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<FONT COLOR="#01B0F0">Journée de réflexion sur les relations filles-garçons : comment se comportent les jeunes ?

7 novembre 2012 - Dernier ajout 8 novembre 2012

Pour clore cette journée autour des relations filles-garçons, l’ADEJ a choisi d’inviter pour cette dernière table-ronde des spécialistes de l’interaction entre jeunes et technologies de l’information et de la communication. Plus particulièrement, il s’agissait ici de comprendre le rapport des adolescents à l’outil Internet. Pour en évaluer les différents composants, c’est une spécialiste des sciences de la communication et une association experte dans les problématiques liées aux usages numériques qui sont intervenues.


 

Comprendre le comportement des enfants et adolescents pour mieux appréhender les risques, c’est ce qu’ont transmis pour ce dernier échange de la journée les intervenants. Barbara Fontar est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université de Rennes II. A travers ces différents travaux, elle a notamment mené une enquête en 2010, aux méthodologies qualitatives et quantitatives avec des enfants de 8 à 18 ans, qui a permis de mettre des mots sur l’usage d’Internet chez les jeunes. Pour cette intervention, elle s’est également appuyée sur une enquête européenne, qui relève du projet EU Kids online et qui se base sur 27 pays. Mais avant, en introduction, Janine Ecochard, vice-présidente du Conseil général des Bouches-du-Rhône déléguée à l’éducation, a rappelé le long travail qu’il y avait encore à entreprendre et les stéréotypes à faire éclater. En terme de communication, le Conseil général a mis en place depuis 10 ans le dispositif Ordina13 « qui permet aux élèves d’accéder à une pédagogie de l’informatique ». Pour prévenir des dangers qui peuvent se présenter, un travail avec l’ADEJ a été fait et une brochure « Ordina13, bien démarrer sans déraper » a été éditée, permettant de connaître les avantages et les inconvénients de l’usage de l’informatique et surtout d’Internet.


Les représentations médiatiques et sociales

Bien souvent, la pratique d’internet par les jeunes renvoyée par les médias ne trouve pas d’écho favorable mais ce n’est pas un phénomène nouveau. Comme l’a souligné Barbara Fontar, également spécialiste des médias, « depuis le XVIIIe siècle, dès lors qu’apparaît un nouvel objet, une nouvelle pratique culturelle, médiatique, avec les journaux, la télévision au XXe siècle puis d’Internet aujourd’hui, sans oublier l’arrivée du rock ’n’ roll, du rap dans les années 80, on voit s’affronter systématiquement des discours encenseurs et réprobateurs ». L’inconnu effraie et laisse sceptique. Internet ne fait pas l’impasse à cette crainte et selon la sociologue, les médias ont toute leur part de responsabilité : « on peut être frappé par la manière dont les médias, notamment télévisuels, dépeignent l’outil Internet, et en particulier les pratiques d’Internet et de la jeunesse ». Le web serait alors considéré « comme un territoire à risque où les adolescents se feraient régulièrement piéger ». Le web, un tableau bien sombre ? « À la télévision et dans les magazines dits d’information, Internet est abondamment décrit comme le lieu de tous les dangers : mauvaises rencontres, addictions, confusion avec le monde réel, pornographie, escroquerie ». Lors des entretiens menés avec les parents, la sociologue a pu remarquer « que cette vision anxiogène et caricaturale des discours télévisuels sur Internet n’est pas sans incidence sur les inquiétudes des parents qui intériorisent ces discours ».

Nombre de parents interrogés ont justifié leurs inquiétudes « par un élément simplificateur à souhait mais efficace : « avec tout ce qu’on entend » » en faisant référence aux faits-divers relayés, facteur de généralité mais « un fait-divers n’est pas un fait social ».

Du point de vue de la représentation sociale, Internet est victime du même effet, rendant « cette technologie responsable de maux et de la désigner comme l’ennemi de la jeunesse, quitte à prendre les symptômes pour les causes ». Selon la sociologue, les inquiétudes ressenties deviennent l’enjeu du conflit intergénérationnel, symptôme qui survient à chaque fois qu’une nouvelle pratique de ce type apparaît. Alors quel est le rôle des médias dans la construction de ces représentations sociales ? Durant ces entretiens avec les parents, Barbara Fontar a de suite remarqué que les médias avaient effectivement une incidence sur l’opinion qu’ils pouvaient se forger d’Internet : «  ils vont projeter sur leurs enfants ce que les médias relaient. Ils ont évoqué alors des faits divers vus dans les journaux télévisés et dans certains magazines dits de société qui, en réalité, font ce qu’on appelle de l’information spectacle c’est-à-dire qu’ils font plutôt appel à nos émotions qu’à notre raison ». La principale méfiance que les parents peuvent avoir concerne l’aspect relationnel, communicationnel, et pour certains, « ils vont opposer les fausses relations, celles qui seraient sur Internet, aux vraies relations ». Apparaît donc en première ligne de mire les réseaux sociaux, « pourtant, ils discutent avec leur copains et copines, ça n’a rien de virtuel, c’est bien une discussion réelle ». Les jeunes seraient alors adeptes de la fonction phatique de la communication à l’inverse des adultes qui répondent à une fonction informative : «  les adolescents ont besoin de contact et c’est ça la fonction phatique. Ça fait partie de leur cheminement de ce besoin d’être en contact et dès qu’on comprend ça, on commence déjà à dédramatiser avec ce qui se joue sur les réseaux sociaux ». Les parents ont tendance à être «  en décalage » avec ce type de relations et à craindre la mauvaise rencontre, sentiment qui intervient plutôt pour les filles, pour les garçons les parents manifesteront plus d’inquiétudes pour ce qui relève des pratiques du jeu. « On est bien là dans un rapport qui a à voir avec le corps et les enjeux liés au corps de la fille et non pas à celui du garçon ». Des craintes sont également développées en ce qui concerne la pornographie, « crainte dont on trouve les origines dans les représentations médiatiques et sociales ». Pour autant, l’outil internet n’est pas systématiquement stigmatisé et certains parents y trouvent là un moyen « d’apprentissage, de recherche » soit «  un formidable outil de connaissances ».

Dans les milieux populaires, Barbara Fontar a constaté que l’outil Internet apparaissait comme nécessaire pour le soutien scolaire.

Internet au regard des jeunes

Après avoir évalué la perception d’Internet sur les parents, la sociologue s’est intéressée aux représentations de cet outil par les jeunes. Elle a décelé trois principaux modes d’appréhension. Pour 86 % des jeunes, Internet est un outil de communication : « on constate que les filles sont un peu plus nombreuses à avoir cette vision » mais pour comprendre ces usages, Barbara Fontar tient à préciser que «  c’est la variable de l’âge et non du sexe qui est la plus pertinente pour comprendre les usages d’Internet chez les enfants et les adolescents ». Ainsi, 98,8 % des lycéens le perçoivent comme un outil de communication « parce qu’ils sont à ce moment-là tous des usagers de Facebook ce qui n’est pas le cas des enfants en primaire ». 86% des jeunes s’accordent à dire que c’est un outil de divertissement avec une légère tendance chez les garçons. Selon la sociologue, «  il semble que les pratiques et les représentations se rencontrent. Dans la mesure où les garçons utilisent davantage Internet pour leur usage personnel et où les filles vont avoir un usage un tout petit peu plus développé pour l’école ». 81% considèrent que c’est une très « grande bibliothèque » et «  là encore, plus ils grandissent et plus ils ont cette représentation ». La dimension marchande d’Internet est également intégrée aux pratiques pour 57 % des jeunes. Le sexe ressort une nouvelle fois comme une variable de ces données avec une majorité de garçons mais la variable «  la plus pertinente est le fait de vivre à la campagne ou d’être urbain » avec une tendance d’usage commerciale pour ceux qui vivent à la campagne.

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Barbara Fontar a présenté une synthèse de l’étude « Les jeunes et internet : de quoi avons-nous un peur » réalisée avec Elodie Kredens auprès de 1000 enfants et adolescents

Au vu des pratiques d’usage, les filles sont plus nombreuses à surfer sur la toile depuis leur chambre, «  elles auront une pratique plus abritée des regards d’autrui ». Ont-elles un souhait plus particulier que les garçons de protéger leur vie privée, Barbara Fontar pose la question. De manière générale, les filles vont préférer passer plus de temps avec leurs familles, leurs amis sur Internet que les garçons, qui auront un usage plus solitaire. En ce qui concerne les espaces nomades, les filles sont plus nombreuses à posséder un téléphone portable mais les garçons auront un plus grand usage d’Internet sur ces appareils. Ce qui est également apparu durant l’étude, c’est une symétrie dans l’accompagnement parental c’est à dire que les mères vont passer du temps sur la toile avec leur fille et inversement, « comme si l’accompagnement devait être sexué ». Concernant les fréquences d’usage, les garçons « vont avoir des sessions intenses mais la différence est très minime, 3 points. Ce qui est contradictoire, c’est que les filles ont montré plus de manque, de plus si l’outil devait disparaître, sans doute parce qu’elles développent un peu plus que les garçons cet aspect relationnel ». Encore une fois, plus ils vont grandir et plus les fréquences d’utilisation seront supérieures, néanmoins, les jeunes qui passent beaucoup de leur temps sur Internet sont en marge : « 4% de notre échantillon dit passer parfois plus de 4h d’affilée sur Internet, donc c’est assez peu. On constate que dans ces 4 %, 3 % sont des filles et 6 % des garçons ».

Si dans les idées reçues, garçons et filles ont un usage différent d’Internet, il en est en réalité autrement. «  Garçons et filles partagent les mêmes activités favorites, simplement, elles ne tiennent pas le même rang à l’exception de la musique. Filles et garçons possèdent alors des usages convergents d’ailleurs, ils citent Facebook et YouTube comme les deux premiers sites d’utilisation ». Le plus gros contraste qu’elle a pu noter va se jouer sur des critères plus minimes : le blog va être une activité féminine à l’identique des usages scolaires. Les discussions en ligne sont également plutôt dévolues aux filles quoique la différence est fine : 86 % contre 76 % pour les garçons mais «  ça ne signifie pas que les garçons ne seraient pas intéressés par les usages relationnels permis par Internet ». En caricaturant « légèrement », Barbara Fontar déclare « que le lien social, la recherche de connaissances et la musique caractériseraient un peu plus les filles que la vente, la recherche d’informations pratiques, des acquisitions de films et de logiciels et le jeu qui seraient l’apanage de garçons ». Autre stéréotype, celui des jeux sur Internet, qui serait l’exclusivité des garçons : «  il apparaît en fait que les filles sont aussi grandes joueuses que les garçons, simplement ils ne s’adonnent pas au même jeu. 80 % des filles jouent sur Internet et 86 % les garçons, donc on peut dire que c’est une activité masculine mais c’est malhonnête ! » Par contre, si l’on regarde la nature des jeux proposée par les concepteurs, on s’aperçoit qu’elle est « hyper sexuée » constate la sociologue, voyant là « une reproduction des stéréotypes : «  les garçons jouent majoritairement aux jeux de rôle, au quête, au combat dans des univers fantastiques, aux jeux de guerre, de tir, de voitures. Les filles nous parlent de jeux d’élevage, de coiffure, de maquillage, de jeux de simulation qui reproduisent la vie avec un personnage qui a une vie virtuelle. Là on peut parler de virtualité par contre ».

Les différents entretiens que la sociologue a pu avoir ont montré « clairement » que les usages d’Internet n’étaient pas tant liés au sexe mais plutôt à des périodes de la vie. « La toile que les jeunes tissent sur Internet va s’élargir avec l’âge et leurs goûts vont être façonnés en fonction de celui-ci ». Si les enfants jouent, les adolescents passent plus de temps à écouter de la musique, discuter avec leurs amis « et on est bien là dans quelque chose qui n’est pas spécifique à Internet : quel enfant d’hier n’a pas eu pour principale activité le jeu et quel adolescent d’hier et d’aujourd’hui n’a pas eu pour principale activité d’écouter de la musique et de passer du temps avec ses copains ». Ces activités n’ont rien de spécifique à Internet et «  on constate que si Internet permet d’assouvir plus facilement certaines passions et activités, l’outil n’en crée nullement de nouvelles ». A travers ces recherches, la sociologue en a déduit que «  pour comprendre les pratiques d’Internet chez les jeunes, il faut comprendre la situation sociale et personnelle qui est la leur ».

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L’association Calysto a notamment réalisé le quatrième baromètre « Enfants et Internet » 2009-2010 avec l’association La Voix de l’Enfant

L’association Calysto

Depuis 9 ans, les membres de l’association parisienne sillonnent la France pour proposer aux établissements scolaires, élèves et communauté éducative, des journées d’informations et de prévention liées aux risques d’Internet et des outils numériques. En parallèle de ces actions, Calysto s’est associée à un certain nombre de groupes de travail, comme récemment avec le défenseur des droits et notamment des enfants. L’Internet que l’association définit est un outil «  à l’évolution très rapide : de l’arrivée du blog en 2004, on est passé sur une échelle très courte aux réseaux sociaux, utilisés par un grand nombre et que les enfants et adolescents affectionnent tout particulièrement ». Dans ce vif cheminement, le web s’est transformé, passant du web traditionnel au web 2.0, « ce qui a donné la possibilité à tous de pouvoir s’exprimer, d’envoyer des messages, et par conséquent de devenir émetteur, action que les enfants et les adolescents affectionnent ». Selon Thomas Rohmer de l’association, «  c’est un fait important qui a marqué une réelle évolution dans les comportements et notamment chez les adolescents ». Mais selon lui, cela a aussi créé « un sentiment d’impunité naturelle quand les jeunes sont derrière leur écran, ils ont l’impression qu’il ne peut rien se passer, qu’ils sont dans un environnement sécurisé ».

Pour l’association Calysto, à travers la facilité d’accès et notamment des sites pornographiques, un certain nombre de problématiques se pose notamment dans la construction de l’identité sexuée des enfants. « Ce qui est le plus gênant, c’est que dans l’inconscient des enfants, Internet est souvent la boule de cristal qui répond à toutes leurs questions et, on ne les a absolument pas préparé ni accompagné à avoir un esprit critique et à prendre de la distance par rapport à Internet mais aussi à tous les médias ».

«  Quand on cherche à regarder les postulats qui s’imposent explique Thomas Rohmer, dans les rapports de séduction et dans les rapports filles-garçons, beaucoup de choses ont changé. Non pas fondamentalement dans la manière dont fonctionnent les filles et les garçons mais dans la facilité de la mise en contact avec l’autre ». Selon l’association, l’un des principaux dangers de ces interactions, c’est de ne jamais «  être totalement sûr de l’identité des personnes avec lesquelles on converse », dans le cas où, bien sûr, les échanges se font avec des inconnus. Ils savent de quoi ils parlent puisque l’association est venue mettre au grand jour une petite expérience qu’elle avait mise en place il y a plus d’un an afin « de montrer un peu la manière dont les ados peuvent parfois se comporter grâce à ce sentiment d’impunité que développe l’écran ». Ils se sont fait passer pour une jeune fille célibataire de 16 ans, à l’époque sur le chat de MSN, et ont conversé avec un jeune garçon. En trois quart d’heure, ils ont réussi à avoir sa photo par son blog, son numéro de portable suite à un rendez-vous convenu et donc son adresse postale grâce au site Internet de numéro inversé. Le jeune garçon a aussi divulgué l’établissement scolaire où il allait : « pourquoi ne pas l’attendre devant le collège, pas forcément un pervers ou un pédophile, mais l’un de ses camarades qui veut se venger de lui et le mieux, pour se venger, c’est de créer un profil de filles bidon et de lui donner rendez-vous. Évidemment ça marche très bien » a convenu l’association. Une deuxième entourloupe a été façonnée où le garçon, plus entreprenant «  il est de suite dans un rapport de séduction » a, après avoir montré une photo de lui dévoilant peu à peu les parties de son corps, fini par envoyer une photo de lui dans le plus simple appareil. «  Il nous avait dit à quelle faculté il allait, imaginez qu’on veuille lui nuire ». Une opération du même genre a été menée sur le site Facebook et les résultats sont les mêmes « l’intimité est dévoilée de la même manière ».

Pour l’association, ces expériences n’ont pas été montées pour faire peur «  car le vrai problème sur Internet ,ce n’est absolument pas la pédophilie, la mauvaise rencontre, c’est tout simplement le nombre conséquent d’informations personnelles qu’on laisse ici et là et dont on n’a pas toujours la maîtrise ». Une remarque qui a été faite autant pour les adolescents que les parents.

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Extrait du document « Christiane et Monique » de 1976. Un film de Carole Roussopoulos

Retours d’expériences

L’association Tilt de Marseille, qui travaille sur les contenus d’archives et des films contemporains, a présenté deux documents à travers « Le miroir des images : analyse des représentations de genre et orientations sexuelles dans l’audiovisuel ». L’un est issu des archives du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, c’est un extrait d’archives de 1973 qui présente une ouvrière syndicaliste de l’usine Lip, en grève. Ainsi, le racisme et sexisme sont mis en relation. Dans le document « Christiane et Monique », l’ouvrière remplace dans son récit le mot « homme » par « blanc » et le mot « femme » par « arabe ». Ça donne, extrait : « seul les grands chefs blancs mènent la lutte, nous les arabes, on suit. Remarque, à part les arabes, il y a des blancs qui ne sont pas des grands chefs, il y a beaucoup de petit blancs. Ils n’ont pas beaucoup la parole mais quand même, quand ils disent quelque chose, c’est moins mal vu que quand c’est un arabe. Et ces petits blancs, dans certains cas, ils sont quand même du côté des grands chefs blancs. Par exemple en ce qui concerne les problèmes d’arabes, c’est vrai on a des problèmes d’arabes, eh bien les blancs ils ne peuvent pas comprendre, ça les dérange... ». Pour la responsable de l’association Tilt, «  il est très difficile de faire un pas de côté sur les questions de relations hommes-femmes et ce document est pratique pour cela ». L’autre document, plus contemporain, « permet de mettre les choses en perspective et de faire un électrochoc dans les classes » lors d’interventions que l’association mène.



Première table-ronde

Deuxième table-ronde

 



 

 

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