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Gaza, un pavé dans la mer jeté par Maximilien Le Roy

8 avril 2009 - Dernier ajout 9 avril 2009

S’apparentant à un travail journalistique, l’ouvrage coordonné par le jeune dessinateur de 23 ans et conçu durant l’opération militaire israélienne « Plomb durci » est sorti immédiatement après la fin des bombardements. Entre les contributions de l’ancien président de Médecins Sans Frontières Rony Brauman, du directeur adjoint du Monde Diplomatique Alain Gresh, mais aussi les témoignages de Gazaouis et d’Israéliens s’élevant contre la politique menée par leur pays dans les territoires palestiniens, on y retrouve les dessins de Carali (Siné Hebdo), Giemsi, Arianna,... Classé dans le rayon BD, ce véritable pavé de près de 300 pages n’en est pas moins un livre politique incitant à la réflexion. Interview.


 

Comment est née l’idée, en un temps si court, de concevoir Gaza, un pavé dans la mer, de réunir auteurs et dessinateurs autour de ce projet ?
Ça s’est fait en deux temps. D’une part, j’avais un ami qui vivait en Cisjordanie et avec qui je correspondais. Il me racontait comment lui vivait la situation là-bas et me communiquait les informations qu’il recevait. Et puis d’autre part, en France, le fait de voir toutes les dépêches de presse, les photos, les vidéos, les articles, les manifestations qui éclataient un peu partout dans le monde,…
Je me suis demandé ce que je pouvais faire, à mon échelle, ayant la possibilité d’écrire des livres. Une sorte de manifestation qui ne soit pas qu’un cri mais qui puisse apporter de la compréhension. Qu’une part de contestation puisse se lier d’une part de réflexion. A l’époque je bossais sur tout autre chose. J’ai tout arrêté pour m’atteler au projet.

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Le dessinateur Maximilien Le Roy

En fait, vous connaissiez la Palestine pour vous y être déjà rendu…
J’ai beaucoup lu sur le sujet mais les livres et les documentaires ne suffisent pas forcément, je voulais voir par moi-même. J’ai décidé d’y aller à l’été dernier. Pas à Gaza parce qu’à l’époque il fallait déjà des autorisations, très difficiles à obtenir. Par contre j’ai passé un mois en Cisjordanie, où il est assez simple d’y entrer avec le statut de visa touriste. J’ai ainsi pu appréhender les conditions de vie au quotidien le temps du séjour. Il y avait là-bas un centre culturel dans un camp de réfugiés, qui organisait des ateliers de théâtre, et autre. J’ai participé à un atelier de dessin avec des enfants. J’y ai également rencontré un jeune homme avec qui j’ai sympathisé, et j’ai d’ailleurs décidé de faire de sa vie un album (qu’il vient de signer chez Casterman, ndlr).

N’étais-ce pas risqué de lancer cette initiative collective, au débotté, alors que l’opération « Plomb Durci » était encore en cours ?
Je n’aurais jamais abordé un sujet que je ne maîtrisais pas bien, à chaud, comme ça. Je ne me serais jamais lancé. Je travaille à ça depuis longtemps, ce n’est pas tombé du ciel. Le risque, c’était d’être exclusivement enfermé dans l’émotif, de n’avoir ni hauteur ni recul. C’est pour ça que je souhaitais qu’il n’y ait pas uniquement du dessin mais aussi l’intervention de personnes qui travaillent sur le sujet depuis plusieurs années et qui sont dans l’analytique pur, comme Michel Warschawski, Alain Gresh,… C’était primordial.

J’entendais beaucoup de réactions à la télévision, à la radio, qui renvoyaient systématiquement les deux parties dos à dos, comme si l’on assistait à un conflit entre deux forces de puissance égale. C’est une lecture que je trouvais biaisée. Raison pour laquelle nous avons essayé d’indiquer une autre voie.

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Comment avez-vous choisi les intervenants, et les avez-vous convaincus de participer à Gaza ?
D’habitude je fais du travail de BD, et là c’était plutôt un travail de rédac’ chef. Il fallait contacter toutes les personnes que j’avais en tête pour les écrits, les journalistes, des essayistes. Je ne les connaissais pas personnellement, mais ayant lu leurs écrits, je savais qui j’avais envie de voir participer. Ils ont tous été très réactifs. Comme, par exemple, pour Alain Gresh et Rony Brauman dont le conflit israélo-palestinien est presque leur spécialité. Je savais qu’ils seraient intéressés. Seulement, le sujet est tellement épineux que certains participants, bien naturellement, pouvaient se méfier d’éventuelles intentions qui auraient pu se cacher derrière le projet. J’ai simplement du expliquer le sens de cette démarche.

Concernant les dessinateurs, j’ai contacté des personnes que je connaissais déjà et j’ai lancé une sorte d’appel sur un site internet. Tout ça a été très vite. C’était vraiment au jour le jour en parallèle de l’opération Plomb Durci.

Je voulais également qu’il y ait une perspective fédératrice. On n’entend quasiment jamais les Israéliens qui contestent ce que fait leur gouvernement, ni les Français de confession juive qui portent un autre discours que celui qui, durant les événements, par l’intermédiaire du président du Crif, tranche que 95 % des Juifs de France légitimaient l’intervention à Gaza. Mais L’Union Juive Française pour la Paix s’est élevée contre ça, en disant qu’il était inadmissible de rallier toute la communauté juive, alors qu’elle ne constitue pas un bloc monolithique. J’ai aussi contacté des organisations, des associations sur place, en Israël, qui militent pour une autre voie. Je tenais à créer des passerelles.

Le sujet est plutôt sensible, quelle ligne vous êtes vous fixée, quelles consignes avez-vous donné aux contributeurs ?
Pour les personnes que je connaissais personnellement, il n’y avait pas de soucis. Pour l’appel sur internet, j’avais bien évidemment précisé le cadre, laïc, avec bien sur le refus catégorique de tout antisémitisme. Ma posture n’était absolument pas religieuse – je ne suis ni musulman ni juif – je voulais rester sur des questions de politique internationale, de droit.

D’emblée, la ligne n’était pas d’être dans la neutralité que tout le monde s’employait à « respecter » un peu partout. On parlait de guerre, mais ce n’était pas une guerre puisqu’il n’y avait pas deux armées face à face et que le bombardement touchait des populations en majorité civiles. C’était un travail partisan du droit international oui, partant du constat qu’il n’existe pas d’Etat palestinien, et que le droit y est régulièrement piétiné.

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Y’a-t-il eu une sélection des documents qui vous avez reçus, certains ont-ils été laissés de côté ?
Il y a quelques dessins que j’ai refoulés. Malgré leur qualité graphique, le fond était parfois caricatural. Il y avait des dessins réalistes mais d’une violence inutile. Ou de l’humour que je trouvais parfois trop gras. J’ai aussi reçu énormément de photos prises sur place, qui donnaient à voir une véritable boucherie. Je me suis demandé si je devais les intégrer dans le livre, mais j’y ai finalement renoncé. L’ensemble reste malgré tout assez noir. Raison pour laquelle j’ai voulu conclure par l’interview de Rony Brauman, afin de lancer les pistes probables pour l’avenir au niveau du droit et ne pas finir par quelque chose de trop sombre.

Montrer cette violence, n’était-ce pas nécessaire pour faire prendre conscience ici de ce qu’il se passait là-bas ?
Si j’avais mis ces photos, cela aurait provoqué de l’écoeurement, de la révolte, de la compassion. Ça aurait déclenché tout un tas de sentiments qu’on a tous, sous le choc. Voir un bus israélien complètement explosé provoquerait les mêmes réactions. Ca ne fait pas réfléchir. Ca motive les tripes et non la tete. Les télévisions arabes et internet avaient déjà montré beaucoup d’images. J’ai pensé que les textes, les témoignages étaient déjà assez durs, qu’ils suffisaient à eux-mêmes sans ajouter dans la surenchère et le pathos de la guerre d’images.

Quelles réactions a suscité l’ouvrage ?
En mars, Salma (professeur qui a un temps vécu en France et qui témoigne dans l’ouvrage) a organisé une exposition à Gaza autour de ce livre, avec le Centre culturel français. J’ai été invité à y assister, mais je n’ai pas pu m’y rendre, Israël refusant de délivrer des laisser-passer au centre. Le livre a apparemment été bien reçu. L’UJFP a été enthousiaste aussi et utilise l’ouvrage pour alimenter ses débats. Les retours que j’ai eus par mails ont été globalement positifs. Il y a toujours quelques critiques auxquelles je pouvais m’attendre, invoquant l’impartialité de l’ouvrage. Dans le préambule j’avais précisé que je m’attendais à de telles critiques, puisque avant même d’avoir commencé, lorsque j’ai lancé l’appel sur internet, j’avais reçu un courrier accusant le projet d’antisémitisme, alors même que je précisais que ma démarche s’y opposait foncièrement.

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Le livre est édité chez La Boîte à Bulle, un éditeur qui commence à faire sa place, mais n’est pas encore très connu. Avez-vous démarché d’autres maisons d’éditions avant de le proposer à celle-ci ?
Ça a été très vite, j’ai contacté l’éditeur le 31 décembre, il m’a répondu dans les dix minutes qui ont suivi, me disant qu’il me laissait carte blanche. Je connaissais Vincent Henry et je savais qu’il serait intéressé par le sujet. Pourtant à ce moment là je n’avais rien à lui soumettre, ni auteurs connus, ni textes, ni dessins. Mais il m’a dit « Ok, on y va ».

C’était risqué de sa part aussi. Je pense qu’aucun autre éditeur n’aurait accepté de me signer dans ces conditions.

Mon seul souci est que le livre n’est classé que dans les rayons BD, puisque les réseaux de diffusion sont différenciés selon qu’il s’agit de bande dessinée ou de livre textuel. J’aurais pourtant souhaité qu’il soit également présent dans les rayons « actualité politique ». Il me semblait que nous y avons notre place, parce qu’il y a beaucoup de texte, et que certaines personnes qui s’intéressent à ces questions ne traînent pas forcément dans les rayonnages BD.

D’autres projets sur la situation en Palestine ?
Le conflit israélo-palestinien est tellement dense qu’il y a mille manières de le traiter. Le prochain projet tournera autour du « Taayoush », ce qui signifie « le vivre ensemble ». C’est aussi le nom d’une association de désobéissance civile là-bas. Israël est extrêmement militarisé et le service militaire y est obligatoire pour trois ans. Mais nombre de jeunes, notamment de jeunes femmes, refusent de se rendre complice de ce qui se passe en Palestine. Ils préfèrent opter pour la prison pour une courte durée, déserter et devenir objecteurs de conscience. Le problème est qu’ils sont systématiquement rangés du côté des traîtres. Ce serait le cas dans n’importe quel pays, comme en France du temps où il était mal vu d’être pour l’indépendance de l’Algérie. Je pense à ce jeune israélien que j’ai rencontré, qui a voulu aller voir dans les villages palestiniens ce qu’il s’y passait et qui s’est rendu compte de la réalité. Il a créé l’association Anarchistes contre le mur. Lors d’une manifestation, il s’est pris une balle dans l’œil par un soldat israélien…

Gaza, décembre 2008 – janvier 2009, un pavé dans la mer, de Collectif, paru en février 2009 chez La Boîte à Bulles, collection Contre Cœur, 24 euros.

 

 

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