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France/Turquie Crise diplomatique : l’économie marseillaise peut-elle être impactée ?

1er février 2012 - Dernier ajout 19 mai 2014

Le vote par l’Assemblée, puis par le Sénat la semaine dernière, du projet de loi prévoyant la pénalisation de la négation du génocide arménien (dont la promulgation vient d’être suspendue du fait d’une saisine du Conseil constitutionnel par une centaine de parlementaires) a été accueilli avec circonspection par le monde des affaires hexagonal et en région. L’ensemble de ses acteurs locaux - depuis la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence jusqu’au Port, en passant par la Chambre de commerce franco-turque - craint qu’à la crise diplomatique opposant France et Turquie suite à l’adoption du texte, succède une crise économique. Les défenseurs du texte législatif prédisent au contraire que le business reprendra vite le dessus.


 

Les chiffres sont éloquents : la France et la Turquie entretiennent, d’un point de vue commercial au moins, une incontestable communauté de destin. « Le commerce entre les deux pays représente 12 milliards d’euros annuels, au bénéfice de la France, avec un objectif de 15 milliards », introduit Stéphane Salvetat, président de la Chambre de commerce franco-turque (CCFT). Ce qui fait de notre pays la quatrième destination (1) des exportations turques (avec 5,3% du total), après l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie. Marseille, l’un des principaux ports français, et la région PACA n’y dérogent pas ; les liens marchands y relèvent presque de l’intime.

Ainsi, en ce qui concerne les importations gagnant la Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la Turquie se place en deuxième position devant nos voisins transalpins, avec 1,4 milliard d’euros de marchandises, ce qui représente 1/4 environ des échanges turcs vers la France. Concernant l’export, si la France ne se place pas dans le Top 5 des principaux fournisseurs de la Turquie, au niveau régional en revanche la Turquie est l’une des destinations premières des porte-conteneurs en partance : PACA exporte pour 880 millions d’euros vers l’ex-Empire ottoman, dont 90 % en provenance du seul département des Bouches-du-Rhône. Cette interaction commerciale risque-t-elle, comme le redoute une partie des observateurs, de subir les conséquences de l’adoption par le parlement français la semaine passée d’une loi visant à pénaliser la négation des génocides reconnus par la France, au premier rang desquels le génocide arménien (non officiellement reconnu par la Turquie) ? Nous avons tenté d’y voir un peu plus clair.

Des acteurs économiques locaux perplexes

En septembre dernier, l’annonce de la mise au vote de ce projet de loi mémorielle contre la négation des génocides porté par la députée UMP des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer laisse dubitatif le monde économique marseillais. L’adoption définitive du texte par le Sénat, lundi 23 janvier, finit de délier les langues. Deux jours après en effet, à l’heure de présenter bilan et perspectives pour le Port de Marseille, trois dirigeants donnent de la voix. Hervé Balladur, président de l’Union maritime et fluviale (UMF) dénonçe en éclaireur « un manque de concertation avec le monde économique », avant de « regretter la décision de nos politiques ». Suivi par Patrick Daher, président du conseil de surveillance du Grand port maritime (GPM) évaluant les risques d’un vote «  qui peut mettre en péril une partie des importations et exportations avec Ankara ».
Du côté de la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence (CCIMP) on dit « désolant » le fait de ne pas avoir été consultés, et que les décideurs politiques n’aient pas intégré le paramètre économique avant de légiférer sur un texte dont la portée est potentiellement « préjudiciable pour l’économie de la zone portuaire ».
Tandis qu’au niveau national, Serge Dassault - sénateur UMP qui voit néanmoins midi à la porte de son business - s’est aussi prononcé contre cette loi. Une analyse que ne partagent évidemment pas les défenseurs de la loi, qui accusent Ankara de « chantage économique ».

Les tenants du texte de loi restent confiants

Lors de la conférence de presse organisée en la mairie de Marseille vendredi, après que Jean-Claude Gaudin eût reçu l’ambassadeur d’Arménie en France, son adjoint délégué au développement des entreprises marseillaises à l’exportation a tenu à minimiser la portée économique de ce gel diplomatique. « C’est vrai que la Turquie a menacé de boycotter les produits français mais je me rappelle déjà qu’en 2001, lors de la reconnaissance du génocide arménien, elle avait fait la même chose. Pendant quelques mois, les échanges entre les deux pays avaient fortement chuté mais trois mois après, ils étaient repartis de plus belle », a voulu rassurer Didier Parakian selon qui « pour l’économie il n’y a pas de soucis à avoir ». « Oui, peut-être que des commandes vont être gelées, peut-être qu’il y aura pendant un certain temps une aigreur de la communauté turque, mais les Turcs ont la capacité d’oublier vite. Cette diplomatie de la menace est souvent brandie par les autorités turques mais, vous savez, je crois que les orientaux sont des peuples très sanguins et je pense que dans quelques mois ce sera oublié », a-t-il poursuivi, oubliant jusqu’au fard diplomatique justement, qu’imposent de bonnes relations. Et de conclure : « Tous les jours, un bateau turc rentre dans le port de Marseille. Les échanges sont réguliers, ça ne va pas bouger, ça va continuer ».

Quel(s) impact(s) exactement ?

Alors, jusqu’à quel point le politique peut-il interférer dans la sphère économique ? L’habitude et la nécessité du business seront-t-elles plus puissantes que les désaccords législatifs, jusqu’à avoir force de « contre-loi » ? Le président de la Chambre de commerce franco-turque se dit plus pessimiste, et parle d’une atteinte plus «  profonde ». « La Turquie avait des liens privilégiés avec la France, donc la déception est à la hauteur de cette relation qui dure depuis des siècles, détaille Stéphane Salvetat. Ça ne s’estompera pas au bout de trois mois. Il y aura des volumes d’affaires qui seront peut-être moins touchés que ce que l’on peut penser parce que l’économie à des réalités. Mais la relation entre la France, Marseille et la Turquie va être touchée, parce qu’il n’y a jamais eu un seul mot politique depuis huit ans de la part de la mairie, du Conseil général ou de l’État français. On était déjà sur une situation très abîmée ». A l’image des autres acteurs économiques marseillais, le décideur reste cependant prudent, et ne se lance dans aucun pronostic : « c’est impossible de dire aujourd’hui si le volume d’affaire baissera ou montera ». D’éventuelles conséquences économiques à long terme ne pourront en effet se mesurer que dans quelques mois.

L’impact au niveau économique global variera très certainement en fonction du degré d’implication du politique dans la dimension économique. Plusieurs scenarii sont possibles, à l’échelle nationale :

- Concernant les relations bilatérales :
Elles seront peut-être les premières victimes du froid diplomatique, les deux mondes de l’économie et de la politique se côtoyant ici de près : « Tout ce qui était réunions bilatérales va souffrir. À Marseille est venue s’installer une conseillère commerciale auprès de l’ambassade de Turquie : restera-t-elle ? Je ne le sais pas » donne à titre d’exemple Stéphane Salvetat.

- Le risque de perdre des marchés juteux :
La Turquie, qui dans un premier temps s’était tournée vers le Japon (avant la catastrophe de Fukushima), semblait regarder vers le groupe français Areva afin de lui confier la construction d’une centrale nucléaire sur son sol. Le projet pourrait être suspendu.

- La présence commerciale française en Turquie paraît cependant peu menacée :
S’il y a eu ponctuellement en Turquie des « opérations de boycott » de marques françaises, le phénomène reste circonscrit à des actions collectives mais isolées. Les quelque 420 sociétés françaises implantées en Turquie ne devraient pas être impactées selon Stéphane Salvetat, puisque « considérées par les Turcs comme turques ». Les autorités souhaitent toujours « attirer des sociétés françaises », évidemment pourvoyeuse de main-d’œuvre. Quant à l’effet psychologique produit par le vote de la loi en France sur les consommateurs turcs, s’il existe, il sera là encore difficile à connaître.

- D’ailleurs, pas question d’un embargo :
Ou comment se tirer une balle dans le pied, dans ce contexte d’interdépendances productrices et commerciales. « Quand on regarde l’histoire des embargos dans le monde, un embargo a plutôt tendance à faire augmenter les échanges parce qu’il y a de la publicité sur les produits. C’est assez complexe : avec la mondialisation, lorsqu’on prend une marque de maroquineriede luxe, elle importe des cuirs venus de Turquie. Donc si les Turcs n’achètent plus de sac de cette marque, c’est aussi l’export de la Turquie vers la France qui va baisser », illustre le président de la CCFT. Idem pour le secteur de l’automobile, qui produit indifféremment en France et en Turquie des pièces spécifiques à chacun des pays. Pièces qui finissent toutes sous la même carrosserie.

- Des implantations et investissements de sociétés turques en France mises en standby :
Sur le territoire français cette fois, des entreprises turques argentées envisageant de racheter des sociétés françaises « pour gagner des parts de marché et mieux s’implanter » pourraient reporter sine die leur projet. « C’est le cas d’une grande enseigne d’agroalimentaire qui après avoir racheté une marque de chocolat belge devait faire de même avec une grosse entreprise française. Là, je sais que l’investissement est mis en veilleuse. De même pour une société qui fait des pelleteuses, et qui devait s’installer à Paris ou Marseille ». Stéphane Salvetat trouve « curieux qu’il y ait si peu de sociétés turques, à peu près quarante, implantées en France, compte-tenu d’un volume d’affaire élevé ». Quinze fois mois qu’aux Pays-Bas.
Autre soubresaut, européen celui-là, observé il y a quelques jours par nos confrères d’Econostrum : la Turquie s’est retirée du capital de la chaîne de télévision Euronews.

- Le tourisme : un enjeu perdant-perdant ?
Le secteur donne lieu à une bataille de chiffres. Stéphane Salvetat explique que 30 % des réservations effectuées par des Turcs en vue de visiter la France ont été annulées suite à l’adoption de la loi punissant la négation du génocide arménien. Quand on sait que les touristes turcs seraient environ 300 000 à visiter notre pays chaque année, la projection en rythme annuel de pertes nettes est simple. Si la tendance devait se confirmer, Turkish Airlines, qui envisageait d’ouvrir une base à Nantes ou Marignane pourrait également revoir ses plans, faute de flux touristique suffisant. Nice et la Capitale seraient de toute façon les plus touchées, car les plus fréquentées.

Chiffres contre chiffres, donc, l’adjoint au maire de Marseille Didier Parakian oppose qu’«  il y a des millions de Français qui font du tourisme et qui vont visiter la Turquie. Je crois que la Turquie a beaucoup à perdre ». Un million de touristes environ plus exactement.

Vers un tassement des tensions diplomatiques ?

L’issue économique de la crise politique reste floue. Un semblant de « détente » a été noté aujourd’hui, avec le recours déposé devant le Conseil constitutionnel par cent trente-sept parlementaires, demandant l’invalidation de la loi. Un recours qui en suspend la promulgation. Cependant, la diplomatie française souffle le chaud et le froid. Si Le Monde titrait le 25 janvier dernier « L’Elysée tente de réparer les dégâts avec la Turquie », le chef de l’État français vient d’annoncer qu’il déposerait « un nouveau texte », si les sages venaient à retoquer le premier. L’avenir seul dira si le business franco-turc survivra et conservera son triple A...

(1) Source : Le MOCI

Voir également le rapport 2008 de l’Union des Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’étranger.

Sur les liens qu’entretiennent la France et Marseille avec la Turquie, Med’in Marseille avait consacré un dossier en 2008 :

- Malgré un bout de vie commune, Marseille boude la Turquie

- Relier Phocée aux Phocées à la rame : pas une galère, une quête antique scientifique

- Kybele, la si belle petite birème, bientôt à Marseille

- A lire également : Curieuse Istanbul, dans les petits carnets de Catherine Izzo

Sur la place de la Turquie en Europe :

- « Faut-il des frontières à l’Union européenne ? »

 

 

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