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"Hôpital : Attention fragile !" Un doc d’utilité publique.

11 mars 2014 - Dernier ajout 12 mars 2014

En France, l’hôpital est synonyme d’accès aux soins pour tous. Ce principe d’égalité se heurte aujourd’hui aux problèmes de rentabilité. Cette profonde transformation des services publics s’incarne dans les relations entre médecins et malades. Stéphanie Molez et Thierry Kübler sont partis à la rencontre du corps médical et des patients pour faire le point sur l’hôpital public. Un documentaire de 81 mn à voir sur France 2 dans Infrarouge, mardi 11 mars prochain.


 

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ALI AISSAOUI Médecin urgentiste

Le sujet du film est le suivant : une docteure interniste, un chirurgien proctologue et un médecin urgentiste : en suivant ces trois personnages dans trois hôpitaux, le documentaire « Hôpital, attention : fragile » s’attache à capter le face à face singulier qui se noue avec leurs patients. Médecins physiquement épuisés, psychologiquement éprouvés par leurs conditions de travail ; patients oscillant entre soumission et défiance vis à vis du corps médical : en adoptant tantôt le point de vue du malade, tantôt celui du médecin, le film explore les ressentis et les non-dits qui tissent leurs relations. L’hôpital public assume encore ses missions, vaille que vaille, mais pour combien de temps encore ?

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Le Contexte du film : L’hôpital, une croix bleue, un pictogramme dans l’espace public. Derrière le picto, des kilomètres de couloirs, des blouses blanches, des chambres, des odeurs que l’on n’oublie jamais. Dans la majorité des cas, c’est là que l’on vient au monde. Et c’est souvent là qu’on le quitte. Il s’y joue l’éternel enjeu de la vie et de la mort : l’hôpital, chacun d’entre nous a croisé -ou croisera- cette institution dans sa vie.
Naissance, accouchement, poupon (joies). Opération, traitement, convalescence, sortie (espérances). Longs séjours, soins palliatifs (anéantissement). En France, l’hôpital est synonyme de soins gratuits pour tous. Le même accès aux soins pour chaque citoyen, on appelle cela le service public de la santé. Pourtant, ce postulat d’égalité par rapport à la santé se heurte au dogme de la « rentabilité ». « L’Hôpital doit être rentable » : une nouvelle gouvernance apparaît où le primat est accordé à la comptabilité. S’applique-t-elle au détriment de la qualité des soins ? C’est cette interrogation que nous avons voulu poser en allant filmer médecins et patients dans trois hôpitaux. Soigner-Etre soigné : où en sont les relations entre médecins et malades ? Comment le catéchisme de la rentabilité influe-t-il sur leurs échanges ?

Dispositif filmique

D’un côté, les médecins. L’hôpital est leur quotidien, le décor des jours qui passent, le lieu où s’exerce leur métier, l’enjeu de leur carrière. L’imprévu comme une habitude, la maladie et la souffrance comme une routine ? Nous avons filmé trois médecins (une docteure interniste dans un établissement de grande taille -Bichât-Claude Bernard-, un chirurgien proctologue dans un établissement de taille moyenne -les Diaconnesses -Croix saint-Simon-, et un urgentiste dans un « petit » hôpital de province) dans trois établissements hospitaliers. Les suivre : voir ce que leurs yeux voient ; partager leur vie professionnelle -les moments de bonheur, de lassitude, les ras-le-bol... N’éluder aucune question, ne pas hésiter à poser les plus naïves, les plus banales qui recoupent souvent des thèmes fondamentaux : Comment s’habitue-t-on à la mort, à la souffrance ? Comment gère-t-on la position de pouvoir face au patient ? Et des salles d’attente de près de cinquante personnes à vider en une demi-journée de consultation… Puis la pression incessante des conditions de travail qui joue sur la manière d’exercer son métier...
De l’autre côté, les patients. Pour eux, l’hôpital n’a rien de professionnel : c’est l’endroit où se joue un épisode important -voire vital- de leur existence. Quels sont leurs peurs, leurs
doutes ? Leurs incompréhensions et leurs colères, aussi. Confiance, défiance, soumission : comment vivent-ils cette situation où le médecin est en position de « toute puissance » ? À leurs yeux, l’hôpital public est-il fiable ? Production Zadig Productions

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Note d’intention des auteurs : Stéphanie Molez et Thierry Kübler

C’est à travers ce face à face, cette confrontation médecin/patient, que nous avons abordé l’hôpital. Au montage, nous avons apposé ces deux points de vue, juxtaposé les ressentis singuliers sur une situation partagée. Cette complémentarité nous a permis d’incarner une problématique (celle de l’Hôpital public) à travers des personnages qui la vivent. Pour en comprendre les enjeux, nous avons filmé des « situations de vie », des histoires humaines qui se croisent et se mêlent. Pas d’analyse d’experts : des faits, des actes, de la vie, le quotidien que vivent les personnes dont parlent les experts. Entrer dans des situations plutôt qu’escalader des colonnes de chiffres. Offrir de l’émotion, aussi ; pénétrer un sujet en suscitant l’empathie avec des personnalités attachantes... « Il y a deux façons de concevoir le cinéma-vérité. La première est de prétendre apporter la vérité. La seconde est de se poser le problème de la vérité. » : la mise en garde est d’Edgar Morin. Nous ne voulons, dans ce film, asséner aucune Vérité (grand « V » de rigueur), nous désirons simplement apposer différentes vérités : celles que vivent soignants et patients. C’est dans cette volonté de juxtaposition des vérités de chacun que notre dispositif de « champ / contrechamp » prend toute son
importance.

Puis, nous avons choisi une narration sans commentaires : à partir d’une série d’interviews de patients, nous avions écrit une « voix off ». Cette voix présente donc le point de vue des
« usagers » de l’hôpital, leurs questionnements intimes, ce qu’ils pensent et n’osent dire au médecin, à l’Institution... Enfin, nous avons pris le parti de ne pas sortir des hôpitaux filmés :
ce sont essentiellement des huis clos (ceux des salles de consultations), des couloirs, des blocs opératoires... et les seuls extérieurs restent au sein de l’hôpital (cour où arrivent les
ambulances, jardins où les patients vont fumer).

Voir extrait sur télérama.fr

 



 

 

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