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Entre le graff et Marbour, une histoire d’amour

10 septembre 2011 - Dernier ajout 14 septembre 2011

Connecter street art et monde de l’entreprise, c’est le pari réussi par le groupe marseillais Marbour, qui pour la deuxième année initie les Marbour events. Durant deux jours, une soixantaine de graffeurs et artistes peintres – en provenance de toute l’Europe – ont réalisé en public plusieurs toiles. Ce soir, une vente aux enchères devait venir couronner la performance, ancrant un peu plus le graffiti dans le marché de l’art contemporain. Un quart des recettes sera reversé à l’association humanitaire Ribambelle. Vidéo.


 

Des toiles en guise de murs. Dans le parc de l’ancienne demeure familiale, aujourd’hui transformée en locaux professionnels, des dizaines de tableaux encore vierges sont installés, parmi les sculptures de Toko. Quelques graffeurs, qui émergent à peine, déballent les dernières fournitures, s’arment de bombes, de poscas, de crayons et pinceaux et s’attaquent à leur œuvre. Depuis hier, 64 artistes s’égayent dans les jardins de l’entreprise Marbour, spécialisée dans la transformation du riz et installée dans le XIIe arrondissement de Marseille, près du quartier de Saint Julien.

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Pour la deuxième année consécutive, ce groupe familial implanté à l’origine sur l’île de La Réunion et ayant depuis essaimé dans plusieurs pays d’Europe et dans les Antilles, s’inscrit dans une démarche de mécénat, avec en ligne de mire le street art. Contactés par Real, graffeur de son état reconverti dans la direction artistique, tous ont répondu à l’invitation – attirés par l’aspect caritatif de l’événement et par la perspective de belles rencontres.

Ils viennent de Marseille, de Paris, du Portugal, de Suisse, de Grande Bretagne,… représentant dix pays européens. Tous ont en commun l’amour de la peinture. Habituellement considérés comme des délinquants vandalisant le moindre coin de mur, ils sont dans l’enceinte protectrice de Marbour perçus comme des artistes à part entière. Bankable qui plus est.

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Car de la rue à la toile, le graff a gagné ces dernières années ses lettres de noblesse, faisant une entrée fracassante sur le marché de l’art contemporain.
Ce soir, une vente aux enchères – organisée par le commissaire priseur Damien Leclere qui n’en est pas à son premier coup, et accessible uniquement sur invitation - des œuvres réalisées devait clore ce week-end créatif. A la clef, une reconnaissance rémunératrice pour les artistes, et une belle action : 25 % des sommes récoltées iront tout droit dans les caisses de l’organisation humanitaire Ribambelle, qui travaille à l’accès à la santé et aux soins pour les enfants dans l’océan Indien.

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Retour en images sur ce projet, qui a vocation à s’annualiser, s’inscrivant dans la perspective de Marseille Provence capitale européenne de la culture en 2013.

 

 

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