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Election présidentielle au Brésil : l’avis des Brésiliens de Marseille

2 octobre 2010 - Dernier ajout 4 octobre 2010

Ils sont cinq, installés dans le sud de la France depuis plus ou moins longtemps. Et si aucun d’eux - faute de représentation consulaire à Marseille - n’ira voter dimanche pour élire le (ou la) successeur de Lula, tous ont un avis sur la personnalité qui serait la plus à même de poursuivre le développement de leur pays d’origine. Ils évoquent pour nous l’ère Lula et forment des souhaits pour l’avenir.


 

José, dit « Zé », Tais, André Luiz et Amel, Juciara et Eurilene… Ils résident à Marseille depuis quelques mois, ou depuis bientôt vingt ans. Ils aiment leur ville d’adoption mais gardent un œil attentif sur ce qui se trame dans leur pays d’origine, le Brésil.
A la veille du premier tour de l’élection présidentielle, qui sonne la fin de deux mandatures de Luiz Inàcio Ferreira Da Silva, plus communément connu sous le diminutif de « Lula », ils ont accepté de nous livrer leur sentiment sur les huit années passées par le leader du Parti des Travailleurs au pouvoir, sur le meilleur des candidats selon eux pour lui succéder, et sur les défis que le nouveau, ou la nouvelle, président(e) aura à relever.

José Correia De Lima, responsable de l’association Acarajé Cuisine itinérante
« J’hésite à voter, parce qu’il faut se rendre à l’ambassade à Paris. Il n’y a pas de consulat à Marseille. Mais je sais que Dilma Rousseff va gagner. Parce que c’est la continuation des années Lula, et que cela représente beaucoup de progrès. Le Brésil est un des uniques pays à être bien sorti de la crise.
Le précédent président [Fernando Enrique] Cardoso a gelé les salaires des travailleurs durant dix ans, a contracté beaucoup de dettes et a vendu le Brésil aux multinationales. Alors durant son premier mandat, Lula a dû rembourser le FMI. Mais les quatre années suivantes, c’est lui qui a prêté de l’argent au Fond monétaire ! Et c’est sous Lula que le salaire minimum a été le plus haut. Il a mis en place des aides pour les gens, des formations, une assistance sociale pour les 16-29 ans, un peu comme en France. C’est incroyable…

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José Correia De Lima partage sa vie entre la France et le Brésil. Il espère qu’"il n’y aura pas de deuxième tour", au risque qu’il faille à Dilma Rousseff partager le pouvoir. © Gaël Assouma

C’est vrai qu’il reste de grandes contradictions : il y a un souci avec l’éthanol, l’exploitation de la forêt amazonienne, sûrement pour des questions d’intérêt politique. Par exemple, j’ai travaillé pendant trois ans dans une banque là-bas, qui investissait massivement dans l’élevage de crevettes. Parce que c’était la mode, que c’était rentable. Aujourd’hui je vois des crevettes en provenance du Brésil sur les marchés français. Mais cet élevage nécessite l’emploi de produits chimiques qui détruisent la mangrove, polluent tout.
Il y a encore beaucoup de défis à relever. Au niveau de la santé, de la violence. Et de l’économie ; la classe moyenne est pratiquement inexistante. Il faut plus de travail, plus d’écoles.
J’espère qu’il n’y aura pas de deuxième tour, car ce serait synonyme de division du pouvoir. Les votes qui ont été à Marina [Da Silva, candidate écologiste, ex-ministre du gouvernement Lula qui a quitté le PT] s’additionneront. Mais s’il y a un second tour, il faudra négocier, former une coalition avec d’autres partis, distribuer des ministères, faire des compromis avec des partis et candidats qui ont déjà été au pouvoir et qui y ont fait des conneries. »

Carmo Juciara Pereira Carvalho, étudiante en Lettres
« Je ne vais pas voter. Cette élection là est un peu compliquée : les prétendants à la succession de Lula n’ont pas vraiment convaincu et nous, les Brésiliens, ne percevons pas bien quelle est leur ambition pour le Brésil. Plein de gens vont voter parce que c’est obligatoire. Mais la plupart ne votera pour personne, ou votera blanc, ou nul.
J’ai voté pour Lula pour son premier mandat, pas pour le second ; j’ai porté mon vote sur un autre candidat, car j’ai été déçue. Il n’a pas assez œuvré sur la question sociale. La pauvreté n’a fait qu’augmenter, les plus démunis ne le sont pas moins, il y a toujours des gens qui n’ont pas assez à manger et qui meurent de faim. C’est vrai qu’il a boosté le développement économique, le Brésil est partout. Mais on sait très bien que les investisseurs ont leur propre intérêt et ne font rien pour la population.

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En France depuis quelques années, Juciara Pereira Carvalho a été "déçue" par la politique sociale menée par Lula.

Le successeur de Lula devra surtout œuvrer pour le logement. Mais je n’imagine pas de grands changements dans l’avenir. Les favelas existeront toujours, et ils n’ont pas intérêt à déplacer leurs habitants. Pourtant il y a des solutions, mais aucune volonté politique. En ce qui concerne l’éducation, le problème n’est pas le manque d’école, mais le manque de professionnels. J’ai une amie qui a passé le concours de prof il y a six ans et elle n’est toujours pas titularisée, et ne bénéficie d’aucun des droits habituels d’un professeur. A tous les niveaux de l’administration, les gens entrent surtout par piston.
La candidate écologiste Marina Da Silva est peut-être la plus proche de mes idées. Mais je ne suis même pas sûre qu’elle puisse faire quelque chose. Néanmoins, elle connaît bien les problèmes de la population, et elle agira en matière l’écologie et l’éducation. »

Tais Novaes, chargée de communication
« Franchement, il y a quinze jours, je ne me souvenais même pas qu’il y avait des élections au Brésil. Il n’y a aucune information de la part de la représentation brésilienne en France. J’ai du envoyer un mail à l’ambassade pour avoir un peu plus de précisions sur la marche à suivre. Je sais que le vote est obligatoire et que l’on a soixante jours pour chacun des tours pour justifier de l’absence de vote.
Si j’avais pu, j’aurais voté pour Dilma Rousseff, la candidate de Lula. Du peu que j’en sais, et du point de vue international que je peux avoir, ce dernier a un bilan relativement positif, il a fait repartir la croissance brésilienne.
Certains se sentent laissés pour compte, notamment les plus pauvres, qui étaient pourtant ses premiers électeurs, et ça je peux le comprendre. C’est vrai qu’il subsiste de grandes disparités sociales. Pour autant, il a donné une croissance au pays qu’aucun autre président n’avait réussi à mettre en œuvre.

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Arrivée en France à l’âge de 7 ans, Tais Novaes est naturalisée française depuis six mois. Si elle est "éloignée" géographiquement du Brésil, elle se sent pourtant "très concernée" par la vie politique du pays.

Et le fait que Dilma Rousseff soit potentiellement la première femme présidente du Brésil, dans un pays plutôt machiste comme celui-là, issue de la classe ouvrière et prolétarienne, ancienne militante contre la dictature qui plus est, me la rend sympathique. Avec mon regard qui est certes superficiel, j’ai trouvé le personnage intéressant.
Si elle est élue, elle devra entreprendre de réformer ce que Lula n’a pas fait : le secteur de la santé. En revanche, on ne peut pas espérer que du jour au lendemain les disparités sociales disparaissent. Elles sont si importantes. Il faut tout refonder. Le Brésil reste un jeune pays, qui a connu la dictature. Combien de temps a-t-il fallu à la France pour obtenir tout ces acquis sociaux, qu’elle est en train de perdre ?
Je suis consciente que dans un monde internationalisé, si on ne s’en sort pas d’un point de vue de l’économie globale, on ne s’en sortira pas au niveau de l’économie locale. Tout est lié. Il faudrait surtout que ce que le gouvernement en retire, il le mette au service du peuple. Mais on n’a pas encore vu de gouvernement altruiste, qu’il soit de gauche ou de droite... »

André Luiz et Amel Ferreira de Jesus, respectivement commerçant et cadre acheteur dans l’aéronautique
André Luiz : « Nous venons tout juste d’arriver en France, après un passage par l’Allemagne. Je n’ai donc pas pu effectuer les démarches pour pouvoir voter. Mais j’aurais voté sans hésiter pour Dilma Rousseff. Lula a instauré un programme qui s’appelle « Faim zéro », qui consiste à essayer d’améliorer le quotidien des personnes les plus pauvres. En huit ans, il a réussi à faire évoluer le Brésil sur le plan économique, le niveau de vie des gens a augmenté, le taux de chômage est historiquement le plus bas.
Le principal souci, c’est la sécurité, surtout dans les grandes villes. La réduire est un défi majeur. Pour cela il faut investir dans l’éducation, afin d’éviter aux jeunes de tomber dans l’escarcelle des groupes de vendeurs de drogue. Le secteur de la santé manque également cruellement de moyens. On peut mourir dans les hôpitaux, puisqu’il faut encore attendre des heures et des heures avant d’être vu par un médecin. La corruption est aussi un gros problème, puisque même Dilma Rousseff est actuellement éclaboussée par un tel scandale [il s’agit de l’« Erenicegate », du nom d’Erenice Guerra, actuelle locataire de la Maison Civile - équivalent au poste de premier ministre – dont la famille est impliquée dans une affaire de trafic d’influence]. »

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Amel et Andre Luiz Ferreira De Jesus. Ils soutiennent Dilma Rousseff "sans hésiter", mais sont conscients de tous les défis qu’il lui faudra relever.

Amel (de mère portugaise et de père tunisien, elle a étudié l’histoire politique du Brésil, et est l’épouse d’André Luiz) : « De mon point de vue extérieur, Lula est quelqu’un de très bien, parti de rien. Il a réussi à faire du Brésil une potence économique, au rayonnement international. Il lui a rendu ses lettres de noblesse, tout en améliorant le sort des personnes les plus pauvres.
Mais le pays est tellement énorme, que le président est obligé de déléguer le pouvoir décisionnaire au niveau des Etats fédéraux. Il est un peu un pantin entouré de gens qui n’ont pas forcément la même idéologie que lui. Sans être pessimiste, cette situation de disparités sociales risque de perdurer au vu de la situation géopolitique du pays. Mais aussi du fait de son histoire. Lorsqu’ils ont colonisé le Brésil, les Portugais ont en effet basé l’économie sur une répartition inégalitaire des richesses, ce que l’on appelait la politique du « Café com leite » [café au lait]. »

Eurilene Campanella, organisatrice événementiel
« Ça fait des années que je suis là et je n’ai jamais voté, car nous les Brésiliens de Marseille nous sentons complètement abandonnés par le gouvernement brésilien. C’est comme si nous n’existions pas. Le vote est obligatoire au Brésil, mais ici apparemment non, puisque nous n’avons pas de représentation consulaire. Je pense que si j’avais pu, j’aurai voté pour Dilma [Rousseff], pour qu’elle poursuivre le travail engagé par Lula.
Il a pas mal fait bouger le pays. On a passé des années avec un gouvernement de droite, alors que Lula est un enfant pauvre du Sertão [région rurale particulièrement impécunieuse du Nordeste, souvent touchée par la sécheresse]. Avant nous avions un peu « peur » des autres pays. Notre économie s’ouvre aujourd’hui vers l’international, elle est plus stable. On voit de plus en plus de touristes brésiliens qui visitent le monde, avec plus de pouvoir d’achat. Le Brésil est en plein développement, c’est un pays du futur.

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Cela fait dix-neuf ans qu’Eurilene Campanella a quitté son pays. Pour elle, le Brésil est " un pays d’avenir".

Le plus grand défi au Brésil c’est d’éradiquer la violence, puis ensuite de s’attaquer au système de santé qui pose encore problème, et poursuivre les efforts sur l’éducation. Lula a mis en place l’équivalent des allocations françaises pour les élèves, et ça c’est un grand pas en avant. Le partage des richesses reste aussi problématique, mais ce n’est pas du seul fait de Lula s’il n’a pas réussi à niveler ces différences. Sur la question de la fracture raciale, je trouve que l’on en parle de moins en moins. C’est vrai qu’on a une histoire, mais le clivage se fait surtout au niveau des classes sociales.
Le fait que Dilma Rousseff soit une femme, alors que les femmes sont restées dans l’ombre de nombreuses années au Brésil, est une force. On voit un peu partout en Amérique du Sud, comme en Argentine, que les femmes sont autant capables que les hommes.

 

 

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