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Jacques Vergès, ou la mort de l’Occident

24 octobre 2011

Akli Mellouli est responsable départemental et national du parti socialiste, élu local à Bonneuil-sur-Marne, et engagé depuis de nombreuses années sur la thématique de la diversité. A la suite de la loi du 23 février 2005, il fonde « l’espace franco-algérien ». Il est alors en lutte notamment contre l’article 4, qui reconnait dans les programmes scolaires le rôle positif de la présence française en outre-mer et en Afrique du Nord, et accorde aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. Il veut que la colonisation soit dénoncée, premier pas vers l’arrêt de « l’injonction intégratrice » pour les immigrés post-coloniaux et leurs familles. L’avenir est commun, à condition de dire l’histoire. De sortir de l’oubli. A l’occasion du cinquantenaire des massacres du 17 octobre 1961 à Paris, qui mieux que Jacques Vergès, avocat du FLN, pouvait dire cette histoire et poser cette question du crime colonial ? Il était l’invité, le 19 octobre dernier, de l’espace franco-algérien à Paris. Plongée au cœur d’un débat passionnant, avec l’un des personnages français les plus controversés de ce siècle.


 

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Akli Mellouli et Jacques Vergès, juste avant le débat organisé à Paris par l’espace franco-algérien

Le 17 octobre 1961, Jacques Vergès n’est pas à Paris. Il est à Alger, et vit ses horreurs quotidiennes, ses tortures et ses morts au nom du colonialisme. Aujourd’hui, il dresse un parallèle entre ces tortures perpétrées lors de la guerre d’Algérie et la terrible répression organisée à Paris en ce funeste 17 octobre. Un mode répressif qui aurait « révélé », sur le sol français, le vrai visage du colonialisme de l’époque.
Ce qui s’est passé le 17 octobre à Paris est intéressant car il montre aux français ce qu’était le régime colonial. A cette époque, j’étais en Algérie. Un jour, j’ai été voir le secrétaire général à la police à la préfecture d’Alger, Paul Teitgen : les paras avaient arrêté un enfant de 12 ans, et ses parents étaient morts d’inquiétude. Il m’assure qu’il aura des nouvelles dans les 48h : « J’annoncerai que vous êtes son avocat, ça va peut-être calmer ses bourreaux. Mais je ne pense pas qu’il ait subi de sévices pour l’instant, je connais tous les lieux de torture d’Alger ». Toute la ville était couverte de lieux de torture, comme le visage d’un variolé couvert de bubons. Je lui ai dit qu’il les connaissait d’autant mieux que c’est lui qui assignait à résidence les prisonniers dans ces lieux. Comme giflé, il m’a répondu que s’il ne les assignait pas, les prisonniers seraient tout de même dans ces lieux. Alors à quoi rimaient ces assignations ? Il m’a répondu : « c’est une arithmétique macabre : quand j’assigne 20 personnes et que 15 sont présentées au juge, je sais que 5 sont mortes sous la torture ». Les paras frappaient sur les blessures des prisonniers, qui s’infectaient et tournaient en abcès purulents. Le médecin commis parlait d’abcès tuberculeux pour des personnes qui ne l’étaient pas. Un abcès devant, et un derrière, symétriques ! Voilà l’atmosphère d’Alger à cette époque-là. J’y ai vu le colonialisme dans son aspect le plus brutal. A travers le 17 octobre 1961, les français ont pu voir que ces méthodes s’étaient introduites en France.

Jacques Vergès dénonce une apparente hiérarchie des mémoires en France. Il convoque le cas Papon. Poursuivi et jugé pour ses responsabilités dans la déportation de français juifs lors de la seconde guerre mondiale, il conserve une totale impunité vis-à-vis de son orchestration du massacre du 17 octobre 1961. Pourtant nul ne peut minimiser l’horreur de l’holocauste. Jacques Vergès s’avance sur le terrain glissant de la concurrence de la souffrance. Peut-être est-il plus sage de s’en tenir à l’exigence de la responsabilité. La France doit reconnaitre ses torts et ses crimes coloniaux, même si cela est compliqué et prend du temps. Assumer et dire l’histoire, car le passé colonial a joué et joue toujours le rôle d’une chape de plomb sur le travail de mémoire.

Monsieur Papon est condamné à Bordeaux en 1998 pour sa participation à la déportation des juifs en tant que sous-préfet. En 1961, il est super préfet à Paris. C’est lui qui organise la répression du 17 octobre. Des algériens sont blessés, jetés dans la seine, d’autres achevés à coups de matraque dans le métro. Il est à l’initiative des ratonnades, des noyades. Il n’est pas poursuivi. Voilà donc deux poids et deux mesures. Manifestement, la souffrance d’un algérien n’est rien par rapport à celle d’un français juif. Au procès de Monsieur Barbie à Lyon, j’ai dit, et cela a choqué beaucoup de monde, que Barbie n’avait pas fait pire que le général Aussaresses à Alger. Celui-ci a même avoué ce qu’il avait fait, mais n’a pas été poursuivi. Dans ses mémoires, il décrit comment ils ont tué Larbi Ben M’hidi par exemple : ils essaient de le pendre, la corde se casse, ils rient, ils recommencent. Ces crimes-là n’étaient pas commis par des subalternes. Aussaresses écrit aussi qu’il faisait tous les matins un rapport au général Massu, ainsi qu’au ministre-résidant Robert Lacoste, transmis ensuite au ministre de la justice à l’époque : Monsieur Mitterrand. Ces tortures, ces atteintes aux droits de l’Homme étaient couvertes par les autorités officielles en France. Et ça, on refuse toujours de l’admettre. De toute évidence, il y a en France une hiérarchie des mémoires. Qui se souvient de cette photo de ces paysans de Setif et Guelma qui courent, poursuivis par des soldats, le vent gonflant leur djellaba ? Et ce petit garçon qui lève les bras ? On ne parle pas de lui, et pourtant il est le pendant du petit garçon de la photo du ghetto de Varsovie. Seulement lui, l’arabe, n’a pas droit à l’attention.

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Jacques Vergès lors du débat

Jacques Vergès pointe du doigt « le paradoxe français ». La France, cette patrie des droits de l’homme qui a perpétré les pires atrocités de la colonisation. Alors que 2012 sera marqué par les 50 ans de l’indépendance de l’Algérie, l’auto-critique est difficile, mais nécessaire pour demain.

Il y a deux Frances. La France de Montaigne, de Diderot, de Voltaire, de la Commune, de la Révolution. Et la France de la colonisation. Elles sont deux choses entièrement différentes. Il faut que cette France progressiste reconnaisse qu’elle n’a pas à se solidariser avec la France des colonialistes. Il ne s’agit pas de repentance, mais de lucidité. On parle de la reconnaissance d’évènements historiques. Quelqu’un qui fait son autocritique ne se diminue pas, au contraire, il acquiert une dignité plus grande. Alors quand on voit Monsieur Sarkozy sommer les turcs de reconnaitre ce qu’ils ont fait aux Arméniens en 1915, on croit rêver. Lui qui ne sait pas reconnaître ce que les français ont fait en 1945 et ensuite de 1954 à 1962 en Algérie. C’est invraisemblable. En 2007, Angela Merkel, rendant hommage à Jérusalem aux victimes juives du nazisme, déclarait « L’humanité grandit en assumant la responsabilité du passé ». Et nous, en France ? Bien sûr, François Hollande a participé aux commémorations du 17 octobre sur le pont de Clichy. Mais pas le président de la république. Le maire de Neuilly fait toujours du négationnisme. Il est crucial pour le pays de reconnaitre les faits et d’en tirer les conséquences. Des centaines d’algériens ont été jetés dans la Seine, tués. Leurs familles doivent être indemnisées. Ce serait un premier geste concret.

Interventions militaires en Côte d’Ivoire, en Lybie : Jacques Vergès y lit une tentative de recolonisation française. Le positionnement anti-ingérence de l’avocat est bien connu, et il le relie avec force à l’actualité, sans aucun compromis, sans aucun doute. Et cela même lorsque les dictateurs crient au bain de sang pour les révoltés…

En Côte d’Ivoire, l’occident a annoncé Ouattara vainqueur. Mais dans le nord du pays, les élections étaient contrôlées par des militaires rebelles putschistes, les mêmes qui ont commis les pires crimes, reconnus par l’ONU. J’ai vu de mes yeux des procès-verbaux d’élection affichant : 500 inscrits, 520 votants, 520 pour Ouattara. Et on voit l’armée française débarquer à Abidjan et tirer au canon sur la présidence de la république pour imposer son candidat. Puis on voit arriver le premier ministre, suivi d’une horde d’industriels. C’est quoi, selon vous ? J’appelle cela la recolonisation. Savez-vous comment le président Gbagbo a été arrêté ? Il y a un couloir qui unit l’ambassade de France à la présidence de la république. On a lancé par ce couloir de la fumée et des gaz. Le président a dû sortir, et on a lancé sur lui les hélicoptères et le GIGN. On est en présence d’un conflit électoral dans un pays indépendant : qu’est-ce qui autorise l’occident à venir intervenir et prendre parti ? En Lybie, Total a réussi à décrocher 35% du marché du pétrole. Pour cela, on est intervenus dans une guerre civile qu’on a suscitée. Ce qui se passe en Lybie, ce n’est pas ce qui s’est passé à Tunis ou au Caire, ce n’est pas un mouvement populaire qui a renversé l’Etat. En Lybie, on a chassé le pouvoir légal en bombardant avec des avions de l’OTAN. Pour protéger des populations civiles, on a tué des civils, bombardé des hôpitaux. Et ces tentatives de recolonisation s’habillent de grands mots, tels que « les droits de l’homme ». On était déjà dans une démarche de recolonisation au temps des dictateurs. N’oublions pas qu’alors que Ben Ali est renversé, la ministre des affaires étrangères française est en Tunisie, soi-disant en train d’aider son père à faire une opération immobilière minable. N’oublions pas non plus qu’alors que les égyptiens occupent la place Tahrir, François Fillon est l’invité de Moubarak. Et à peine sont-ils renversés, on saisit leurs biens en France, on joue les professeurs de vertu, alors qu’on ne cherche qu’à perpétuer les anciennes pratiques : à faire du Ben Ali sans Ben Ali, à faire du Moubarak sans Moubarak.

Jacques Vergès, lors du débat avec l'espace franco-algérien

Jacques Vergès diagnostique un occident malade, mourant, accumulant les horreurs et les crimes pour maintenir tant bien que mal son pouvoir branlant. Géant aux pieds d’argile ? L’avocat voit cependant au bout du tunnel un nouveau monde émergent, porteur peut-être de plus de bonheur. Quitte parfois à jeter le bébé de la démocratie, du droit de la femme, de la liberté d’expression avec l’eau du bain colonialiste occidental.

Quand un monde meurt, il accumule les erreurs et les crimes. Et l’avenir, déjà, ne lui appartient plus. Nous assistons à la fin d’un monde qui a semé le désastre sur la terre entière. Qu’est-ce que l’Europe a fait en Amérique ? Elle a tué les peaux-rouges, détruit la civilisation des Aztèques au Mexique, des Incas au Pérou. En Afrique du Nord ? Elle a conquis les pays, nié leurs tradition, culture, langue. En Afrique noire ? Sous prétexte de combattre l’esclavage, elle a établi le travail forcé. Mais aujourd’hui, cet occident-là n’a plus la force de maintenir son pouvoir. Je le compare à la situation d’un syphilitique en stade tertiaire : il est atteint de paralysie générale et a le délire des grandeurs. Monsieur Bush voulait remodeler le Moyen-Orient, et il a semé le désordre partout. Monsieur Sarkozy veut remodeler l’Afrique, et il est en train d’y semer l’anarchie. Je reviens d’Abidjan. Sur le site de l’ambassade de France, on peut lire «  au cas où on vole votre sac, votre voiture, si on vous attaque, téléphonez à cette adresse ». Regardons la situation en Lybie. Le comité des insurgés n’est pas complet, il y a divisions, des conflits. Le général qui commandait les troupes au départ a été tué, on n’essaie pas de savoir par qui. L’occident aujourd’hui a la possibilité de renverser les gouvernements en place, mais il n’a plus la possibilité d’instaurer un ordre. D’ailleurs, sur quel modèle serait fondé cet ordre ? L’occident est marqué par ses scandales immobiliers, ses trafics, ses porteurs de valises, ses hommes politiques prenant des bains dans les piscines des hommes d’affaires. Ses commissions et rétro-commissions touchées sur les ventes d’armes. Ses médias en collusion avec les politiques. De quel droit va-t-on en Afrique ou au Maghreb en énonçant la bonne façon d’agir ? C’est un peu comme la prostituée qui dirait à la jeune fille dont la jupe est un peu courte : « reste sérieuse, ma fille ». Un autre monde émerge, et l’occident se débat avec furie pour reconquérir son pouvoir, comme un animal blessé. Il y a 20 ans, qui aurait pensé que les chinois diraient aux européens « écoutez les enfants, nous sommes prêts à vous aider, mais soyez sérieux ». La Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud émergent, et tous se lèvent contre la pratique de l’ingérence. Il y a de l’espoir.

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la remise du Tee shirt et de la casquette par l’association AMAL

A l’issue du débat, l’association AMAL s’avance. En arabe, Amal signifie « espoir ». En français, c’est le sigle pour désigner « l’association pour la mémoire algérienne ». Une association de jeunes franco-algériens donc, qui ont repris le flambeau de la mémoire, et qui se battent notamment pour que ce crime d’Etat du 17 octobre 1961 soit reconnu officiellement. Ce sont eux qui sont à l’origine de la commémoration collective de 8 maires de la banlieue parisienne, le 17 octobre dernier. Ils s’avancent pour remettre à Jacques Vergès un Tee-shirt et une casquette spécialement conçus à l’effigie du cinquantième anniversaire des massacres. Emu, l’avocat accepte le cadeau, avant de lancer : « Demain, je prends l’avion pour Pau, pour rendre visite à George Ibrahim Abdallah. En arrivant, j’ouvrirai mon veston pour lui montrer le tee-shirt. Je pense qu’il appréciera ».

 



 

 

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