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Immersion dans la décennie noire de l’Algérie

10 septembre 2012 - Dernier ajout 9 septembre 2012

A l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, de nombreuses manifestations fleurissent dans le paysage culturel. Ce mois-ci à Marseille, c’est une exposition photographique du grand reporter Patrick Mesner, en partenariat avec le Club de la presse Marseille Provence Alpes du sud, qui s’est installée à l’Espace culture de la Canebière, L’Algérie le temps suspendu, issue du carnet de route éponyme. Un pan de l’histoire, la décennie noire, que le photographe a réussi à immortaliser, parfois aux dépens de sa propre vie, mais sans jamais tomber dans le sensationnel. L’adepte du 50 millimètres, optique transmise par le fondateur de l’agence Magnum, Henri Cartier-Bresson, se confie et dévoile ces pages noires de l’histoire.


 


Med’in Marseille : afin de mieux situer votre travail, pouvez-vous nous parler de vous ?

Patrick Mesner : je suis né à Alger il y a cinquante-huit ans, j’ai connu la guerre d’Algérie là-bas. J’y ai perdu ma mère lorsque j’avais trois ans, elle en avait trente-deux et la seule manière de pouvoir me nettoyer la tête, à l’âge de quatorze ans, était le voyage. Je me suis dit qu’il n’y avait que ça qui pourrait me permettre d’aller devant d’autres cultures. J’ai donc fait le tour du monde et c’est comme ça que je suis devenu journaliste. Il y a trente trois ans, je rentrais à l’AFP (l’Agence française de presse) à Marseille. Ensuite, je suis passé par l’agence de photojournalisme Gamma, une agence prestigieuse. La photographie devenant quelque chose de difficile pour en vivre, je suis retourné à l’école de journalisme afin d’y apprendre à me servir d’une caméra, et c’est comme ça que je suis rentré à France 3 Méditerranée. Je suis resté douze ans à la rédaction de Marseille avant de prendre mes ailes et partir une nouvelle fois. Je me suis installé pendant cinq années dans le Pacifique sud où j’étais basé en Nouvelle-Calédonie. J’ai fait toute une série de documentaires sur les vingt-cinq pays insulaires du Pacifique. Mon précédent livre s’appelle Kanak, portraits de groupe auquel j’ai consacré cinq ans de travail documentaire en photo, texte et cinéma au peuple Kanak de Calédonie, autour de leur culture et leurs coutumes. C’était quelque chose d’assez compliqué et pour lequel il fallait être sur place parce que là-bas, le temps n’existe pas. On vous donne rendez-vous aujourd’hui mais on vient dans un mois et quand on veut interviewer des gens ou les photographier c’est problématique.

Comment se sont déroulées vos escapades en Algérie ?

J’ai fait deux voyages, l’un en 1990 avec l’espoir de la naissance de la démocratie sauf que ce sont les islamistes qui sont arrivés en tête, ce qui n’était pas attendu. Mon deuxième voyage, en 1993, est une période intéressante parce que les massacres ont commencé dès 1992 et jusqu’à n’en plus finir, une décennie presque, jusqu’en 1999.

En 1990, j’étais l’un des premiers journalistes à partir en Algérie avec la rédaction de France 3 Marseille pour couvrir les premières élections libres et la naissance du multipartisme. À l’époque, c’était le FIS (Front islamique du salut) qui était devant un peu tout le monde. L’année suivante, le gouvernement algérien a décidé d’annuler les élections de crainte que les islamistes passent au pouvoir et, à ce moment-là, devant la fureur des islamistes, des branches plus radicales ont émergé et il y a eu le GIA (Groupe islamique armée). Le pays est devenu complètement fermé, aucun visa n’était délivré mais j’ai réussi, avec beaucoup de chances, à obtenir un visa d’écrivain par le consul d’Algérie à Marseille en disant que j’écrivais un livre sur l’histoire de ma famille. Ils m’ont cru dans la mesure où je suis né là-bas et ma mère y est enterrée. Je suis donc parti, non pas en avion mais en bateau. Arrivé dans la baie d’Alger à 7h du matin, on est là en face des arcades et de ce qu’on appelle Alger la Blanche, c’est très beau. Sur place, trois amis, entre guillemets, qui m’avaient été recommandés m’attendaient, et c’est avec ces trois amis, armés, que j’ai traversé l’Algérie. Nous sommes partis d’Alger en allant jusqu’à la frontière marocaine par l’intérieur en revisitant tous les lieux des massacres où les femmes avaient été enlevées, femmes qui servaient de putain dans les maquis, des enfants égorgés, des fermes incendiées, des enfants assassinés. On est revenu par la côte jusqu’en Kabylie pour retrouver également les ruines des fermes qui avaient été détruites et incendiées. Donc la boucle était bouclée et j’avoue que j’étais un peu inconscient à ce moment-là parce qu’on a souvent été arrêtés par des barrages de gendarmerie qui auraient pu s’avérer être de faux barrages. A chaque fois, mes accompagnateurs me disaient « Patrick planque tes appareils » et eux avaient le doigt sur la gâchette. Il s’est avéré qu’on a eu beaucoup de chance parce que c’était toujours de vrais gendarmes. Ce n’est qu’à mon retour à Marseille, trois semaines après, que je me suis vidé de tous ces évènements en me disant, « tu as été fou quelque part ».


Par vos clichés, vous mettez un point d’honneur à ne pas laisser transparaître la violence et la terreur

C’est un regard vraiment fraternel que je porte à ce pays parce qu’entre la France et l’Algérie on restera toujours indissociable dans l’histoire de l’histoire, on est frères malgré tout. Tout ça est une question de politique, les choses pourraient aller tellement plus vite et de meilleure façon d’autant qu’il y a une attente : lorsqu’on retourne en Algérie, on est accueilli comme des rois, le rien que les gens ont, ils vous le donnent, c’est extraordinaire. Donc ça c’est mon habitude de travail, ça fait trente trois ans ans que je suis photographe et je me refuse toujours, même dans n’importe quel conflit, de photographier des morts ou des hommes en armes. Je préfère la suggestion au flagrant délit voilà pourquoi il n’y a aucune image agressive.

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De g. à d. Bernard Jacquier (président de l’Espace culture), Jean Kehayan (Président du Club de la Presse) et Patrick Mesner (grand reporter)

Comment avez-vous vécu cette immersion dans l’horreur ?

Je me suis nettoyé la tête en me disant « je suis journaliste, je suis là pour faire un travail qui me tient à cœur ». Alors que j’avais fait le monde entier auparavant, je m’étais toujours refusé à franchir les frontières de l’Algérie. J’ai donc pris ce prétexte-là, en 90, lors du premier voyage pour les élections, et ensuite y retourner. Surtout, je n’avais de cesse de retrouver la tombe de ma mère. Après avoir fait plusieurs cimetières, j’ai réussi à la localiser, c’était un mercredi au cimetière de Belfort sur les hauteurs d’Alger. J’ignorais que les cimetières étaient fermés le mercredi et, bien évidemment, comme j’étais sûr que ma mère était là, j’ai commencé à escalader les grilles de ce cimetière. Miracle de l’orient, une porte s’est ouverte et un monsieur en turbané est sorti, le gardien du cimetière. Il m’a demandé ce que je faisais là, je lui ai expliqué ma démarche et avec beaucoup de gentillesse il m’a dit « le cimetière est fermé mais je vais l’ouvrir pour vous ». Il m’a indiqué la direction de la petite cabane en bois au fond de l’allée où il y avait les registres. J’ai retrouvé le nom de ma mère qui était écrit à l’encre rouge et plume Sergent-Major. C’était l’allée tout au fond du cimetière, du carré des petites gens. Ce coin-là était envahi d’herbes folles et les intempéries avaient fait éclater les tombes. J’ai localisé la tombe de ma mère, et là, il vous faut imaginer qu’il s’est passé quelque chose de très émouvant pour moi. Je me suis retrouvé à genoux à gratter la terre et j’ai retrouvé un morceau de la croix que j’avais plantée symboliquement. J’ai fait une photo de ce qu’il restait de la tombe et là, c’est un véritable contentieux qui existe entre l’Algérie et la France. Les tombes ne sont pas entretenues alors que c’est du ressort de l’État.

Parlez-nous de cette exposition qui semble se décomposer par thématique

Je l’ai effectivement décomposé en quatre périodes : la première, on démarre par le couvre-feu sur Alger. On est dans l’oppression, on sent qu’il y a une tension. Ensuite, nous avons quatre images qui représentent le voyage vers la Kabylie où l’on est dans un cabaret clandestin, Le Palais Royal, avec une danseuse du ventre telle qu’on l’imagine dans tous les fantasmes. A l’époque, cette femme, qui avait été répudiée par son mari, avait deux enfants à nourrir et chaque week-end, elle allait se prostituer dans ce cabaret pouilleux. On voit dans son corsage des billets de 10 ou 20 dinars que les gens lui mettaient dans le soutien-gorge, et pour la petite histoire, c’est un commerçant de passage qui l’a achetée pour 3000 dinars. Dans la troisième partie, c’est plutôt le regard que je porte sur l’enfance et l’attente qu’il y a à la fois des adultes et des enfants, donc on se pose sur le devenir de ce pays. Sur cette dernière, on est dans la tradition avec cette femme tatouée qui est vraiment une femme magnifique et puis cette photo anecdotique où il y a marqué « la villa du bonneur » qui est une ancienne maison de colon où il y a une faute d’orthographe. Et enfin on est sur l’exil où d’un côté, on a cet homme qui part sur Marseille et de l’autre, celui qui reste chez lui en Algérie.

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Exposition à découvrir jusqu’au 1er octobre

Quels sont vos projets pour la suite ? Prévoyez-vous un nouveau travail sur l’Algérie d’aujourd’hui ?

J’ai deux projets parce que j’ai un agent artistique et une galerie qui me représente. Du 22 septembre au 30 septembre, le festival BarrObjectif en Charente présentera l’exposition l’Algérie le temps suspendu, qui n’est pas tout à fait la même qu’à Marseille. A l’Espace culture, ce sont des tirages vintages c’est-à-dire des tirages de collections qui, aux dos, sont numérotés et signés, c’est ma propre collection personnelle. Au festival, l’exposition est présentée d’une manière différente : c’est un gigantesque rouleau qui fait 20 m de long qui retrace toute l’histoire de ce voyage.

Avec ma galerie, on réfléchit à pouvoir faire partir cette exposition à Alger et à Oran. Il va falloir discuter mais ces images sont vraiment tendres, il n’y a aucune violence donc ça devrait interroger. On va voir si, par le biais de l’attaché culturel français, on arrive à monter l’opération. J’aimerais également refaire un travail en Algérie aujourd’hui mais avec un journaliste algérien. Cet exercice de style entre un journaliste algérien et un photographe français qui croisent les regards pourrait être un projet intéressant.

En 2004, vous avez fait paraître Algérie la tombe de ma mère, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Le carnet de voyage, l’Algérie le temps suspendu c’est le deuxième livre que je voulais faire au tout départ. Ce sont uniquement des extraits de mes carnets de notes accompagnés des photographies qu’il y a dans l’exposition. Dans le livre il y en a cinquante, beaucoup plus que dans l’exposition. Le premier livre qui est sorti en 2004 s’appelait Algérie la tombe de ma mère. Pourquoi ce titre ? Parce qu’à l’époque, j’avais envoyé mon manuscrit à l’éditeur pour ce projet là et en lisant mon texte, il m’a dit « il y a une histoire là-dessous, c’est celle-là que je veux que tu me racontes ». C’était ma vie personnelle, je ne pouvais pas la raconter. Il m’a dit « je veux ça » et il m’a conseillé de l’écrire en trois couleurs, passé présent et avenir. Là j’ai ouvert mes boîtes à souvenirs avec les photos d’enfance, j’ai retrouvé des photos de ma mère, de mes sœurs et j’ai repris tous les carnets de notes. Je suis resté quasiment enfermé durant trois semaines chez moi sans sortir, jour et nuit, c’était vraiment frénétique mais sans aucune nostalgie, jamais une larme. Au bout de trois semaines, j’ai envoyé le travail à mon éditeur et au bout de deux jours il m’a répondu en une phrase « tout y est ».


Exposition jusqu’au 1er octobre à l’Espace Culture, 42 La Canebière, 1er arrondissement. Info : 04.96.11.04.86

L’Algérie le temps suspendu aux éditions L’esprit du monde et Algérie la tombe de ma mère aux éditions Le temps qu’il fait

 



 

 

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