cette galerie rassemble des peintres et sculpteurs qui se

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revendiquent comme étant africains, au niveau de leur identité, mais, non, il n’y a pas pour autant de point commun entre eux, il n’y a pas d’unicité dans l’art contemporain. Il y a, par exemple, entre les artistes originaires du Zimbabwe et d’Afrique du sud d’un côté et ceux du Mali et du Sénégal, de l’autre, plus de différences culturelles parfois qu’entre des artistes anglophones et sud-Africains.

Comment vous est venue l’idée de créer une telle galerie ?
Il faut savoir qu’on identifie en général très bien l’art africain traditionnel, qui est très côté, très connu, mais ce n’est pas du tout le cas des artistes contemporains. Il y avait un déficit de représentation et un problème d’images aussi vis à vis de ces artistes. Ils ne trouvaient pas de place pour être exposés. Il existait aussi, par ailleurs, un décalage entre la qualité de leur travail et à la fois les prix de leurs œuvres et l’image qu’on en avait, c’est pourquoi j’ai lancé la galerie et monté en parallèle des ventes aux enchères régulières pour fixer leur côte. Cet art est en train de grandir et de prendre. Il y a eu deux ou trois expositions déjà comme « Africa Remix » à Beaubourg en 2005, qui réunissait pour la première fois la création contemporaine africaine ou « Les magiciens de la terre », en 1989, qui accueillait l’art contemporain du monde entier.

Maintenant, il y a davantage d’individualités qui sont exposées dans les galeries ou les grands musées, des artistes qui sont nommément connus, comme le photographe malien, Malick Sidibé, qui a remporté le Lyon d’or à Venise pour l’ensemble de sa carrière, comme Soly Cissé qui est très exposé dans les pays anglo-saxons, ou des artistes tels que Bruce Clarke ou encore Colleen Madamombe. Paradoxalement, la particularité des meilleurs artistes africains, c’est qu’à mesure qu’ils sont de plus en plus reconnus comme artistes contemporains, on insiste de moins en moins sur leurs origines, ce qui est en fait positif. Car bien sûr ils ont leurs origines, leurs racines propres, mais ne doivent pas être résumés seulement à ceux-ci.

Comment avez-vous rencontré ces artistes et pourquoi votre choix s’est arrêté en particulier sur leur travail ?
Il s’agit d’un monde assez petit où tout le monde se connait. Je voyage toujours beaucoup en Afrique, eux viennent souvent en France et on finit toujours par se rencontrer, d’autant plus qu’il y a peu de lieux d’exposition pour l’art contemporain africain. Il y en a parfois au musée du quai Branly, mais c’est tout et c’est assez bizarre pour un grand continent comme l’Afrique. Il existe beaucoup de préjugés sur l’Afrique, on pense que l’art africain est toujours lié à une tradition, que c’est quelque chose de presque artisanal, qu’il est lié à des cultes, alors qu’aujourd’hui avec Internet et avec toutes les possibilités qu’on a pour voyager, on a affaire à des choses très contemporaines.

Il y a par ailleurs toujours dans la carrière de ces artistes un passage obligatoire par l’occident : soit par l’Europe, soit par les États-Unis, afin d’obtenir une reconnaissance dans les galeries ou les musées. Certains, ensuite, choisissent de revenir en Afrique, de s’installer et de créer des ateliers ou des fondations comme Soly Cissé. En ce qui concerne le galeriste, au final, le choix des œuvres est toujours le résultat d’un itinéraire, d’un goût, d’une vision. Moi, je ne choisis que des œuvres que j’aime profondément, je n’accepte rien que je ne puisse pas défendre moi-même, il ne faut pas que l’œuvre ressemble à quelque chose qui existe déjà, je veux une création originale.

Peut-on identifier un thème commun, récurrent à travers ces œuvres ?
Dans le choix des sujets, on se rend compte que ce sont souvent des thèmes qui ont un rapport avec la culture africaine et avec son héritage. Il y aussi tout de même des sujets politiques comme sur l’Afrique du sud. Mais pour schématiser, il existe un lien entre la culture orale, traditionnelle et ancestrale de l’Afrique et le contenu de ces œuvres. Cette oralité est transmise dans une forme contemporaine. Par exemple, Soly Cissé, qui a fait l’école des beaux arts à Dakar, qui connait très bien l’art contemporain et ses confrères américains, exprime cependant quelque chose qui touche à ses racines. Il y a des formes très modernes et à la fois toujours une référence à des figures ancestrales, des esprits, des contes, une tradition orale qui a tendance à se perdre. Ça c’est le point commun que l’on retrouve très fortement entre tous les artistes africains : donner une forme matérielle, presque éternelle et universelle à une tradition qui a tendance à se perdre. Cette histoire n’est pas écrite, mais transmise par des masques et des statuettes à travers le temps et aujourd’hui, elle est exprimée à travers le travail des artistes contemporains.

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Il existe bien sûr de fortes affinités entre nous, on a souvent la même manière de voir les choses. Je travaille beaucoup sur les déplacements de population que je matérialise, en tant que sculpteur, en faisant des valises : il s’agit d’une représentation de ces gens qui essaient de rassembler leur mémoire dans un objet symbolique, la valise. Bruce Clarke a beaucoup travaillé sur les frontières, les nations, les rapports nord-sud, les rapports de domination économique et ça correspond aussi à mes préoccupations. Il est d’origine sud-africaine, il vit en France aujourd’hui et est très engagé. Il a commencé avec la lutte anti-apartheid et actuellement, il travaille sur des sujets plus contemporains, plus universels. Il a pas mal parlé du Rwanda aussi. Il commence toujours en collant des articles de journaux sur ses toiles et il peint par dessus à l’acrylique, comme pour dire, il faut aller au delà des gros titres des journaux et voir ce qui se passe sur le terrain, quels sont les enjeux, c’est aussi un appel à la réflexion pour aller au delà des médias et des évidences, des clichés.

Comment cet art est-il perçu en Afrique ?
Il n’y a pas d’éducation au lycée sur ce qu’est l’art contemporain ou ce qu’est un artiste contemporain. Souvent les gens ne font pas la différence entre l’artisanat et l’art contemporain et les gens se demandent pourquoi ils achèteraient une toile chère alors qu’un souvenir ou un tissu coûte bien moins cher. Le fait qu’il n’y ait pas d’éducation artistique est un enjeu majeur, pas seulement pour les arts plastiques mais aussi pour le monde des livres d’ailleurs. Pour les ministères ce n’est pas important, et pas seulement d’un point de financier, mais aussi d’un point de vue culturel. Des fois, il y a les moyens, mais les dirigeants africains préfèrent le clinquant et c’est dommage.

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« Le musée des arts derniers », un pied-de-nez au « musée des arts premiers » ?
A l’époque du lancement du musée du quai Branly, avant qu’il ne soit ouvert, on parlait dans la presse du « musée des arts premiers », avec cette polémique où « premier » était synonyme de « primitif ». Il y avait un vrai enjeu idéologique : est-ce qu’on doit assimiler tout ce qui n’est pas occidental à du primitif, c’est à dire en dehors du temps ? Est-ce que cette expression doit s’appliquer uniquement à l’art africain ? On parle toujours des artistes africains comme s’ils n’avaient pas de nom, comme étant un groupe anonyme. Quand on parle des arts premiers ou primitifs, historiquement, ils sont en fait contemporains de Picasso. Ce n’est pas la préhistoire ! Dire que si c’est africain, c’est forcément loin dans l’espace et le temps, ça nous empêche de connaître ces artistes car ça crée une sorte de fascination et de brouillage. C’est un vrai préjudice pour les artistes qui souffrent de cette représentation. Cet art est surprenant, mais de par le choix des matériaux et des couleurs, il peut parler à un grand nombre de personnes. Il existe un réel souci de communiquer des idées qui se ressent, c’est pas uniquement du concept, mais il y a des choses chaleureuses. Même si parfois les thèmes abordés sont difficiles, c’est fait avec des moyens plastiques très bien dominés et les idées passent. Dans cet art, je pense que les influences entre les cultures sont positives pour les artistes, il ne faut pas les laisser entre eux, ce mélange est bien plus riche.

Artistes de la galerie :

Fanizani Akuda, Berry Bickle, Joe Big Big, Clifford Charles, Soly Cissé, Bruce Clarke, Colleen Madamombe, Malick Sidibé, Olivier Sultan, Vero Vandegh, Martial Verdier.

Musée des Arts Derniers, 28 rue St Gilles, 75 003 Paris. Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h.

 

 

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