Articles

Accueil > Actualités > L’EPRA : « une banque de programme unique en son genre »

 

L’EPRA : « une banque de programme unique en son genre »

13 mai 2010

Le Groupement d’Intérêt Public (GIP) EPRA (Echanges et Productions Radiophoniques) entreprend depuis 1992 à mettre en œuvre une banque de programmes radiophoniques. Ces programmes produits par les radios adhérentes (150), sont destinés le plus souvent aux radios associatives locales (des radios d’expression multiculturelle, des radios en milieu scolaire et des radios universitaires). A travers ces médias des diversités, l’EPRA contribue à la promotion de la diversité et de l’égalité des chances, à la lutte contre les discriminations et à la valorisation de son fonds d’archives sur la mémoire et l’histoire de l’immigration. L’EPRA participe ainsi au développement de la communication de proximité dans les quartiers en difficulté où il favorise la production et la diffusion des programmes radiophoniques. Joël Rakotomalala, directeur du GIP EPRA nous en dit davantage sur cet organisme et sur ces médias des diversités. Entretien.


 

JPEG - 66.3 ko

Rappel :

En 1989, le Fonds d’Action Sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS) a cessé de subventionner RFI, qui produisait alors des émissions visant l’intégration des travailleurs immigrés en France. Émerge aussitôt une dynamique de projets visant les radios associatives autour du thème de l’intégration. Le FAS est alors sollicité par des banques de programmes mais aussi par de nombreuses radios associatives dont les projets sont multiples. Face à cette effervescence, le FAS a souhaité regrouper ces projets tout comme l’État, qui appréciait l’idée de la création d’un diffuseur public de programmes vers les radios locales. Un projet « d’agence sonore » nait d’abord en 1992 sous forme associative puis se transforme en Groupement d’Intérêt Public, en septembre 1993. ( http://www.gip-epra.fr )

Aujourd’hui, le GIP EPRA est financé par l’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des Chances (ACSÉ), qui agit en matière de prévention et de lutte contre les processus de discrimination dans les institutions publiques ou privées.

Un tel organisme (GIP EPRA) est-il unique en France ?

Joël Rakotomalala : Effectivement, un tel organisme est unique en France aussi bien dans ses objectifs que dans son fonctionnement. Ce dernier est basé d’un côté sur le dynamisme des radios adhérentes présentes sur l’ensemble du territoire et de l’autre par la confiance de nos tutelles. Nos radios adhérentes bénéficient indirectement d’un soutien financier en rapport avec la qualité de leur travail. Ce modèle économique permet au GIP EPRA de valoriser toutes les actions diverses et multiples de ses radios adhérentes, et de mutualiser des programmes sur des thématiques prédéfinies afin de constituer une banque de programmes unique en son genre.

JPEG - 67.8 ko

L’EPRA a-t-il évolué au fil des années ?

Joël Rakotomalala : L’évolution du GIP suit la définition de ses missions et/ou "toilettage institutionnel", au moment de la rédaction de sa convention constitutive et du renouvellement de cette dernière. La dernière évolution notable de la vie de l’EPRA est la réorientation en 2009 de la grille des programmes vers des thématiques « politiques de la ville ».

Aujourd’hui, l’EPRA doit disposer d’un fonds sonore important. Ces archives sont-elles exploitées par la suite ?

Joël Rakotomalala : L’EPRA dispose effectivement d’un fonds d’archives riche et unique. Plus de 30 000 émissions : portraits, entretiens et reportages. Nous bénéficions actuellement des financements du Ministère de la Culture, du Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, et de l’ACSÉ pour que cette richesse soit accessible au grand public. A ce jour, près de 8 000 émissions sont disponibles sur le site et 3 500 de plus seront en ligne à la fin de l’année 2010. Je précise que l’accès est gratuit.

L’EPRA a un regard privilégié sur les médias des diversités. Quel est le regard que vous portez sur ces médias ? Comment ont-ils évolué au cours des années ?

Joël Rakotomalala : L’EPRA est un réseau constitué de 150 radios associatives. Ces dernières sont en grande partie considérées comme médias dits de diversité du fait de la nature même de leurs activités et/ou du contenu de leurs programmes. Les radios associatives peuvent être considérées comme pionnières dans ce secteur car quelques unes ont passé le cap du trentenaire.

Malgré les difficultés récurrentes, liées à la pérennisation des financements, elles arrivent à renouveler leur projet et à continuer de travailler sur le terrain. Le manque de moyens stimule parfois même l’ingéniosité.

JPEG - 110.4 ko

Les Médias des diversités sont de plus en plus nombreux, comment l’expliquez-vous ?

Joël Rakotomalala : Les sujets à couvrir dans ce domaine sont de plus en plus nombreux. On peut aussi dire que les médias grand public ne peuvent pas tout traiter. De plus, la place de la communication a pris de l’ampleur ces dernières années. Et pour terminer, la nouvelle technologie de l’information et de la communication y est certainement pour quelque chose. Aujourd’hui, avec très peu de moyens, on peut créer son support média sur internet : blog, journaux, radio et télé. Mais les règles et les bases du métier doivent primer dans tous les cas de figure.

Quelle place occupent les médias de la diversité au sein du paysage médiatique français ? Ont-ils un rôle social particulier à jouer dans un pays où l’actualité porte souvent la focale sur les populations immigrées et issues de l’immigration souvent stigmatisées ?

Joël Rakotomalala : La diversité des médias est plus importante que la place occupée par tel ou tel média. Le plus important est de bien identifier sa zone cible et d’avoir une ligne éditoriale claire.

Un média quel qu’il soit a un rôle défini. La différence se situe au niveau du traitement du sujet. A l’EPRA, nous recevons des émissions des radios adhérentes qui sont en grande partie des entretiens et des reportages réalisés sur le terrain. La durée et le format « magazine » permet d’approfondir les sujets. Les producteurs prennent leur temps pour réaliser leur document et laisse de l’espace aux échanges constructifs ou encore à la valorisation des actions abordées et des acteurs invités dans les émissions.

Rôle social ? Tous les médias assument ce rôle, à plusieurs niveaux peut-être, mais c’est l’essence même d’un média de partager les informations et/ou les savoirs. Mais le public a aussi un rôle non négligeable. Il a le droit d’aller voir, lire et écouter ailleurs à sa guise. D’où l’importance de la diversité des médias.

Est-il vrai que les médias des diversités sont plus proches du terrain (et donnent davantage la parole aux citoyens) que les médias traditionnels ?

Joël Rakotomalala : Je ne suis pas sûr qu’être qualifié "média des diversités" signifie toujours proche du terrain. C’est le travail des journalistes et des producteurs qui doivent qualifier si tel ou tel média est proche ou non du terrain.

Est souvent reproché aux médias des diversités « un manque de professionnalisme », comment l’EPRA agit à ce niveau là ? Y’a-t-il une formation dispensée par l’EPRA ?

Joël Rakotomalala : Le manque de professionnalisme n’est pas endémique ni aux « médias des diversités », ni aux radios associatives. Cela touche les médias tout simplement. Un média est bon ou mauvais. Un journaliste est bon ou mauvais. Un producteur est bon ou mauvais. Voilà tout. Au sein du réseau de l’EPRA, nous avons d’excellents producteurs et des radios adhérentes, qui fournissent un travail de qualité et digne de passer sur les médias grand public. D’ailleurs, des anciens producteurs œuvrent aujourd’hui sur les médias grand public.

Enfin, nous avons un dispositif d’accompagnement des producteurs et nous dispensons régulièrement des formations sur la conception et la réalisation de magazine radiophonique aux radios qui en ont besoin et qui en font la demande.

http://www.gip-epra.fr

 



 

  • "Handala est le témoin de cette ère qui ne mourra jamais"

    On ne dit pas Algériens de France ou en France car ils sont français.

    par Danièle Dubreuil le Août 2014 à 16h46
  • 3es rencontres nationales des luttes de l’immigration (1/4) Saïd Bouamama : « L’impérialisme existe encore »

    Faire des conférences c’est bien mais...
    S Bouamama, un sociologue engagé ? quand on tape son nom sur internet et qu’on voit le nombre de fois qu’il s’est "engagé" en étant.... payé, c’est impressionant. beaucoup de ses travaux sont des réponses à des commandes publiques
    On ne peut pas se dire engagé et en même temps solliciter des fonds publics pour le faire. Ce pseudo sociologue engagé est en rélaité engagé pour ses fins de mois et pendant ce temps, nous on pointe au chômage

    par Hakim le Janvier 2015 à 10h09
  • Marseille : la Ville communique sur sa lutte contre l’habitat indigne

    bjr il suffit de venir au parc kalliste voir dans quel l’etas sont les appartement de marseille ,ils les laisse se dégrader ,ils n’ont méme pas pris la peinne de fermer les volets de certain d’entre eux sachant qu’ils risque de tombé a tous moment surtou quand le vent souffle ,puis apres c’est facile de demander de classé le batiment en carence !!!!mdr !!!

    par delaval le Décembre 2014 à 10h36
  • Les Algériens de France veulent créer leur lobby

    la question est : pourquoi Algérien en France alors que chacun pense que l’union du Maghreb est une bonne idée pour ces pays, même si cela ne marche pas actuellement.

    ce serait un bon signe des Maghrébins de France, non ?

    par Said le Octobre 2007 à 09h11

 

Autres articles Actualités

 

Brèves Actualités

  • 11 mai

     

    Patrick Mennucci : "Mélenchon a choisi l’affrontement, il va l’avoir"

    Au micro de BFMTV ce mercredi, Patrick Mennucci a réagi à l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans sa circonscription de Marseille pour les législatives. "C’est la cinquième fois qu’il change de lieu de vote, on va devoir discuter de tout ça, en même temps qu’il nous explique ce qu’il connaît du centre-ville de Marseille, à paris le Vieux-Port un jour de soleil et de meeting". Et dans un communiqué, Patrick Ménucchi critique ce parachutage parisien : "Jean-Luc Melenchon a fait le choix d’être candidat à Marseille, dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône, circonscription dont je suis le député sortant et candidat pour un second mandat. C’est une clarification. Il clarifie la (...)

     

  • 10 mai

     

    Benoît Hamon lancera son propre mouvement transpartisan le 1er juillet

    Benoît Hamon, candidat socialiste à l’élection présidentielle, a annoncé mercredi 10 mai, sur France Inter, vouloir lancer, le 1er juillet 2017, son propre mouvement, transpartisan. "Le 1er juillet, je lancerai un mouvement, large, qui s’adressera aux hommes et aux femmes de gauche, citoyens, a-t-il déclaré, pour être en situation de se retrouver, de penser les suites que nous pouvons donner à ce travail que nous avons commencé lors de la campagne présidentielle, un travail sur ces idées nouvelles". Ce mouvement n’a pas encore de nom, a-t-il (...)

     

  • 10 mai

     

    Législatives : Jean-Luc Mélenchon candidat à Marseille face au PS sortant Patrick Mennucci

    "Le chef de file de La France insoumise a informé ses adhérents de son choix. Il confirmera sa décision lors de sa visite à Marseille jeudi 11 mai. Jean-Luc Mélenchon devrait être candidat aux législatives à Marseille dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Le chef de file de La France insoumise, qui, mercredi 10 mai au matin sur l’antenne de RMC-BFM-TV, a estimé qu’il serait « probablement » candidat à Marseille, a confirmé son choix dans la journée dans une lettre adressée aux « insoumises et insoumis » marseillais, que Le Monde a pu consulter". En savoir plus sur (...)

     

  • 10 mai

     

    Anne Hidalgo, Christiane Taubira et Martine Aubry lancent un mouvement politique, "Dès demain"

    Ils s’adressent à "tous les humanistes qui croient encore en l’action". Des figures politiques comme les maires PS de Paris et Lille, Anne Hidalgo et Martine Aubry, et l’ex-ministre de la justice Christiane Taubira, ainsi que des intellectuels et des artistes, parmi lesquels Yann Arthus-Bertrand ou Jacques Higelin, cosignent une tribune publiée dans Le Monde, mercredi 10 mai. Ils y annoncent le lancement d’un mouvement politique baptisé Dès demain." http://www.francetvinfo.fr/politique/anne-hidalgo-christiane-taubira-et-martine-aubry-lancent-un-mouvement-politique-des-demain_2184369.html#xtor=CS1-746

     

  • 5 mai

     

    CONSOLAT VS US BOULOGNE : L’affiche du prochain match à domicile ce samedi 6 mai à 15h

    Contacté par Rachid Tigilt, un des fervent supporter du GS CONSOLAT nous relayons volontiers l’affiche du prochain match contre l’US Boulogne. En effet, encore une fois le club Marseillais évoluant en National fait une remarquable saison : il est 6ème à 7 point du leader ! Aussi pour saluer encore une fois les exploits du staff et de l’équipe du président Mingalon nous vous informons qu’il s’agit de l’avant-dernier match de la saison à domicile ( Stade La Martine) se jouera ce samedi, à 15h, Venez nombreux ! et hou ha allez Consolat (...)

     

  • 4 mai

     

    Les trois grandes autorités juive, protestante et musulmane appellent ensemble au vote Macron, pas les catholiques

    Les trois grandes autorités juive, protestante et musulmane appellent ensemble au vote Macron. Aucun responsable catholique ne s’est joint à cette initiative inter-religieuse. Les trois principales autorités juive, protestante et musulmane, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le pasteur François Clavairoly et le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Anouar Kbibech appellent jeudi 4 mai "au vote républicain pour Emmanuel Macron" pour le second tour de l’élection présidentielle, dans une déclaration "d’une même voix". (...)

     

  • 24 avril

     

    #SansMoiLe7Mai

    le Hashtag #SansMoiLe7Mai, Décider de ne pas voter au second tour Avec #SansMoiLe7Mai, de nombreux internautes ont décidé de ne pas voter le 7 mai prochain. Pour des raisons diverses. Comme cet internaute, "on nous demande de choisir entre la haine des étrangers ou la haine des pauvres. Ou un autre "Ce score de Macron marque l’immaturité politique des Français totalement manipulés par les médias", ou d’autres mécontents/"Certains semblent répondre à Jean-Luc Mélenchon, qui a déclaré dimanche soir, qu’il demanderait l’avis de ses militants par vote électronique en vue du second (...)

     

  • 24 avril

     

    Le PS appelle à voter Emmanuel Macron au 2ème tour

    Le Parti socialiste appelle "à battre l’extrême droite" et donc "à voter" pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, a déclaré lundi Jean-Christophe Cambadélis. "Nous appelons à battre l’extrême droite, Marine Le Pen, et donc nous appelons à voter Macron. Cette prise de position a été unanime au sein du bureau national du PS et c’est suffisamment rare pour que ce soit souligné", a déclaré le premier secrétaire du PS au micro de BFMTV.

     

  • 24 avril

     

    Ces 56 communes où Marine Le Pen n’a recueilli aucune voix

    Ces 56 communes où Marine Le Pen n’a recueilli aucune voix "La candidate du Front national a réalisé un score historique avec plus de 7,5 millions de voix. Mais Marine Le Pen n’est pas pour autant populaire dans toutes les villes de France. Il existe même 56 communes où le Front national n’a obtenu strictement aucune voix. Il s’agit de petits villages avec moins de 100 inscrits sur les listes électorales. La majorité de ces bourgs se situe dans le sud-ouest de la France." http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/carte-ces-56-communes-ou-marine-le-pen-n-a-fait-aucune-voix_2159674.html#xtor=CS1-746

     

  • 4 avril

     

    Romano Dives | Journée Internationale des Roms

    Romano Dives | Journée Internationale des Roms Le 8 avril symbolise l’union des Roms, qui se sont choisis en 1971 un hymne, un drapeau, une fête internationale : le « Romano Dives ». Pour sa 10ème édition, Latcho Divano célèbre cette journée phare à la Friche Belle-de-Mai, en proposant au public de découvrir l’action de terrain de chaque association militante et culturelle oeuvrant pour les Roms à Marseille, des activités pour tous, et un grand concert gratuit. Friche La Belle de Mai 41 rue Jobin - 13003 Marseille

     

Articles récents

Articles au hasard