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Le BusinessWorld dit “I love you” à Marseille et la Méditerranée

7 juillet 2008

Plus de 1 000 entreprises représentées, autour de tous les patrons des patrons des pays du pourtour méditerranéen : les Med Business Days qui se sont déroulés au Pharo les 3 et 4 juillet, étaient LA réunion économique que Marseille attendait. Sur fond d’Union pour la Méditerranée et de présidence française de l’Union européenne, le succès ne fût pas que commercial… mais aussi quasi-diplomatique. Et « le soleil et la mer » en ont transporté plus d’un, dont Laurence Parisot, la présidente du Medef.


 

Un vent de lyrisme a soufflé sur le Palais du Pharo, jeudi et vendredi dernier. Ses classieux sous-sols, agora habituellement investie par la communauté urbaine MPM, ont certes accueilli les Med Business Days – rencontres économiques des acteurs de l’entreprise des pays riverains de la Méditerranée, voulues notamment par le patronat français. Investissements, relations commerciales et coopérations de pointe, tout cela a bien sûr constitué l’essentiel des débats, tables rondes et autres rendez-vous b2b. Pourtant, la proximité de la Méditerranée, la configuration marseillaise, la douce pression d’un projet d’Union pour la Méditerranée à qui il faut sans tarder donner sens et consistance, ont surtout insufflé aux esprits cartésiens du BusinessWorld des visions poétiques d’une Méditerranée unie donc, dansant collée serrée avec l’Union européenne, ses capitaux et ses peuples itou.

Même s’il subsiste des « freins » inhérents aux gouffres qui séparent parfois les règles commerciales en vigueur dans chacun des quarante-quatre pays potentiellement concernés, comme le souligne Peter Mandelson, commissaire européen en charge du Commerce, l’UE semble néanmoins par sa voix prête à s’inscrire dans la démarche initialement sarkozyste. Côté sud, et malgré quelques réticences qui persistent sur la question de l’équilibre des échanges sud-nord, les chefs d’entreprises adhèrent également majoritairement au concept.
Evidemment, nouer des liens au niveau local avec la Méditerranée, «  les gouvernements [français, ndlr] n’y ont pas toujours été favorables », rappelle le maire de Marseille. Heureusement, « les villes, les régions et parfois les départements » ont « ouvert la voie », plastronne-t-il. Et aujourd’hui, à droite comme à gauche, la politique massaliote s’est emparée du phénomène UPM, comme de l’espoir d’un rayonnant destin, d’une dynamique économique recouvrée - reconnue nationalement et par-delà les frontières portuaires. Marseille s’imagine déjà en capitale économique euroméditerranéenne (mais elle a de la concurrence…).

Un temps abandonnées des pouvoirs publics, Marseille et la Méditerranée font ainsi désormais l’objet de toutes les attentions, couvées de mots doux par Laurence Parisot, à la gloire de ce « berceau de notre civilisation », de cette ville « mélangée » où tous les partenariats paraissent possibles. Non plus craintes ni honnies, les cités bleutées par « la mer et le soleil » relèvent en fait du « miracle », s’émerveille la patronne des patrons frenchis. Le miracle d’une Union sacrée pour la Méditerranée, dont Marseille escompte profiter. Afin de devenir, The place to be... To business.

Pour finir en « beauté », voyez Laurence Parisot déclamer son « profond amour » de la Méditerranée, en une ode si peu… patronale.

 

 

 

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