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Le marathon du Grand mariage

11 décembre 2008

Chants et danses organisés par les deux familles jalonnent la cérémonie du Grand mariage qui admet quelques variantes selon les îles des Comores où il est célébré et selon les personnes qui ont l’obligation de le célébrer.


 

Tout commence en général un jeudi avec le Madjiliss. Manifestation de culture musulmane qui a lieu juste après la prière du soir sur la place du village. Le Madjiliss consiste à annoncer les dates des manifestations du mariage. Pendant cette cérémonie, les Grands mariés de la communauté portent le « Boubou Djouba » une sorte de manteau qui se porte selon les codes avec une écharpe.
Le jeudi de la semaine suivante, on fête le Mazlo Moina qui littéralement signifie « faire dormir l’enfant ». L’enfant est ici le mari qui rentre pour la première fois dans la maison de sa femme. Le soir même il y a le dîner où le mari invite son groupe de la même tranche d’âge. Ce dîner est précédé à midi de la cérémonie de mariage avec le religieux.
Avant le mariage il y a une cérémonie à la mosquée où on distribue des enveloppes aux notables. C’est la famille des mariés qui donne. Ces dons d’argent correspondent à la première dote. Elle est constituée d’une bague et de pièces d’or. Tous ces biens sont considérés comme un symbole religieux.
Le vendredi, il y a le Djalico . Il s’agit d’une danse à laquelle participe à la fois les hommes et les femmes. 4 lignes de danseurs se forment. 2 lignes de femmes entourent les 2 lignes d’hommes. Le matin c’est la décoration de la maison de la femme. Tous les restes de cette décoration sont apportés chez la sœur du mari. À midi il y a un repas. Chaque groupe va dans une maison où il déjeune). L’homme rentre ensuite dormir chez sa femme.
Le samedi c’est le Dîner . C’est un repas à l’occidentale qui a été importé par l’immigration. Ce repas regroupe environ 300 personnes. C’est la communauté de la femme qui fait la cuisine. Le repas se déroule dans la maison de la femme, ou si il n’y a pas assez de place sur la place du village. Un orchestre anime la soirée qui est composée des familles de l’homme et de la femme.
Le dimanche. Il y a une cérémonie le matin qui consiste pour le marié à se diriger symboliquement et physiquement de la maison de sa mère vers la maison de sa femme. Le Grand marié porte une tenue spéciale qui lui a été offerte par sa femme : un manteau brodé d’or. Le Djossa Milou qui signifie laver les pieds est une cérémonie qui consiste à venir lui laver les pieds avant de rentrer dans la maison. On lui fait ensuite porter les chaussures spéciales du Grand marié. Il porte aussi le Kenba, la coiffe et un boubou en lin marron, le Bilkitch et par-dessus un manteau le Djagila. Cette cérémonie est le Mtsamiyo qui signifie « Je vous informe ». Elle rend les fiançailles officielles.
Lors du lavage des pieds, on annonce la dot. Elle est destinée à la femme et elle se compose d’argent, de bijoux et de bœufs C’est à l’oncle qui est le patriarche de vérifier le montant de la dot.
Après toutes ces manifestations, 9 jours consécutifs de fête se succèdent. Ces 9 jours sont les plus importants car ils permettent d’inviter tout le monde.

 

 

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