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Habitat Alternatif Social : « on ne peut pas donner du bonheur »

10 mai 2010

Habitat Alternatif Social (HAS) tente de protéger la dignité d’un public fragilisé, par le droit au logement et le droit à la santé. Ses dispositifs, Centre d’Hébergement et de Réadaptation Sociale (CHRS) et Appartement de Coordination Thérapeutique (ACT) sont au centre du projet d’établissement. De belles actions qui n’empêchent pas l’exclusion d’évoluer sans cesse. Enfants, femmes et hommes sont trop souvent laissés au bord du chemin. L’avenir est très noir selon son directeur, Eric Kérimel de Kerveno. Fataliste non, mais seulement réaliste.


 

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M. Kérimel de Kerveno et la directrice adjointe, Nathalie Gurzynski

Ils ont grandi ensemble aux Aygalades, dans les quartiers Nord de Marseille. Georges, 45 ans et Nourredine, 47 ans ont galéré. Ils sont les survivants d’un autre monde, celui de la marginalité. Tous deux, étaient toxicomanes. Ils en ont gardé des séquelles, ils sont séropositifs, affectés aussi par une hépatite C. Les cures de désintoxication succédaient aux errances dans la cité, « on était devenus des sauvages » se souvient Georges.

Georges, Nourredine et les autres

« On prenait de l’héroïne. Si on n’avait rien, il y avait le Subutex (NDLR : médicament de substitution aux produits stupéfiants) ». Les choses se dégradent, il part de la maison, laissant sa femme et ses deux enfants. Georges vit dans la rue, l’association Aides lui trouve un local temporaire. Il déprime, « je ne prenais plus mon traitement (trithérapie), j’ai arrêté de travailler, je touchais une pension d’invalidité de 400 € ».

Un beau jour, Nourredine l’incite à aller voir HAS. Marseille est un village, « tout le monde se connaît. On connaissait Eric (Kérimel de Kerveno, ancien éducateur de rue) depuis 1989 ». Il y a bientôt deux ans, Georges franchit le seuil de l’association, silencieux. Il ne parlait pas…Aujourd’hui, il habite dans un ACT. Il peut recevoir désormais ses enfants dans son nouvel appartement. Depuis, l’homme est disert, « j’ai repris confiance en moi ». Davantage responsable, il a demandé « une aide à la Sécu pour un complément, j’attends, pour arriver à 680 € ». Malgré des revenus médiocres, Georges vit une seconde naissance, « HAS, c’est la meilleure association. Elle m’a aidé pour tout, je n’ai pas de mots » nous confie-t-il, ému. Georges s’investit dans l’association, il est vice-président du Conseil de la Vie Sociale, structure instaurée par HAS.

Nourredine « a connu par un pote, HAS, en cure de désintoxication ». Puis, l’expulsion de son logement le projette dans la rue. Après un long passage en ACT, depuis quelques mois, il est indépendant, « HAS a été tout pour moi, sans eux, rien n’était possible ». Il a son propre appartement avec Vanessa, sa compagne. Mais il n’a toujours pas d’emploi. Ils gardent le sourire, ils reprennent goût à la vie. Les temps sont durs, pourtant ils ont retrouvé un bien inestimable : leur dignité.

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Eric Kérimel de Kerveno, directeur de HAS

« Notre clé d’entrée, c’est la pauvreté »

HAS : « notre clé d’entrée, c’est la pauvreté » avoue Eric Kérimel de Kerveno. Les publics cible sont les personnes atteintes par le VIH, le VHC, des cancers, des familles monoparentales, des anciens détenus ou encore des individus en situation d’errance depuis longtemps,…Ces derniers « cumulent les problèmes de pauvreté, de maladies invalidantes et incurables, d’addictions, ils sont SDF mais je préfère le terme de Vincent Girard, psychiatre à l’APHM, des sans chez soi ». Certes, la plupart (environ 70 %) n’ont pas d’emploi ou survivent de petits jobs, très mal rémunérés, en CDD ou en contrat aidé de l’Etat. Ils ont souvent un parcours en marge de la société, ils en ont parfois honte. Seuls, ils ont perdu les liens qui les unissaient à leur quartier. Les relations avec la famille sont complexes, conflictuelles. Les plus pauvres sont bien souvent des populations en situation d’immigration.

Depuis quelques années, un public nouveau apparaît. Des femmes, des hommes ont des salaires de l’ordre de 1 100/1 200 €, ils perdent leur logement, les dettes se sont accumulées. « Les gens s’enfoncent » dans la misère.

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Le local buanderie du dispositif des Caganis

« On ne peut pas tout demander aux associations »

Le directeur reconnaît que l’évolution est catastrophique. Depuis 1996, la situation s’est dégradée, « avant on nous appelait pour donner des logements. Maintenant, nous sommes dans la recherche de logements, c’est de plus en plus dur ». Les appartements acquis sont plus difficiles à réhabiliter. Parmi les personnes aidées, peu parviennent à trouver un travail, « c’est compliqué aujourd’hui d’avoir un boulot. Et lorsqu’on est pauvre, pas blanc et malade, c’est pire ». Puis, « on ne peut pas demander aux associations de régler des problèmes d’ordre politique » s’insurge-t-il. Il avoue que « l’avenir est très noir. On entre dans un gouffre. Une grande partie de cette population n’a pas de possibilité, elle restera exclue ». Tristement, il constate que « notre job est de faire de l’assistanat »…mais « on ne peut pas donner du bonheur ».

La mission de l’association, âgée de vingt ans est de les aider à retisser des liens sociaux, à créer une relation la plus apaisante possible, « de faire en sorte que les gens se reconstruisent » souligne le directeur. La personne est prise dans sa globalité au travers d’une thématique de travail précise. HAS ne propose pas seulement un logement, clé en main mais apporte une dimension humaine à son entreprise. L’habitat est de se préoccuper autour de l’appartement, de l’environnement, « il faut donner la capacité à la personne de s’insérer dans un quartier », précise Eric Kérimel de Kerveno.

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La maison rénovée des Caganis, dans le même quartier

Le principe du bail glissant

Au total, HAS gère 60 appartements en CHRS et 30 en ACT, soit 140 places de logement. L’association couvre un territoire jusqu’à Miramas mais intervient principalement sur Marseille. Son budget de fonctionnement provient surtout de l’Etat, et du Conseil Général au titre de la Protection de l’enfance. Pour le CHRS, la durée moyenne de séjour est d’un an et demi et de deux ans pour l’ACT. Le centre d’hébergement permet à des ménages de bénéficier d’un habitat, qui peu à peu deviendra une location individuelle. Ainsi, au sortir de l’accompagnement, le bénéficiaire peut acquérir un bail à son nom. C’est le principe du bail glissant, outil d’insertion permettant de favoriser l’accès au logement des ménages en difficulté. L’appartement thérapeutique, financé par l’Assurance Maladie est destiné à des personnes malades, pouvant ainsi se soigner et construire un réseau de soins de proximité.

En complémentarité, s’est mis en place il y a quinze ans, le PAAD (Programme d’aide à domicile). Ce dispositif est destiné en particulier aux personnes séropositives et hépatiques. Le PAAD répond davantage à un besoin ponctuel. Des troubles ou fatigues passagères, causées par leurs maladies les empêchent d’assumer les tâches ménagères quotidiennes. Une aide à domicile leur est alors proposée, évitant aux bénéficiaires l’hospitalisation.

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Un projet va démarrer, place des Baumes, dans le 15e arrondissement

Conseil de la Vie Sociale : l’usager s’exprime

En 2006, dans le but d’être encore plus efficient dans le service aux usagers, HAS a décidé de se rapprocher de d’autres structures. Un Groupement de Coopération Phocéen (GCP) est né, centré sur la logistique associative et la question du logement. Aux côtés de HAS, les membres fondateurs sont l’ANEF (Association nationale d’entraide féminine) et l’ARS (Agence régionale de santé). L’idée est de créer une synergie en mutualisant les moyens. Aujourd’hui, le GCP possède un parc de 360 logements. D’autres projets d’acquisition de logements est en cours avec Marseille Habitat, société d’économie mixte de la Ville.

Autre initiative est le Conseil de la Vie Sociale. Elle rejoint sa philosophie, l’innovation sociale. L’idée est de mobiliser les usagers en installant des groupes de réflexion. « On fait les choses avec eux, pas pour eux » précise Eric Kérimel de Kerveno. Ce Conseil de la Vie Sociale réunit des bénéficiaires essentiellement, et leurs familles. Il peut décider de l’orientation de l’association, il est associé à son activité. « C’est enrichissant, on prend en compte leurs besoins en direct. On a observé que les usagers n’étaient pas très éloignés de nous, de nos idées » remarque-t-il.

L’habitat autrement

Autre originalité de HAS réside dans ses petits dispositifs alternatifs. Le directeur et son équipe se veulent créatifs, « le modèle pré-existant ne suffisait pas, il fallait faire les choses autrement ». Selon le directeur, imaginer le logement dans sa forme classique est une impasse. HAS a mis ainsi en place des formes d’habitat partagées, louées au prix du logement social. La colocation mères isolées à Vitrolles, la colocation intergénérationnelle ou la colocation solidaire valide-invalide à Aubagne illustrent le principe d’action. « Les Prytanes » à Luynes relève du même procédé, mais il est affecté aux grands marginaux, après plus de vingt ans passés dans la rue. « On leur offre un toit sur la tête, de vivre décemment. Ne pas avoir froid ni faim. Ne pas vivre comme un chien » explicite le responsable. Cette petite unité accueille neuf errants, et se compose de logements, d’un jardin. Un nouveau projet, baptisé Tinid pourrait voir le jour sur un terrain, situé dans la Communauté du Pays d’Aix. Ce serait un petit hameau, constitué de petites maisons en bois. Cet habitat très simple se composerait de studios d’environ 20 m². Seul bémol, le site appartient à l’Etat, la procédure législative s’éternise, HAS est dans l’expectative de la mise à disposition du terrain. Rien n’est concrétisé pour l’instant. « Tinid » ressemblerait à un dispositif existant entre Luynes et Gardanne, qui lui est collectif. La maison a été réhabilitée par « Pact 13 », elle contient deux logements T4 et un appartement de transition.

A « Caganis », Mzouhali et Roukaya

Sur Marseille, un projet devrait démarrer d’ici 5 mois. Le bâtiment à rénover se trouve dans le 15e arrondissement, place des Baumes. La Ville de Marseille a effectué un transfert de propriété, le lieu a été vendu au prix du domaine. Cette construction désaffectée accueillera cinq logements et en rez-de-chaussée, un primeur solidaire.

La maison des « Baumes » sera réhabilitée d’une façon similaire aux « Caganis », dispositif alternatif situé tout près, chemin des Bourrely. Cette maison brûlée a fait l’objet d’une rénovation. La construction, flambant neuf héberge cinq appartements T2 et T1, donnant sur un jardin, un abri et un local collectif, affecté à la buanderie des locataires. Ce lieu est polyvalent, il est utilisé aussi comme espace de jeux pour les enfants, pour des groupes de parole ou salon de thé pour les femmes, habitant la maison. L’ensemble a été payé en partie par Naïla Saadé, l’épouse du président de CMA CGM. La fondation d’entreprise qu’elle dirige a pesé de tout son poids pour que le projet existe. C’est le Conseil général qui a financé l’opération.

Dans cette maison des « Caganis », nous avons rencontré Mzouhali et sa petite fille, Roukaya. Elle y habite depuis près d’un an. Elle s’en allait visiter un appartement T3 à Kalisté, dans le même arrondissement. C’est un logement classique, aujourd’hui, Mzouhali est en quête d’indépendance. Après un passage à HAS, elle est devenue autonome. L’essentiel est là. Une lueur d’espoir dans un avenir bien sombre.

HAS, 10 bd d’Athènes, 13001 Marseille, tél 04 96 10 12 00, email : contact@has.asso.fr, site : http://www.has.asso.fr

 



 

 

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