Articles

Accueil > Représentativité en politique > Municipales 2008 > Elisabeth Saïd : une comorienne dans l’histoire de Marseille

 

Elisabeth Saïd : une comorienne dans l’histoire de Marseille

16 mars 2008 - Dernier ajout 17 mars 2008

Parmi les victoires de la gauche à l’issue du premier tour des élections municipales à Marseille, il y a eu le huitième secteur (15/16) que Samia Ghali a remporté haut la main.
Il y a aussi eu le deuxième secteur (2/3) que Lisette Narducci (PS) a su ravir avec pas moins de 54,90% des suffrages. Deux victoires donc pour le PS contre une pour l’UMP ; et le reste s’est joué ce 16 mars . Mais il est une victoire dont on a beaucoup moins parlé celle-là. Elisabeth Saïd qui figurait en 3eme position sur la liste de Mme Narducci rafle pourtant, cette année, la mise. Quoiqu’il advienne, elle siègera au conseil municipale et deviendra ainsi la première franco-comorienne et la première femme noir à y faire son entrée.


 

Du haut de ses vingt-huit année l’allure bien agencé, elle avance dans la vie souriante et confiante en sa destinée. Ce regain d’optimisme, cette confiance en elle et surtout cette joie qui la caractérisent lui valent la sympathie de beaucoup. Ce petit bout de femme n’a que faire des qu’en dira t-on et des appréciations, elle se définit avant tout comme une "bosseuse" et dit ne valoir sa victoire qu’à sa grande capacité de travail : "J’ai travaillé d’arrache pied pour que nous remportions cette victoire".
Elle aime avant tout à mettre l’accent sur sa propre manière de travailler : "je n’étais pas souvent avec Lisette Narducci et les autres colistiers, nous n’avons pas la même manière de travailler". Préférant le travail de proximité : "J’ai beaucoup fait du travail de terrain. Des réunions avec les habitants des quartiers, jusqu’à très tard dans la nuit, pour les sensibiliser et parfois leur expliquer de bout en bout le déroulement et les enjeux que comportent les élections municipales".

Elle dit aussi n’avoir tenu compte d’aucun pronostic d’une victoire annoncé afin de rester concentrer sur son travail. Ce qui a valu au PS, selon elle, d’avoir remporter ce secteur dès le premier tour : "Il est vrai que j’ai souvent entendu que ce secteur était acquis à la gauche mais j’ai sans cesse répété à mon équipe qu’il fallait travailler avec acharnement dans l’objectif de remporter les élections dès le premier tour".

Savourant sa victoire avant tout avec les siens, sa famille et sa maman, Elisabeth Saïd évoque tout l’honneur et la fierté de sa position de première conseillère municipale issue de la communauté franco-comorienne : "Je suis très honorée de la confiance et du rôle que l’on m’a donné. Pour moi, comme pour les franco-comoriens de Marseille, c’est un acte symbolique car avec mon entrée au conseil municipale, nous entrons dans l’histoire".

Malgré l’euphorie régnante du moment et le fameux état de grâce post victorieux, la jeune maman mesure néanmoins toute l’importance de son futur rôle d’élu et des responsabilités qui lui incombent : "J’éprouve une grande responsabilité sur mes épaules. Lorsque j’ai entrepris cette campagne, je savais dans quoi je me lançais. Je me sens tout à fait capable de prendre à bras le corps ce combat de six années afin de faire quelques chose pour les marseillais".
Et pour les marseillais, elle entend s’investir sans distinction, aucune car pour elle c’est le rôle d’un élu avant tout "Je veux être à l’écoute de tous, sans faire de différence".
Un investissement en direction des jeunes notamment dont elle n’a de cesse de parler : "Je veux motiver les jeunes pour qu’ils s’intéressent plus à la politique". Consciente aussi de sa proximité d’âge avec eux et qu’elle sera aussi la benjamine du conseil municipale, elle entend toutefois, tirer profit de cela :
"Je suis leur porte parole et je veux être à leur écoute. Mais j’entends travailler avec eux sur les programmes et leurs exigences car j’aurai la possibilité de faire remonter cela plus haut".
Elisabeth Saïd avec des étoiles dans les yeux, a presque un brin de nostalgie quand elle se remémore sa vie de jeune fille dans le quartier de la Buisserine dont elle est issue.
Pour ce faire, elle plaide pour le vivre ensemble : "Marseille est riche de ses différentes cultures, nous devons et nous pouvons vivre ensemble".

JPEG - 51.2 ko
Elisabeth Saïd et Sylvie Andrieux

Et d’ajouter avec assurance : "Cela ne se perdra jamais à Marseille, mais c’est l’envie de changement pour ma ville que je veux exprimer".
Un changement historique pour l’heure et en ce qui la concerne du moins. Mais un brin fantaisiste et non moins attachante ; avec tout le sérieux du monde, elle nous confiera alors, que cet événement lui fut prédit par une diseuse de bonne aventure qui lui révélait la voir avec beaucoup de responsabilités qui lui permettraient d’aider les autres…

 

 

Autres articles Représentativité en politiqueMunicipales 2008

 

Articles récents

Articles au hasard