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L’immigration libanaise à Marseille à travers Ces Marseillais venus d’Orient

26 décembre 2011 - Dernier ajout 27 décembre 2011

Dès le XVIe siècle, Marseille a été une ville d’implantation pour les émigrés libanais. Une communauté dont on parle peu. Au terme d’une étude sur cette migration, issue d’une thèse de doctorat intitulée « Libanais à Marseille aux XIXe et XXe siècles, migrations et identité(s) », Liliane Rada Nasser propose à ses lecteurs d’en découvrir l’histoire. A partir de recherches abouties, d’analyses accomplies et surtout de quatre-vingt-deux entretiens recueillis, l’auteur décortique les parcours migratoires de 1800 à 1975, l’émergence d’une entité libanaise de 1900 à 1943, en introduisant à cela les courants de l’après-indépendance, jusqu’à la visibilité et la "reconnaissance" des Libanais à Marseille. Après le salon du livre francophone à Beyrouth et diverses signatures à Marseille, cette Libanaise d’origine du Sénégal nous ouvre les pages de son histoire. Entretien.


 

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Lilian Rada Nasser présente « Ces Marseillais venus d’Orient. L’immigration libanaise à Marseille aux XIXe et XXe siècles »

Med’in Marseille : vous êtes historienne de formation et Libanaise d’origine. On peut facilement comprendre vos motivations quant à cet ouvrage mais quelle a été la petite étincelle qui a déclenché ce long travail ?

Liliane Rada Nasser : l’aventure s’est construite autour de la personnalité de mon père. Il avait des talents de conteur et nous racontait toujours en arabe et en français des histoires du roi Haroun El Rachid et de personnes qui avaient immigré au Brésil ou à tel endroit et j’ai eu envie d’écrire là-dessus. J’ai donc choisi ce thème pour mon DEA et c’est ainsi que l’histoire a commencé. Après, il y a eu énormément de coupures, des accidents de la vie qui ont fait que ça a pris beaucoup de temps. Progressivement, j’ai mis en place le projet avec, d’une part, une période historique assez longue et, d’autre part, des entretiens qui apportent tout le côté vivant du livre avec des histoires de vie qui jalonnent tout le parcours de cette immigration.

A travers vos recherches, y a t-il des éléments qui vous ont plus marqué de d’autres ?

Beaucoup de choses m’ont marquée en commençant par l’aspect commun à d’autres immigrations venues du Proche-Orient : il y a un creuset commun. Ensuite, c’est la diversité de cette immigration que ce soit sur le plan régional ou sur le plan confessionnel : c’est la seule immigration à Marseille qui a autant de confessions pour une population aussi petite. Dans la constitution libanaise, il y a dix-huit confessions qui sont reconnues officiellement, à Marseille, on en a quand même dix et c’est une immigration absolument minuscule par rapport aux autres. Et puis, il y a ce lien entre les gens autour de la question de la Guerre du Liban. C’est à dire qu’il n’y a pas de solidarité en général mais autour de la guerre, il y a vraiment eu des actions d’entraide.

C’est d’ailleurs ce que l’on ressent dans votre ouvrage. La guerre du Liban a véritablement réveillé les esprits Libanais ?

Avant la guerre du Liban, il y avait des personnes qui étaient à Marseille depuis très longtemps, qui avaient un lien symbolique avec le Liban, mais qui n’y retournaient pas spécialement parce qu’ils étaient intégrés et qu’ils n’avaient pas de raison d’y retourner, pour peu qu’ils n’aient plus de famille au pays. Mais avec cette guerre, je pense que ça a joué, ça a vraiment créé un électrochoc. C’est ce que j’appelle un réveil identitaire, c’est-à-dire qu’on a pu se retrouver - je dis on mais y compris moi parce qu’évidemment je suis d’origine libanaise - en train d’agir et de réagir, de se retrouver dans des actions de solidarité parce qu’il était impensable de laisser les gens comme ça et ce, quel que soient les sensibilités confessionnelles et politiques des uns et des autres. Il y a donc eu des actions, soit des associations, soit des individus, qui, comme moi par exemple, faisaient fonctionner des réseaux personnels d’amis français pour envoyer directement des médicaments à des endroits très précis pour éviter qu’ils traînent sur le port de Beyrouth, que ça s’abîme ou que ce soit revendu au marché noir. Donc il y a eu tous ces réseaux familiaux, personnels, villageois, professionnels et celui des associations. Ça a créé un rapprochement de la population avec des gens qui ont joué un rôle important, comme les médecins libanais de la génération de 65-75 au niveau des médicaments et de l’accueil des personnes après la fin de la guerre, quand il y a eu le massacre du Cana par les Israéliens, il y a eu un accueil des personnes blessées à Marseille.

Vous apportez des analyses qui tombent en pleine adéquation avec l’actualité, notamment sur la question de l’appartenance identitaire. Quel parallèle pouvez-vous faire avec Marseille ?

Marseille, c’est un point d’observation très intéressant parce que c’est une ville méditerranéenne, c’est un rapport avec le Proche-Orient, c’est aussi un rapport très étroit avec Beyrouth, même historiquement avec la chambre de commerce de Marseille au XVIe siècle, il y a des liens très forts. Marseille est une ville cosmopolite et c’est vrai que je pense qu’il est intéressant d’analyser cette immigration ici, de ce point de vue-là. Elle sera différente de celle de la Côte d’Azur, de Paris ou même de Montpellier qui est une ville universitaire. A mon avis, il y a une dimension supplémentaire à Marseille qui est liée à l’histoire et à la personnalité de la ville. Pour des raisons qu’on pourrait développer, cette immigration là permet de poser autrement les questions telles que notre gouvernement les pose à l’heure actuelle, c’est-à-dire appartenance identitaire, appartenance nationale, faire un choix absolument draconien d’un côté ou de l’autre, alors que lorsque vous êtes à Marseille ou même en France, vous vous rendez bien compte que vous n’êtes pas noirs ou blancs, vous n’êtes pas l’un ou l’autre, vous êtes une confluence d’histoire. Pour moi, Marseille permet d’aborder les questions de cette façon et cette immigration permet de montrer qu’il y a une diversité, quand même, qui peut-être également confessionnelle avec les mariages interconfessionnels.

Dans l’immigration libanaise, Marseille a eu un rôle de ville relais, de ville transite et de ville d’implantation. Quels sont les différents courants de cette population ?

Ce ne sont pas vraiment des courants organisés ni des groupes structurés. Disons qu’il y a une nébuleuse autour de la génération 68. Maintenant, avec le temps, ils sont moins actifs mais c’est vrai qu’ils ont, entre autres, marqué l’immigration en terme d’engagement dans la solidarité. Il y a aussi la question passionnante des Libanais d’origine arméniennes qui sont complètement Libanais et en même temps Arméniens, et que ce soit à Beyrouth ou à Marseille donc ça c’est aussi un débat intéressant. On peut citer les Libanais d’Afrique dont je fais partie, et là encore, ce ne sont pas du tout des groupe organisés, ce sont plutôt des reconnaissances tacites. Il y a aussi toute la relation aux Syriens parce qu’il y a des familles mixtes très anciennes où ressort à la fois la question politique de la Syrie et en même temps la question de la proximité des populations. L’immigration de la guerre c’est un peu plus compliqué parce qu’il n’y a pas vraiment de groupe, en 1975, les gens sont arrivés de manière émiettée. Sinon, il existe quelques lieux de repères comme le consulat, Notre-Dame du Liban, Saint Nicolas de Myre, les églises arméniennes qui sont dans la constitution libanaise, le local d’une association dans le 11e arrondissement de Marseille, etc.

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La couverture du livre est plutôt intrigante et laisse place à l’imaginaire. Vous nous invitez à plonger dans votre imaginaire ?

Je cherchais en couverture une image, celle de la partance. Les bateaux, c’est un peu ridicule parce qu’il n’y a pas que les bateaux et la Méditerranée avec Beyrouth-Marseille ce n’était pas non plus suffisant. L’idée, c’était de trouver quelque chose qui traduise cet aspect de partance, de multi-appartenances mais aussi d’exil. L’immigration, c’est quand même de l’exil et il ne faut pas oublier que c’est toujours un peu d’arrachement et souvent douloureux. L’auteur de ce tableau, Piotr Klemensiewicz, est un ami de longue date, et qui plus est, Polonais d’origine. Après avoir cherché, je lui ai donc demandé sa collaboration, nous avons discuter de pas mal de choses ; puis, un jour, il m’a dit voilà, je pense à ça ! C’était un tableau qu’il avait déjà réalisé et c’était exactement ce que je voulais. Un arbre, mais qui n’a pas vraiment de racines, il flotte un peu, il y a un nuage, la mer, il y a tout en fait. On retrouve même des couleurs du Liban ! Ce qui m’a fait sourire, c’est qu’en voyant cet arbre, certaines personnes, à Marseille, ont pensé à l’olivier, quand je suis allée signer le livre au Sénégal, d’autres y on vu un baobab, d’autres un cèdre, donc je pense que tout le monde a projeté ses fantasmes dans cette peinture. J’ai entendu sur cette couverture une projection de l’imaginaire des gens sur la question de l’exil et de l’appartenance absolument extraordinaire et je remercie vraiment Piotr Klemensiewicz pour ce cadeau.

On parle de la couverture mais je voulais souligner que M. Salah Stétié m’a fait l’honneur de dédicacer mon livre et je lui suis très reconnaissante parce qu’il a une écriture absolument magnifique. C’est un passionné de la Méditerranée.

Cet ouvrage est le fruit d’un long travail issu d’une thèse. Faut-il en avoir réalisé une pour le comprendre ?

Après la thèse, je retravaillé le texte en vue d’une publication qui m’a demandé un énorme travail mais qui m’a permis de le rendre plus accessible. Je voulais rendre hommage publiquement à toutes les personnes qui ont bien voulu témoigner, c’est-à-dire celles qui m’ont fait confiance car je leur ai posé une trame de questions assez importantes. Si vous faites une thèse pour qu’elle reste à la faculté, personne ne va la lire... En fait, il n’y a pas de lecteur type. Il y a des gens qui ne sont pas Libanais et qui découvrent que des lieux qu’ils connaissent depuis des années sont liés à l’Orient, au Proche-Orient, au Liban, il y a tout cet aspect marseillais, immigré etc. Mais en même temps, les thèmes que j’ai abordés sont repris sont parties prenantes dans la recherche universitaire. Par exemple, j’ai fait une intervention sur la question de l’immigration à la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH) et je vais participer à une table ronde, en février, sur la question de l’exil aux Archives départementales. On y abordera l’exil des Algériens après 1990 avec celui des opposants en Amérique Latine après 1971, et je parlerai de la Guerre du Liban.

Votre thèse a été achevée, votre livre édité, êtes-vous allée au bout de l’aventure ?

Il évident que je vais continuer. Il y a d’ailleurs plusieurs personnes qui depuis la parution du livre m’ont demandé de témoigner. Maintenant, j’ai le temps d’approfondir différents thèmes. Je vais continuer par des entretiens en modifiant certains éléments de la trame. C’est vraiment passionnant de rencontrer des témoins, de découvrir leur histoire, mais aussi de la leur faire découvrir. Les personnes prennent conscience de leur appartenance à une histoire collective.

Ces Marseillais venus d’Orient, de Liliane Rada Nasser, paru aux éditions Karthala, 2011. 255 pp., 24 €.

 

par Sarah Lehaye - Dans > Des Livres



 

 

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